‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 15 sur 305 · ALC · texte numérisé non relu

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les mêmes indications et de faire les mêmes réflexions.

M. Chaudon avait tiré ce morceau de bibliographie presque en entier du Dictionnaire de l'abbé Ladvocat, édition de 1760. Les auteurs de la Biographie universelle l'auront considéré comme un article du Domaine public.

ALBORNOS ( le cardinal ) , archevêque de Tolède dans le xiv* siècle. Sa qualité ne l'empêcha pas de porter les armes ; ce fut par son courage et par son zèle que les donations faites à l'Eglise dès le temps de Pépin et de Charlemagne , reçurent leur entier accomplissement. Aucun de nos dictionnaires historiques ne renvoie à l'ouvrage intitulé la Vertu ressuscitéef ou la Vie du cardinal Albomosy surnommé Père de VE* glise , histoire parallèle dédiée à Mgr. le cardinal de Richelieu, «ère de la France , par lechev. deLescale. Paris*, Toussainct Du Bray , 1620, in-8° de 3 18 pag. L'abbé de Saint-Léger regardait ce volume comme rare et curieux. Un premier frontispice gravé représente Albornos et Richelieu couronnés par deux anges. On lit dans le haut de la devise : Duo lucida sidera cœlis ; et celle-ci aur bas : Duo prospéra nomina terris.

ALCINOUS. Il y a au moins huit méprises dans l'article de la Biographie universelle sur ce philosophe. Au lieu de les relever ici minutieusement, j'aime mieux présenter aux lecteurs un nouvel article en regard de celui de la Biographie.

Article nouveau.

ALCINOUS , philosophe plato* nicien, qui vivait au commeUce-

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Suite et un article de la Bieg. unw. Suite de l'article nouveau,

croit , au commencement du 2* ment du second siècle de l'ère siècle. Les détails de sa vie ne chrétienne. 11 ne nous reste de nous sont point parvenus , et nous cet auteur que l'ouvrage in titulé ne le connaissons guère que par Introduction à la philosophie de •on Introduction à la doctrine de Platon, en grec, il en existe en Platon, dont MarsileFiciu fit une cette langue une édition de Veyersion latine. Elle fut publiée nise, 1 52 1 , in-8°, avec l'Apulée, pour la première fois avec divers par les Aides; et une autre de Leiptraités de Jamblique , Proclus , sick , 1783, in-8° , revue par J. F. Porphyre , Synesius et autres pla- Fischer , à la suite de TEutyphron toniciens , rendus , in œdibus etautres dialogues de Platon; nous Aldi, 1497» in"fol- a sou- en avons plusieurs traductions lavent été réimprimée depuis. tincs. La plus ancienne et la moins

estimée est celle de P. Ralbus , évéque de Tropea. Elle parut pour la première fois à Rome en 146g , in-fol. , avec les œuvres d'Apulée, par les soins de Jean , évéque d'AJerie. A. Koberger l'a réimprimée à Nuremberg , en 1472. La seconde est celle de Jacques Carpentier l'orna d'un ^arsile Ficin dont la première >mmentaire qui parut à Paris, ed.,t,on P»™,1 en ^97 > •"-fol. ,

vue , i° par Jacques Charpentier,

Srofesseur du collège de rrance , ont on a un ouvrage sous ce titre : Platonis cum Aristotele in universâ philosophie comparatio, aiue hoc cqmmentario in Alcinoi instilutionem adejusdem Platonis doclrinam , explicatur. Parisiis, Daniel Heinsins l'inséra , de la 15^3, 2 vol. in-4°, 20 par Daniel même manière , dans ses éditions Heinsius , qui la reproduisit à de Maxime de Tyr. Leyde, 1608, Leyde en 1017 , avec le texte en 1617; Oxone, 1067, in-8°. On la regard, à la suite de Maxime de trouve en latin dans les premières Tyr. Alcinoùs fut réimprimé sééditions d'Apulée. Rome, 1469 et parement avec la version latine 1472; Venise, Aide, i52i, etc. , et dlleinsius , à Oxfort, en 1667, dans Y Histoire de la philosophie in-8°, par les soins de J. Langde Stanley, publiée par Oléarius. baenius et de J. Fell. Il existe en- , 171 1 , in-4°, p. 326 : elle core une autre traduction latine

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Suite dun article de la Biog. urne, a été traduite en français par M. Combes Do un ou*. Paris, 1800, in-12.

