‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 139 sur 305 · COS COS · texte numérisé non relu

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cependant il n'avair étudié que *COSTER ( Joseph-Franc. ) , né

les élémens d'Euclide, dans la à Nancy en 17 29. Après avoir fait

traduction française d'Henrion. de brillantes études , il se livra

Il avait inventé une machine, aux pénibles travaux de la ban-

qu'il appelait Machine d'Archi- que , pour soulager un père avan-

mède : 4 ayant présentée à l'aca- cé en âge. Le patriotisme dont il

demie des sciences, qui ne lui fut constamment animé , le por-

donna point d'approbation, il ta aussi à étudier les matières

publia contre les membres de commerciales et les intérêts du

cette académie plusieurs libelles pays qu'il habitait. Il a laissé di-

qui ont été imprimés à petit vers jmonumens de son habileté

nombre. En voici les titres : de son zèle. S'étant ensuite

I. Le Réveil^matin, fait par rendu utile {au nrince de Beau- M. Bertrand, pour réveiller les veau , ce prince le fit nommer seprétendus savons mathématiciens crétaire des Etats de Languedoc. de l'académie royale de Paris, etc. En 1770, il passa de cette charge Hambourg , 1674 , in-8° de 75 p. honorable à celle de premier comsans compter la préface de 20 p.; m^ au contrôle général des fiimprimé par Bertrand, libraire nances , place qu'il .remplit avec ordinaire de V académie de Ber- distinction sous quatorze contrôtrand, avec privilège de Ber- leurs , et au'il ne quitta au'après trand. vingt ans d'exercice,dans les com-

II. Ne trompez plus personne, mencemens de notre révolution. ou suite du Réveil-matin, etc. M. Coster goûta , pendant quel- Hambourg, etc. 1675, in-8° de qucs années , un loisir qu'il par- 69 pages, sans compter 12 pages tageait entre l'agriculture et les de préliminaires. lettres. Il fut incarcéré en 1794,

III. Le monde désabusé, ou la sous prétexte que ses talens poudémonstration des deux lignes vaienl nuire à la chose publique. moyennes proportionnelles , par U obtint sa liberté au bout de Bertrand de laCoste , colonel et ar- dix-huit mois , pour travailler au tillerie, au service de la républi- Catalogue de la bibliothèque puque de Hambourg. Hambourg , blique et des médailles , confiées 1675, in-4° de 4o pages. àsàgarde. Il fut nommé, en 1796,

IV. Ce n'est pas la mort aux professeuf d'histoire à l'école cenrats ni aux souris; mais c'est la tra,e de Nancy. Devenu proviseur mort des mathématiciens de Pa- du lycée de Lyon, en 1804, il ris, et la démonstration de la lutta deux ans avec une constantrisection de tous triangles. Ham- ce inébranlable contre les ob 3 tabou rg, 1676, in-8° de i4 pages , c!ef °tui s'opposaient à la prospésans compter 18 autres pages qui ri té de l'établissement. Une rese trouvent tant au commence- traite honorable lui ayant été ment qu'à la fin. accordée , il revint dans ses

V. La démonstration de la qua- foyers , où il mourut en 18 1 3. On drature du cercle, etc. Hambourg, * reproché à cet excellent citoyen 1677, in-8° de 24 pages, sans l'envie qu'il manifesta de se procompter 12 pages de prélimi- duire,maisil s'ouvrit, toujours naires. des voies légitimes , et ne se mon-

tra jamais inférieur à la place où il était parvenu.

On doit à cet homme laborieux plusieurs ouvrages utiles ; les principaux sottf :

I. La Lorraine commerçante , discours couronné par la société royale de Nancy, et imprimé à Nancy en tf]5g^nS°. Pour déterminer ses compatriotes à honorer le commerce , M. Coster leur expose les immenses avantages qu il procure aux nations les plus célèbres des deux mondes , et auxquels ils ont participé dans des temps plus heureux.

