III. Exempla de latino déclinant parliumorationum. Parisiis
Rob. Steph., i536, in-8°. Réimprimés sous le titre de Rudimenta
. ' grammaticœ et de grammalicd latind,aucta àJ.AdolphoFrohnio.
Lemgoviœ, Meyerus, i68o,in-8°.
Cet ouvrage a sans doute occasionné le suivant :
Les déclinations ,des noms et verbes que doivent savoir entièrement par cœur les enfans auxquels on veult bailler entrée à la langue latine. Ex fragmentis Maturini Corderii descripta. Lugduniy Ant. Vincenlius. 1 544 » iu-80- Le même ouvrage avec beaucoup de changeraens et sans nom d'auteur. Paris, Rob. Eslienne.
1 5^9, in-8°.
COR ai5
IV. Sentences extraites de l'Ecriture-Saiute, pour les enfans, avec vingt-six cantiques. Paris, i55i , in-8°. Lyon, i56i.
V. Cantiques, hymnes spirituels. Lyon, 1 552 et i56o. in-i6 chez Jean Cariot.
VI. Isagoge summa gramma~ tices. Parisiis, Fr. Steph. i546 , inS°.
VII. Lu su s puériles et epistola monitoria de corruplis moribus vi tandis in ter scholasticos. Parisiis , i555, in-8°.
VIII. Sententiœ proverbiales , sive adagiales , gallico-lalinœ.
Parisiis, Audoenus Parvus, i 549 »
in-8°. — Eœdem , ab auctore auctœ et recognhœ. Parisiis , David, i56i. in-8°.
IX. M. Titllii Ciceronis epistolarum familiarum liber secundus. Aliquot item epislolœ ex cœteris libris tum ai Atticum, tiim ad alios selectœ in gratiam juventutis , cum lalind et gallicd interpretatione. Maturino Corde— rio auctore. Parisiis. Car. Steph.
i559,in-8Q.
X. Principia latine hquendi et scribendi, sive selecta quœdam ex Ciceronis epistolis ad pueros in latind lingud exercendos ; cum interpretatione gallicd. Parisiis , i556, in-8°. Genevœ , Tiguri, 1578, in-8°.
XI. De syllabarum quantitate , regulœ spéciales quas Dcspau— terius in carme n non redegit. Parisiis , Simon Colinœus , i533, in-4°; i537, i542, in-8°.
XII. Conciones varia» 26 gallicœ, ou .cantiones sacrœ , sui-< vant Draudius, 155?, /w-i6 : chez Jean Girardiny en i558. Senebier cite un ouvrage sous ce titre : Sentences extraites à l'usage des enfans hors de l'Ecriture-Sainte ,
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avec 26 cantiques, i55i, /V1-80. (Il faut peut-être lire 155*]), et à Lyon en 1661. Vov. IeD° IV.
X J II- Epines chrétiennes en vers. Lyon, i55^,//i-i6, chez Tachet.— Autre édit. sans indication de lien, 1625, in-8* de 72 p.
XIV. Miroir de la jeunesse pour la former à bonnes mœurs et civilité de vie. Poitiers , pour Pierre et J. Moines frères , i55q,in-i6, réimprimé à Paris, en i56o, sous le titre de Civilité puérile. Cet ouvrage a eu un prodigieux succès. C'est probablement le même oui a v\r arrangé pour les écoles < .ftaoliqnes sous le titre suivant : La civilité honneste pour Vinsiruction des cnfans, en laquelle est mise au commencement ta manière d'apprendre à bien //'re ^prononcer et écrire ( pa rP. Il . E. ) Paris, 162D, /w-8°j et ensuite soui celui-ci : La civilité puérile et honnête , pour V instruction des enfans, en laquelle, etc. , dressée par un missionnaire. Vers 1700 , in-i 2, souvent réimprim. , même dans ces derniers temps : on l'adopta dans une multitude de
Setites écoles. Vers 17 13, l'abbé e la Salle, instituteur des frères des Kcoles chrétiennes, reproduisit cet ouvrage sous une nouvelle forme. On a continué d'imprimer ces différens ouvrages en caractères qui imitent l'ancienne écriture. *
XV. Sententiœ proverbiales , gallico-latinœ , emendatœ et aucfa?, r56o, in-8°.
XVI. Remontrances et exhortations au Roi et aux grands de son roj-aumeyGeènvet i56i, mS°; en vers.
XVII. Colloquiorum scholasticorum libri IV , ad pueros in sermone latino paulatim exercendos.
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Genevœ , i563,* Parisiis , Gabr.