ALCIPHRON. L'édition de ses lettres, Utrecht, 1701 , citée par la Biographie universelle , est en grec seulement. Elle ne renferme pas de version latine. La traduction française de l'abbéRichard est citée sans aucune réflexion. C'est trop- s'écarter de l'excellente manière de M. Chaudon, qui joint en général un jugement court et précis à ses indications. Ce jugement , au lieu d'être sec et dogmatique , présentait presque toujours la quintessence de l'opinion des journalistes les plus impartiaux. Ce sont ces résumés qu'on dîme à trouver dans un dictionnaire historique; ils contribuent à former le goût des jeunes cens.

3La traduction de l'abbé Richard est assez exacte ; elle est accompagnée de notes instructives sur toutes sortes de sujets.

*ALEGRE Cd'), gentilhomme, mort vers 1736, a publié plusieurs iouvrages, mais il n'a jamais voulu qu'aucun parût sous son nom , le titre d'auteur n'étant pas apparemment de son goût. Le Journal des sa vans, du mois de décembre 1736 , nous apprend qu'on lui doit la traduction de Gulistan, ou Yjpmpire des roses, publiée *n 1704, i vol. in-12, et de VHis-

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Suite de t article nouveau»

d'Alcinoùs , par Denis Lambin , imprimée avec le texte et avec de»

scholies , à Paris , en 1567, in-4°« M. Combes — Dounous , ancien membre du Corps législatif, a publié la première traduction française de cet ouvrage. Paris, Didot l'aîné, an 8 ( 1800), in-8°.

( Panzer , Annales tjrpographici ; M. Renouarè, Annales des Aides; divers catalogues. )

toire de Moncade , dont les principales aventures se sont passées au Mexique. Paris , 1736, 2 part.

Le libraire a joint à cette nouvelle espagnole le Marquis de Lejra, qui n'est pas du même auteur. On croit généralement que d'Alègre est le principal auteur de la Coquette ou la Fausse prude, et de V Homme à bonnes fortunes, comédies qui ont été représentées sous le nom du célèbre comédien Baron. Maupoint, auteur de la Bibliothèque des théâtres, 1733, in-8°, <\\t positivement que la Coquette fut attribuée à un gentilhomme auteur de la Vie de Henriette Silvie de Molière. On avait dit la même chose, en 1730, dans la Lettre sur Baron et mademoiselle Lecouvreur, brochure attribuée à l'abbé D'AUainval , mais qui paraît être plutôt de l'avocat Coquelet , son contemporain. On a sous le nom de M. d'Alègre un petit poëme intitulé F Art a" aimer. Paris, vers 1737, in-12.

ALEMBERT ( Jean-le-Roxd d').

L'article de M. Chaudon sur cet homme célèbre , est remarquable par la modération, par la franchise et par l'impartialité. Il rend justice à ses rares taleus; il loue

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ses bonnes qualités ; mais il ne dissimule pas ses défauts. L'abbé de Feller a porté sur ce philosophe les jugemens les plus contradictoires. Après l'avoir peint dans le cours de son article comme un homme plein de circonspection et de prudence , il cite le portrait qu'en a tracé un critique de nos jours, et où il est représenté comme un homme qui a caché sous le masque de la modération toutes les convulsions d'un amourpropre outré et vindicatif, tous les excès de la haine la plus bilieuse et la plus vindicative, etc.

Le passionné biographe va jusqu'à attribuer à d'Alembert l'ouvrage médiocre intitulé : Histoire de l établissement des moines mendions, Avignon, 1767, in-12, que la France littéraire de 1778 donne à M. Poullin deLumina. On peut affirmer que l'ouvrage n'est pas de d'Alembert.

Il va encore plus loin , en faisant tomber sur d'Alembert le bon mot attribué à madame du Deffand contre les philosophes modernes. Rien de plus invraisemblable , puisque nous savons par madame du Deffand ellemême que d'Alembert était excepté de l'éloignement qu'elle avait pour la plupart de nos philosophes. Voy . sa Correspondance avec Walpole, tom. 4* pag. 224.

D'ailleurs, madame du Deffand cite ce bon mot d'une manière beaucoup plus piquante que l'abbcde Feller : On m'attribue, dit-elle, un bon mot sur les philosophes modernes, dont je ne me souviens point , mais je l'adopterais volontiers. On disait que le roi de Prusse ou le roi de Pologne vantait beaucoup nos philosophes d'avoir abattu la foret des pré-

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jugés, qui nous cachaient la vérité ; on prétend que je. répondis :

Ah! voilà donc pourquoi ils nous débitent tant de fagots! Voy. sa Correspondance avec Walpole, tom. i*r, pag. 222.

Quoi qu en dise la Biographie universelle, on ne trouve aucun morceau inédit dans la collection des œuvres de d'Alembert , publiée en 18 vol. in-8°, par M. Bastien.