II. Lettres tfun citoyen à un magistrat, 1761 , in«8°. A l'occasion du tarif.projeté pour toute ]a France, M. Coster prouva que les nouveaux droits étaient contraires aux privilèges de sa province, et qu ils étaient plus onérenx que ses anciennes charges.

Les fabricans de Lorraine et de Bar empruntèrent la plume de l'abbé MoreOet pour lui répondre. LenrMémoireparuten 1762, in-8°. M. Bresson , lieutenantgénéral du bailliage de Darney , publia aussi contre M. Coster, Réponse d'un citoyen àun citoyen, Nancy , 1761 , in-8*.

III. Éloge de Charles III , duc de Lorraine , dit le Grand , avec des notes historiques. Francfort , 1764, in-8°. Cet éloge est moins oratoire qu'historique ; les notes sont instructives.

IV. Discours sur le patriotisme, Nancy, 1765, in-8°. C'est le discours prononcé par l'auteur , lors de sa réception à l'académie de cette ville. Cette société le nomma son secrétaire perpétuel en 1790.

V. Eloge de Colbert, qui a obtenu le premier accessit de l'académie française. Paris, Brunet,

17^3 , in-8°. M. Coster , digne appréciateur du génie de Colbert, s'attache à le yengerdescs détracteurs.

VI. Discours d? ouverture pour le cours d'histoire de V école centrale , Nancy, 17^6, in-8°.

VIL Observations sur le rapport et projet de loi sur rinstruction publique, par M. Chaptal , Nancy , 1801 , in-tf°.

M. Coster a laissé en manuscrit les Eloges des ducs de Lorraine , Ferry III , Antoine, René II et Léopold.

On trouve dans le Précis des travaux de la société royale de Nancy, publié en 181 7, l'analyse de l'LlogedeM. Cos,er, prononcé par M. Blau. L'auteur a bte* voulu me transmettre son manuscrit dont j'ai profilé pour la rédaction de cet article.

* COSTER (Jean-Louis ) , frère du précéd., entra dans la compagnie de Jésus. Après la suppression de cette compagnie, il devint bibliothécaire de l'évéquede Liège. On a de lui deux Oraisons funèbres : l'une du dauphin , père de Louis XVI , et l'autre de Stanislas I", roi de Pologne , duc de Lorraine, etc. , toutes deux prononcées et imprimées à Nancy , en 1766, in-4°« M. l'abbé Coster entreprit, en 1772 , l' Esprit des Journaux, et s occupa jusqu'en 1775 , de la rédaction de cet utile journal. — Un troisième frère avait embrassé l'état ecclésiastique , et devint curé de Remiremont. Il prononça, en cette qualité , une Oraison funèbre de Stanislas Ier, roi de Pologne , etc. , imprimée à Nancy, en 1766* in-4°.

COTEL (Antoine de), poète français du xvi* siècle. Les articles de ces poètes sonttraités presque toujours avec exactitude dans la Biographie universelle. Celui d'Antoine de Cotel donne lieu cependant à remarquer que ce n'est

f>a.s le succès de la traduction de 'Iliade par Salel , qui l'empêcha de continuer la traduction de ce poème , mais celui qu'obtint , en 1 58 1 , la traduction d'AmadisJamin , qui revit le travail de Salel , le corrigea et le compléta. Colletet parait persuadé que la continuation de Cotel n'eût pas valu celle d'Amadis Jamin. D ailleurs, Hugues Salel s'était contenté de traduire les onze premiers livres qui avaient paru aès 1 545. Cotel se présentait en i5^8 comme son continuateur : Ce n'était donc pas un rival qu'il eût à redouter.

* COTTEREAU ou COTER EAU ( Claude ) , prêtre, chanoine de Notre-Dame de Paris, naquit à Tours. Ce laborieùx auteur fit ses études à Poitiers , et fut lié d'amitié avec Jean Bouchet, poète poitevin. De retour dans sa patrie, Cottereau embrassa l'état ecclésiastique , fut employé dans le ministère et devint archi-prêtre dans l'église de Tours. Des raisons particulières lui ayant fait faire un voyage à Paris, il y obtint un canonicat. Cottereau fut aussi serviteur domestique , c'està-dire, aumônier du cardinal du Bellay, évêque de Paris. On a de lui :

I% De jure et privilegiis militum libri très ; et de officio imperatoris liber iinus. Lugduni, Steph. Dolet, i539, in-fol. On trouve un extrait de cet ouvrage dans

les Soirées littéraires de M. Coupé.