£uor.y i564 , in-8e. Lugduni , Thomas de Straton, i564> risiis , Gabr. Buon. i584» in-8°.
Une des éditions fys plus récentes et les plus correctes est celle de Londres , chez Richard Reily , 1760, in-i2. John. Clarcke a aussi publié à Londres : Corderii colloquiorum centuria selccta , souvent réimprimée. On trouve 1 2 dialogues de Cordier dans l'ouvrage intitulé : Petrarchi et Corderii selecta opuscula. Paris, Rarbou , 1770, in- 12. On en trouve quelques-uns dans le volume qui a pour titre : Faciles adilus ad linguam latinam, Ces dialogues sont le dernier ouvrage de Maturin Cordier : il y a déposé , pour ainsi dire, tout le fruit de sa longue expérience , dans l'éducation de la jeunesse , et c'est ce qui ex-
Slique le succès dont ils ont joui epuis le moment de leur publication ; nous en avons plusieurs traductions françaises :
i°. Par Gabriel Chapuys. Lyon, 1576 , i5;9 , in-8°. Pans , 1646.
2°. ParJ. de Caurres , Paris , de Roigny , i5^8, nouv. édit. revue et corrigée. Rouen, i665, in-18.
3°. Par un anonyme, avec la construction grammaticale, Rotterdam, i65b, in-8°.
4°. Par un anonyme , Paris, veuve de Cl.Thiboust, 1672,^1-1 2.
— Amsterdam ,1729, petit in- 12.
5°. Par Samuel Chapuzeau, Genève, 1666 et 1675, in-i2,sil'on en croit M. Senebier. M. Dumas a joint un dialogue de Cordier, avec la traduction française, au volume qu'il a publié en 1763 , sous le titre de Colloques choisis d'Erasme , traduits en français , in-i6. M. Guilbert, dans ses Mémoires biographiques et littéraires
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àu département de la Seine-Inférieure , Rouen, 1812, iu-8° , t. I, dit que Maturin Cordier naquit à Rouen. SuivantLa Monnoye, dans se» notes sur ta Croix du Maine, il avait été originairement prêtre à l'église de Notre— Dame de Bonue- Nouvelle, à Rouen. C'estdonc mal à propos que dom Liron a donné une place à notre auteur daus sa Bibliothèque chartraine.
* CORGNE(Pifrrk) , chanoine de Soissons ,<a composé , dans le siècle dernier , plusieurs ouvrages de littérature ecclésiastique dont voici le Catalogue:
I. Dissertation théologique sur la célèbre dispute entre te pape S. Etienne et S. Cyprien , Paris , 1725 , in-12. Il chercheà y prouver que la conduite de S. Cyprien ne peut autoriser le refus de se soumettre au jugement du pape, uni avec le plus grand nombre des évêques.
IT. Dissertation sur le pape Libère , dans laquelle on fait voir qu'il n'est jamais tombé. Paris , 1726, in-12, anonyme.
III. Dissertation critique et théologique sur le concile de Rimîni, 1731 , in-12, où il entreprend de justifier le pape Libère, de prouver que la formule de Rimini était orthodoxe , que le pape a droit de présider au concile général par ses légats.
IV. Dissertation critique et théologique sur lemonothélismeet sur le sixième concile général, in-12. C'est une justification du pape Honorius.
V. Mémoire dogmatique et historique touchant les juges de la foi, 1736, in-12; pour prouver , contre l'abbé Legros , que lésé vêtues seuls , à l'exclusion des prê-
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très , sont les juges des questions
de doctrine.
VI. Défense des droits des évêques dans ly Eglise , 2 vol. in-4° , Paris, 1762. L'auteur, en y réfutant le système presbytérien de l'abbé Travers , tombe dans l'excès contraire, en élevant les droits du premier ordre au-dessus de ceux du second. Il y traite une foule de questions étrangères à son sujet. On trouve à la lin de . l'ouvrage une longue Dissertation contre l'institution divine des curés, et pour faire voir qu'ils ne tiennent leurs pouvoirs que de l'évé/iue. En général , tous les ouvrages de l'abbé Corgne renferment beaucoup de recherches \ mais les citations y sont trop accumulées. Il manque de goût et de discernement dans le choix et dans la discussion , et les textes qu'il invoque prouvent souvent le contraire de ce qu'il veut prouver. Tous ses écrits sur les droits respectifs des deux ordres ont été fortement réfutés par le savant Maultrot.
