‹ Examen critique du Cosmos de Humboldt: Avec l'exposé d'un nouveau système de l'univers basé surChapitre 6 sur 6 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

ExposltloB Cim momremn flyslème tfe runlvem hmaé aar «ne loi luilqae ei doniuuii I-cxplleailon physique ci rttlloiinclle tfra principes newtoBlens.

Le système de Newton rentre dans V ordre physique des faits dont il n'est que V expression, — Le système de Newton qui comprend la partie la plus essentielle , la plus savante et la plus exacte des lois de Funivers, a besoin néanmoins d*un complément indispensable pour le faire rentrer dans Tordre physi-que des faits dont il n*est que Texpression. Ce complément se trouve dans la loi unique , physique et rationnelle , à Faide de laquelle nous sonunes parvenu à expliquer la chaîne entière des phénomènes, sans la moindre interruption dans aucun des an* neaux qui en font partie. Les causes admises dans • les études classiques pour expliquer les mouvements des corps célestes, leurs différentes phases, leurs positions relatives ou d*ensemble, ne sauraient provenir de qualités déclarées occultes par une science impuissante, mais doivent trouver, comme tous les autres phénomènes, leur solution dans les lois de la physique.

Aussi, Newton et ses disciples, en isolant leur principe d*attraction ou gravitation universelle de ces mêmes lois. Font-ils rendu incomplet et insuffisant pour expliquer Fenchaînement des phénomènes, tandis qu*en parvenant à faire rentrer cette grande et incontestable vérité dans le domaine de la physique, elle acquiert toute Fétendue et toute Fimportance qui lui appartient; et nous ne doutons pas que, si Fimmortel génie de Newton reparaissait dans notre époque, il s*empresserait de mettre 3on système en harmonie avec les progrès de la science.

En reprenant le système de Newton tel qu*il est formulé encore actuellement, on sait qu*il repose sur ces trois bases : Fattraction dont Dieu aurait doué la matière , une impulsion pre-mièrcy et le vide universel. Mais Newton, qui de son temps

avait ses raisons pour éviter toute explication physique, nous en donne les motifs dans ses ouvrages, où il déclare formellement n avoir agi ainsi que pour n'avoir rien à démêler avec les physiciens. Depuis, les savants modernes, soit par paresse d'esprit, soit autrement, ont laissé subsister ces ingénieuses hy« potbèses, sans prendre la peine de rechercher la nature des causes physiques qui doivent les appuyer; recherches que les progrès de la physique moderne servaient d'ailleurs beaucoup à faciliter. Us ont détruit au contraire rhannonie et la force des idées newtoniennes par Tadmission des nouveaux principes du plein éthér^ de Descartes, par la constatation de résistances opposées par des masses gazéilbrmes, par les anomalies vérifiées dans les mouvements de plusieurs corps célestes*, sans que pour cela ils se soient plus inquiétés de faire concorder les principes newtoniens avec ces faits nouvellement acquis. Quant à nous, à laide de notre loi unique, toutes les anomalies disparaissent, et la gloire de Newton brille d'un nouvel éclat.

Sous un autre rapport, nous avons pu reconnaître que dans tous les temps, les plus grands génies, les philosophes de toutes les sectes, de tous les pays, en dirigeant leurs études sur le mécanisme de l'univers, avaient surtout cherché à découvrir, à expliquer le principe moteur de toutes choses. Si tous nous avaient paru avoir échoué dans leurs recherches , c'est parce qu'en voulant approfondir ce principe comme intelligence créatrice et suprême y ils Ce^saient évidemment de vains et inutiles efforts pour connaître ce qui est au-dessus des conceptions humaines. Mais il n'en est pas de même si ce principe est étudié dans \(Bv^re créée i seulement pour en reconnaître les résultats, pour découvrir les ressorts cachés qui maintiennent et dirigent l'univers dans son ensemble, dans ses mouvements^énéraux et particuliers , ou pour étudier les causes des phénomènes qui sans cesse étonnent ou éblouissent notre imagination : telle est la partie de la tache abandonnée à la faiblesse de nos lumières. C'est surtout en portant ses regards en haut que, saisi d'admiration et de respect, le si^e ne cherche à pénétrer que les seuls mystères qui sont à U portée ç|c son intelligence ; ceux qu'il ne

saurait comprendre écraseraient la faiblesse de sa raison s'il parvenait à les apercevoir autrement qu'au travers du voiie éloigné d'une perspective intuitive. Comment, en effet, pourrait-il apprécier différenunent l'éternité et l'infini? C'est en vain qu'il répétera avec Pascal que l'univers est un cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; malgré la grandeur et la justesse de cette définition, il se trouve en dehors de toutes ses idées. S'il porte ses réflexions sur l'éternité, il ne peut plus retrouver la mesure du temps , et «1 songe avec nhe terreur rey ligieuse que $e$ moyens d'investigation sur |e temps et mr l'espace pa lui procurent que des quantités purement relatives, uniquement appropriées à sa faiblesse et à l'étroite prison où il se trouve circonscrit, et qui deviennent entièrement nulles s'il veut les rapporter à l'infini. — Ces courtes réjSexions ne nous ont pas paru inutiles , puisqu'elles doivent servir à nous prému** nir cQf^e l'orgueil qife peuvent nous inspirer quelques calculs astronomiques qui, maj^é leur mérite particulier, sopt bieq i^-» suffisants, bien incomplets pour l'étude des lois de l'i^niy^rs.

Bases fondamerUàUs des principes de physique servant à expliquer les lois newtoniennes, — I^es bases nouvelles sur lesquelles nous avons appuyé les principes classiques 4)le l'attraction et d'une impulsion première pour expliquer rationnellement jet physiquement non*seuleinent tous les phénomènes de l'univers, mais encore plus particulièrement 6(3ux qui se réalisent sur notre globe , se trouvent dans l'application d'une seule loi générale et dans un développement plus étendu et plus rationnel des principes de physique sur le calorique, sur les gaz et autres fluides impondérables, sur la porosité des corps et «ur l'impénétrabilité moléculaire. C'est a l'aide de ces principea les plus incontestables de la physique moderne, qi^'aveic noére méthode eontenaat l'application d'une loi unique et universelle, aucun des grande phépiomènes de la nature ne rest^ plus sans solution, et cela avec un enchainemenit de biU^ et de preuves propres à eonvainfore les esprits les plus dijB^iks, et à porter l'éclat de la luini^e da^ les polies les fHu9 ardues (et Ins plua obscures ^ U sçiemi^.

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Eléments de la loi d'unité. — Ce principe, base fondamentale de la physique moderne, qv^un fluide éthéré, éminetnment subtil et élastique remplit V espace une fois admis, rien de plus simple dans notre théorie que les conséquences qui en dé* coulent.

Chaque astre a son fluide éthéré et élastique ^ qui Fenvironne, qui le pénètre jusqu'à son centre y d'après les lois de la porosité. (Suivant notre célèbre de Laplace, les corps les plus durs ont un milliard de fois plus de vide que de plein. )

Ce fluide, que nous considérons comme prenant son point de départ du centre de ces astres, en fait partie et n'en est en quelque sorte que le prolongement. Tous les astres sont par conséquent en contact les uns avec les autres par leurs fluides éthérés. Dans cette position ces corps célestes exercent les uns envers les autres des pressions et des réactions réciproques et continuelles ; pressions et réactions dont les effets s'étendent nécessairement et forcément jusqu'à leur centre. Ce contact et ces pressions réciproques, d'où nous déduisons la principale cause des lois de la gravitation , maintiennent et les astres et leurs fluides dans les positions déterminées et invariables des orbites qu'ils parcourent chacun dans son système planétaire particulier, et tous dans l'ensemble du système général formant l'immensité et l'éternité incommensurables des cieux. Ces corps, que par rapport à l'in- Gni de l'espace et de la matière, quelque grandeur relative qu'ils aient entre eux, nous pouvons sans inconvénient considérer comme des infiniment petits, possèdent en eux-mêmes, par le calorique qui leur est propre, une force suffisante pour produire entre eux, avec le concours de leurs fluides éthérés et d'un ou plusieurs foyers centraux, les divers mouvements célestes qui font l'objet de nos observations et de nos calculs. Cette force motrice, et pour ainsi dire vitale, peut être comparée en quelque manière à celles que contiennent sur notre globe tous les corps organisés pour réaliser leur développement et leurs divers mouvements ; force particulière qui n'est que le résultat de celle qui leur est transmise par la grande force motrice vitale et universelle; car cette dernière se fractionne^

