DAU
in-12. C'est comme la seconde partie de l'ouvrage précédent.
Ce théologien a fait aussi réimprimer avec des additions quel" ques opuscules d'autres auteurs , soit theoîogiques ,soit ascétiques.
On trouve sur M. Daon un bon .article dans 1rs Additions au Moréri , de l'édition de 1759, t. 10.
D AUDE (le P. Adrien), jésuite , docteur en théologie et professeur ordinaire d'histoire dans l'université de Wurtzbourg , mort en 1^56. On a de lui plusieurs volumes d'un ouvrage exact et judicieux intitulé : IJistoria universalis et pragmatica romani imperii regnorum, etc., in-4°. Le premier volume parut en 1748, la suite du second tome fut publiée en 1756. Elle va depuis 476 jusqu'en .
1800. Il est fâcheux que la mort ait enlevé cet historien avant qu'il eut achevé la vaste carrière dont il avait si heureusement atteint le milieu.
DAUDÉ (Pierre), né àMarveîols , ville du Gévaudan (Lozère), le 20 septembre 1654. Après avoir fait de bonnes études à l'académie de Saumur et à Genève, il alla à Puy laurens pour y faire ses cours de philosophie et de théologie. Il quitta la France au commencement de l'année 1680 pour aller en Angleterre continuer ses études en théologie. Il y prêcha avec succès en 1681 ; mais il renonça à la profession de ministre pour entrer dans la famille de Trévor , de la province de Sussex, en qualité de précepteur du fils de la maison, tin excès de défiance de ses forces empêcha P. Daudé d'écrire quelque chose de suivi
DAV 239
sur les mathématiques , sur la philosophie naturelle et sur la métaphysique, où il avait fait de grands progrès. Il avait écrit sur ces diverses sciences bien des choses qu'il a jetées au feu luimême ou qu'il a voulu que son héritier brûlAt ; on ne connaît de lui qu'une traduction d'un morceau de Chubb sur YAmour-propre et ,V amour de bienveillance, imprimée à Amsterdam avec .
d'âutres pièces fugitives , chez Mortier, en 1730. P. Daudé mourut le 29 janvier 1733 , dans sa soixante-dix-neuvième année.
DAUDÉ (Pierre), neveu du précédent, naquit aussi à Marve- )ols ; il alla à Londres , en 1725, pour avoir soin de son père , qui était réfugié ; il s'acquitta si bien * de ce qu'il devait à ce bon père , qu'il perdit en 1729, que son oncle le retint auprès de lui , pour en faire son héritier. Il mourut, le 1 1 mai 1764» âgé de 73 ans. On a de lui un ouvrage latin etquel-
3ues traductions de l'anglais .
ont on trouve les titres dans la Biographie universelle , qui , en renvoyant à l'éloge de P. Daudé, dans la Bibliothèque britannique de 1733 et années suiv. , tom. Ier, a évidemment confondu l'oncle avec le neveu.
DAVESNE( François) , écrivain fanatique et séditieux , du temps de la Fronde , dont les opuscules sont entièrement oubliés aujourd'hui. M. ImbertdeCangé, amateur de livres, très- connu au commencement du xvm* siècle, avait pris la peine de recueillir ces opuscules. Xa Biographie universelle s'est donné la peine bien plus inutile d'en donner un dé-
24o DA.V DAV
tail fort ennuyeux. Le rédacteur la maison de Soubise. Si la Bio-
de l'article cite quatre fois M. Im- graphie universelle eût su que J.
bert , sous le nom de du Cangé. David avait géré les affaires de
Tous les bibliographes contem- cette maison peut-être n'eût-
porains ont écrit de Cangé. elle pas trouvé tant de vanité
' , dans le legs qu'il lui fit par tes-
DAVID. II est malheureux qu en tament , dyune grande partie de
voulant indiquer e premier ou- sa fortnne.
vrage portant la date certaine de B ,e dans sa République des
son impression, la Biographe lettreSiQj0us présente M. David
universelle ait laisse une faute comme tres^onnu parmi les sa
dànsl indication de cette date. vans, par son érudition et par la
En effet, ce fut en 1 année i457, guerre qu'il a faite à MM. deMar-
et non en i453 , que fut imprime ca Justei cl de Launoi. Il atta-
le fameux Psautier de Mayence. qua aussi le rainistre Larroque,
* DAVID (Maurice), avocat qui lui repondit dans l'écrit inti-
au parlement de Dijon, naquit l"]e: Conformité des Eglises re-
en cette ville, l'an 1614. Il avait formées de France avec les an-
épousé Marguerite de Thésut, cltens » considérations servant de
dont il eut plusieurs enfans, et réponse à ce que M. David a qu'il perdit avant 1660 , puisque - !£nt. c<mtre la dissertation de
vers ce temps-là il reçut la pré- Pholm- Rouen, 1671 , m-40.
trise. H fut choisi en i663, pour . . .
•upérieur du monastère du réfu- * DAVOT ( Gabriel). L article
Dijon le 1 1 novembre 1670. Il a ement être augmente par MM. donné au public un ouvrage qui les collaborateurs de la Biog. a pourtitre: Animadversiones in umv'^ lIs, ont entièrement negliobservationes chronologicas Pos- 6e. : Pour m?1 > Ie rae contentesini ad Pachrrnerem. Divione, rai de. rectifier et de compléter apudP. Palliot, 1679, in-4*. Ce ce. «Ç» c0™e™e 1 "îî ™\™& petit volume est rare et estimé. •»®£,Pa.r ,M* Da!0t* 1 6§t ,nt.Vtu" L'abbé Joly a inséré à la fin du Ie : J*?"" sur d"'er?% matières second volume des Mémoires de de drf'J fianc?ls^ a 1 «sa&c d" Brurs , plusieurs lettres de Mau- duché de Bourgogne et des autres rice David au célèbre Du Cange. PW* ressorti s sent au parle- Us réponses de Du Cange sont ment de Dijon , Dijon 1 i75i-i757, restées manuscrites, et elles se 7 vol. petit m-8°. L éditeur , Jean trouvent à la bibliothèque du Banneher, publia a Dijon, en roi, ainsi que des lettres de M. de 176'5, un oe volume, pour conti- Mazaugues dans un exemplaire nuation, sous es titre : Coutume des Animadversiones, qui ren- du duché de Bourgogne, et cahiers ferme aussi le manuscrit original servant à I nterpréter etc. , avec de l'auteur. des observations. On doit probablement au même éditeur la la- DAVID (Jean ) , intendant de ble générale des matières conte-