CORNARO (Louis). ^Biographie univ. ne fait pas connaître d'une manière assez précise les traductions françaises de ses différens Traités sur la sobriété. Sébastien Hardy , en 1646, et LaBonodière , en 1701 , n'ont traduit que le premier Traité. M. de Premont , en la même année 1701 , a publié, sous le titre de Conseils pour vivre long-temps , la traduction des quatre Traités. La traduction de M. de Prémont a été réimprimée, en 1772, in-12, avec celle de Lessius, par de La Bonodière , sous ce titre : de la Sobriété et de ses avantages; et ,
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en 1783 , in-i 8 , séparément, sous l'ancien titre.
CORNEILLE (Pierre). La bibliographie de cet article, dans la Biographie univers. , est loin de répondre à son importance et à son mérite.
i°. Ou eût dû citer l'édition du théâtre de Corneille , revue par Corneille lui-même. Paris , Guillaume de Lu y ne , i6r>3 et 1664 , 2 vol. in-fol. Le privilège est daté de i653.
20. L'édition publiée en 1738 , par le censeur royal «loly , mérite beaucoup d'éloges , ainsi que le volume a Œuvres diverses , donné la même année par l'abbé Granet. Ces soigneux et habiles éditeurs ont recueilli nombre de morceaux , qui ne se trouvaient
3ue dans les éditions originales e plusieurs pièces de Corneille. Ils étaient perdus pour le commun des lecteurs , tant ces pièces étaient devenues rares. On doit s'étonner cependantque Joly n'ait pas inséré dans son édition de P.
et de Th. Corneille , un Avis au lecteur , composé par Th. Corneille, pour les OEuvres de P.
Corneille, édition in-fol. On le trouve en tête des Discours sur Vart dramatique dans l'édition de de 1668, en 4 vol. in-i 2; dans celle de 1682, en 4 vol. , ctdans celle de 1692, en 5 vol. Il existe des tirages séparés de cet Avis (édit. in-12), en tête d'un volume sans date et sans frontispice, sur le dos duquel les relieurs ont mis ordinaijuent ces mots : Préfaces de Corneille. On le lit avec d'autant plus d'intérêt , qu'il peut passer pour un petit traité de prononciation française , remarquable par la sagesse et la justesse des
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vues. Je rencontrai M. Renouard, au moment où il allait imprimer, dans son édition de Corneille, cet excellent Avis au lecteur; je lui dis qu'il était de Th. Corneille.
Ce riche libraire , qui» se vante d'être en même temps éditeur et correcteur d'épreuves, pour les ouvrages qu'il publie , nt difficulté de me croire , et me demanda quelques preuves àl'appui de mon assertion ; je lui écrivis , le lendemain , qu'en ouvrant les OEuvres de P. et de Th. Corneille, édition de Paris, 1723, chez la veuve Ribou, il y lirait une note ainsi conçue : » Cet Avis au lecteur est de Th. Corneille. »» M. Renouard voulut bien se rendre à cette autorité ; il a reproduit , dans son édition de Corneille , la note de 1723, mais sans faire mention de celui qui la lui avait fait connaître. C'est son ordinaire.
Un morceau de grammaire , aussi remarquable que cet Avis au lecteur , n'a pu échapper à la sagacité de M. le comte François de Neufchâleau ; aussi , l'a-t-il placé en tête de I \ Esprit du grand Corneille, qui forme les tom. 46 et 47 de la belle collection des meilleurs ouvrages de la langue française, que publie M. Didot l'aîné ; il y a joint un excellent commentaire oii l'on voit que toutes les réformes proposées dans notre orthographe , il y a plus de i5o ans, sont aujourd'hui généralement adoptées. L'ingénieux académicien a cru , sans doute , que des avis aussi sa§cs feraient encore plus d'impression, sous le nom de P. Corneille, que sous celui de son frère Thomas ; c'est ce qui l'aura empêché de les restituer à ce dernier.
3°. La belle édition de Cor-
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heille , publiée par M. Palissot, contient 12 vol. On doit regretter qu'elle ait été exécutée sur un papier trop commun. Les exemplaires en papier velin, sont trèsbeaux. M. Palissot n'a pas connu Y Avis au lecteur y dont je viens déparier.