se subdivise dans les moindres éléments comme dans les corps les plus étendus de Tunivers, et toujours dans des proportions convenables.

Nous concevons, dans cette explication entièrement physique et mécanique , chaque système planétaire de Funivers exécutant à peu près comme le nôtre ses mouvements particuliers dans leurs difiérents orbites , au moyen d'un ou plusieurs astres incandescents , formant un foyer central autour duquel se groupent comme des satellites les autres astres qui dépendent du système. Ensuite tous ces systèmes, innombrables comme Tinfini , participent à Tensemble universel , et se trouvent pour ainsi * dire coordonnés par les comètes qui les parcourent.

D'après les mêmes principes physiques et mécaniques, les mouvements particuliers des comètes s'expliquent facilement dans notre théorie, sans quon puisse toutefois en redouter les perturbations que les Newtoniens leur imputent, et encore moins la disparition d'un grand nombre d'entre elles, dans le soleil, auquel, selon eux, elles serviraient d'aliment; car nous pensons avoir réfuté victorieusement ces hypothèses et établi les causes réelles qui ont occasionné les diverses perturbations qu'a déjà éprouvées notre globe, et celles que doivent encore lui faire subir d'autres cataclysmes.

Les compressions réciproques sont donc une des premières et peut-être l'unique cause de développement du calorique répandu dans tous les corps de la nature, développement qui l'oblige alors à devenir une cause première et immédiate de force et de mouvement. Ensuite, avec le calorique pris dans ses différents états, les gaz et leurs propriétés, qui sont aussi la conséquence des pressions et du calorique, et appuyé sur les principes de la porosité et de l'impénétrabilité moléculaire, notre théorie parvient à rendre compte de toutes les lois de mouvement, de toutes les perturbations apparentes des corps de l'univers, en même temps que, d'une manière satisfaisante et rationnelle, elle fournit l'explication de tous les autres grands phénomènes de la nature.

Du principe vital et de son mode d'action. — Passant ensuite à l'analyse du principe vital qui anime notre globe et tout

ce qui en dépend , nous trouvons dans ce même arrangement de Funivers , tel que nous venons de le tracer, les moyens d'expliquer et la nature et le mode d'action de ce principe dans ses effets généraux et particuliers. Les pressions réciproques exercées dans notre système planétaire sur les fluides éthérés en contact, et notamment les plus immédiates pour nous et telles qu*elles sont éprouvées dans Tunité trinitaire des trois astres les plus influents, les plus en rapport (lesquels sont le soleil, la terre et la lune), suflisent pour démontrer que le principe vital de notre globe résulte de la combinaison de ces mêmes fluides pénétrant jusqu'à son centre, et mis dans une action continuelle, tant à Tintérieur qu'à l'extérieur. Ce sont les pressions réciproques de ces trois astres, dont les effets sont calculés à Faidc des formules de la pesanteur ou gravitation universelle , ce sont les transformations et mouvements qui en résultent dans leurs fluides gazeux ou impondérables , qui , dans leurs effets généraux , produisent les marées \ et, dans leurs effets particuliers, les germes et leurs développements vitaux tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du globe.

