VI. Dialogues des. morts , trad
de l'anglais de Littleton. Londres, 1760, in-8°. *
J. Deschamps a fourni plusieurs extraits à la nouvelle Bibliothèque germanique et à la Bibliothèque impartiale y il a composé presque tous ceux qui roulent sur la religion , dans le Journal britannique de Maty ; il a fourni , pendant plusieurs années, au* Journal encyclopédique , les articles littéraires de Londres.
( Frances littéraires de Berlin , 17^7 , et de Paris , 1769; Supplément d'Adelung ; Souvenirs de Formey ; Coure spondance de Frédéric II avec Suhm. )
♦DESJARDINS (Nicolas), né en 1682 , dans le village d'Arthem , à deux lieues de la ville de Saint- Quentin , montra de bonne heure les plus heureuses dispositions. Après avoir appris dans le collège vde Saint-Queutiu , les premiers élémens de la langue latine , il vint continuer ses études à Paris ; il se fixa tout entier à l'étude des x orateurs grecs et latins , vers lesquels le portait sans cesse un goût prédominant ; à l'âge de 24 ans , il fut nommé pour aller remplir la chaire de rhétorique du collège de Beauvais en Picardie. La place de principal du collège de Saint- Quentin , ayant vaqué en 1718, les magistrats et le chapitre de cette ville y nommèrent Nicolas Desjardins ; à cette place était at-
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tachée l'obligation de professer la rhétorique. Comme il avait professé cette classe , pendant 12 ans, à Beau vais , il arriva à Saint* Quentin , avec le plus riche fonds d'instruction, et bientôt il conçut, forma et exécuta le projet de développer tous les principes de la science de l'orateur , d'en puiser toutes les règles dans les oraisons même de Cicéron, ainsi que dans ses autres ouvrages , et de les établir sur le propre texte de ce fameux orateur. Telle fut la base de l'édition qu'il projeta des oraisons de Cicéron. Pour faciliter leur intelligence , il fit précéder chaque harangue d'un argument historique , où il s'est attaché à en expliquer le sujet , à développer le caractère des principaux acteurs de la pièce , à marquer l'état présent des affaires de la république ; il a donné une analyse de chaque oraison , sur le modèle des analyses du P. du Cygne ; il a expliqué l'histoire du temps ou chaque oraison a été prononcée , et des antiquités romaines , dans des notes placées au-dessous du texte , et qui sont claires , exactes et précises. À ce travail il a joint deux tables savantes , et de la plus scrupuleuse exactitude ; l'une , qui indique les choses les plus remarquables dont il a été parlé dans les notes, et l'autre , géographique. Le premier volume de cette importante édition , parut en 1737 , in-4° ; il obtint le suffrage des savans , et en particulier de l'abbé d'Olivet qui , dans sa nouvelle édition des OEuvres de Cicéron , a profité du travail de M. Desjardins. Ce succès faisait désirer la publication des deux autres volumes qui devaient terminer l'ouvrage ; la
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plus grande partie en était également disposée pour l'impression : mais un travail trop opiniâtre , et des veilles immodérées , avec les occupations d'une classe pénible , ont épuisé tontes les forces de l'auteur. Constitué de façon à vivre un siècle , il avait à peine atteint sa 56e année, lorsqu'il fut enlevé à la patrie et à ses élèves , le 6 décembre 1738.
—François Desjaroins , professeur dans le même collège, méritait, à tous égards , de remplacer son frère, et il le remplaça en effet. Il avait intention de publier la suite des Discours de Cicéron ; mais ses occupations, jointes à la faiblesse de sa santé , l'ont empêché d'exécuter ce projet. Il mourut le 14 mars 1773, à l'âge de 76 ans. Ces deux estimables frères ont cultivé avec quelque distinction la poésie latine et la poésie française. Le cadet avait presque terminé un poème latin , sur la naissance de J.-C. On le trouve en grande partie , ainsi que d'autres poésies des deux frères , à la fin de Y Histoire abrégée de la ville de Saint-Quentin, par M. Hordret, avocat. Paris , 1781, in-8°. Ces poésies sont précédées d'une notice fort détaillée, sur la vie et les ouvrages de Nicolas et François Desjardins. J'en ai extrait le présent article.
