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enfance , lorsque Formey l'abré—
geait. On peut donc croire que K Cathelinot mourut vers 17S7.
Le P. Calmet a bien distingué les ouvrages publiés par D. Cathelinot, a avec ceux qu'il a laissés en manuscrit. Les principaux d'entre les premiers sont :
I. Le Supplément à la Bibliothèque sacrée 9 inséré par Calmet dans le quatrième volume de la première édition de sou Dictionnaire de la Bible , et refondu avec le travail de Calmet dans l'édition de 1^30. Le Supplément de D. Cathelinot donne u»ie idée trèsavantageuse de ses connaissances en Bibliographie, et fait regretter que les immenses matériaux qu'il avait recueillis , n'ayent pas vu le jour.
IL Lettres spirituelles de M.
Bossuet , imprimées sur le manuscrit de D. Cathelinot, 1746? in-12, réimprimées sous le titre de Lettres et opuscules de M. Bossuet , 1748, 2 volumes in-12. L'abbé Le Queux, dans son catalogue général des ouvrages de Bossuet, en tête de l'édition de 1 n63 des Oraisonsfunèbres , dit qu il est évident que le copiste ou l'éditeur a un peu travaillé sur ces lettres.
D. Calmet donne ensuite la notice des manuscrits que D. Cathelinot avait préparés pour l'impression. On y remarque :
1 0 Une Bibliothèque sacrée complète en 3 vol. in-tol.
20 Des Dissertations sur l'Histoire ecclésiastique de Fleurjj 1 vol. in-4°.
3° Une Dissertation fort ample sur le dictionnaire de Bay le et ses autres ouvrages. 1 vol. in-12.
4° Une Bibliothèque universelle bénédictine en latin. 3 vol. in-fol.
5° Une Dissertation sur Eras-
176 CAU
me, contre Y Apologie du même par l'abbé MarsoUier.
La Biographie universelle n'a point donné d'article à D. Cathe- Iinot. Les auteurs du Supplément au Dictionnaire de Feller, ont abrégé de la manière la plus inexacte, l'intéressant article de D. Calmet. Ils passent entièrement sous silence les ouvrages impr. du savant D. Cathelinot, et présentent comme imprimés ceux qu'il a laissés en manuscrit.
C ATON ( Marcus Portius ) . L'article de ce grand homme, dans la Biographie universelle , est sans doute un des plus intéressans et des plus exacts ; c'est ce qui fait que j'y ai remarqué avec peine 1 indication des Origines de Caton , avec les Commentaires de Jean Annius ; il s'agit sans doute ici d|Annius de Viterbe ; or, les critiques les plus judicieux sont persuadés que les fragmens publiés par cet auteur , sont des ouvrages apocryphes. Ainsi , les Commentaires ne valent pas mieux que les textes.
CAUX (Gilles de). La Biographie universelle pouvait dire que son poème intitulé YHorloge de sable , avec la traduction en vers latins du professeur d'Hérouville, se trouvait dans le Recueil des fables choisies de La Fontaine , et autres pièces , publié à Rouen en 1738, in- 12 , par l'abbé Sa as.
Voilà probablement quelle était l'intention de M. Désessarts, en citant ce recueil dans ses Siècles littéraires. J'ai eu aussi raison de dire que la traduction des Fables choisies de La Fontaine , était des PP. Vinot et Tissart , orato-
CER
riens. On voit que le recueil contient d'autres pièces.
CÉBES. Suivant la Biographie universelle , la première édition grecque de cet auteur parut à Venise ou à Rome, vers 1490.