La concordance bien observée, bien réelle des marées, avec plusieurs autres grands phénomènes de la nature, devient un guide , un 61 directeur dans ce labyTinthe auparavant sans issue, dans lequel s^égare encore aujourd'hui la science, lorsqu'elle veut pénétrer les causes mystérieuses du développement des corps organisés, du mouvement de la sève, des perturbations barométriques, des courants magnétiques, etc. , etc. , et plus particulièrement des marées comparées à leur absence presque totale dans les mers méditerranées. A Faide de ce guide, on reconnaît que les pressions lunaires et solaires qui agissent régulièrement pendant le cours journalier de rotation de la terre , pour y produire alternativement sur l'Océan le retour constant et périodique des marées, étendent encore dans le même temps leur action compressive sur de certains fluides impondérables, élastiques et élémentaires, qui , en vertu des lois de la porosité, pénètrent non-seulement l'air atmosphérique comme tout autre corps matériel, mais se continuent jusqu'au centre du globe^ où

— sise trouve leur point de départ et oà tous aboutissent. Ces mêmes /luides sont encore répandus dans tous les corps organisés où ils participent à ces commotions principales et journalières, qui leur font éprouver des effets réguliers et mécaniques, que nous avons comparés à ceux produits par l'élévation et rabaissement du piston dans une pompe aspirante et foulante, ou plutôt dans les corps organisés à des pulsations vitales et réglées.

Telles sont, d'après notre théorie, tes causes du principe vital et de son mode d'action. On conçoit alors facilement toutes les conséquences qu'on en doit tirer; conséquences d'autant plus vraies, d'autant plus rigoureuses, que la concordance des faits en forme une chaîne régulière et non interrompue. D'autres preuves non moins évidentes résultent d'une concordance si parfaite dans les effets de ces pressions journalières, agissant régulièrement et en même temps sur les corps les plus étendus comme sur les plus petits , sur les plus simples comme sd^ les plus composés de la nature; de tdle' sorte qu'il est iîripoâsible de rencontrer dans les faits observés aucune anomaUe ou la moindre contradiction. Il n'est pas jusqu'aux courante magnétiques qui ne soient aussi le résultat de cês mêmes pressions.

Nous pouvons donc affirmer qu'en procurant à la science le nouveau point de départ que nous lui avons indiqué, iioùs l'a-' vous mise sur une voie qui doit lui ouvrir d'abondantes et fructueuses observations sur les faits les plus importants et les plus dignes de son attention et de son examen.

Le calorique intérieur du globe est égalemisnt soumis à V action de la loi d'unité dans ses effets matériels et titaka;, — C'est ainsi que, par l'application de notre système, nous retrouvons aux pôles, du moins au pôle nord comme le pfus ao^ cessible, dans ces lieut si précieut pour les recherches dé la science , la cause directe de l'augmentation des oscillations du pendule et de la pesanteur spécifique. En effet, sur une partie sphériquc tronquée, aplatie, la force compressive eât nécessairement plus grande que sur d'autres points plus convexes du globe. Elle y est aussi augmentée par la nature de Pair atmosphérique, totijotifs {dits den&è, plus résl^tatit, plus élastit[U6 et plus élec-

trique sur cette partie du globe , et par Tabsenee complète de toute force centrifuge. Enfin cette puissance compressive se trouve en même temps en concordance avec la manifestation plus active de la force de réaction du calorique intérieur du globe à sa surface. Dans un rayon plus court , ce calorique s*élançant du centre à la circonférence avec une plus grande force, y ramène plus abondamment avec lui les fluides électro-magnétiques. Parvenus à ces points extérieurs polaires , où ils forment une espèce de réservoir, ces fluides plus abondants, plus comprimés, sont obligés de refluer et d'établir forcément leurs courants électro-magnétiques dans la direction de Téquateur, et d*y suivre des routes fixes seulement modifiées par des causes accidentelles. Ce même fluide électro-magnétique, encore plus abondant et plus comprimé aux époques peu éloignées des équinoxes, ne pouvant s'échapper par sa seule force de réaction aussi facilement dans l'espace , s'accumule sur les surfaces aplaties des deux pôles, dans une proportion suffisante pour y former , avec les autres conditions voulues, ces brillants phénomènes électriques appelés aurores boréales.