4°. Le titre des Chefs-d'œuvre Je P. et de Th. Corneille , imprimés à Oxfort , en 1746, in-8°, ne nie paraît pas exact , au moins si j'en juge par une 3e édition ainsi intitulée : Les Chefs-d'œuvre dramatiques de MM. .Corneille , avec le Jugement des sa— vans , à la suite de chaque pièce.
Amsterdam et LeipsicW, Arkstéé et Merkus, 1760, 2 vol. petit in-!2. On trouve en effet , à la fin du 2e vol. , Ariane et le Comte d'Essex , par Thomas Corneille* C'est sans doute ce choix qui a donné l'idée de celui qui a pour titre : Les Chefs-d'œuvre de P.
et de Th. Corneille, nouvelle édit.
augmentée des notes et commentaires de M. de Voltaire. Paris, libraires associés, 177' i i vol.
in-12. Cette édition est très-utile et très-commode pour les jeunes gens.
5°. L'existence de la traduction en vers des deux premiers livres de la Thébaïde de Slace , par Corneille, ne peut être révoquée en doute , puisque Ménage en cite un vers de la page 36 ; mais il fallait ajouter , en l'indiquant , que, depuis le moment où l'abbé Granet a rappelé l'existence de cette traduction , il a été impossible d'en trouver un exemplaire , ce qui porte à croire que Corneille Ta supprimée avec soin.
6°. Corneille n'a fait paraître en i65i, que les 20 premiers chapitres du ier livre de Y Imitation
de Jésus-Christ y traduite en vers français.
70. En citant les Louantes de la Sainte fierge , composées en rimes par S. Bonaventure , et mises en vers français par Corneille, il était convenable d'annoncer que l'abbé Granet avait inséré cet ouvrage dans le recueil d'QEi/vres diverses.
8°. Sur la fin de l'article , le mot epicinia se lit pour epinicia.
CORNELIUS NEPOS. Cet article de la Biographie universelle ne laisse presque rien à désirer.
On y indique avec soin les principales éditions de cet auteur , et les plus importantes traductions qui en ont été publiées en diverses langues. Dans la série des traductions françaises , l'ordre chronologique se trouve un peu interverti par l'omission de l'époque à laquelle parut la traduction du père Vignancour , jésuite ; ce fut en i656, à Paris. Cette traduction a été souvent réimprimée. La dernière édition, peut-être , est celle de Limoges, 1713, sans le nom du traducteur. Je détaillerai, dans la seconde édition de mon Dictionnaire des ouvrages anonymes , les raisons qui me portent à croire que la traduction anonyme, publiée à Paris en 1743, et réimprimée plusieurs fois, est un ouvrage posthumede M. de Préfontaine , auteur d'une traduction iXEutrone , eu 17 10, et éditeur , eu 172b , d'un Cornélius Nepos avec des uotes françaises. Cette édition a été longtemps classique dans l'université de Paris. , . .
COSME, dit De Prague, suivant la Biographie universelle . On
assure que Ton garde dans l'église métropolitaine de Prague le manuscrit autographe du Chronicon Bohemorum que cet auteur a composé. Ce bruit semble détruit par la publication de l'ouvrage intitulé : Scriptores rerum bohemicarum , tontits ^rimus , etc.
Tome premier des Ecrivains de l'Histoire de Bohême, contenant la chronique de Cosme , doyen de l'église de Prague, revue sur un manuscrit de la bibliothèque du chapitre de l'église métropolitaine de Prague ; les deux continuateurs de cette chronique , l'un et l'autre chanoines de Prague :
et un troisième continuateur , moine de Sazava , etc. Prague , 1783 , in-80. Les manuscrits de la chronique de Cosme sont indiqués dans ce volume , et il n'y est point parlé de manuscrit autographe.
S'il eût existé à Prague, les nouveaux éditeurs n'auraient pas manqué de le signaler au frontispice de leur recueil. Voy. VEsprit des Journaux , avril 1784, page 4 1 1 •
COSTA (.Teav A), ou Jean Lacoste. Ce professeur avait encore laissé en manuscrit des Leçons sur les principaux titres du droit civil; M. Sty vard , avocat au parlement de Paris , avait fait ou fait faire une copie exacte de ce manuscrit; mais elle a été égarée pendant long— temps. L'abbé de St. -Léger la retrouva dans un fatras de papiers abandonnés , et en procura l'acquisition à la bibliothèque de Ste. -Geneviève. B.