Les plus habiles bibliographes , tels que Maittaire et l'abbe Morelli, croient que cette édition fut imprimée dans l'une ou l'autre de ces villes, par le célèbre Calliergi, vers 1 5oo. M. Jean Schweighauser, dans les pièces liminaires de son excellente édition du Manuel d' Epie tète et du tableau de Cébes, Leipsick , 1798, in-8°, partage cette opinion.
t CERISIERS ( René ), né à Nantes, en 1609 , entra dans la compagnie de Jésus en 1622. Il y fit profession des quatre vœux, et y enseigna les humanités et la philosophie. On ignore les motifs qui lui firent quitter cette compagnie ; mais , lorsqu'il fut rendu à l'état séculier, il devint aumônier du duc d'Orléans et ensuite du roi. Il a publié beaucoup d'ouvrages avant et depuis sa sortie des jésuites. Claude Jrson , dans sa Nouvelle Méthode pour apprendre la langue française , etSorel , dans sa Bibliothèque française , en citent plusieurs avec éloges.
L'ex- jésuite de Feller, dans le Supplément à son Dictionnaire historique , assigne l'année 1662, comme l'époque delà mort de ce fécond écrivain. On doit croire en effet- qu'il ne vivait plus en 1662, car Claude Irson , dans la seconde édition de sa Méthode , publiée cette année , ne comprend plus l'abbéde Cérisiers dans la Liste des auteurs les plus célèbres de notre langue. Les princi-
CER
paux ouvrages de René de Cerisiers sont :
I. Les heureux commencement de la France chrétienne , ou Vie de S. Remy , Reims , i633 , in-4°; 1647 , in-8°.
II. La Consolation de la philosophie, traduite du latin de Boëce , en prose et en vers , Paris , i636 , in-4°. H y a beaucoup d'éditions de cette traduction , qui est très-médiocre. L'auteur y joignit, dès i638, la Consolation de la théologie , ouvrage de son propre fonds , qui n'est qu'une mauvaise copie d'un excellent original.
III. Les Confessions , les Soliloques , le Manuel , les Méditations et les premiers livres de la Cité de Dieu y traduits du latin de S. Augustin. La traduction des Confessions, publiée pour la première fois en i638 , et pour la cinquième fois en 1647 » se réimprimait encore en 1709. Mais les traductions d'Arnaud d'Andilly et de Dubois l'ont fait entièrement oublier. La traduction des Soliloques a eu aussi beaucoup d'éditions. Le commencement de la traduction de la Cité de Dieu parut eu i655, in-fol.
I/. V Innocence reconnue , ou Vie de sainte Geneviève de Brabant , Paris, i64<>, in-4°; 1643, in-12. Ce petit ouvrage , dit Berquin , qui fait partie de la Bibliothèque Bleue, écrit en quelques endroits avec une affectation ridicule , est plein de morceaux de la simplicité la plus noble et la plus onctueuse. Cet ouvrage reparut en 1646 , in-8° , avec deux autres du même auteur, sous ce titre : Les Trois états de Vinno* cence affligée dans Jeanne d' Arc y reconnue dans Geneviève de Bra~
Lfin 1 77
bant , couronnée dans Hislande , duchesse de Bretagne. Ce dernier recueil fut réimprimé à Toulouse en 1 65o ; à Paris , en 1 696 , et sans doute ailleurs en d'autres temps.
L'abbé Lenslet regarde V Histoire de la Puceïle , comme une mauvaise rapsodie , digne de la Cour Sainte du P. Caussin. .
V. Joseph , ou la Providence divine y Paris, 1642, in-8°. Dans l'épître dédicatoire de cet ouvra* gc , l'auteur se peint comme un nomme qui vient d'éprouver un revers de fortune. Il voulait sans doute parler de sa sortie des jésuites.
VI. Réflexions chrétiennes et politiques sur la vie des rois de France, Paris, i644? in-12. Ce livre a été augmenté par l'auteur et reproduit sous ce titre : Le Ta* cite français , avec des Réflexions politiques et chrétiennes , etc. , Paris , 1648 , 2 vol. in-4° , et i653 , 2 vol. in-12. L'abbé de Claustre, dans la table du Journal des Savons , a pris mal à propos cet ouvrage de Cérisiers pour une traduction de Tacite.
VII. V Illustre Amalazonthe , sous le nom du sieur Des Fontaines , Paris, i645, 2 vol. in-12.
On trouve dans ce Roman l'Histoire du procès du président Giroux , de Dijon , sous le nom de Rufinius. Ce président , ayant été convaincu de plusieurs crimes, avait été condamné, en i643, à avoir la tête tranchée.
