‹ Examen critique des RéflexionsChapitre 6 sur 95 · XX · texte numérisé non relu

XX

La constance des sages n'est que l'art de renfermer leur agitation dans leur cœur.

Ceux qu'on condamne au supplice affectent quelquefois une constance et un mépris de la mort, qui n'est en effet que la crainte de l'envisager ; de sorte qu'on peut dire que cette constance et ce mépris sont à leur esprit ce que le bandeau est à leurs jeux. *

1 Var. Ceux qu'on fait mourir affectent quelquefois des coustances, des froideurs et des mépris de la mort, pour ne pas penser à elle ; de sorte qu'on peut dire que ces froideurs et ces mépris font à leur esprit ce que le bandeau fait à leurs yeux. ( 1666

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