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la Biographie universelle, La nouvelle édition Je îa Conchj liologie , par MM. de Favanne de Montcervelle , père et fils , 1780, 2 vol. in-4°, n est pas complète.
La première édition du V oyage pittoresque de Paris, par d'Argenville fils, remonte à Tannée 1749*
DIDEROT (Devis). On trouvera
Ï>eul-être bien des longueurs dans 'article de la Liog. univers. , sur ce célèbre phil osophe d u xvme siècle ; mais au moins on ne lui attribue pas des ouvrages auxquels il n'a jamais pensé , tels que le fameux Code de la nature , de Morelly, le Traité de l'éducation publique , qui ne peut avoir pour auteur qu'un écrivain religieux , attaché aux principes du jansénisme. M. Chaudon a eu le tort de mettre ces deux ouvrages parmi ceux de Diderot ; il a été suivi par l'abbé de Feller.
On trouve dans les Mémoires de Trévoux {t.6 vol. d'avril 1761), un morceau de Diderot , intitulé :
Réflexions sur une difficulté proposée contre la manière dont les Newtoniens expliquent la cohésion des corps et les autres phénomènes qui s'y rapportent. Dans le temps où M. Naigeon mit en ordre les matériaux de la collection des Œuvres de Diderot , il ne put se rappeler dans quel journal ce morceau était déposé. C'est d'après ses indications, que je l'ai déterré dans le journal que je cite; il a été réimprimé dans le Journal des Savans , combiné.
Amsterdam , 1761 , mois de mai.
Je puis tranquilliser le rédacteur de l'article Diderot , dans la Biographie , sur le sort des Mémoires historiques et philosophiques, pour servir à la Vie de Vide*
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rotj par M. Naigeon. Ils existent entre les mains de la sœur de l'auteur, âgée en ce moment de près de 86 ans , ainsi que la copie, possédée par M. de Malesherbes , delà Promenade du Sceptique ou les Allées , 1747 » in"4°» ouvrage inédit de Diderot , etc. , etc. Il est bon d'observer que l'ouvrage de M. Naigeon n'est pas terminé ; je puis dire aussi qu il est écrit avec une emphase bien opposée au genre biographique.
DIGGES (SirDuDLEY). Puisque la Biographie universelle a annoncé , sous ce nom , le monument élevé à la gloire de Walsingham, sous ce titre: Le Parfait Ambassadeur , ou les Négociations touchant le mariage de la reine Elisabeth, contenues dans les Lettres <de Fr. TValsingham , son résident en France , etc . , Londres, i655, in-fol. ; c'était l'occasion de citer la traduction française de ces négociations , par Boulestevs de la Contie , sous le titre de Mémoires et instructions pour les' ambassadeurs , Amsterdam , 1700 et 1717, 4 vo'* in-12.
On trouve à la fin les Maximes politiques de Walsingham , dont la traduction avait paru dès i6ç>5, et au milieu desquelles le traducteur a inséré ses propres réflexions; ce qui , joint à l'incorrection du style, est probablement cause que cet ouvrage est peu recherché en France , tandis que l'original est fort estimé des Anglais.
f DÏNOUART (Joseph-Antoipîe- Toussàint) naquit à Amiens, le 1" novembre 17 16. Dès sa plus tendre jeunesse, il montra du goût pour la poésie latine ; mais
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)a réflexion lui fit bientôt abandonner l'art des vers, pour celui de la prédication où il obtint des succès dans sa patrie. Quelques préjugés, et un opuscule en faveur des femmes 1 ayant brouillé avec son évêque , il vint s'établir à Paris. Le curé de St.-Eustiche l'admit dans son clergé. Il quitta bientôt cette église , où ses sermons étaient assez suivis, pour veiller à l'instruction d'un enfant de M. de Marville , lieutenant de police. Cette éducation lui valut ooo livres de pension viagère , et il obtint ensuite un canonicat de l'église collégiale de St. -Benoît ; l'aisance où il se trouvait alors , lui permit de se livreràses goûts pour la littérature sacrée et profane. On doit à ce fécond littérateur , quelques ouvrages peu recherchés aujourd'hui , des trad.
dont la plupart ne sont point estimées, des éditions de plusieurs ouvrages utiles, enfin un journal qui a eu de la vogue. Notre abbé avait coopéré, dès 17 55, au Journal chrétien de l'abbé Joannet; en 1760, les deux associés renouvelèrent l'accusation de déisme et d'athéisme, contre Poullain de Sainl-Foix, qui leurfit un procès criminel au Chatelet, et ils furent obligés de se rétracter. Il est bon de rappeler cet événement à plusieurs journalistes de nos jours.
L'abbé Dinouart entreprit le Journal ecclésiast. , au mois d'octobre 1760, et il l'a continué jusqu'à sa mort, arrivée le 3 avril 1780. La collection de ce journal forme plus de cent volumes.