VIII. Le Philosophe français , Rouen, i65i et 1652, 3 volumes in-18.
IX. V Année française , conte" nant les éloges de Ste. Clotildet Ste. Bathildc.i.. , d'Anne d' Autriche, etc. , Paris, Angot > 1660 , in-12.
178 CES
Claude Irson attribue à Cerisiers une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ , c'est probablement celle qui parut en 1662 tous les initiales R. C. A. (René Cerisiers , Aumônier) , et qui n'offre qu'une réimpression un peu retouchée de la trad. de Marillac.
CERVANTES SÀAVEDR A (Michel ). La Biographie universelle ne dit pas qu'en téte de la belle édition espagnole de Don Quichotte, Londres, in 38, 4 v< in~4°> se trouve une Vie de l'auteur par don Gregorio Mayans-y-Siscar , dont les noms se trouvent horriblement défigurés dans plusieurs éditions du Dictionnaire de M.
Chaudon. Cette vie a été traduite en français par Daudé , Amsterdam, 1740, a vol. in~ia.'
* CESAÏRE ou CESARIUS, né, selon la plus commune opinion , à Cologne, entra dans Tordre de Citeaux en 1 199 , fut long-temps maître des novices dans le monastère du Val- Saint- Pierre , nommé autrement Heisterbach ,
Î>rès de Bonn , puis prieur dans 'abbaye de Villers enBrabant, et mourut vers 1 n^o. On a de lui :
Dialogus miracitlorum; Coloniœ, per Joannem Koelhof) , i/fôi , in— fol. Fabricius cite deux autres éditions deCologne, i5qi et 1609, in-8°. Elles sont intitulées : Illustrium miraculorum et historiarum mirabilium libri XII. L'édition de 1599 a été donnée par Tilman BreHenbach, chanoine deCologne.
L'édition la mieux imprimée est celle de Jacques Fischer , de Harlem, Aniverpiœ, i6o5 in-8°, apud Nutium; mais elle est tronquée : on- en a retranché la farineuse histoire de Jean Conaxa.
CES
Celle qui se trouve dans le second
volume de la Bibliothèque Cistercienne est également tronquée.
Le P. Garasse a rapporté cette histoire assez longuement dans sa Doctrine curieuse , livre 7 , section 20. Voy. la brochure intitulée : Histoire de Jean Conaxa , riche marchand d'Anvers , etc. , Paris, Germain Mathiot, 1812, in-8° de 3i pages. La Vit de S, Kngelbert , par le même Césaire, fut imprimée à Cologne en i633 , avec des notes de Gelenius. Ses Homélies avaient paru en 161 5.
CESAR (C. JcutJs). Dans un article de l'importance de ceîiii-ci, on aime à voir les deux parties quiJe composent, c'est-à-dire, la partie historique et la partie bibliographique , rédigées avec le même soin. Je conviens avec plaisir que la partie bibliographique de la Biographie universelle offre, en général , une grande exactitude; cependant tous les détails n'en sont pas également vrais , ou également satisfaisans.
i°. On commence par citer une traduction française de la guerre des Gaules, faite par Henri IV, et indiquée, dit-on , par Cas Bubon, dans sa préface de Polybe.
Qu'est devenue cette traduction?
Les recherches faites à ce sujet dans les derniers temps, prouvent que Henri IV n'avait traduit que les cinq premiers livres; ils sont restés manuscrits. Abel de Ste.-Marthe dit, dans son Discours pour le rétablissement de la Bibliothèque de Fontainebleau, que Desnoyers, secrétaire-d'Etat , les tira de la Bibliothèque du roi pour les présenter à Louis XIII.
Il faut donc regarder comme un ouvrage imaginaire, le volume
CES
que citent les nouveaux éditeurs de la Bibl. hist. delà France, t. i n° 388o , sous ce titre : les Comment, de César, traduits par le roi Henri IV et le roi Louis XIII.
