‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 112 sur 305 · Î84 CHA CHA · texte numérisé non relu

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fiaru. On n'a de cet auteur, sur heureux mélange d'anecdotes et

'Espagne, qu'une Histoire des de récits , par un style d'une élé-

rêvolutions de ces contrées , pto- gante simplicité , l'emporter de

bliée en 1724 » 5 vol. in-12. En- beaucoup sur le ton tec et dur de

core assure-t-on que le cinquième la Biographie universelle. Feller

volume seul est de lui , le reste fait de grands efforts pour atté-

avait été laissé en manuscrit par nuer les horreurs de la Saint-Bar-

le célèbre docteur Dupin. Les li- thélemi et ses suites, braires donnèrent 3oofr. à l'abbé

de Vairac, pour l'empêcher de CHARLES X, roi de Franee.

mettre son nom à la tete de cet M. du Masbaret reprochait à

ouvrage. Voy. les Observations More ri de ne pas avoir donné

sur les écrits modernes. Tome 5, d'article à ce fantôme de roi,

pag. 232. de la façon du duc de Mayenne,

au nom duquel beaucoup d'actes

CHARLAS (Antoine), auteur publics ont été passés : il y eut de plusieurs écrits plus favorables aussi de la monnaie frappée en à la cour de Rome qu'à l'Eglise son nom. Je reprocherai à la Bio~ gallicane. Le but de l'auteur, graphie universelle de n'avoir pas dit l'abbé Chaudon , n'était d'à- renvoyé ici au mot Charles de bord que d'attaquer différens Bourbon , où elle a parlé assez abus, introduits selon lui par les en détail de ce prétendu roi de jurisconsultes et les magistrats France, français, sous prétexte de conserver les libertés de leur Eglise. CHARLES T, roi d'Angleterre. L'abbé de Feller a retranché les On ne peut lire sans une vive mots selon lui , et il a rendn la émotion l'article delà Biographie phrase toute ultramontaine ; car universelle sur cet infortuné moune maxime favorite de ces doc- narque : il offre tous les genres teurs est de refuser à la puissance d'intérêt; mais on eût pu le tercivile ses droits les plus essentiels, miner par quelques détails sur le et de les présenter comme desat-? véritable auteur de YEikon basiteintes à l'autorité spirituelle. lihe, ou Portrait du Roi dfAn~

gleterre dans ses souffrances.

CHARLEMAGNE. L'article le Une note renvoie à l'opinion de

plus exact sur ce prince, est sans Hume, qui laisse son lecteur

doute celui de la Biographie uni- dans l'incertitude : suivant lui,

verselle ; mais on lit avec plus l'ouvrage est digne du talent de

d'intérêt celui de M. Chaudon. Charles I, mais nombre de té-

Fellera défiguré le sien par plu- moiçna^es tendent à prouver qu'il

sieurs invectives étrangères à son a été réellement composé par le

sujet ; on y trouve cependant docteur Jean Gauden , evéque

quelques détails d'érudition qui anglais. Le problème me paraît

peuvent être utiles. * avoir été résolu par ceux qui,

comme M. Chaudon , tout en

CHARLES IX, roi de France, convenant que l'ouvrage a été

•Vavoue encore ici que l'article de écrit par Gauden, croient aussi

M. Chaudon me semble, par un qu'il a été revu et approuvé par

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Charles ï. La Biographie uni- \*erselle , à' l'article Gauden , al* lègue en sa faveur la lettre qu'il' adressa au chancelier Clarendon, .pour réclamer le mérite et la récompense* de sa pieuse imposture.

* CH ARLIER (Pierre- Jacques - Hippoltte). prêtre du diocèse de Paris. Il y était né en 1767 , et y avait fait ses études avec distinction. Ses heureuses qualités lui procurèrent les bontés de M. de Èeaumont. Ce prélat , dont on sait quel était le zèle pour le bien de l'Eglise, accueillait les sujets utiles. Il fit entrer M. Charlier à Se-MagIoire. Le jeune clerc y étudia les sciences ecclésiastiques , et montrait pour son instruction une ardeur peu commune. Il passait ses journées dans la bibliothèque de Se— Magloire , et s'y nourrissait de la lecture des Livres Saints, des écrits des Pères et des auteurs ecclésiastiques. Il fut fait prêtre en 1783. M. de Juigné, instruit de son mérite, l'attira chez lui , et le fit son secrétaire , en le chargeant de sa bibliothèque. C'était servir M. Charlier selon ses vues, que de le mettre au milieu des livres. Il continua ses études favorites, et se rendit utile par des travaux qui , pour n'avoir pas beaucoup d'éclat , n'en ont pas pour cela moins de

Srix. Il rédigea , dans le Pastoral e M. de Juigné, la suite des evéques et archevêques de Paris.

U coopéra à l'édition du Bréviaire imprimé par ordre de ce prélat :

il en refondit les rubriques, et mit à la tête une Théorie abrégée du Plain— chant , qui a été réimprimée en particulier, avec des corrections. Il acheva la traduc-

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tion en vers latins du poème de La Religion, qu'avait commencée M. Revers , auteur du Pastoral.