On y trouvait des extraits de sermons et des livres de morale, des recherches sur les lois ecclésiastiques, les conciles, des cas de conscience , etc. , etc. Les principaux
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ouvrages de la composition de l'abbé Dinouart sont:
I. Des Hymnes et d'autres PoSsies latines, dont on trouvera l'indication dans la France littéraire de 1769, dans le Journal ecclésiastique, de novembre 1780, et dans l'article fort détaille que le P. Dairea consacré à notre auteur, Voyez l'Histoire littéraire d'Amiens, 1782, in-4°, pag. 347.
De ces trois notices , la plus sûre est sans doute celle de 1780; mais elle n'est pas la plus complète.
II. Lettre à l'abbé Goujet, aù sujet des hymnes deSanteul , adoptées dans le nouveau Bréviaire , Arras , 1748 , in-4°. Il s'y plaint des changemens qu'on a faits à quelques hymnes de ce poète , qu'il met au-dessus d'Horace , et a la tête de tous les poètes latins du xvii* siècle. L'abbé de La varde fit une réponse à cette censure , à laquelle l'abbéDinouart répliqua, la même année, par un écrit in* titulé : Le Camouflet. On y trouve des recherches grammaticales et critiques , mais trop de fiel et d'amertume.
III. Le Triomphe du sexe , Amsterdam, 1749? in-12. L'auteur prétendait prouver, sinon la supériorité des femmes sur les hommes , du moins leur égalité :
c'est cet ouvrage qui le brouilla avec son évêque.
IV. \J Eloquence du corps dans le ministère de la chaire. Paris, 1754, in-12. — 2e édition, revue , corrigée et augmentée , Paris , in6i , in-12. L'auteur a rassemblé dans cet ouvrage les meilleurs préceptes donnés par les plus grands auteurs ; mais il n'a pas su éviter la petitesse minutieuse des détails.
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V. Manuel des pasteurs , î*64, 2 vol. in-12. Nouvelle édition , très-augmentée ; Lyon, 1768, 3 vol. in-12. Cet ouvrage peut encore être fort utile aux curés de la campagne. C'est un extrait des meilleurs rituels.
Les principales traductionsportant le nom de notre auteur , ou sans son nom, sont :
i°. La Rhétorique du prédicateur , traduite du latin a'Augus*»
tin Yalério, évêque de Véronne et cardinal. Paris, 1750, in-12. Eu plusieurs endroits , le traducteur a substitué ses pensées à celles de l'original ; on lui reproche aussi d'avoir supprimé des morceaux qui méritaient d'être conseil és.
2°. Sarcotis ,■ carrnen , ou Sarçothée, poëine du père Jacques Masénius , jésuite ; nouvelle édition, avec la traduction française. Paris , Barbou , 1757 , in-12.
On a obligation à l'abbé Dinouart d'avoir reproduit , en beaux caractères , un assez bon poëme dont sa traduction , quoique trèslibre, facilite l'intelligence. Des écrivains anglais avaient reproché à Miltond'y avoirpuisé pour composer son Paradis perdu. Le traducteur a soigneusement rassemblé toutes les pièces du procès intenté à l'Homère anglais.
3°. Oraisons de Cicéron contre ferrés , et Y Oraison pro Murend , traduites en français, avec le texte en regard. Paris, Barbou , 1 757 , in-i 2. de volume fait suite aux Oraisons choisies de 'Cicéron , de ha traduction de Philippe, imprimées en 1 7*6, chez le même libraire. Plusieurs exem-
}>laires des trois volumes portent a date de 1763 ; ce sont des frontispices renouvelés.
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4e. Histoire d'Alexandrie- Grand , par Quinte-Curce, de la traduction de Va u gel as, avec les Supplémens de Fréinshémius , traduits par l'abbé Dinouart. Paris , Barbou , 1759 , 2 vol. in-12.
Réimprimée l'année suivante avec le teste latin en regard. Ce n'est nu'une révision des traductions ne Vaugelas et du Ryer.
5°. Abrégé de T embryologie sacréeou Traité des devoirs des prêtres , des médecins , des chirurgiens et des sages - femmes y sur le sàlut éternel des enfans qui sont dans le ventre de leur mère , traduit du latin du docteur Cangiamila. Paris, 1762, in-!2; seconde édition , revue et augmentée , Paris, 1766, in- 12. Cette traduction d'un ouvrage estimé , a été faite en société avec M.
Roux , médecin célèbre. Les éditeurs y ont ajouté des recherches sur l'opération césarienne, par M. Simon ; un extrait des Mémoires du clergé sur le6 sagesfemmes et les arrêts qui les concernent.
6°. La République des jurisconsultes , précédée d'une notice sur la vie et les écrits de l'auteur, Gennaro, célèbre avocat napolitain , suivie del'analysed'un traité italien du même auteur , sur V Abus de l'éloquence dans le barreau , et d'un poëme latin sur les loisdes douze Tables. Paris, 1 768, in-12. Le traducteur a souvent corrigé la prolixité de l'écrivain original ; mais la traduction fourmille d'erreurs dans les noms propres et dans les titres des livres.