Saris, de l'Imprimerie royale, i65o, in-fol. Il existait une copie de la traduction de Henri IV, dans la bibliothèque Séguier , d'où elle passa dans celle de M.
de Coislin , qui la légua avec ses autres manuscrits à la bibliothèque des religieux bénédictins de St. -Germain -des -Prés. Malgré l'incendie de la plus grande partie de cette bibliothèque , en 1792, on a eu le bonheur de sauverles manuscrits qu'elle possédait , et de les transporter à la Bibliothèque du roi , où Ton peut voir aujourd'hui la copie dont il est question. Elle renferme les corrections d'un précepteur de Henri IV , nommé La Ga ucherie ; d'où l'on peut conclure que ce sootles versions de l'illustre écolier qui était alors dans sa onzième année. M. Serieys en a inséré quelques pages dans la compilation qu'il a intitulée : Nouvelle Histoire de Henri IV, traduite pour la première fois du latin de Raoul Boutrays , etc. , etc. Paris , Plancher , 18 16 , in- 12.
C'est dans une I^ettre adressée à Henri IV, que se trouve la mention de Casaubon , et non dans la préface de Polybe.
20. Ce n'est pas M. de Percis , mais M. de Pécis , qui a publié la Guerre de Jules César dans les Gaules, Parme, 1786, 3 vol.
in-8°.
3°. La traduct ion française des Commentaires de Césars, par Biaise de Vigenère , 1576, in-4°»
ne peut être accompagnée éu Parallèle de César et de Henri IV,
CHA 179
par Antoine de Bandole , puisque ce Parallèle ne parut pour la première fois qu'en 1609. Et, en effet, c'est l'édition de Vigenère, de iôoj), qu'il fallait citer. J*ai prouve' ailleurs cjue Jean Baudouin s'était cache sous le masque d'Antoine de Bandole.
4°. L'édition de César, donnée en 1755, 2 vol. in-ia, par Barbou , est due aux soins de Jean Capperonnter , bibliothécaire du roi. En la même année 17^5, Barbou publia la première révision de la traduction de Perrot d'Ablancourt, par l'abbé Le Mascrier. La traduction soi-disant toute nouvelle de La Haye, 1743 , n'est autre chose que la traduction de d'Ablancourt , légèrement revue par un anonyme.
CHADUC (Louis), antiquaire du xviie siècle , sur lequel on trouve de curieux détails dans la/fr'ographie universelle. Le rédacteur a ignoré que son Traité svr les pierres gravées était en manuscrit à la Bibliothèque de Sainteténeviève.
(Note manuscrite de l'abbé de Saint-Léger.)
CHALUS de la Motte (F.), ancien militaire , demeurant dans les Pays-Bas espagnols, ca-.
tholique de naissance , embrassa la rétormation vers 1700, et publia r Histoire de sa conversion et de celle de toute sa famille à la religion réformée. On a encore de lui un ouvrage intitulé : Les fourberies de V Église romaine , ou les pratiques ridicules des prêtres et des moines des Pays-Bas espagnols, les singeries avec lesquelles ils amusent le peuple , et l'abus qu'ils font des choses 1er
180 CHA
plus saintes de leur religion.
Campe n , veuve de Gaspard Cotius , 1706, in-^" de 93 pages.
