‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 117 sur 305 · CHE 19S · texte numérisé non relu

CHE 19S

tenant -général des armées du roi , etc. On composerait un livre curieux des militaires précoces , comme on en a fait un des savant précoces ; Chevert tiendrait un rang distingué dans le premier de ces ouvrages. La Biographie universelle ne fait pas bien connaître ses premiers pas dans la carrière militaire ; elfe se contente de dire qu'il suivit , à l'âge de onze ans, une recrue du régiment de Carneau (lisez Carné), qui passait à Verdun ; qu'il servit en qualité de soldat- dans ce régiment , jusqu'à sa nomination à une sous - lieutenance au régiment de Beauce , en 1 7 10 , etc.

Tout cela est peu exact ; des Mémoires authentiques nous apprennent qu'un colonel , témoin de l'exactitude avec laquelle Chevert , âgé seulement de neuf ans , exécutait avec ses camarades des évolutions militaires, le plaça comme volontaire dans un régiment. La cour ayant été instruite des dispositions extraordinaires de ce jeune homme, Louis XIV écrivit àM. de Carné, colonel d'un régiment d'infanterie , qu'il ava*it donné à Chevert la charge de lieutenant dans le régiment qu'il commandait ; la lettre est datée de Marly , le 18 août '1706: Chevert avait alors onze ans et sept mois V. Y Eloge de Chevert, dans le volume intitulé : Eloges de quelques-uns des plus célèbres guerriers français, Strasbourg, 1707, petit in-8°. On avait déjà un Eloge historique de Chevert. Paris, 1769, in-ia, tiré du Mercure de France,

CHEVREAU (Urbain). Bayle, Niceron et Charles Ancillon nous ont donné des notices très-dé*

ig4 CHE taillées sur cet auteur qui s'est exercé avec succès dans différens genres. L'abbé Joly, dans ses Remarques sur Bayle , a réparé plusieurs omissions ou plusieurs méprises de ces biographes , sans arriver encore à une parfaite exactitude ; il était à croire que les auteurs de la Biographie universelle profiteraient de toutes ces observations , et redresseraient Jes inexactitudes de ces différentes notices ; il en est arrivé tout autrement : leur article reproduit d'anciennes fautes, et il en présente de nouvelles. i°. Il ne nous apprend point aue Chevreau a traduit, de S. ( hrysostôme. , Jes Instructions chrétiennes, Paris, i652, petit in-12 ; et de Théodore t , le Traité de la providence, Paris, i652, petit in-12. 20. Chevreau a publié, dès 16^8, les traductions des Considérations fortuites et de la Tranquillité de l'esprit de Joseph Hall, moraliste anglais. Son École du sage, traduite en partie du même auteur, avait paru dès i645. 3°. Chevreau a publié de nouvelles Lettres en 1646, in-8°. 4°* trouve dans ses poésies de l'édition de i656, quelques morceaux trad. d'auteurs latins , et plusieurs imitations des auteurs italiens et espagnols. 5°. Jacques Bernard n'a pas été l'éditeur de Y Histoire du monde. La Haye , chez Abraham de Hondt, 1698,5 vol. in-12. Il dit seulement avoir vu l'exemplaire qui a servi de copie , corrigé et augmenté de la main de l'auteur.

6". Les OEuvres mêlées parurent en' 1697. Le titre en a été rafraîchi en 1717. Les exemplaires portant cette dernière date , renferment ordinairement des poésies extraites du Recueil .de i656.

C'est donc à ce premier recueil , que doit s'appliquer le jugement que la Biographie porte du dernier.

fCHEVREMONT (l'abbé de) , Lorrain de naissance, qui fut pendant long- temps secrétaire de Charles V, duc de Lorraine. Cet abbé s'occupa beaucoup de l'étude de la politique ; il se piquait d'avoir fait des découvertes merveilleuses sur cette matière. Il a voyagédansquelquescoursétrangères. La lecture de ses ouvrages prouve qu'il était à Rome en i684; à Paris, de 1694 à 1699; en Pologne, vers 1700. Les principaux sont :

I. La Connaissance du monde , ou Y Art de bien élever la jeunesse, pour les divers étals de la vie.

Paris, 1694» in-12. Cet ouvrage est en forme de lettres; la 8% publiée en 1695, concerne Y Art de voyager.

IL La Qonnaissance du monde , voyages orientaux; nouvelle purement historique, contenant V histoire de Rhetima , Géorgienne > sultane disgraciée. Paris', 1695, in-12.

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