*DESMARETS ou DESMARES, ou enfin DESMARET ( François ), natif de Troyes , hérita d'une partie des manuscrits des frères Pithou , qui étaient demeurés entre les mains de son beau-père , Antoine Allen. Il s'empressa d'eu faire part a Claude Le Pelletier , successeur de Colbert dans le contrôle-général des finances , et qui
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s'honorait de descendre de P. Pithou. Desmarets, concentré dans le barreau de Troyes , jusqu'à la mort d'Antoine Allen , arrivée vers 1660, en fut tiré par le contrôleur-général, et transféra son domicile à Paris , où son protecteur lui procura un titre de docteur honoraire dans la faculté de droit. Il fit imprimer 1aen 1682 , un Traité de la religion du serment, d'après les Mémoires de Simon Vigor. Ce Traité tendait à confirmer la supériorité de la juridiction royale sur les tribunaux ecclésiastiques, et entrait par-là dans le plan que suivait alors Louis XI V,pour assurer cette supériorité. Desmarets donna depuis, en 168g , in-folio , une nouvelle édition des Observations de MM. Pithou sur le Code et sur les NoveMes , et de la Conférence des lois mosaïques et romaines. Le directeur de l'imprimerie royale déploya , dans cette édition , toute la magnificence capable de flatter le contrôleur-général sous le nom duquel elle paraissait.
Dans la portion des manuscrits des frères Pithou , que Desmarets envoya à Claude Le Pelletier, se trouvait le précieux manuscrit des Fables de Phèdre, qui existe encore aujourd'hui daus la bibliothèque de M. Le Pelletier de Rosambo. Ce manuscrit est unique , puisque le second , que l'on connaissait dans- la bibliothèque des bénédictins de St. - Remi de Reims , a péri , en 1775, dans l'incendie de cette bibliothèque.
(Mémoires de Grosley , sur les Trojrens célèbres. )
DESMOLÈTS (le P. ) , oratorien , a été , suivant la Biographie universelle , l'éditeur de
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Y Histoire de V empire ottoman, par de Jonquières , chanoine régulier ; il fallait dire : de l'Histoire de V empire ottoman , par le prince Dénié tri us Can ternir ; traduite en français par de Jonquières, chanoine régulier de l'ordre hospitalier du St. -Esprit, de Montpellier. Il n'y a que les chanoines réguliers de la congrégation de France , autrement dits génovefains, qui soient désignés suffisamment par le titre de chanoines réguliers.
DESMOULINS (Laubest) , poète français du xvc siècle. La Biographie universelle dit que l'édition de 1 5 u , de son Cimetière des malheureux, ou Catholicon des mal avisés, citée par quelques bibliographes, est imaginaire. Me serait-ce pas celle que possédait Colletet , formant un petit in-8°, en lettres gothiques, sans date et sans le nom du libraire ni de l'imprimeur?
DESMOULINS (Camille). On a dit faussement , soit dans de pré* tendues histoires de la révolution , soit dans des dictionnaires historiques , particulièrement dans celui de MM. Chaudon etDelandine, dans les Mémoires ecclésiastiques , dans la Biographie universelle , etc. , que Camille Desmoulins , n'ayant pas voulu recevoir la bénédiction nuptiale des mains d'un prêtre constitutionnel , la reçut de M. Berardier , ancien principal du collège de Louis-le-Grand. Ce fut M. de Pancemont , curé de St.-Sulpice, qui la lui donna. Le fait a été consigné par un témoin oculaire, dans une Histoire des événement arrivés sur la paroisse St.Sul-
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pice pendant la révolution , principalement à Voccasion du serment ecclésiastique. Paris , Crapart, 1792, in-8° de 96 pages.
Voici ce qu'on lit à la page 23 de cette brochure : « L'auteur trop fameux des Révolutions du Bravant , f amille Desmoulins , se présente aussi à M. le curé pour être marié : il était accompagné d'un notaire, chargé d'écrire toutes les questions et toutes les difficultés qui lui seraient faites.
M. te curé demanda au sieur Camille s'il était catholique. — Pourquoi , Monsieur , me faites- vous cette question , répond Camille?
