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vrage est dédié à Cbarleade Pour* Ion, évêque de Soissons. Voilà donc un nouvel adversaire de La Peyrère à ajouter à la liste que donneut Bayle et Niceron !
DOUCES (Louis), jésuite. U%.
et M. P... , dari9 ses Mém. ecclés. , ne veulent pas queee jésuite continue d'être considéré comme le véritable auteur du fameux Pro-r bitume ecclésiastique contre le cardinal de Noailles. Les détails oui se trouvent sur cet ouvrage, dans le i3* volume des Œuvres du chancelier d'Aguesseau , paraissent avoir convaincu ces auteurs , que le Problème ecclé* siasiique était de D. Thierry de Viaixnes, fameux janséniste. En examinant avec une sérieuse attention les pièces de ce procès , on demeurera convaincu que le P. Doucin est le véritable père du Problème. Que Ton se rappelle d'abord que d'Aguesseau convient aue ce libelle a eu pour premier éditeur le P. de Souastre , jésuite flamand, qui Ta fait imprimer à Liège; quon relise ensuite la seconde lettre de M. Tabaraud a M. de Bausset, sur Y Histoire de Fénélon. On y verra , page 120 , « aue , lors de l'arrestation de D. Thierry de Viaixnes, on saisit , parmi ses papiers , des lettres qui prouvaient qu'il avait copié ce libelle , et qu'il en avait fait tirer plusieurs copies par ses écoliers.... // ne cessa cependant de protester que ni lui , ni aucun de ses confrères et de ses a rais , n'avaient eu part à la composition de cet écrit séditieux ; il déclara que D. Senoc , son ancien maître, l'ayant prié de lui en procurer la lecture dans la primeur ou il était extrêmement
difficile d'en avo'r des exemplaires imprimés , c'était pour le satisfaire, qu'il l'avait copié sur le premier qui lui était tombé entre les mains, et qu'il en avait fait tirer d'autres copies par ses élèves , pour répondre aux demandes de ses amis. On doit remarquer que la date des lettres
justifiait que toutes ce> copies avaient été faites postérieurement à l'impression et publication du Problème. »
Ces rapproche mens prouvent évi dément que l'opinion, qui attribue le Problème ecclésiastique au jésuite Doucin , est encore la plus probable ; c'est aussi la plus commune. Vovez le Dictionnaire historique de "M. Chaudon , au mot Noailles.
* DOZENNE (Pifmie) , Jésuite, né à Aleoçon, mort le 19 janvier 1728 , Agé de 70 ans ; il était assistant de France. On a de lui , dans les Selectœ orationes paneey-rica? patrumsoc. Jesu , recueillies par le P. Verjus, Luçduni, 1667, 2 vol. iiW2 : i* un panégyrique sur le mariage de Louis XIV ; 20 un autre panégyrique pour féliciler ce prince de gouverner par lui-même. Il a publié en français :
I. La Divinité de Jésus-Christ , par ses œuvres. Paris , Michallet, 1688, in- 13.
IL La Morale de Jésus-Christ.
Paris, Michallet, 1686, in-4°.
IIÏ. Vérités nécessaires pour inspirer la haine du vice et Vamour de la vertu. Paris , Ânisson, 1703 , in-12. Paris , Guerin et de la Tour, vers i75o,in-i2.
*DROMGOLD ou DRUMGOLD (Jeait) naquit à Paris, eu 1720,
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d'une ancienne famille du comté de Lowth , en Irlande, dont la résidence était près de la ville de Drogheda , au manoir de Walshestown. Dépouillée et ruinée par les guerres civiles , cette famille suivit, en 1691, le sort de la garnison de Limerick , composée d'une grande partie de la noblesse cPIrlande , qui , par la plus glorieuse capitulation , et la plus extraordinaire dont l'histoire ait conservé le souvenir, sans se soumettre au vainqueur , * se fît escorter , au plus tort de la guerre , par une flotte, française , commandée par M. de Château-Renaud , avec un passe -port du prince d'Orange , pour conduire 18 mille hommes de troupes , et plusieurs milliers de gentilshommes , dans le camp ennemi. Pendant plus d'un siècle , ces intéressantes victimes de la guerre ont joui de la généreuse adoption, de la noble hospitalité de la JFrance , qui les admit aux plus hautes places de l'Etat , de 1 Armée et de l'Eglise. Sans fortune , Jean Dromgoïd, et son frère , depuis abbé , Ont été élevés sous la protection du cardinal Fleury , au collège royal de Navarre : Jean y fit ses études d'une manière si distinguée , qu'à l'âge de 22 ans il remplissait avec éclat la chaire de rhétorique dans ce collège.
Le poëme de la bataille de Fontenoi de Voltaire , étant tombé entre ses mains , il osa , si jeune encore , critiquer l'ouvrage d'un auteur célèbre, alors au plus haut point de sa gloire , et publia , sous le voile de l'anonyme , les Réflexions sur un imprimé intitulé : La Bataille de Fontenoi .
poëme , dédiées à M. de Voltaire , historiographe de France.
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Le bon goût , l'esprit , la justesse de la critique , le ton modeste et les élans de patriotisme , qui se firent remarquer dans ce petit ouvrage , excitèrent un grand intérêt. S. A. S. le prince de Clermont vint trouver l'auteur dans sa classe , enleva le jeune professeur , le fit gentilhomme ordinaire de sa chambre , son aidede-camp , et secrétaire de ses commandemens. M. Dromgoïd échangea sa chaire de rhétorique contre une compagnie de cavalerie ; plusieurs de ses élèves ont reproché à Bellone d'avoir enlevé aux muses leur jeune favori. Il servit sous le prince , dans la guerre de 1 745 , et dans celle de 7 ans, obtint la croix de S. Louis et le rang de mestre-de-camp de cavalerie. En 1763, il accompagna le duc de Nivernois dans son ambassade en Angleterre, harangua en latin l'université d'Oxford , et partagea les honneurs qu'elle rendit à cet ambassadeur, avec qui il resta intimement lié.