Les moyens de rénovations ou cataclysmes périodiques résident dans notre planète. — On trouve encore dans la plus grande énergie de ces compressions et réactions sans cesse agissantes les causes qui ont réellement rendu ces points les plus productifs du globe ; ils y forment des réservoirs inépuisables des poissons les plus nombreux et les plus monstrueux qui servent à approvisionner tous les peuples des autres parties de la terre. Us sont aussi les points sur lesquels la nature prépare ses moyens de rénovations ou cataclysmes successifs subis par notre planète dans un cercle tracé.

Il devient donc plus évident que jamais, que dans la nature tout se lie, tout s'enchaine ; que tout est soumis à cette loi physique si simple, si universelle, sans cesse agissante, qui est celle dont nous faisons l'application, et à l'aide de laquelle tous les phénomènes s'expliquent naturellement et sans effort. Par cette loi, le diamant comme la pierre brute s'approprient, ainsi que tous

les minéraux et tous les êtres organisés, les fluides de diverses

natures, toujours mis a leur portée par TefTet d'un mouvement vital, régulier et pour ainsi dire intestinal. Ces divers fluides, en pénétrant ainsi tous les corps organiques, concourent à leur croissance, à leur formation, selon le mode d'existence de chacun d eux et la nature de lovairc ou de la matrice dans lesquels le principe vital Ta déposé ou Ta créé (1). EnGn, suivant cette loi, Tunivcrs se conçoit éternel et immuable, rien ne pouvant se perdre ni se détruire, mais seulement subir clans un cercle tracé les transformations voulues : rien ne devant surtout s'anéantir par de prétendus chocs de comètes, les réactions des fluides comprimés étant toujours proportionnelles aux compressions, et d ailleurs aucune action destructive n'ayant de prise sur les molécules élémentaires, dont les fluides impondérables, tels que rélectricité, forment sans doute la base. Or, il y a tout lieu de croire que ces fluides ne sauraient être atteints par une décomposition quelconque, qui les anéantirait dans leur essence primitive et sans analyse possible ; impossibilité bien réelle, bien désespérante pour la science, quoique ces fluides représentent des agents matériels, producteurs des forces et des mouvements éternels qui nous sont rendus si sensibles dans cette unité trinitaire et solidaire, formée entre la terre, le soleil et la lune.

Cette théorie, que nous avons publiée pour la première fois il y a six ans, dans notre brochure sur le mécanisme de l'univers et le principe vital, nous a paru compléter le système classique newtonien dans ce qu'il avait de trop vague, de trop hypothétique et de trop arbitraire, en le faisant rentrer dans le domaine de la physique, dont il n'aurait jamais dû sortir. Les cau-

(1) Il devient évideni que les minéraux , pour alimenter dans leur clat normal leur organisation de vitalité et de déieloppemcnt successif, absorbent non-seulement les fluides intérieurs , mais encore ceux extérieurs, sans cesse renouvelés par ie mécanisme de la loi universelle de compression réciproque ; tandis qu'à Texterieur, les règnes végétal et animal , tout en subissant les mêmes lois que le règne minéral , se trouvent dans des conditions différentes qui leur permeltenl de s'assimiler des cléments nutritifs de formes plus variées , mais également indispensables pour leur faire parcourir le cercle de leur vitalité. Ensuite, l'homme, occupant le sommet de l'échelle de la création, proGle , dans sa puissance omnivore, de toules les productions que la nature a mises à sa portée pour la satisfaction (le ses besoins et de ses goàts et pour l'exercice de son intelligence.

ses élcrnelics de mouvcmciil , avouons-le, ne sauraient être res* treintcs dans la nature à Tobligation d'une impulsion première purement mécanique et matérielle, reconnue devoir s annihiler, tandis que nous les voyons se renouveler sans cesse sous nos yeux dans Tœuvre de la création, par les agents physiques les plus variés et dont le calorique , producteur de la lumière et de l'électricité , forme cependant la base ; ensuite le principe vital , universellement répandu et qui est aussi une causé particulière de force et de mouvement, ne saurait être en désaccord avec ces mêmes agents , et doit au contraire contribuer à en augmenter la puissance physique et Tharmonie.

