‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 149 sur 305 · DEF · texte numérisé non relu

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nues dans les 8 tomes des Traités du droit français, Dijon, 1767 , petit in-8°.

DEBONNAIRE (l'abbé ) , un des nombreux traducteurs de V Imitation de Jésus-Christ. M. Chaudon s'est bien mépris , lorsqu'il l'a présenté comme auteur de difierens ouvrages en faveur de la constitution. La Biographie universelle n'est pas plus véridique , lorsqu'elle avance que cet abbé prit vivement parti contre les jansénistes, dans les démêlés qui troublèrent l'Eglise de son temps; ce fut tout le contraire:

l'abbé Débonnaire se montra un ardent défenseur des partisans de Port-Royal. L'abbé de Feller a abrégé l'article de M. Chaudon ; mais il a conservé la méprise sur les ouvrages en faveur de la constitution. Grosley , dans ses Mémoires sur les Troyens célèbres , a peint cet écrivain sous ses véritables traits.

DEFORIS (Jean-Pierre). Dans une note de l'article intéressant que donne la Biographie universelle sut ce bénédictin ,on dit que la traduction française de la Défense de la déclaration du clergé forme les tomes XIX et XX de l'édition des OEuvres de Bossuet, dirigée par D. Deforis. Il fallait ajouter que c'est l'édition de cette excellente traduction , publiée en 1 774 , avec des augmentations, par le savant traducteur Charles- François Le Roy , ex-oratorien.

On doit encore à D. Deforis l' Exposition de la doctrine de V Eglise sur les vertus chrétiennes , contre les articles que M. l'évéque du Mans a fait signer aux PP. de l'Oratoire, et examen de la lettre

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apologétique du P. Duverdier (depuis évêque de Mariana , en Corse), assistant du* R. P. General , in- 12 de 3o4 pages, en France (Paris), 1776. (/est mi éorit très-virulent, dans lequel la congrégation de l'Oratoire n'est cnère plus ménagée que M. de Orimaldi, évêque du Mans.

DELTLLE (Jacques). On est assez disposé à excuser les éloges excessifs donnés à ce grand poëte, dans la Biog. univers. , quand on se rappelle que l'éditeur est chargé du débit des ouvrages de l'immortel traducteur de Virgile et de Mil ton. Cependant , comme la plus sévère exactitude doit présider à la rédaction d'une notice biographique, surtout quand il s'agit d'un auteur très-célèbre , je me permettrai de relever , dans l'article Dclille , quelques réticences réfléchies ou quelques fausses assertions.

i°. On dit que M. Delille se fit d'abord connaître par quelques odes. Pourquoi ne pas citer celle qu'il adressa à M. LefrancdePompignan , et dont on trouve quelques strophes dans V Année littéraire de rrér on , 1768, t. v, p. 47.

Il existait alors une douce liaison entre les deux poètes ; l'on savait déjà que la traduction des Géorgiques de Virgile, en vers , j>ar M. de Poinpignan , était trèsavancée , pour ne pas dire terminée. Le jeune Delille, qui était pénétré d'admiration pour Virgile , et qui déjà avait commencé à traduire aussi en vers son plus bel ouvrage , obtint aisément communication du travail de M. de Pompignan ; il le lut sans doute avec?enthousiasme:el avec la riche mémoire dont la nature

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l'avait doué, il dut en retenir beaucoup de vers. C'est la seule manière d'expliquer pourquoi Ton trouve dans les Géorgiques de M. Delille , quelques vers empruntés à M. de Pompignan, puisque celui-ci n'a fait impr. sa trad.

qu'en 1784? pour la première fois.

20. La traduction des Géorgiques ne parut qu'en 1770, in-o° , grand et petit papier, et in- 12.

Il en a été fait cinq éditions , au moins , pendant le cours de cette année. Ce fut en 1786 «jue Fauteur y fit , pour la première fois , d'importantes corrections , et la fit paraître avec des variantes. En I780., Y Armée littéraire mit en parallèle plusieurs morceaux des Géorg. , traduits par Malfilâtre, avec les mêmes morceaux trad.

par l'abbé Delille; Clément, dans ses Nouvelles Observations critiques, en 1772, n'en avait cité que de courts passages ; c'était néanmoins unexbonne fortune pour lui , car les essais du jeune Malfilâtre sont d'un mérite supérieur.