Woorda le publia avec des notes, à Leyde, eu 1-773 , in-f0.
La Biographie universelle sl renvoyé cet articlea la lettre L. Cette manière de renfermer ainsi les
articles avec le nom principal* est contraire à l'usage adopté jusqu'à ce jour par les p rsotines les plus versées dans l'histoire litté- raire, particulièrement par les dif»
férens -éditeurs du Dictionnaire de Moréri , pendant 60 ans. Klle occasionne souvent des recherchés inutiles aux personnes qui consultent les Dictounaires historiques.
COSTAR ( Pierre ). La Biographie universelle ne s'exprime pas avec exactitude, lorsqu'elle dit que son Recueil des plus beaux endroits de Martial a été publié à Toulouse , en 1689, par G. La Faille ; ce Recueil composé de deux volumes , est dédié à G. La Faille, par un éditeur qui signe son épître : D. C. D. V. ; ce n est donc pas La Faille qui l'a fait imprimer. Le même Recueil donne lieu à une autre difficulté; on y trouve la traduction par L. S. G.
L. A.C, delà Dissertation latine de Nicole sur la beauté des ouvrages d'esprit. Ces lettres initiales indiquent; Le Sietwç Germain Là Faille Ancien Capitoul. Aussi Basnage, dans son Histoire des ou— vrages d s savans ( no verni» re 1693 ) , et Lenglet du Fresnoy , dans la Billiothbque des romans ( pag. 18), présentent Germain de La Faille comme traducteur de Nicole.
COSTARD ( JE\\-PrERRE ), reçu libraire à Paris, le 17 février 1769,' se livra à des dépenses qui épuisèrent bientôt les fonds assez considérables qu'il avait placés dans le commerce. Ce libraire avait du talent pour la poésie ; il en donna des preuves dès 1^65, dans deux héroïdes intitulées: l'une, Lettre
cos
de Caïn après son crime, à Méfiai a son épouse ; l'autre , Lettre du lord IV el fort àmilord Divton son oncle. Il publia en 1770, des Amusemens dramat%, 1 v.in-8°.Ce sont deux contes moraux mis en action. Le principal personnage, du ier drame offre ud modèle ae la plus exacte probité. L'objet du 2* drame estde faire sentir <ju'un mariage bien assorti est l'état le
Ïtlus désirable et la plus grande àveur que le ciel accorde à l'humanité. M. Costard a rédigé plus d'un volume des quatre qui composent le Dictionnaire universel, historique et critique des mœurs.
On lui doit aussi L'ame d'un bon roi, ou choix d'anecdotes et des pensées de Henri I V, Paris, 1775, in-8°; Le génie du pontife, ou anecdotes et pensées de Clément JV/f^Paris, 1775, in-8°. Ces deux compilations se resseutent de la précipitation avec laquelle elles ont été rédigées. Le dérangement de ses affaires força M. Costard de quitter le commerce, vers 1788. Il réunit, Tannée suiv. , les différ.
pièces de poésie dont il était auteur, et les publia sousle titre de Lettres en vers , et opuscules poétiques. 1789, in-12. Ce recueil n ajouta ni à sa réputation ni à son aisance; l'auteur traîna l'existence la plus triste et la plus pénible, dans le cours de la révolution. Vers 1800, il se mit à publier , sous le voile de l'anonyme, diverses compilations religieuses et morales qui ont eu quelque succès. Les principalessont: manuel de. la bonne compagnie.
Paris, i8o3, 1 vol. in-18. Réimprimé p»ur la troisième fois en 1818, chez Ancelle. Le flambeau de la sagesse et de la religion, Paris , Marrot , i&o5, in-12. UE-
cole du monde ouverte à la jeunesse. Paris, Hubert, i8o5, in-12; 1806, in-12. Le Louvre, Louis XV et sa cour. Paris, Frechet , 1807 , in-12. L'homme de bonne compagnie , in-i 2. Ecole de l'urbanité française , ou entretiens d'un père avec ses enfans sur l'usage du monde, etc. Paris, Tardieu, 1810, in-12. Dénuéde toutes ressources, vers 1814, M. Costard fut reçu en qualité de bon pauvre à l'hospice de Ricêtre, et y termina , peu de temps après , une vie qui devait lui être à charge. Il avait environ 72 ans.