fCHAMBRAY (Roland Freart, sieur de,) , savant architecte , originaire d'une noble et ancienne famille de la province du Maine , et cousin-germain de M. Desnoyers , baron de Dangu , mir nistre et secrétaire d'Etat, ayant le département de la guerre , et surintendant des bâtimens , sous Louis XIII, naquit à Paris, en 1606. Après .avoir fini ses études , il fut destiné au barreau, et exerça pendant quelque temps la profession d'avocat. Il alla taire ensuite un voyage en Italie , et s'y appliqua à 1 étude des mathématiques et des beaux-arts, entr'autres , de la peinture , de la sculpture et de l'architecture, dont il fit une étude particulière, d'après les plus beaux monumeus de Rome. Après y avoir séjourné quelque temps , il revint en France, et s'attacha, ainsi que deux de ses frères , nommés de Chantelou, auprès de son parent, M. Desnoyers, qui était alors ministre de la guerre , et qui l'employa dans plusieurs commissions pour le service du roi, tant en Allemagne, qu'en Italie. Il fut envoyé particulièrement à Rome en 1640, par ordre exprès de Sa Majesté , pour quelques négociations importantes auprès de Sa Sainteté. Gomme le roi avait paru satisfait des savantes recherches qu'il avait faites sur les arts , dans son premier voyage à Rome , il lui ordonna d en faire de nouvelles, et de ne rien négliger de tout ce qui pouvait contribuer à la perfection de l'architecture et à l'embellissement du Louvre,
CHA
qu'on se proposait alors d'ache»
ver et d'agrandir. Ce fut dans ce second voyage , au'aidé de M. de Chantelou , son frère , et du fameux le Poussin , le Raphaël de son siècle, avec lequel il s'était lié d'une très-grande amitié, il recueillit quantité de dessins de tout ce que l'Italie pouvait offrir de plus rare et de plus curieux en architecture antique. Il fut reçu à Rome avec beaucoup d'accueil par le cardinal del Pozzo , qui lui fit présent, entr'autres choses f d'un manuscrit* italien de Léonard de Vinci sur la peinture , avec des figures de la main du Poussin. Ayant achevé ses négociations, M. de Chambray revint en France , et emmena avec lui à Paris son ami le Poussin , par ordre de M. Desnoyers, qui était aussi surintendant des bâtimens, et qui, voulant retenir ce grand peintre en France , lui donna un logement aux Tuileries , avec une pension considérable et le brevet de premier peintre du roi.
C'est à ces deux voyages que nous sommes redevables de l'excellent ouvrage du Parallèle de F architecture antique avec la moderne, etc., que M. de Chambray mit au jour en i65o, in-fol.
Il traduisit en français , vers le même temps, le Traité de la Peinture de Léonard de Vinci, qu'il avait rapporté d'Italie, et le fit imprimer à Paris en i65i , en un volume in-fol. Il en fit aussi une édition en italien , qu'il entendait parfaitement bien , et dédia ces deux éditions au Poussin , qu'il qualifie toujours de premier peintre du roi , quoiqu'il eût déjà quitté la France, où il s'était dé.
plu par les tracasseries que sa dignité lui avait occasionnées
CHA
CHA iS i
toalgré la protection particulière les de Moser. Hambourg, n6o
du ministre, et les grands a van- in-8°. '
tages au'on lui avait faite pour II. Examen du ministère de
1 attacher au service du roi. M. M. Pitt, traduit de V anglais ,
de Ch^mbray traduisit aussi de avec des notes. La Haie, i764
1 italien en français les quatre in-8°
Jivres d'architecture d'André Pal- III.' Réflexions sur le gouverne^
ladio, qui furent impr.mes à ment des femmes. Londres, i77o,
Pans en i65i , en un volume in-8°. u
in-fol. Ce livre est devenu extrê- IV. Lettres anglaises. 6 vol
mement rare. On ignore le reste in-8° , y compris le supplément
des particularités delà vie de cet qui en a deux, et qui parut en
homme célèbre, qui mourut en i774 et en i775 à S.-Pétersbour*
lb7b* et à Francfort. C'est un roman
On lui doit encore Vidée de la mêlé de beaucoup d'anecdotes
perfection de la peinture, dé* vraies , où l'auteur sous des noms
montrée par les principes de Part supposés fait souvent la relation
et par des exemples , etc. Au de ses propres voyages.