II. Les douze livres de Columette, traduits en français. Paris, Kerver, i55i et i55a, in-4°. Le dixième livre est traduit en vers français. Cette traduction, réimprimée en 1 555 et en i556, in-4% * par les soins du même Kerver , avec les notes de Jean Thierry de Beauva;s , fut dédiée au cardinal du Bellay , par Jacques Verjus, ami de Cottereau , et son execa-* teur testamentaire. Les registres de l'église de Paris prouvent que Cottereau mourut le -3 novembre i55o. Cottereau remit à Dolet le manuscrit latin de la Pandore de Jean Olivier, évêque d'Angers ; elle fut imprimée en i5^if in-4°. La traduction de cet ouvrage est de Guill. Michel , dit de Tours, et non de Cottereau. Il y a deux pièces de vers latins de notre auteur dans le Genethliacum Cl. Doleti, Stephani flii.

Lugd.j i539, in-4°, et plusieurs pièces en vers français, dans les epîtres du Traverseur des voies périlleuses , qui est , comme on sait , Jean Bouchet. M. Née de La Rochelle soupçonne avec raison , dans sa Vie d1 [Etienne Dolet , p„ 101 et 102, que Cottereau est le même que Claudin de Touraine, dont la Croix du Maine et Duverdieront fait un auteur différent.

( La Croix du Maine et Duverdier, Almanach historique de Touraine , pour Tannée 1764.

Notes manuscrites de M. L. T..

Hérissant et de l'abbé de Saint- Léger ). *

COTTON DESHOUSSAYES ( Jean -Baptiste ), savant bibliothécaire de Sorbonne , enlevé à la république des lettres, àj'âged*

56 ans, dans le temps oh il s'occupait d'un ouvrage très-important qui aurait pu être iutitulé :

JLléniens d'histoire littéraire universelle. « L'histoire littéraire, dit ce judicieux écrivain, montre l*homme par ce qu'il a de plus ^rand, par les efforts, quelquefois par les succès de, son esprit, souvent admirables, toujours intéressans. tJn tel spectacle ne.peut manquer d'agrandir l'ame, de l'ennoblir, tandis que celui de l'histoire civile et politique, théâtre ordinaire de la méchanceté , ajnsi que de la faiblesse de l'homme civilisé, flétrit le cœur de l'homme sensible et humain qui Voudrait rendre heureux tout ce qui respire. »

H ne nous reste que le plan de cet ouvrage ; j'en ai acquis le manuscrit à Ta vente de M. Haillet de Couronne oui avait été l'ami particulier de 1 auteur. Ce manuscrit a 178 pag. in-4°. Il porte la date de '^79* Ûn autre manuscrit du même savant terminé en 1780, a. pour titre: Bibliographie rai sonnée , ou nouveau système bibliographique , dans lequel on a suivi le plus qu'il a été possible l'ordre de la nature , celui de l'origine , du progrès , du développement et de l'enchaînement aes. connaissances humaines. Première classe générale , science de la religion surnaturelle, in-4° de 147 pag. Voici la conclusion de ce morceau ; elle donnera une idée des vues de X auteur.

« Nous terminons ici ce que nous avons à dire sur la manière dont or> peut disposer les écrits des auteurs ennemis de toute religion, ennemis de celle que Dieu 4 véritablement donnée aux hom-

mes , ennemis de la vraie Eglise de Jésus-Christ. Nous n'imiterons pas le P. Garnier, jésuite (Syst.

BibUoth. colleg. Reg. Paris. Soc.

