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des Hollandais. La compagnie , quelque temps après, fit partir ses bâtimens pour les Indes , sans les fonds nécessaires pour former une cargaison , mais avec ordre à ses facteurs de les rassembler sur son crédit. Elle trouva 6,750,000 fr. Josias Child , à l'insa de ses collègues , adressa à son frère, gouverneur de Bombay, l'ordre d'imaginer des prétextes , quels qu'ils fussent, pour frustrer les préteurs de leurs créances.
Jean Child, homme avide, féroce et digne frère de Josias , commença ses pirateries , interrompit le commerce de la compagnie pendant plusieurs années, lui occasionna une dépense de neuf à dix millions , la perte de cinq gros vaisseaux, et d'un plus grand nombre de petits, celle de plusieurs milliers de matelots, et avec tout cela la ruine du crédit et de l'honneur de la nation. La statue de Child , dit un orateur, devrait être placée devant l'hôtel de chaque compagnie commerçante , avec le détail de son infâme conduite pour inscription. On doit à cet homme perfide différens Discours sur lé commerce , écrits en anglais en 1660, et imprimés en 1694, in-12. M. de Gournay, intendant du commerce, en a publié une traduction française , sous ce titre : Traité sur le commerce et sur les avantages qui ré" suite rît de la réduction de V intérêt de V } argent , avec un petit Traité contre Pusure, par le chevalier Th. Culpeper. A msterdam et Paris , 1754, m-12. Cette traduction a eu beaucoup de succès.
(Eloge dé Nie. Sahîgren, par l'abbé du Val-Pyrau , vers 1778,
iM°.)
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+ CHILLIAT (Michel)* impri- monde. Le privilège est au nom
meur-libraire de Lyon , oui vint du sieur Chilliat , îinprimeur-
s'établir à Paris vers ib^. La libraire à Lyon ; mais e est seu-
Biographie universelle lui donne lement pour le faire imprimer:
un assez long article ; peut-être on ne dit pas que ce soit un ou-
ne devrait-il être considéré que vrage de sa coiî»p<-
comme éditeur. A l'époque de sa 4"- Pan? lePi
osition.
tre tlédicatoire
braires : c'est sans doute la lec- 1er à cet abrège; il
ture de ces privilèges qui aura pas fauteur ;; d ailleurs il n existe
fait métamorphoser ce fabrica- qu'une édition de cette Méthode ,
teur de livres en auteur. L'exa- les exemplaires même portant la
men détaillé de l'article de la, date de 1707 sont de la première
Biographie confirmera l'idée que édition; le frontispice seul est
ie me suis formée du sieur Chil- nouveau» • . .
}iat La Biographe ne parle pas
1°. Chilliat convient lui-même d'un autre ouvrage qui porte le
n'avoir été que l'éqlteur du livre nom de ChilUt dans ie privilège
intitulé : Le triomphe de la mi- et celui oV véritable auteur au
z,. lia suite: iiuu3 uuiu- »«* — • x.» «-»~ a -•«
xvva une cette déclaration est sion de cette nouve e
e « 1 a •* ' i ' ip H mars 1007 , a Michel
conforme a la vente. corde, le oul .. ~M ' ,
or» < 1 j , ru:n;«* Pt on lit au bas que les
2 . L amour a la mode , satyre Lnilnat , ei yu . />u -.r ♦ 1» ♦
historique, Paris, .^s/in-fa, Entiers dud.t s.eur^.haU ont
une épo
caractères des femmes de ce d'imprimer pour la i^emiere fois
siècle. Paris , 1693 , in-ia. L'épî- le i5 décembre 1698 : Chilliat
tre dédicatoire fie L'amour , à la est donc jnort dans le courant de
mode au prince de Neufchâtel est 1697 ou de 1698. H avait aussi
signée des lettres de P.... ; et le obtenu , le 8 mars 1697 , un pri-
libraire, dans un avis au lecteur*, viléce pour l'impression de la
Î>arle des applaudisseraens que Méthode facile pour apprendre
'auteur reçoit tous les jours sur Vhistoire de Hollande, impression
son livre du Caractère des femmes qui ne fut achevée pour la pre-
de ce siècle ; cependant, si l'on mière fois que le a3 avril 1701.