— Je vous fais cette question , parce que , si vous n'étiez pas catholique, je ne pourrais vous conférer un sacrement de la religion catholique, — Eh bien! oui, je suis catholique. — Non, Monsieur, vous ne l'êtes pas, puisque vous avez dit , dans un «Je vos numéros, que la religion de Mahomet était tout aussi évidente pour vous que celle de J.-C. — Vous lisez donc mes numéros? — Quelquefois. — Vous ne voulez donc pas absolument, M. le curé , me marier ? — Non , ^Monsieur. . . je ne le.puis , jusqu'à ce que vous fassiez une profession de foi publiquè de la religion catholique. — Je m'adresserai au comité ecclésiastique, pour savoir si ce que j'ai écrit suffit pour que vous mettiez obstacle à mon mariage.
» Le notaire venu avec le sieur Camille avait écrit toutes les réponses de M. le curé : elles sont portées au comité ecclésiastique, et Mirabeau remet à son ami Desmoulins une décision par laquelle il établit qu'on ne peut juger de la croyance, que sur la
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profession de foi extérieure ; que le sieur Desmoulins, se disant catholique , doit être reconnu pour tel , et que M. le curé de St.-Sulpice est tenu de le marier sans retard.
» Le sieur Desmoulins apporte la consultation de Mirabeau à M.
le curé , qui lui dit : ^Depuis-
auand Mirabeau est -il un père e l'Eglise? — Ah! ah! répond Camille , Mirabeau , pere de VEglise\ je lui dirai cela, cela le fera rire. — Je ne puis , Monsieur, déférer à une consultation qui d'ailleurs vous condamne ; car je ne prétends vous juger que sur votre profession de foi extérieure , sur ce que vous avez imprimé. J'exige donc qu'avant de vous marier , vous rétractiez les impiétés que vous avez dites dans vos numéros. — Je ne compte pas faire de nouveau numéro avant mon mariage. — Ce sera donc après.
— Je le promets — J'exige de
51 us que vous remplissiez tous les evoirs prescrits quand on se marie, et que vous vous confessiez.
— Volontiers , M. le curé, et ce sera à vous-même.
» A ces conditions , le sieur Camille fut marié y ayant pour témoins Pétion , Robespierre et M. de M***. Mirabeau ne put s'y trouver comme il l'avait promis.
M. le curé fit aux époux une courte exhortation , pendant la—
3uelle le sieur Desmoulins fonait en larmes. Robespierre lui dit : Ne pleure donc pas , hypocrite. Ces pleurs n'étaient pas en effet bien sincères; le sieur Desmoulins ne se rétracta pas dans un de ses numéros, comme il en avait donné parole , et continua ses licences contre la religion. »>
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DESORMEAUX (Joseph-Rifault). MM. Chaudon et Delan- <line ont confondu le meilleur ouvrage de c<*t auteur, qui est son Abrégé chronologique de l'Histoire d'Espagne, en 5 vol. in- 12, avec l'ouvrage de MM. Lacombe et Macquer , intitulé Abrégé chronologique de T Histoire de r Espagne et du Portugal, 2 vol.
în-8°. La même méprise se trouve dans la Biographie universelle , non quant au format de l'ouvra*
fe, mais quant à la mention du }ortugal , dont M. Désormeaux ne parle pas. En outre, le jugement porté sur l'ouvrage dans la Biographie, convient à Y Abrégé de Lacombe et de Macquer , et non à celui de Désormeaux. En effet, son Abrégé de r Histoire d'Espagne n'est point de l'espèce de ceux dont le président Hénault a fondé le genre et fixé la perfection. M. Desormeaux, suivant les meilleures critiques, y ajoute la liaison des faits , le fil de la narration ; sans cesser d'être chronologiste et abrévialeur, il remplit les fonctions d'historien ; ce qui est peut-être aussi un nouveau genre et une invention dans la classe historique.
DESPLACES (Lurent-Benoit).
