‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 11 sur 305 · partie brillante de ses écrits, sont le consumer en frais, ce jeune · texte numérisé non relu

partie brillante de ses écrits, sont le consumer en frais, ce jeune

tianus Capella , chez lequel il a cevoir avocat tant au parlement puisé les notions qu'il étale dans de Paris qu'en celui de Toulouse , son Encyclopédie. Ses commen— fit afficher dans Paris un long distaires sur l'Ecriture sainte et ses cours ayant pour titre : Abrégé sermons ne présentent guère que des longues études , ou Pierre phides allusions et des interpréta- losophale des sciences. Ce dis— tions allégoriques. Ses traités de cours , qui fit beaucoup de bruit controverse sont solides ; mais ils narmi les curieux, dit Colletet , ont tous les défauts de la scho- était adressé aux princes, auxeclastique sèche et pointilleuse qui clésiastiques , aux ambassadeurs, régnait de son temps. ( Article à la noblesse, aux magistrats, communiqué par M. Tabaraud , aux financiers , aux régnicoles , qui Va extrait en grande partie aux étrangers, aux dames même, d? un Mémoire lu à V Institut par enfin à tous ceux qui, n'ayant M. Brial , ancien bénédictin. ) point fréquenté les écoles , désiraient en peu de temps paraître ALARY (Jean). L'abbé Goujet avec honneur dans la chaire, au tt la Biographie universelle , ne barreau et dans tous les autres fournissent sur cet auteur que des emplois relevés. L'auteur prometrenseignemens vagues ; l'article tait de communiquer sa science que je vais donner est extrait de par de certaines règles nouvelles, la notice détaillée sur ce poète, exactes, infaillibles, et aussi aisées que je trouve dans Y Histoire, à comprendre qu'à pratiquer, encore manuscrite , des Poètes Plusieurs curieux vinrent le confrançais , composée par Guil- sulter sur ses nouvelles vues, iaume Colletet, mort en 1659. Quelques-uns en furent satisfaits^ Ce manuscrit jouit d'une assez mais a'au très non. Pendant quelgrande réputation. Il entêté fort ques mois, il eut des disciples qu'il utile à l'abbé Goujet pour la instruisit par le moyen <le ses composition de sa Bibliothèque règles. Il se vantait d'en réserverfrançaise; mais ce savant ne put quelques-unes pour le service du en obtenir communication. Voy. roi , déclarant qu'il n'en cominu-

niquerait pas le secret pendant sa vie , pour ne point rendre de son vivant sa science trop commune, et ne point préjudicier à la fondation qu'il désirait en faire pour le public. Un écrivain de la ville de Paris , en introduisant un homme de qualité dans la maison d'Alary, lui enleva treize de ses règles. Alary présenta au roi, en 1620, une requête fort vive pour obtenir justice et réparation de ce vol. C'est un tableau naïf du caractère et de la vie de l'auteur. Ses plaintes firent tant d'impression sur l'esprit de quelques personnes, que deux prélats offrirent , l'un de lui fournir par an la somme de 800 1. , et de faire réparer un vieux édifice d'une abbaye pour y loger les pauvres écoliers auxquels il voudrait apprendre sa science; et l'autre, de lui délivrer tous les ans 12,000 1.

pour l'accomplissement de ses grands projets. Le judicieux Colletet n'a point été dupe de toutes ces annonces. Le style du sieur Alary lui paraissait ressembler à ces corps malades qui veulent faire passer leur enflure pour embonpoint, et à ces faux politiques qui croient que leurs raisonnemens chimériques sont autant de Solides maximes d'Etat. Il le trouvait souvent plus embarrassé que fleuri j et plus obscur que lumineux. Cependant il y avait des endroits capables de contenter un bon «prit. Outre les deux ouvrages cites par la Biographie universelle, Alary a encore publié la Vertu triomphante de la fortune.

Paris, 1622. L'auteur y offrait ses services ù la reine-mère ; mais ses envieux et ses ennemis lui rendirent de si mauvais ollices , que l'on se couleuta de louer son es-

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