ALER (Paul), jésuite allemand , qui a été professeur d'humanités au collège de Cologne. La Biographie universelle cite sous le nom de ce professeur le Gradus adParnassum, qu'il publia à Cologne vers 1680, et qui est classique depuis plus d'un siècle dans difFérens pays. Il est facile de prouver que c'est à la France que l'on est redevable de cette utile production.

On vit paraître à Paris , chez le libraire Benard , dès i652, l'ouvrage intitulé : Epithetorum et synonymonim thésaurus. Cet ouvrage, attribué au père Chati lion, jésuite , eut du succès. On le réimprima en i654* Le même libraire fit paraître, en 1659, le volume qui a pour titre : Novus sjrnonymO" rum, epithetorum et phrasium, seu elegantiarum poelicarum thésaurus , sive Gradus ad Parnassum, thesaurum Virgilii,Smctiumy etc.

Complectens, opus emendalissimum pariteret poliiiori elegantiA excultissùnum , ab uno h soc. Jesu recognitum. Cet ouvrage était à sa cinquième édition en 1662. Ce fut en 1667 qu'il commença à porter le titre ue Gradus ad Patynassum. On trouve en tête un avis de deux pages sur l'utilité et l'usage de ce livre, et vers la fin un

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appendix brevissima quorumdam vocabulorum quœ in hoc libro desiderantur.

Le titre seul de cet ouvrage prouverait que le P. Aier s'en est emparé , en le corrigeant et en le perfectionnant. Mais il ne reste plus de doute sur l'identité des deux ouvrages , quand on remarque en tête du Gradus du P. Aler la traduction latine de l'avis français qui se trouve en tête du Novus synonymorum thésaurus de l'anonyme parisien, et à la fin un appendix brevissima quorumdam vocabulorum quœ in hoc libro desiderantur.

Bientôt l'ouvrage fut réimprimé à Rouen et à Paris , sous le nouveau titre que le P. Aler lui avait donné. En 1710 , la veuve de Simon Benard , rentrant pour ainsi dire dans une propriété qui avait été enlevée à son mari, obtint un privilège de cinq ans pour réimprimer à Paris seulement le Gradus ad Parnassum. En 1712, elle (céda son droit à J. Barbou , qui fit paraître dès 1713 une édition assez soignée de cet ouvrage.

Les explications tirées de l'histoire , de la fable et de la géographie s'y trouvent en latin et en français. Dans ces nouvelles éditions, à dater au moins de 1701, Y avis sur l'utilité de ce livre n'est

S lus celui que le P. Aler avait trauit du français ; c'est une cen- •ure assez fine des plagiats faits à l'ouvrage par l'auteur du Regia Parnassi, En 1722 , le célèbre P. Vaniere fit des corrections et des additions tant au Gradus qu'au Regia Parnassi , pour les libraires Bruyset , de Lyon. On fit encore des augmentations successives au Gradus, à Paris, chez le libraire Brocas, en 1732, et

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chez Barbou , en 1734 ; à Rouen , en 1750, en 1779 et en 1788. Plusieurs de ces éditions ont été reproduites à Lyon et à Poitiers.

Les frères Deville publièrent à Lyon , en 1 742 , une nouvelle édition du Gradus ad Parnassum , avec les explications traduites en espagnol. L'ouvrage est partagé en 2 vol. in -8°. Pour le .rendre véritablement utile aux Espagnols, on a placé à la fin du second volume un vocabulaire de tous les mots du Gradus traduits en espagnol , avec le latin à côté.

En i8o4 et en 1809, M. Aines donna à Lyon une* édition du Gradus, revue et corrigée. En i8o4 et 1806, M. Boinvilliers fit de nouvelles corrections à cet ouvrage pour la maison Delalain.

Cet éditeur affirme dans son avant- propos de 1806, que le Gradus est l'abrégé du grand Dictionnaire poétique du père Vaniere. Il le confond apparemment avec l'abrégé de ce dictionnaire , publié dix ans après le grand ouvrage, c'est-à-aire en 1715. Enfin, M. Noël, en 1810, a reproduit le Gradus avec des augmentations considérables, sur le plan du grand dictionnaire du P. Vaniere.

Les Hollandais, les Italiens et les Anglais n'ont point adopté les augmentations diverses faites à Paris au Gradus ad Parnassum.

Ils l'ont réimprimé d'après le texte du père Aler. Telles sont les éditions d'Amsterdam en 1707 et en n 23 ; de Bois-le-Duc en 1767 ; de Venise èn 1747 \ de Londres en 1686, 1725 et 1773. Cette dernière édition est due au savant philologue Th. Morell. Elle contient l'indication des ouvrages d'où sont tirés les vers dont les

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