II. La Renommée sur la naissance de Mgr. le Dauphin. Paris
III. La France , sur V accident arrivé à leurs -Majestés le 9 juin 1606. En passant la Seine au pont de Chatou , les quatre chevaux qui conduisaient Henri IV et Marie de Médicis, renversèrent dans l'eau Je carrosse de leurs Majestés, et mirent ainsi leur vie dans le plus grand danger. Le poète présente la France triste et confuse à cette funeste nouvelle , et puis transportée de joie , quand elle sut que leurs Majestés en avaient été quittes pour la peur.
Ce poëme, en stances de six vers,
CHE
est un peu meilleur que les précédons.
IV. La vertu sur le tombeau d'Uranie. 1610. Le poëte chante sous ce nom la vie et la mort de la maréchale deSainct : il a joint à son poëme un long discours en prose sur le même sujet , adressé au maréchal de Bassoinpierre, frère de la défunte. Colletet trouve l'auteur un peu trop enflé dans sa prose et trop bas dans ses vers.
V. Philis, tragédie. 1609. Cette pièce n'a que trois actes, mais ils sont d'une grande étendue. La mort fait le prologue du poëme, et représente ainsi un personnage si. et range, que Colletet rappellerait volontiers la mort de la pièce, Comme si elle n'était pas assez longue d'elle-même, l'auteur marque à la fin de chaque acte les intermèdes que l'on y pourrait ajouter: à la fin du premier, l'Espérance et la Volupté , amenées prisonnières par le Deuil ; et à ta fin du second , Chinée et les Harpies : ceque Colletet trouve fort ridicule f ou du moins fort inutile ,* puisque l'auteur se contente d'en donner les titres, sans en donner les vers*.
VI. Les deux derniers, et , suivant Colletet, les plus importans ouvrages de notre auteur, sont deux dilconrs en prose , qu'il publia pour la troisième fois à Paris en 1610, intitulés, l'un : Les Ombres de défunts sieurs de VU" leaux et de Fontaine , oit il est amplement traité des duels et des moyens de les arracher entièrement ; et l'autre : De la vaillance, où il est exactement montré en quoi elle consiste,
CHEVERT (François de) , lieu-