s'en tenait au privilège, il est Les héritiers de l'auteur cédèrent
accordé, au sieur Chilliat. ce privilège à Nicolas Le Clerc,
3°. En la même année 1695, et l'ouvrage parut anonyme ;
' parut l'ouvrage intitulé : La cm- d'après ces détails, je n oserais
sure des vices et des manières dit affirmer que cette Mttlwde fût
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de Chilliat. La Censure des vices obtint assez de succès; on y fit des augmentations après la mort de Chilliat; la dernière édition est de 1737. Michel Chilliat fut encore éditeur ou auteur de la comédie des SouJ/leurs , pièce destinée pour le théâtre Italien , et imprimée à Lyon en 1696, in- 12 C'est à tort que la Biographie universelle donne cette pièce à Chifhard , nom évidemment estropié.
CHIMAC de la Bas^de (Pierre).
Suivant la Biographie universelle , on a attribué à cet, auteur la traduction française du Traité du pouvoir des évéques , composé en portugais par Antoine Pereira, célèbre oratorien. Mais i° l'ouvrage a été traduit du latin et non du portugais ; 20 la traduction porte ces mots au frontispice, par le nouvel éditeur Mes Lois ecclésiastiques de France : le rédacteur de l'article doit savoir que cet éditeur a été M. Pinault.
CICERON (Marcus Tuixius).
L'article de la Biographie universelle sur ce grand orateur est remarquable sous tous les rapports:
la bibliographie en est trèssoignée ; cependant la partie qui concerne les traductions françaises donrte lieu à quelques observations plus ou moins importantes. i°. Le Dialogue des orateurs illustres y traduit en 1809 par M. Charles Oallier, n'a jamais été attribué à Cicéron. Il est toujours cité sous le nom de Tacite ou de Quintilien : on a confondu ici ce dialogue avec les Entretiens de Cicéron sur les orateurs illustres , dont nous avons une traduction par Villefore , à laquelle
renvoie la Biographie, a*. Les Oraisons choisies, traduites en 1725 par Philippe, ont été augmentées en 17&7 d'un troisième volume, traduit par l'abbé Dinouart. 3°. Les Oraisons choisies de Cicéron , traduction revue par M. de Wailly , parurent dès 1772, en 3 volumes : de plusj la traduction des Catilinaires par l'abbé d'Olivet, avec .celle des Philippiques de Démosthène , fit dès-lors corps avec ces 3 volumes ; il ne fallait donc pas annoncer ce quatrième volume comme imprimé nouvellement en 1801. 4°- Je prouverai , à l'article " Dubois ,
Jiue la traduction des Lettres amilières de Cicéron publiée en 1704 n'est point de cet auteur, èt qu'on la doit à l'abbé Maumenet. 5°. Le bailli, de Resseguier avait publié à Avignon dès 1776 la traduction du Traité de Vomi- /«?,in-8°.
MM. Péricaud aîné et C. Bréghot, avocats à Lyon et auteurs du Ciceroniana, ont promis de publier une bibliographie universelle de Cicéron : ils me paraissent très-capables d'exécuter cet ouvrage à la satisfaction des amateurs ; je les invite à ne pas l'abandonner.
Dans le prospectus des Œuvres complètes de Cicéron , avec des traductions françaises en regard du texte latin , M. Fournier avait promis de terminer cette édition par une bibliographie choisie de Cicéron : il a poussé cette collection jusqu'à 32 volumes, sans cependant remplir l'engagement qu'il avait contracté envers le public.
CICERON ( Quintus ). La Biographie universelle a omis d'indi-