Unité et solidarité universelles. — Lorsque nous considérons le soleil entraînant avec lui dans sa masse imposante et par son mouvement si rapide de translation tous les corps qui sont dans sa dépendance , nous sommes encore dans le vrai en accordant à cet astre central un foyer de lumière et de calorique, résultat de la compression que lui font éprouver les corps célestes environnants, et qui tous tendent sans cesse à graviter et à se précipiter sur lui. Et tout équilibre serait bientôt rompu si Tunité et la solidarité vitales et physiques des corps de Tunivers n'étaient les résultats de ces compressions réciproques , seules capables, avec les fluides intermédiaires et les lois de la gravitation , de les maintenir dans des orbites sans cesse parcourues. Ainsi, en faisant l'application de notre loi unique de compression universelle de la manière que nous venons de l'énoncer, et en la considérant conune cause première du développement de la force vitale et motrice répandue proportionnellement dans tous les corps qui remplissent l'infini de l'espace, on parvient réellemont à donner l'explication la plus rationnelle de tous les phénomènes qui se manifestent dans l'organisation du mécanisme de l'univers , sans qu'il soit même nécessaire d'employer d'autres principes ni d'autres matériaux que ceux vérifiés et adoptés par la physique moderne.

Ces principes d'unité, d'ensemble et d'éternité rattachent donc notre sphère à la masse générale des innombrables corps do l'univers dont elle fait partie, et prouvent qu'au-

cun des matériaux composant cet incommensurable ciiiiîcc ne peut en être séparé. En outre, les fausses idées de commencement et de fin appliquées à notre planète disparaissent pour toujours, en retrouvant les causes de la périodicité de ses diverses modifications dans les effets constants et réguliers des éléments de son organisation particulière ; éléments qui partici* peut incontestablement, nous sommes forcé de le reconnaître, de ceux des autres corps planétaires, dont elle n'est qu une portion intégrante et solidaire.

Harmonie de la puissance vitale avec les lois de V organisation matérielle de Vunivers. — C'est ainsi que les qualités réputées occultes de la pesanteur ou gravitation universelle newtonienne, et reconnues agir en raison directe des masses et inverse du carré des distances, peuvent être expliquées physiquement et rationnellement, quant à leurs causes et à leurs effets, par les lois que nous avons signalées et qui font disparaître en même temps toutes les invraisemblances , toutes les anomalies , les perturbations et les contradictions qu'elles présentaient auparavant; car les fluides éthérés, bien loin d'être des causes de résistance destructives du système newtonien , le renforcent au contraire, ainsi que nous l'avons établi, en devenant de puissants auxiliaires dans les moyens d'action si indispensables à la constitution d'un ensemble sans bornes, ainsi qu'à celle de l'unité, de l'éternité et de la solidarité universelles.

Les forces productives des marées ne peuvent donc plus, comme on le soutenait avant, borner leurs effets à cette unique et perpétuelle commotion océanique, dans un système où tout se tient, où tout s'enchaîne, et où il ne peut y avoir rien d'abstrait, rien d'isolé. Ce phénomène seul suffit pour prouver que toutes les forces vitales et organisatrices de la nature sont éternellement mises en action par des agents physiques et mécaniques que peut concevoir et analyser notre intelligence, aussi bien dans leurs principes constituants que dans leurs effets , enfin rendus sensibles par cette loi d'unité que le premier nous sommes parvenu à soumettre à une appréciation rigoureuse ; loi entièrement physique, dont les