Mans, in-4°. Pans, i672, in-8°. v» L'état présent de la Loui-
Son Parallèle de V architecture siane. La Haie, i776, in-8°.
a été réimprimé en 1702, avec , VI • Histoire abrégée de Suède y
des augmentations laissées par depuis les rois de la maison de
Charles Errard , «jui avait coopéré Wr<*sa , jusqu'en i776. Araster-
à la première édition. Ch. Ant. dam, i776, in-4°-
ture , dont on est redevable au professeur. Amsterdam, i776,
même Jombert. 2 vol. in-4°. Le 3e volume, Ams-
Moréri a placé M. de Chambray tP v?,1? ' ^8 ' .
sous le nom de Fréart, aux aJ- ;Ul' f0"™11* histoire géné-
ditions et corrections du x- vol. : ra!e ,d ^"S^rre, depuis l'ori-
l'article contient quelques re- S^e la plus recuUe de ce royau^
marques curieuses. me 1 !lts<?u a r°nnée '78°- Ams~
terdam, i777 , 2 vol. in~4°. Cet
♦ CHAMPIGNY (Le colonel, ehe- °UVrage devait aVoir ' 5 ToL
ÎW»™' f*' " d • CtA qtUlf"t CHAMPION (Piebke ) , jésuite.
1 instrument pnncipal dont Fre- „ avait commence a dàe imnn.
dln. r?, Q eS' ?e 5ernt mer une du cilfcbre Palafcx,
dan, 1 étranger ponr opérer une ëvê d-0sma . ,.jmpre86ion fn
e° An8'eterre- 0n a arrêtée à la feuille" à cause de
de cet auteur : 1 r j • »
la franchise de r historien. Le
I. Le maître et le serviteur , ou docteur Arnaud s'est beaucoup
les devoirs réciproques d'un sou- servi de ces 7 feuilles, pour l'his-
verain et de son ministre, traduit toire de Palafox, qui forme le
de l'allemand de Frédéric-Char- iv* volume de la Morale pratique
182 CHA
des Jésuites. L'abbé Dinouart se procura le manuscrit entier du P. Champion, qui se trouvait
Sarmi les manuscrits du collège e Clermont ; il lui a été fort utile pour la composition de sa Vie de Palafox , publiée en 1 767 , iu-8° , sous le voile de l'anonyme.
CHANUT (L'abbé). La Biographie universelle ne cite point sa traduction française du concile de trente, qui a eu quelque succès lorsqu'elle parut ; et elle lui attribue faussement la traduction du Catéchisme de ce concile , oui est de M. Varet , avocat , frère d'Alexandre Varet, théologien très-connu. J'ai trouvé ce renseignement dans le Catalogue de la Bibliothèque de la Doctrine Chrétienne , si habilement rédigé par le P. Baizé.
CHAPELAIN (Jean). Dans une note ajoutée à cet article , la Biographie universelle présente une des méprises les plus singulières , puisqu on y confond la Pucelle de Chapelain avec celle de Voltaire. On ne peut attribuer cette méprise au rédacteur de l'article*; elle est donc l'effet de la mauvaise habitude qui a été prise au bureau de la Biographie , de laisser Taire des corrections ou additions, par les personnes qui revoient les épreuves , sans les communiquer à ceux qui ont rédigé les articles.
* CHAPELLE ( Nicolas-Pierre Besset de la ) abbé., ancien premier commis des affaires étrangères,, et laborieux traducteur du xviii" siècle ; ses traductions sont plus conuues que da personne ; fes principales sont :
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1*. Capitulation harmonique deMuIdener, continuée jusqu au temps présent , ou traduction et concordance des capitula tions des empereurs, depuis Charles V, jusques et compris l'empereur François 1er. Paris , 1750, in-4°-
20. Histoire d'Ecosse, traduite de l'anglais de Robertson. Londres et Paris , 1764 i 3 vol. in-12.
Nouvelle édition revue , corrigée et augmentée d'un volume. Londres , 1772, 4 v°l- in-12. Cette traduction , revue par l'abbé Morellet , a eu du succès ; il ne faut Das la confondre avec celle qui parut à Paris, chez Pissot, I7©5, 3 vol. in-12. Celle-ci est de l'abbé Blavet ; elle a été inconnue aux auteurs de la Biographie univ.
Voy. ce mot.
3°. Le Protestant cité au tribunal de Dieu , dans les saintes Ecritures , au sujet des points de foi controversés, trad. de l'anglais. Paris, 1765, in-12.