3°. Ce n'est pas en 1700, mais en 1782 que parut la première édition du poème des Jardins.

■ 4°. En annonçant les Poésies fugitives de l'abbé Delille , il fallait témoigner quelques regrets de n'avoir pu retrouver son ode à M. Lefranc de Pompignan.

M. Charles Reraard , conservateur de la bibliothèque du château royal de Fontainebleau, m'a communiqué un manuscrit de sa composition» intitulé? Supplément nécessaire aux Œuvres de J. Delille , ou Examen général de ses différens poèmes originaux , et de ses traductions en vers , dans lequel on met en évidence les emprunts innombrables qu'a fciu ce poète à une foule

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d'auteur* qui ont traité avant lui les mêmes sujets ; avec des remarques littéraires et critiques , et une préface indispensable à lire.

Ce travail, dans lequel je trouve unegrandeconnaissance des littératures latine, anglaise et italienne, sera utile à la jeunessestudieuse : elle y verra par quelles études rofondes et variées, le chantre e V Imagination s'est préparé à la composition de ses ouvrages.

DELAUDUN (Pierre). Suivant M. du Masbaret, il y a des corrections à faire en cet article de Moréri, des retranchemens et des additions. La Biographie universelle a corrigé les principales fautes de Moréri ; néanmoins le nouvel article donne aussi lien à des corrections , à des retranchemens et à des additions. Je puiserai tout cela dans le manuscrit de Colletet.

Pierre Delaudun naquit en i5i5, dans le duché d'Usez, au village d'Aigaliers dont son père était seigneur. Il perdit ce père fort jeune; mais un de ses oncles, nommé Robert Delaudun , aumônier du roi et principal du collège de Narbonne, à Paris, le força de venir à Paris pour achever ses études. Il étudia ensuite en droit,* se fit recevoir avocat au parlement deToulouse,et fut pourvu de la charge de procureur du collège de Narbonne. Il avait cette place en 1597 , époque ou il publia plusieurs poèmes. Sa r émulation naissante le fit râtrouire chez le prince de Condé qui le nomma son conseiller ordinaire. Après un assez long séjour à Paris , Pierre Delaudun retourna dans son pays, où il mourut de la peste en 1629 , pourvu de

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la place de lieutenant de juge en la temporalité d'Usez, place que Son père avait ene. Les ouvrages de P. Delaudun sont:

I. Les Poésies de Pierre Delatr* dun d'Aigaliers , contenant deux tragédies ( Dioctétien et Horace ), la Diane, mélanges et acrostiches.

Paris, i5g6t in- 12. Le martyre de S. Sébastien se trouve décrit dans la première tragédie ; c'est probablement ce qui a fait donner à cette pièce , dans quelques ouvrages, le titre de Martyre de S.

Sébastien.

IL La communion du vrai catholique, devant et après cette sainte solennité, 1597, in- 12. Ce petit poëme, divisé en deux parties, est composé d'un genre de vers que l'auteur appelle demisonnets, et dontil fut l'inventeur.

Cette invention n'a pas trouvé d'imitateurs.

Iïï. L'Art poétique français (divisé en cinq livres). Paris, du Breuil , i5g8, in-12. Golletet en trouvait la disposition assez bonne et le style assez net.

IV, Le paradis d'amour, ou la chaste matinée du fidèle amant.

C'est un mélange de vers et de prose, Composé à l'imitation de la Bergerie ae Remi Bel] eau. L'JEpitre liminaire , dit Colleter , ne contient que les lettres capitales de son nom.

V. La Franciade , divisée en neuf livres, et dédiée au roi de France Henri IV. Paris, 1604, in-12, avec de savantes notes, par Robert Delaudun , qui paraît avoir été éditeur de cet ouvrage.

L'oncle s'imaginait que le neveu avait rendu aussi céleb re, par ce poème , la gloire de Henri-le- Grand, qu'Homère et Virçile avaient rendu fameuse celle d'A-

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