philosophes de tous les temps, ainsi qu Humboldt et tous les auteurs de cosmogonies, sont obligés de proclamer Texistencc, en se déclarant toutefois impuissants à la formuler; loi, enfin, qui devient une de ces vérités d un ordre élevé destinées à rester longtemps méconnues ou oubliées, parce qu^elles peuvent se passer de toutes les formules algébriques à laide desquelles il est si facile dans de pareilles matières de soutenir les proposi* tions les plus fausses ou les plus spécieuses. C'est surtout en évitant, à Fexemple d*Humboldt, Icmploi abusif de ces formules, qu'on a pu saisir avec la plus grande précision le nouveau système que nous avons exposé d'une manière claire autant qu abrégée. Les vérités incontestables qu'il renferme , déjà rendues sensibles dans notre examen critiqpe du Cosmos, ressortiront bien davantage par les développements donnés dans nos précédents ouvrages et par ceux qu'ils recevront encore lors de la prochaine livraison des deux publications annoncées, et qui doivent les compléter. En attendant, les explications présentées sont plus que suffisantes à tout lecteur éclairé pour le mettre à même de juger de la portée et de la justesse de notre théorie. Progrès assurés à VagricuUuré, à la médecine et aux principes humanitaires par l'application de la loi d'unité, — Tels sont les résultats de notre nouveau système qui, en harmonisant, ce qu'aucun autre n'a encore pu faire , les effets inséparables de la puissance et de la force vitale avec ceux de l'organisation matérielle de l'univers, assure par cela seul d'immenses progrès à la médecine et à l'agriculture, en même temps qu'il prouve la corrélation intime et forcée des lois sociales et humanitaires, avec un ordre physique dont elles ne sont que la conséquence. Aussi, nous avons foi en notre théorie, et nous pensons qu'elle obtiendrait bientôt le rang que lui assigne son mérite , si cette prétendue répubRique des lettres et des sciences n'était entièrement envahie par des maîtres jaloux et despotes d'un côté, et par de plais valets de l'autre, toujours habitués à repousser impitoyablement tout ce qui porte un caractère d'élévation et d'indépendance ( 1 ).

(I) Lr trritabli* puKlir i<jnorrra encore loii<{lcinp8 le» ressorts raehcs mis en

jeu par les habiles du jour pour faire el grandir les réputations ; tous les camp» de romains rassembles pour toujours applaudir, toutes les réclames des coteries en renom pour toujours louer. Tel est invariablement le cours ordinaire des choses dans un ordre social où le suum cuique ne paraît plus qu'une maxime ridicule. Mais ce qui constitue le type particulier de notre époque , n'est-ce pas cet esprit d'intrigue, de corruption et de patronage intéressé, actuellement si répandu jus- , que dans les rangs de nos plus hautes capacités qui ne veulent absolument admettre que des clients et des flatteurs? Toute forme indépendante ou qui n'est pas obséquieuse les révolte. Avec l'ambition de la gloire , il faut encore satisfaire celle plus substantielle des dignités lucratives. Pour obtenir d'être coulé en bn>nze , il faut se faire de nombreuses créatures , voir même des séides qui ne jurent que sur la parole du maître. Quelquefois aussi il faut salarier de si beaux dévouements, et l'on est fort surpris de voir certaines incapacités notoires et absolues apparaître tout à coup, toutes rayonnantes d'une savante production que leur illustre protecteur, pour leur faciliter l'obtention d'un emploi bien rétribué et souvent à bénéfice commun , leur a permis de mettre sous leurs noms auparavant si obscurs , si ignorés. D'ailleurs, les plus préciiiux avantages du masque du pseudonyme ne se résument-ils pas encore , pour ces adroits faiseurs de réputations exploitées en partie double, dans la facilité qu'il leur procure pour se livrer impunément et tout à leur aise aux combinaisons spéculatives el aux déplorables écarts d'une riche et puissante imagination? C'est ainsi que par celle nouvelle et triste jonglerie si caractéristique de notre siècle , se reproduit lout à la fois , et sous une autre forme, une seconde représentation de l'Ane chargé de reliques et du Bouc responsable du journalisme. Où es-tu donc, Molière, pour nous faire justice de ces impudents Mascarilles de la littérature el de leurs honteux trafics?

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