‹ Examen critique des RéflexionsChapitre 3 sur 95 · SENTENCES ET MAXIMES MORALES · texte numérisé non relu

SENTENCES ET MAXIMES MORALES

Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés. *

(je que nous prenons pour des vertus, n'est souvent qu'un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger; et ce n'est pas toujours par valeur et par chasteté, que les hommes sont vaillans , et que les femmes sont chastes. a

Cette pensée , qui peut être considérée comme la base du système de La Rochefoucauld , se trouve dans la première édition , sous la forme suivante : « Ce que le monde nomme vertu , n'est d'ordinaire qu'un fantôme formé par nos passions , à qui on donne un nom honnête pour faire impunément ce qu'on veut. » ( i6o5 — n° 179. ) Elle ne se retrouve ni dans la seconde , ni dans la troisième édition , et ce n'est que dans les deux dernières ( 1675, 1678 ) qu'elle reparut comme épigraphe , et sous une autre forme , à la tête des Réflexions morales.

Variante. Nous sommes préoccupés de telle sorte en notre

i2 RÉFLEXIONS

L'amour-propre est le plus grand de tous les

flatteurs.

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