4°. L9 Incrédule convaincu, ou Fondemens de la religion chrétienne, traduit de l'anglais. Paris, 1765, in-12.
5°. Tableau historique et politique de la Suisse, traduit deVanglais de Stanyan. Paris, 1766, in-12.
6°. Correspondance secrète 4c Robert Cécil avec Jacques VI , publiée par Dalrymple , traduite de l'anglais. 1767 , m-12.
La plupart de ces traductions renferment des notes <joi prouvent que l'auteur connaissait bien les matières traitées dans les ouvrages originaux.
CHAPPE D'AUTEROCHE (l'abbé). Je n'ai pas coutume de relever dans les dictionnaires aue j 'examine, de simples fa u tes d 'i m-
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pression: il en est cependant qu'il est utile de signaler , principalement lorsqu'elles présentent un sens qui peut se soutenir ; c'est ainsi qu'on lit dans la Biog. univ. , article de l'abbé Chappe , qu'il parut contre Jkti une autre critique sous ce dtre : Lettre d'un styh franc et loyal , etc. ; la brochure est réellement intitulée : Lettre d'un Scythe franc et loyal, etc.
On en ignore l'auteur.
CHAPT DE R ASTIGNAG (l'abbé). ^Biographie universelle a renvoyé cet article à la lettre R ; mais l'auteur des Mémoires ecclésiastiques donne quelques détails sur cet estimable écrivain : il me paraît lui avoir attribué faussement un ouvrage particulier sur le Divorce en Pologne. La conduite de ce royaume , relativement au divorce , occupe 12 pages dans Y Accord de la révélation et de la raison , contra le divorce. Le même compilateur appelle Nicolaï, le patriarche de Constantinople , Nicolas. Voici le vrai titre de la brochure dont il s'agit: Lettre synodale de Nicolas , patriarche de Constantinople , à ^empereur Alexis Comnène, sur le pouvoir des empereurs , relativement à l'érection des métropoles ecclésiastiques ; traduite du grec, avec des notes , etc. Paris , Crapart , 1791 rin-8*de 122 p. Les auteurs d u Supplément au Dictionnaire de Feller, ont reproduit les inexactitudes de M. P
* CHARDON DE LUGNY (Zacharie) , né et élevé dans, la religion protestante,, était page au ma-* riage de Louis, XIV. Il fut converti par Bossue* , et élevé au mi-
CHA i83
nistère ecclésiastique dans le séminaire de Saint-Sulpice , dont il fortit pour demeurer dans la communauté des prêtres de cette aroisse. Il fut député du roi et u clergé de France pour les controverses, et il a travaillé avec un grand zèle à la conversion des protestans. Il mourut le 23 juin 1733, âgé de 00 ans. On a de lui :
I. Traité ae la religion chrétienne. Paris, 1697, 2 vol. in- 12.
II. Recueil des falsifications que les ministres de Genève ont faite* dans V Ecriture-Sainte , en leur dernière traduction de la Bible.
Paris, 1707 , in- 12.
III. Nouvelle méthode pour réfuter rétablissement des Eglises prétendues réformées et de leurs religions. Paris, 1731 , in- 12.
( Remarques historiques surVE* g lise et la paroisse de S. -Su Ipi ce y Journal des Savons. )
CHARENTON { le P. ). L'article de ce jésuite dans la Biographie universelle* donne lieu à plusieurs observations. i° Sa traduction des Entretiens de Vame dévote de Thomas à Kempis, parut en 1709 et nou en 1706. Je ne remarque cette faute d'impression dans la Biographie universelle, que parce qu'elle se trouve déjà dans Moréri. 2°. On trouve à la suite de la traduction de Y Histoire d'Espo* gne de Mariana, une dissertation non pas traduite de Mahudel , mais corn posée par Mahudel , sur quelaues monnaies d'Espagne.
3°. L abbé de Vairac avait publié le prospectus, non d'une traduction de l'Histoire d'Espagne de Mariana, mais d'une nouvelle histoire d'Espagne', qui devait former 10 volumes i«-4°« Le travail de l'abbé de Vairac n'a ^oint