Je su ) , qui met , sans distinction , dans la classe des auteurs hétérodoxes, tous ceux qui ont écrit contre les ordres religieux en géné- ' rai et en particulier , contre la société à laquelle il appartenait, et qui n'existe plus. Il fait même un chapitre particulier pour cette société qui était chèreàson cœur, et qu'il paraît confondre avec l'Eglise de Jésus-Christ. Nous ne croyons pas qu'on soit hérétique ou schismatique pour attaquer les ordres religieux avec fondement ou sans raison ; et ces sortes de livres me paraissent en général plus contraires à la charité qu'à la foi. Au reste , nous croyons pouvoir assurer que, jusqu'à présent , on n'a pas classe d'une manière naturelle les livres de théologie orthodoxe et hétérodoxe.

Nous avons essayé de faire ce que, selon nous , on n'a pas encore fait. Puisse cet essai paraître heureux ! Nous le continuerons pour les sciences naturelles. Notre système bibliographique établit entre elles et la science de la religion un mur de séparation qu'il ne faut jamais franchir, si l'on veut être juste et sage. >»

En lisant le plan des Elément d'histoire littéraire universelle , de l'abbé Deshoussayes , j'ai vu que le Traité des universités de France , manuscrit de 358 pages, in-4°? dont parle la Biogr. univ. , avait été composé en in58. C'est donc un traite auquel 1 abbé Deshoussayes avait , pour ainsi dire , renoncé. Dans son nouvel ouvrage , l'auteur devait traiter des universités en général , de leur na-

cou

ture, de leur origine , <le leurs fonctions, de leurs droits , etc.

* COULANGE (de), ex-jésuite, depuis médecin de la Faculté de Montpellier, dont on a un recueil de Poésies variées publiées à Paris , en i ;53 , par le libr.Cailleau, 1 vol. in-12. Fréron en parle avec éloge dans ses Lettres sur quelques ^écrits de ce temps. V. t. XI , p. i3.

Le libraire Cailleau, pour donner du cours aux poésies du médecin de Montpellier, publia dans le même format les chansons choisies de M. de Coulanges, un des esprits les plus fins du siècle de Louis XIV. J'ignore si le débit des deux volumes répondit à son attente , mais les Poésies variées du médecin de Montpellier sont tout-à-fait oubliées aujourd'hui, et l'on recherche encore le volume du chansonnier du siècle de Louisle-Grand. Du reste, le médecin Coulange était fort lié avec Gazon Dourxigné ; il a inséré dans ses Poésies variées , quelques

Îneces de vers de son ami , et il ui en adressa quelques-unes. Si l'on en croit l'abbé Sabatier de Castres, M. de Coulange vivait encore en 1781.

COURTALON DE LAISTRE (Jean-Charles), curé de Ste.-Savine à Troyes, mort en 1786; la Biographie universelle place parmi ses ouvrages imprimés , une traduction du poëme De parlu Virginis de Sannazar , et de celui DeraptM Proserpinœ de Claudien.

Ces deux traductions sont restées manuscrites.

COURTILZ (Sa^dkas de). Cet écrivain est renommé par la multitude d'ouvrages qu'il publia

sous des noms empruntés : ce sont presque tous des romans historiques qui ont eu beaucoup de vogue daus le temps ou ils paru-»

rent. Nous avions déjà trois notices a*scz étendues sur la vie et les ouvrages de ce fameux romancier ; la première par M. de Sallengre dans le ier vol. de ses Mémoires de littérature , en 1 7 1 5 ; la deuxième par le P. Lelone , en 17 19, à la fin de sa Bibliothèque historique- de la France ; la troisième , par M. de Brequiguy , en 1760, dans le Journal de» Sa vans, à la suite de l'extrait de l'ouvrage posthume de Courtilz, intitule :