On a encore de lui l'ouvrage anonyme intitulé: Essai critique sur 1* histoire, des ordres royaux et militaires de St.-Lazare , de Jérusalem et de N. D. du M ont- Carmel. Liège, chez J.-J. Tutot, 1775 , in- 1 2 de 260 pages. La préface de l'auteur le fait suffisamment connaître. Il y donne une idée de ceux qui ont travaillé avant lui sur le même sujet, sans dire un seul mot de Gautier de Sibert; il dit avoir fait ,. en 1762 ,
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un écrit anonyme pour servir de préservatif contre 1 épidémie économique ; et , en 1 764 » la traduction du livre de l'Agriculture de Pline l'Ancien. Il termine cette préface en avertissant«qu'il comp- » tait donner son ouvrage au pu- >» blic dès 1770; mais qu'un parti ticulier de la république des let- >» très , guidé par l'intérêt , a trou- >» vé les movens de l'obliger à en » suspendre l'impression pendant » plusieurs années. >» Ce particulier est évidemment Gautier de Sibert, qui intrigua pour empêcher l'Histoire anonyme de paraîtreavantlasienne.On apprend encore dans la préface de cet Essai, qu'en 1740 , le duc d'Orléans, ( mort à Ste.-Gcneviève en février 1762) , grand-maître de l'ordre , possédait deux Histoires manuscrites de cet ordre ; l'une par Julien de Sl.-Didier, et l'autre par Guénégaud , maître des requêtes et chancelier du même ordre ; celle-ci, destinée à l'impression, et munie d'une approbation donnée par Gros de Boze, censeur royal, le iSseptembre 17 17. Ces deux histoires doivent être à la bibliothèque du roi, où furent
Ï>ortés, après la mort du prince, es manuscritsdesa bibliothèque.
La présente notice de YEssai de M. Desplaces est de l'abbé de Saint-Léger, qui l'a écrite dans le quatrième volume de la Bibliothèque historique de la France, page 5i2, à côté du titre de l'ouvrage de Gautier de Sibert, sur le même sujet. Il est étonnant que ce profond bibliographe n'ait
fias reconnu dans la préface de 'Essai critique , Y auteur du Pré' servalif contre l'agronomie, 1762, in-12, et de Y Histoire de l'agriculture ancienne, extraite de
o5{ DES
Pline, 1764 ou 1765, in -12.
DESPREZ (Louis). Nous de vons encore à cet estimable professeur, Ç. Horatii Flacci ad Pisones Epistola , ad artis poeticœ formam redacta. Cum paraphrasi scholasticd Horatianorum versuum locupUtissimd h regione. Parisiis , Fr. Muguet, 1674» in-12. On lit au bas 3e l'épître dédicatoire au célèbre Jérôme Bignon , les lettres L.D.R.P.I.C. (Ludov. Desprez , rhetoricae professor in cardinalitio) ; c'est le même qui publia en 1691 l'Horace ad usum Delphini, et qui avait publi/é en 1684 , Ju~ vénal et Perse. La découverte de cet anonyme fait entendre les réflexions suivantes placées par M.
Desprez , en tête de FArt poétique , dans son Horace ad usum :
« Hinc enim vero animo
meo consilium pridem subiit, ordine quodam adhibito illustra re hanc Horatii partem ; si quod est eximium, illustrari potest ; liberaliter accipe , lector , opellam liane meam ; dico libellum quo Epistolam ad Pisones in artis poetica formam utcunque redegi , olim jameditum, n une vero à me recognitum rursusque tibi propositum. »
On est étonné, après cette dé-< claration, de trouver l'Art poétique, tel qu'il se lit dans les éditions ordinaires d'Horace, et non comme il se trouve arrangé dans le petit volume de 167^. II me semble que jusqu'à ce jour on n'a point remarqué cette singularité. Je soumets cette observation au savant rédacteur de l'article de la Biographie universelle.
* DESROCHES dit ÇE PAR- THENAY (Jean-Baptiste), né à
DES
La Rochelle , fut d'abord écuyerconseiller et avocat-général du roi , au bureau des finances et Chambre des domaines de la généralité de La Rochelle. On ignore les motifs qui le firent renoncer à cette'place, mais il paraît avoir passé une grande partie de sa vie à voyager. Son séjour dans la plupart des cours de l'Europe, l'a mis à même de se livrer avec fruit à l'étude de l'histoire. Il aida d'abord à La Haye te célèbre Bru zen de la Martinière datas la composition de plusieurs ouvrages , et particulièrement dans la rédaction de son grand Dictionnaire géographique. Ses affaires l'ayant appelé à Amsterdam, il y composa son Histoire de Danemarck et autres ouvrages. Il revint ensuite à La Haye et y fit araître, sous le nom de l'abbé de arthenay , Y Histoire de Pologne sous le règne df Auguste //. Vers le même temps , il se remit à aider Bruzen de la Martinière, qui reconnut en 1739 que l'infatigable activité de ce collaborateur avança beaucoup le Dictionnaire géographique. Desroches alla ensuite à Copenhague et il s'y occupa de la traduction de plusieurs ouvrages. On doit à cet écrivain laborieux :
I. Les traductions du Nouveau traité sur la situation du paradis terrestre, par le P. Hardouin , et des Commentaires de M. Huet sur les navigations de Salomon, dans le Recueil de traités géographiques et historiques pour faciliter l'intelligence de l'Écriture-Sainte, pub. par Bruzen de la Martinière. La Haye, 1730, 2 v. in-12.