Il donna un abrégé du Pastoral , en un petit volume , qui pût être

Î il ùs commode pendant la révoution. Ses connaissances n'étaient ni superficielles ni frivoles :

il savait le grec et l'hébreu, et écrivait très-bien en latin. Dans ces derniers temps, il avait fait un rituel pour la liturgie générale. £'est lui qui a revu la nouvelle édition des Psaumes du P.

Rerthier, et qui en a corrigé les épreuves, particulièrement pour les citations de grec et d'hébreu.

Il travaillait à revoir et.à mettre en état d'être imprimé le second volume des OEuvres de saint Grégoire de Nazianze. C'est au milieu de ces occupations, qu'une maladie prompte Ta enlevé. Ses travaux littéraires ne l'empêchaient pas d'exercer les fonctions de son état, et il avait consenti , pour se rendre utile ,* à soulager, sans aucun intérêt, le pasteur d'une grande paroisse (S.-Denis). C'est là qu'il est mort, après quatorze jours de maladie, .

le 25 juin 1807.

{Mélanges de philosophie , tome m.)

CHARPENTIER (François), de l'académie française. Son article dans la Biographie universelle , présente une inexactitude et quelques omissions. C'est à tort que Seaux y est nommé comme l'endroit que Charpentier a voulu désigner dans son Voyage au vallon tranquille. Ce lieu est fontenay , dans le département de l'Aisne, terre qui appartenait dans ce temps-là à M. Vincent Hotman, conseiller au grand con-

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seil , depuis maître des requêtes et intendant des finances. Il avait épousé Marie Colbert, fille de J.

B. Colbert , seigneur de Villacerf et de Saint-Ponange.

Persuadé que la lecture des voyages était très-utile , Charpentier a été l'éditeur de quelques ouvrages de ce genre, qui ont beaucoup gagné à passer par ses mains. Je ne citerai ici que le Voyage du levant de Nicolas du Loir, imprimé en i654? dont il corrigea le style et qu'il enrichit de plusieurs remarques; il a rendu le même service aux voyages du chevalier Chardin, probablement oour l'édition faite à Lvon en 1607 , ainsi qu'à l'excellent ouvrage de Guillet, intitulé] Athènes ancienne et moderne. La préface du Catulle de la Chapelle est presque toute entière de lui ; il est auteur del1 Epttre dédicatoire et de la Préface du Dictionnaire de V académie française , édition de 1694.

Charpentier dit dans le Carpente ri ana , que ce n'a pas été une petite affaire que de corriger Je style de Chardin , mais qu'il a été assez bien dédommagé parla bonté des matières qui se rencontrent dans son voyage. La*/Wation de la mort de Soliman , continue-t*il, a fait beaucoup d'honneur à M. Chardin, grâces à mes corrections et à VEpétre au roi, que j'ai faite.

CHARPENTIER ( Paul ) , provincial des Petits-Au gustins, mort en 1773. Son article pèche par trop de brièveté , dans (e Diction' notre de M. Chaudon et dans la Biographie universelle, preuve que le 'dernier a été rédigé d'après le premier. 11 fallait dire ,

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1* que la traduction du Siège de Rhodes était traduite du latin de Thomas Guichard , historien du xvi* siècle , et qu'elle se trouvait dans le Mercure d'avril 1766; 2° que la Lettre ency clique du général des augustins était traduite du latin ; 3° que le Poème sur Y horlogerie , laissé imparfait par le P. Charpentier, était un poème latin. Ce religieux , recomman— dable par sà modestie et son goût pour les lettres et les arts , avait aussi traduit le poëine d'Imber— dis , sur la fabrique du papier ( Papyrus, carmen ). Elle devait être insérée avec le latin , dans l'Essai d'une nouvelle histoire de l'imprimerie ; mais cet ouvrage n'a point paru.

CHARRTERfi ( Madame db ).

Si l'on trouve des détails curieux dans la Biographie universelle , sur cette Hollandaise qui affectionnait notre littérature, on regrette que l'auteur de l'article ne se soit pas assez étendu sur ses premiers ouvrages. Madame de Charrière n'avait guères que vingt-deux ans, lorsqu'elle publia, vers 1766, le conte trèsagréable intitulé: Le noble.

Un p«*re entiché de son ancienne noblesse, en est le sujet ; il avait un fils et une fi Me ; un nouveau noble lui enleva sa fille, spirituelle et jolie: ce mariage ne fut excusé qu'à la faveur de celui du fils, qui épousa une demoiselle laide et bossue, mais complètement noble. Ce conte a été réim-

Srimé en 1771 , sous la rubrique e Londres , in- 12 , avec un discours préliminaire de l'éditeur ; on l'a inséré dans le cinq»iiènie volume de la Bibliothèque choisie des contes , facéties , etc. Paris ,

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