Les ouvrages dont l'abbé Dinouart nedoit être considéré que comme éditeur , sont :
i°. Jndiculus unwersaUs «eu
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V Univers en abrégé. du P. Po- 12. Cette compilation, qui démey, jésuite. Paris, Barbou,i756, plut beaucoup à la maison de St.in-i 2. Outre les changement , le* Victor, n'est en quelqnesoi te que corrections et les augmentations , la copie de l'ancienne , dont le l'ouvrage est rédigé dans un nou- titre était : La Vie H les bons* vel ordre; il a eu une grande mots de Santeul , etc. vogue dans son ancien état ; il 6°. Abrégé chronologique du peut encore être utile aux jeunes l'histoire ecclésiastique , Paris, gens. Le petit dictionnaire des 1768 , 3 vol. in-8°. C'e9t une noumots latins les plus communs, velle édition très-augroentée de qui termine l'ouvrage, est de l'ab- l'ouvrage publié par Macquer, bé Valart. sous ce titre , en 1761 , 1 volume
a°. Le petit Apparat royal, on in-8°, et en 1757 , 2 vol. in-8°. le nouveau Dictionnaire français 70. Traité de l'autorité ecclé* et latin y Paris, Barbou , 1756, siastiaue et de la puissance temiu-8°. Cette édition a été revue, porelle, conformément à la décorrigée et augmentée. Néan- c tarai ion du clergé de France de moins elle a été justement criti- 1682, etc. Paris, 1768, 3 volumes quée par l'abbé Lallemant de in-i 2. C'est l'ouvrage publié en 1 Ma u pas , dans l'avertissement qui vol. in-8° par Dupin. L'éditeur a. précède la nouvelleédition decet placé à la fin diutroisième volume Apparat, imp. à Rouen en 1760. l'excellent rapport fait a Tassem-
3°. Vie du vénérable D. Jean de blée du clergé par M. de Choi- Palafox, évéque d' Angelopolis , seul-PrasIin , évequede Tournay. tl ensuite éveque d'Osme, Colo- 8°. L'Art de se taire, principe , 1767 ,in-8°. C'est l'ouvrage paiement en ma titre de religion, du P. Champion, jésuite, dont Paris, 1771, petit in-12. C'est l'auteur a refondu le style. Les une réimpression pour ainsi dire deux tiers de cet écrit sont tirés entière de la Conduite pour se de la Morale pratique des jésui- taire et pour parier, principaletes, par Antoine Arnauld , t. IV. ment en matière de religion, ou-
4°. Méthode pour étudier la vrage anonyme du P. du Rosel, théologie, avec une table des jésuite, publié à Paris en 1696 , principales questions à examiner in-12. Ce nouveau plagiat de l'ab* et à discuter dans les études t{i«o- bé Dinouart le fit nommer Illogiques, et les principaux ou- lexandre des plagiaires. Voyez vrages qu'il faut consulter sur une lettre curieuse de M. l'abbé chaque question. Paris , 1768, Grosier , à ce sujet, dans Y Année in-12. C'est un ouvrage de Du- littéraire , 1772, tomeVUI, pag. pin , que l'éditeur a revu et aug- 268.
mente. Le Catalogue des ouvra- L'abbé Dinouart a coopéré avec ges avait été communiqué à Du- l'abbé Jaubert à la rédaction des pin par le docteur Witasse *, l'ab- Anecdotes ecclésiastiques , Paris, bé Dinouart y a fait aussi des ad- 1772, 2 vol. in-8°. Il a inséré pluditions. sieurs morceaux de littérature
5°. Santoliana, ouvrage qui dans le Journal de Verdun. Il contient la vie de Santeul, ses a vait commencé, en 1760, à réimbons-iuots , etc. Paris , 1764 , in** primer , à la fin de chaque mois ,
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dans le Journal chrétien , les Hjrm»
nés de Santeul , revues , avec les corrections de l'auteur même et des variantes. Mais il a interrompu ce travail , et a donné son manuscrit à la bibliothèque Mazarine. C'est ce que l'abbé Dinouart nous apprend lui-même , dans le Catalogue de ses écrits, qu'il a inséré dans le Journal ecclésiastique du mois de novembre 1780.
Ce Catalogue n'est pas très-complet, parce que l'auteur n'a pas voulu rappeler tous les ouvrages sortis de sa plume féconde ; mais on doit l'en croire, lorsqu'il parle de quelques-uns qui sont restés manuscrits : de ce dernier nombre sont encore un Abrégé latin du traité de Sanchez sur le mariage , et un Manuel alphabétique des prédicateurs , oui devait avoir deux ou trois volumes in— 8°. Le P. Daiie et d'autres bibliographes attribuent faussement à notre attieur une traduction des Devoirs et de V Amitié y de Cicéron. Ce sont les premiers essais des traductions de M. Barrett. La traduction du traité de l'Amitié parut chez Barbou , en 1754, avec le traité de la Vieillesse.
Celle des Devoirs ne fut publiée qu'en 1759.
N. B. L'article Dinouart , de la Biographie universelle > présente huit ou dix méprises; on n'en trouve point dans le Dictionnaire de M. Chaudon, ni dans celui de Feller. Seulement, ce dernier fait un grief à l'abbé Dinouart de s'être montré favorable à la petite Eglise.
.DOLET /Etienne). On avance, dans la Biographie universelle, que Jacques Locher, sous le nom