L'omission de cet auteur ne peut être reprochée à la Biographie universelle; mais il devrait être mentionné dans le Supplément au Dictionnaire de l'abbé de Feller.
COSTE (P. ). On dit à tort, dans une note de la Biographie universelle , que la traduction des Captifs de Plaute par Coste, en 1716, est la première traduction française de cette pièce; Thomas Guvot , attaché aux petites écoles de Port-Royal , en avait publié une dès 1666. Voy. ce ràoU
" *ÇOSTE (PiERRE) ,néàBayonne, en in32, mort à Paris, vers j8io, cultiva la littérature , sans avoir recours ni au manège ni à l'intrigue pour se faire valoir. Il a négligé de mettre son nom à la tête des différens ouvrages qu'il a publiés. M. Coste fut attaché très-jeune au service militaire ; il débuta , en 1756, dans la carrière littéraire, par des Lettres sur le voyage d'Espagne , qui sont une peinture de ce qu'il a vu en Espaçue : les moines n'y sont pas ménagés ; l'auteur ra-
cos , cos
conte, de leur part, des horreurs grette que M. Goste n'ait pas fait inconnues chez les peuples les imprimer à Paris la première réplus sauvages. La plupart des futation qu'on ait composée des articles tirés de la littérature es- paradoxes littéraires que Mar-
Ïiagnole qui out paru dans le montel a semés avec profusion ournal étranger , sont de lui ; et dans sa Poétique. Il eut fallu, il a traduit de cette langue, en pour cela, rompre un engage- I77*> » plus>eurs nouvelles de Cer- ment que M. Coste avait contracvantes, entre autres La Bohé- té avec un libraire d'Amsterdam ; mienne t qu'il a fort embellie. Il mais l'auteur s'y refusa, par le publia en 1789 un Voyage sup- sentiment d'indifférence qu'il a posé au pays de Bambouc , rem- toujours eu pour la renommée, pli de vues intéressantes sur dif- M. Palissot assure que M. Coste férens objets de commerce. A la a traduit de l'anglais le Voyage même époque, il rédigea des let- du com inodore Byron autour du très adressées àux grands, dans monde. Cela veut dire probablelesquelles il faisait valoir avec ment que M. Coste a beaucoup force, mais sans excès, les droits contribué à cette traduction , qui du tiers-état. En 1800, il fit pa- a fait tant d'honneur à M. Suard , rattre, sous le nom de mademoi- comme M. l'abbé Roger, exselle Dumesnil, des Mémoires, jésuite , avait contribué, en 177 1, où. cette célèbre actrice est ven- à la traduction de l'Histoire de gée comme elle devait l'être, de Charles-Quint, et comme M. Janfa légèreté injurieuse avec la- sen contribua , en 1779, a ce^e quelle mademoiselle Clairon a de l'Histoire d'Amérique. Dans varié d'elle dans ses Mémoires, ses dernières années, M. Coste a Ce qui a frappé dans cet ouvrage , eu la plus grande part à la rédacc'est l'excellent goût que suppose tion de plusieurs des sept volu— la manière dont l'auteur y a mes de l'Almanach des gourjugé nos spectacles et tous les mands.*On trouve un petit article abus qui paraissent tes menacer sur notre auteur, sons le nom de d'une subversion inévitable. 11 a Costé, dans la Biographie des publié en 180?. des Nouvelles /ne- hommes vivons , publiée en 1 81 7 . dites de Cervantes et autres auteurs espagnols , 2 vol. in-12. On * COSTE{ Bertrand de ta), né a doit encore à M. Coste un Essai Paris , dans Je fauxnourg St-Marsur les prétendues découvertes ceau , embrassa l'état militaire, nouvelles , dont la plupart sont et servit en France , en Pologne, âgées de plusieurs Siècles. Paris , en Danemarck et en Russie. Après i8o3, 1 vol. in-8°. Cet ouvrage a avoir parcouru presque toute rappelé celui de Dutens sur le l'Europe , il s'arrêta à Hambourg même sujet, mais il n'a pas fait et y passa plusieurs années; le autant de sensation. M. Palissot séjour de cette ville finit par l'enconnaissait particulièrement M. nuyer ; il se retira à Amsterdam ,
profité. Le célèbre critique re- la quadrature du cercle , etc.; et