Mémoires de M. de Bordeaux ; cette dernière, comme on devait s'y attendre , est la plus étendue et la plus curieuse , mais elle n'est pas la plus exacte ; M. de Drequiguy n'y parle pas de la Vie de Colbert qui est attribuée à Courtilz , par Bayle dans ses lettres ; quant aux Testamens de Colbert et de Louvois, M. de Brequigny dit que le P. Lelong assure que ces ouvrages ne sont pas de Courtilz ; on ht positivement dans la notice du P. Lelong, que Courtilz fit imprimer en Hollande, en 1694, le Testament de Colbert ; quant à celui de Louvois , le père Lelong cite l'opinion de Bayle qui l'attribuait , ainsi que la Vie de Colbert, à, l'auteur des galanteries des rois de France (lisez des intrigues amoureuses de la France, ouvrage de Courtilz ). L'abbé Lenglet , dans sa Bibliothèque des Romans , p. 88 et suiv. , cite seize ou dix-sept ouvrages de Courtilz:

dans l'exemplaire qu'il a laissé avec des notes manuscrites , il ajoute à sa liste le Testament de Louvois. L'article de la Biographie universelle y sur Sandras de

Courtilz, est encore plus étendu et plus curieux que la notice de M. de Brequigny. Elle ne parle Cependant ni de la Vie de Colbert ni duTestament de Louvois. Rien ne prouve que les Remarques sur le gouvernement du Royaume durant les règnes de Èenri IV , Louis XIII et Louis XIV, soient de notre auteur. J'ignore d'après quelle autorité MM. Chaudon et Feller attribuent à Courtilz les Mémoires de Saint-Hilaire , imprimés à Paris, en 1766, 4 vol.

in-12. Le dépôt central des bibliothèques particulières du Roi , aux galeries du Louvre, possède le manuscrit de cet ouvrage , qui ne paraît pas être de l'aventurier Courtilz. Il commence et finit comme l'imprimé ; on ne peut donc pas dire , comme l'avancent nos deux biographes , aue l'oUv.

ait été termine par l'éditeur.

COUSIN (le président) La Biog. univ.' dit que l'on attribue à ce président la Morale de Confucius , Amsterdam (Paris), 1688, 2 vol. ih-8°, et la Lettre sur la Morale de Confucius, Paris, 1688. Il y a bien des erreurs à démêler dans cette courte remarque :

i°. La Morale de Confucius n'est qu'une petite brochure composée de i32 pages , sans la préface, qui en a 20. Elle parut d'abord à Amsterdam , en 1688. C'est un abrégé du grand ouvrage des PP. Intorcetta et Couplet , intitulé Confucius Sinarum philosophus , etc. Placcius , dans son Theatrum anonymorum, semblait l'attribuer au P. Couplet. Jacques Bernard , analysant Placcius , dans le mois de septembre de la République des lettres de 17 10 , le relève

et affirme nue l'auteur de la Morale de Confucius est le ministre la Brune. Malgré cette assertion , la préface , qui est écrite avec beaucoup de modération , et bien plus dans les Principes du catholicisme que dans ceux du protestantisme, la préface , disje, me porterait à croire que cet abrégé est réellement du président Cousin ; mais l'on ne peut dire la même chose de la lettre sur la morale de Confucius : elle est signée des lettres initiales S.

F***, qui sont indubitablement celles de Simon Foucher , chanoine de Dijon, comme le reconnaît la Biographie universelle ellemême à son article. Cette lettre, revêtue de l'approbation du président Cousin , parut à Paris pour la première fois; dans plusieurs réimpressions , sous le titre d'Amsterdam , elle se trouve tantôt en tête , et tantôt à la suite de la Morale de Confucius ; la dernière et la plus belle édition de ces deux opuscules , est de Paris, chez Valade, 1783, in-12. Il y a des exemplaires en grand papier.

COUSTEL (Pierre), l'un des professeurs des petites écoles de Port-Royal, dont plusieurs élèves, parmi lesquels on compte le grand Racine , ont tenu un rang très-distingué dans l'Etat, dans l'Eglise et dans les Lettres. Cet habile instituteur a publié quelques ouvrages relatifs à l'éducation et à la morale. Moréri , ou plutôt l'abbé Goujet lui a consacré un article plein d'intérêt ; il n'en a point dans la Biogr. univ. :

si l'esprit de parti a occasionné cette omission, il ne pouvait donner un plus mauvais conseil.

L'abbé Goujet paraît porté à

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