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libellus. Le Rudiment de Lhomond l'a enfin fait oublier. Celuici ne me paraîtras plus clair pour les enfans que les premières éditions du Rudiment de Ferra""* Le mérite de ce dernier ou rage doit être rapporté à son pi minier fluteur, Annibal Codret. Cependant ce nom ne se trouve daD s aucun de nos dictionnaires historiques : il y a, ce semble, de Tingratitude à laisser dans l'oubli le nom des professeurs qui ont dirigé pendant plus de aeux siècles les études de l'enfance.
Le nom de Codret rappelle une plaisante méprise de Voltaire , ou plu tôt du ducde la Vallière. Voyez la brochure intitulée : Appel à toutes les nations de V Europe , des jugement d'un écrivain anglais, ou manifeste au sujet des honneurs du pavillon entre les théâtres de Londres et de Paris , 1761 , in-8°.
Le duc de la Vallière avait dans sa bibliothèque un extrait des ouvrages d'Urcens Codrus , auteur licencie ux du xv* siècle, publiés sous le titre de Sermones festivi ; il prit cet écrivain pour un de nos vieux sermonaires , et le désigna comme tel à Voltaire, qui dit, d'après cette indication (page 76) :
« On n'a qu'à lire les sermons du R. P. Codret, et surtout aux pages 60 et 61 de l'édition in-4° de Paris, 1 5 15. » L'abbé de Saint-Léger releva dans le temps cette méprise.
Les éditeurs du Voltaire de Beaumarchais- n'ont réimprimé qu'en partie V Appel à toutes les nations ( tome 47 5 î ils ont sup-
}>rimé la lettre du duc de la Valière, qui avait induit Voltaire en erreur ; mais dans un autre volume ( le 4§*)» ils on* reproduit une lettre de Voltaire au duc
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delà Vallière , dans laquelle cette méprise est rappelée.
OOLBERT (le ministre). Bayle, dans une lettre du 2 juin ioq5, cite une Fie anonyme de Colbert , qu'il attribue à l'auteur da Testament politique 'de M. de Louvois , et il pense que cet auteur est celui à qui on devait les Galanteries des rois de France, c'est-à-dire le sieur Vannel ; Bayle confond ici les Galanteries des rois de France , ou les Intrigues galantes des rois de France , publiées en 1695, avec les /«frr— gues amoureuses de la France , données , en 1684 » Par Sandras de Courtilz , et réimprimées en
Comme il est constant que lé même Sandras est l'auteur du Testament politique de Louvois, c'était à lui aussi que Bayle voulait attribuer la rie de Colbert.
La Biogr. univ. n'a pas soupçonné la méprise de Bayle ; en la lisant, on est forcé d'attribuer à Vannel la Vie de Colbert. Nous verrons à l'article COURTILZ que la Biogr. univ. ne cite ni la Vie de Colbert, ni le Testament de Louvûis , ce qui rend cet article incomplet.
COLLET C Claude ). On a sous son nom unetraduction française du ix* livre à'Amadisde Gaule :
le même livre existe aussi en français sous le nom de Gilles Boileau de Bullion. Cette double, attribution, en apparence contradictoire, s'explique très-bien par les dates , qui prouvent que BoileaU est le premier traducteur et Collet le réviseur de la traduction de Boileau. Aussi ce dernier se plaignit-il , dans la préface de
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sa Sphère des deux mondes , de l'espèce de larcin que Claude Collet lui avait fait ( voyez cidevant l'article Boileau). Cette difficulté n'est pas assez clairement expliquée dans la Biographie universelle, soit à l'article Boileau, soit à l'article Collet.
Etienne Jodelle a composé , sur la mort de Claude Collet, des vers funèbres , qui font croire <me ce poëte ne mourut que vers 1 année i5^o.
COLIGNI (l'amiral de). M. le marquis de Paulmy , dans le 28* volume de ses mélanges tirés d'unegrande bibliothèque, a tracé une vie militaire de ce célèbre amiral , extraite en grande partie de ses Mémoires, çcrits par luimême, dont quelques-uns ont été imprimés et le reste est encore manuscrit dans plusieurs grandes bibliothèques. Je ne vois pas que la Biogr. univ. ait fait usage de ce morceau curieux ; au moins elle ne le cite pas.
COLLINS (Antoine). L* Biographie universelle a voulu indiquer tous les ouvrages de cet Anglais qui ont été traduits en français ; mais l'énumération n'est pas complète ; on ne cite pas , i° V Essai sur la nature et la destination de Vame humaine, traduit de l'anglais, 1769, in- 12, inséré dans le Dictionnaire de la Philosophie ancienne et moderne de FEncyclopédie méthodique; ' 20 V Essai sur T usage de la raison , dont l'analyse se trouve dans le Portefeuille d'un Philosophe , Cologne, Marteau, 1770, t. 5,
S. 211. Le premier traducteur es Recherches philosophiques sur la liberté de Vhomme , se
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nommait de Bons et non pas de Bouc. Sa traduction a été insérée, avec quelques corrections, dans le tome ive du Portefeuille d'un Philosophe.
COLLOT ( Pierre ), docteur de Sorbonne et curé de Chevreuse.
On a de lui différens ouvrages , qui ont eu beaucoup de succès et qui ont été encore réimprimés dans ces derniers temps. En voici les titres :
I. De V esprit de saint François de Sales. Paris , 1727 , in-8°. Cet abrégé a fait oublier le volumineux ouvrage que Camus, évéque de Belley , avait publié sous le • même titre, en 0 vol. in -8°,
II. Delà vraie et solide piété, recueillie des épîlres et des entretiens du même saint. Paris ,1728, 1776, in-12,
III. Conversations sur plusieurs sujets de morale , propres à former les jeunes demoiselles à la, piété, Paris, Lamesle , 1733 ,
IV. Instructions sur les dimanches et fêtes de F année, in- 12.
COLOM du Clos ( Isaac de ) , d'abord maître de langue française, et ensuite professeur de philosophie en l'Université de Gottingue. Cet Allemand paraît avoir affectionné la langue française; la Biographie universelle me semble ne pas avoir détaillé suffisamment les ouvrages qu'il a publiés pour faciliter aux étrangers la connaissance de cette langue; les principaux sont: