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auteurs seulement étaient cités dans les éditions de Cologne. On remarque aussi dans cette édition la désignation entre deux parenthèses de l'espèce de vers cités autres que les Hexamètres et pentamètres. Ces additions sont aussi utiles nue commodes pour les lecteurs.
Il résulte de ces détails que les jésuites français ont le mérite d'avoir exécuté et perfectionné le Gradus ad Pamassum.
( Divers catalogues. )
ALESTR1 (Richard). Il est dit dans Moréri qu'il mourut le 8 janvier 1680 ; il fallait dire le 28 janvier. On écrit aussi Allestry.
Cette différence d'orthographe, dit M. du Masbaret, a produit dans le même Moréri un second article plus long et plus exact que le premier. On trouve dans la Biographieuniverselle un bon article sur ce théologien anglais, sous le mot Allestrjr.
ALEYN ( Charles ) , poëte anglais. « En 1639, ditîa Biographie universelle , il publia V Histoire aVEurj-ale et de Lucrèce, Cette histoire, qui n'est qu'une traduction , se trouve parmi les épîtres latines d'iEneas Sylvius. »
Cela veut dire que Charles Aleyn publia en i63<) Y Histoire aV Euryale et de Lucrèce, traduite du latin d'jEneas Sylvius en anglais. Il ne suffit pas de savoir l'anglais pour bien traduire une notice littéraire, il faut encore connaître la langue de la bi biographie.
ALFÈRE (Ocer), regardé comme le premier historien d' Ast, •a patrie , n'a point d'article dans
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la Biographie universelle; son article dans Moréri est à Ogerius Alferius. Ce que l'on remarque, dit M. du Masbaret, qu'il était de Y illustre maison des Alfères , fait toucher au doigt que l'article est mal placé.
ALFIÉRI ( Victor ). Suivant la Biographie universelle , on a publié en France trois traductions d'Alfiéri : cette ^numération est.
incomplète ; car j'ai sous les yeux une quatrième traduction, sous ce titre : Panégyrique de Trajan , par Pline, nouvellement trouvé, traduit du latin en italien par M. le comte Alfieri , et \U l'italien en français par M. de S***,, de l'académie royale de Florence.
Paris , 1787 , in-8° de 68 pag.
ALGAROTTT. A la suite de ses Lettres sur la Russie , imprimées en 1769, on a ajouté un Essai sur la durée des règnes des sept ro/s de Rome , d'après le système de Newton; mais cet ouvrage ne saurait appartenir à Algarotti , puisque l auteur de cet Essai cite Y Histoire critique du gouvernement romain , qui n'a paru qu'eu 1765, c'est-à-dire un an après la mort de ce comte ; d'ailleurs , Cette production n'est guère dignedes talens d' Algarotti.
ALKMAR ( Henri d' ) , auteur d'un poëme en vieux langage allemand très-fameux sous le titre deRainier le Renard. Cet article, rédigé avec soin dans la Biographie universelle , donne cependant lieu à plusieurs observations.
i°. Le nom de Henri d'Alkroarest le masque de Nicolas Bauman, jurisconsulte de Juliers , suivant un mémoire de ses descendans , inséré par Busching vers 1784 >
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dans son Magasin pour l'histoire et la géographie des temps modernes.
2°. L'auteur de l'article affirme que le poëine du Renard a été traduit dans la plupart des langues : en latin , en italien , en danois, en suédois, en anglais et en français ; mais il a oublié de citer la traduction française qui est intitulée : le Renard , ou le Procès des bêles. Bruxelles, i73o, in-8°.
Elle a été réimprimée à Paris sous ce titre : les Intrigues du cabinet des rats , apologue national destiné à l'instruction de la jeunesse et à l'amusement des vieillards.
Paris, 1788 , in-8°, avec 22 planches gravées en taille-douce.
3°. La traduction latine de ITartman Schopper est en vers :
elle a paru pour la première fois à Francfort, en 1567 , in-4°.
ALLATNVAL (l'abbé d'). L'article de la Biographie universelle sur cet écrivain renferme une méprise dans laquelle tombent assez fréquemment les personnes
S eu versées dans la bibliographie, in y dit que l'abbé d'Allainval donna une édition corrigée et augmentée de l'ouvrage du P. Rigord, jésuite, ayant pour titre : Connaissance de la mythologie. L'ouvrage du père Rigord était resté manuscrit, D'Allainval en fut l'éditeur, avec le libraire Simon.
M, Chaudon s'était exprimé avec exactitude sur cet objet.
C'est sur la foi de l'abbé Desfontaines qu'on attribue à l'abbé d'Allainval la Lettre à milord sur Baron et mademoiselle le Couvreur. Cette indication m'a tou-r jours paru un peu suspecte , surtout dès le moment où j'ai acquis un volume portant ces mots sur
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le dos : Œuvres de M. Coquelet ; lequel commence par cette Lettre , et contient ensuite les opuscules intitulés : Eloges de la goutte , de rien y de quelque chose , etc.
* ALLAMAND, ministre à Bex, dans le pays de Vaud. Gibbon , dans ses Mémoires , nous a transmis de curieux détails sur le genre d'esprit et sur le caractère de ce théologien protestant. Il voulut embrasser tous les genres ; mais c'est la philosophie qu'il a le plus approfondie. Sur toutes les questions , il s'était fait des systèmes ou du moins des argumens toujours originaux et toujours ingénieux. Cet homme , qui aurait pu éclairer ou troubler une nation* vécut et mourut dans l'obscurité.
Il est singulier qu'il n'ait presque rien écrit, à l'exception de deux petits ouvrages de commande. Je ne connais qu'un de ces ouvrages; c'est une Lettre anonyme sur les assemblées des religionnaires en Languedoc , écrite à un gentilhomme protestant de cette province. Rotterdam (France), 1^45, in~4°* réimprimée en 1747 aans la seconde édition de 1 ouvrage d'Armand de la Chapelle , intitulé : La nécessité du culte public parmi les chrétiens , établie et défendue contre ladite Lettre, 2 vol.
in- 12. Allamand avait soutenu que le culte public n'était pas in* dispensable aans les circonstances où se trouvaient les pfotestans.
Le style de cette Lettre est animé ; les argumens en sont spécieux.
Dans une lettre écrite de Lau^ sanne, en 1756, Gibbon appelle M. Allamand le théologien le plus raisonnable{qu'il ait jamais connu. On doit deux ouvrages à un professeur de Lausanne du même
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nom : I. Pensées anti-philosophiques. La Haye, 1761, in- 12.
II. AntirBernier, ou nouveau Dictionnaire de théologie , par Fauteur des P. A. (des Pensées antiphilosophiques). Genève, 1770,2 vol. in-8°. Ce dernier ouvrage est estimé des protestans. Voyez le Traité de la vérité de la religion chrétienne , par J. Vernet, t. 9,
* ALLAMAND ( Jean-Nicolas- Sébastien), né à Lausanne, en 1716, se destina jeune à l'emploi de ministre, et en exerça les fonctions dans sa patrie * dès qu'il y eut achevé' son cours d'eiudes.
Etant venu depuis en Hollande , il y a été pendant quelques années précepteur de jeunes cens de condition. Le célèbre S'Gravesande l'employa à l'éducation de ses enfans , le logea chez lui à Leyde , et lui inspira son goût 'pour la physique de Newton. M. Allamand passa depuis à Franequer , et se fit inscrire dans l'université de celte ville, où il obtint , le 3 mars 1747» une chaire de philosophie. Il n'avait pas encore été installé, lorsqu'on lui en offrit à Leyde une semblable , mais plus lucrative, dont il prit possession le 3o mai 1749* ^ans 'a suite, M. Allamand fut chargé de professer l'histoire naturelle dans la même université, et il a rempli çes deux fonctions à la satisfaction générale, jusqu'à sa mort arrivée le 2 mars 1787. Il a été aggrégë à la société royale de Londres , et à l'académie des sciences établie vers 1754 à Harleim. Allamand a joui pendant sa Ion grue carrière ae la considé— ration attachée au savoir et à la vertu. Il avait formé un riche
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cabinet de physique et d'histoire naturelle, au'il montrait avec plaisir aux étrangers , et que sa veuve , conformément aux »u tentions de son mari , légua en 1788 à l'université de Leyde.
Les principaux ouvrages qu'il a publiés ou traduits de différentes langues, sont :
I. Sermons sur divers sujets, par Jacques Foster, traduits de l'anglais, tom. i*r. Leyde, 1739, in-8°. Il n'a paru que ce volume.
IL Oratio inauguralis de vero • jphilOsopho. Lugd. Batav. , 1749»
in-4°. Cest le discours qu'il prononça étant devenu professeur à Leyde. Il s'y étend beaucoup sur S'Gravesande. Il a donné depuis des détails plus considérables et plus curieux sur ce célèbre philo* sophe.
ITT. Guilielmi Jacobi S'Gravesande philosophiœ Neutonianœ institutiones in usus academicos , rertia editio. Lugd. Batav. ^ 1^44»
in-8°. Allamand fit entrer dans cette édition tout ce que S'Gra-.
vesande lui avait dit vouloir y insérer, et qu'il expliquait daii9 ses collèges. Notre auteur avait eja aide 5 Oravesaride, en 1742»
lorsque celui-ci donna la 3° édition de ses Phisices elementa mathemntica , d'où sont tirées les Institutiones philosophiœ Neuto~ nianœ.
IV. Il a eu part à l'ouvrage intitulé : le Livre de Job, traduit du latin de M. Schultens , par MM. de Joncourt et Sacrelaire.
Leyde, 1748, in-4°.
V. Il a eu part aussi à l'ouvrage qui a pour titre : Proverbes de Salomon , traduits du latin de Schultens, par lés auteurs de la Traduction de Job. Leyde, 1752,, in-4°.
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VI. Elémens de chimie, par Herman Boerhaave , traduits du latin. Amsterdam, 1752, 2 vol.
in-8° , reimprimés à Paris , avec des additions, par Tarin, 1754, 6 vol. in-12.
VII. Introduction à la philosophie, traduite du latin de S'Gravesande , par un anonyme , en 1737 ; 3e édition, augmentée de quelques chapitres sur Dieu , ses attributs et la création. La Haye, i756 , in-8°.
L'éditeur a rédigé les trois chapitres additionnels d'après un manuscrit laissé par l'auteur. Cet ouvrage a été regardé comme excellent par de bons juges.
VIII. Essai sur l'histoire naturelle des corallines , traduit de l'anglais de J. Ellis. La Haye,