II. Histoire de Danemarck , avant et depuis l'établissement de la monarchie. Amsterdam, 1730
DEV DfcZ 055
6 vol. in- 12. -—Nouvelle édition , lution de France ; qu'en sait-on?
revue et corrigée, à laquelle on Voici ce qui résulte de la lecture
a joint une suite de la même his- d'une brochure publiée en 1790,
to&re jusqu'en 1^32. Paris, 1732, par dom Devienne. La composi-
9 vol. io-12. Cette Histoire, écrite tion de son histoire de Bordeaux
avec trop de précipitation, a été lui fit de puissans ennemis, qui
effacée par celle que donna ensui- parvinrent à le faire enfermer,
te P. Henri Mallet, et dont la dès Tannée 1776. L'infortuné
troisième édition est aussi en 9 v. dom Devienne ne put réussir à
în-12. faire entendre sa justification ; ou
III. Histoire de Suède, traduite l'on gardait un profond silence , du latin de Puffendorf et conti- ou on lui répondait que telle était nuée jusqu'en 1730. La Hare , la volonté du roi, et qu'il ne deiy32, 3 vol. in-12. C'est 1 an- vait aucun compte de ses ordres, cienne traduction de cette his- Ce fut la révolution de 1789 qui toire par Roussel, revue, corrigée brisa ses fers. Est-il étonnant que et augmentée. cette victime de la tyrannie se
IV. Histoire de Pologne, sous soit montrée favorable aux prinle règne éC Auguste II. La Haye , cipes d'une révolution qui lui ï733 et 1734* 4 v°l* Peti* in-8*. avait reudu sa liberté. Le vérita- Dans une lettre écrite* à l'abbé ble tort de ce religieux est d'avoir d'Artieny en i75o, Rousset a eu fait une mauvaise histoire de tort d avancer que cette histoire France, d'après les principes qui était de la Barre de Beaumar- ont opéré la révolution. Le rédacchais. teur de l'article Devienne , dans
V. Pensées morales par le ba- le Supplément au dictionnaire de ron de Holberg, traduites du da- Feller, a copié presque entièrenois , sous le nom de J. B. D. R. ment l'article de la Biographie , de Parthenay. Copenhague, 1754, et ce qu'il ajoute prouve qu'il 2 vol. in-12. Quelques opinions connaissait encore moins que cesingulières de l'écrivain danois lui de la Biographie, la position ont sans doute empêché ce recueil particulière de D. Devienne. La d'avoir un grand succès en Fran- brochure qui m'a fait connaître ce. les détails que je viens de donner,
VI. Description et histoire du a pour titre: Le cri de la raison, ', traduite du danois ou Adresse à ceux qui désirent le
de Jean Eggede. Copenhague, bonheur de la France, par M.
i763,in-8°. l'abbé, ci-devant dom Devienne,
J.-B. Desroches a présidé à la auteur des Histoires de Bordeaux
traduction française du Voyage et d1 Artois. Paris , 1790, in-8°,
de Norden qui parut en 17&5 ,2 de 34 pag. vol. in-fol.
Cet auteur mourut vers 1766. DEZALLIER d'ÀRGENVILLE
( Antoine-Joseph). La quatrième
DEVIENNE ( dom ), bénédic- édition publiée en 1748, de la
tin. On dit , dans la Biogr. univ., Théorie et de la pratique du jar-
que ce religieux a été partisan des dinage , est dans le format in-4°,
principes qui ont amené la révo- et non pas in-8°, oomme le dit