Les Mémoires du chevalier ou de mademoiselle d'Eon , chargée d'affaires de la cour de France à Londres , parlent de l'esprit et de la gaieté au colonel Dromgoïd , ainsi que ceux de Collé , avec qui il travaillait à de petites pièces jouées chez les princes.
Le duc de Beaford , à la famille duquel M. Dromgoïd tenait par sa mère, qui était de la maison Oower , étant venu en qualité d'ambassadeur à Paris, pour la ratification de la paix , demanda à la cour de France quelque marque de faveur pour M. Dromgoïd ; celui-ci préféra que cette grâce tombât surson frère l'abbé, qui obtint une riche abbaye. Pour lui , vers 1772, il fut nommé co-
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Jonel -commandant et directeur des études de l'école militaire ; à la réforme de cet établissement , il jouit d'une pension considérable jusqu'à sa mort. Dans tous ses brevets , il est qualifié du titre de comte ; mais , fier de sa proscription , comme gentilhomme irlandais , il n'a jamais voulu lui-mê*me le prendre. îl avait épousé mademoiselle Christine Dilfon de la famille des comtes de Ros— common , chef de la maison de Dillon. On se souvient encore avec attendrissement , des marques touchantes d'intérêt qu'ont données à ses vertus , les personnes les plus respectables de Paris , à la mort de son mari. Une fille unique ne lui a survécu que le temps qu'il fallait pour se faire longuement regretter.
Opposé, par principes, aux philosophes qui dominaient la littérature en France, M. Dromgold donna peu de publicité à ses ouvrages ; les principaux sont :
I. Réflexions sur le poème de la bataille de Fontenoy. 1 745, in-4°.
II. Charles et Pilcourt , idylle nouvelle, Paris, 1772, in-8°, de 29 pages. Cette pièce n'a rien de la fadeur des idylles ordinaires ; c'est un conte en vers, dans lequel l'auteur combat la manie du suicide et d'autres travers de sou temps.
In. Avis aux vivons, au sujet de quelques morts, par l'auteur de Charles et Vilcourt. Amsterdam et Paris, 1772, in-8°, de 27 pages. Cette petite brochure tend à rappeler les Français à l'esprit de franchise et de gaieté qui caractérisait nos bons aïeux.
IV. La gaieté , poème. Amsterdam et Paris, 1772,^1-8°. Petit ouvrage plein de grâce , dans le-
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quel l'auteur donne un récit touchant de ses propres malheurs.
M. Dromgold est mort à Paris , le itr février 1781. On a trouvé, parmi ses papiers , plusieurs ouvrages esquissés : une Vie de $. Louis , un Traité sur V éducation publique , la Philosophie de Platon, etc.
Je dois à M. Patrick Lattin les détails sur la vie de M. Dromgold,, son parent et son ami ; et à H. Boissonade, l'indication de ses derniers ouvrages Je prie ces deux messieurs de recevoir ici l'expression de ma reconnaissance.
DROU , savant avocat aux conseils du roi , depuis l'année 1754, jusqu'à l'époque de sa mort, en 1783. M. Chaudon , après avoir fait un éloge mérité des talons de cet avocat et de son zèle à défendre les opprimés , se contente de dire que ses' Mémoires sont recherchés comme des modèles de bonne logique. D'après une mention aussi vaçue , il est difficile de se faire une juste idée de cesMémoires , ou de se les procurer. La Biographie universelle n'a point donné d'article à M. Drou ; il en méritait un plus développé que celui de M. Chaudon. D'après les recherches auxquelles je me suis livré , je vois que M. Drou a souvent traité , dans ses Mémoires , des questions de droit public français ; c'est ce qu'il a fait particulièrement en 1771, dans une Requête au roi , en faveur des prévôt , conseillers , etc. , de la ville de Cambrai , contre M. de Choiseul , archevêque de Cambrai et frère du ministre, lequel archevêque voulait enlever à la cité de Cambrai la franchise de sa
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commuée ; en 1772, dans une Réplique pour les mêmes prévôt, conseillers, etc. , contre le même archevêque. Cette Réplique a a3o pages in-4° , la même année 17-2 , dans une Requête présentée au roi , pour P. de Lwr , marquis de Saluées, qui réclamait le paiement du marquisat de Salaces , acheté en i56o , par Charles IX; en 1773, dans une Réfutation pour le même marquis de Salaces , de trois libelles diffamatoires publiés contre lui ,
Î>ar un soi-disant marquis de Sauces , etc.
Les Mémoires secrets de Bachaumontnous apprenneutqu'cn 1^776 , M. Drou a inséré, dans un Mémoire sur l'usure, une digression historique et intéressante sur ce fléau qui , suivant l'austère avocat, est toujours la suite et » la preuve infaillible d'un mauvais gouvernement. Ce Mémoire a été occasionné par une requête des usuriers d'Angouléme, au conseil du roi.
DRO {TET ( Etienne— François ), bibliothécaire des avocats. La Biographie universelle prétend qu'il avait entrepris avec Rondet un Dictionnaire historique et critique , en 3 vol. in-fol. Quel était J'objetde ce dictionnaire? Veuton parler d'un Dictionnaire historique et critique de la Bible, dont Rondet a publié les troispremiers volumes en 1776, in-4°?
mais j'ai sous les jeux la notice raisonnée des ouvrages de Rondet, écrite par lui-même, et il ne dit pas un mot de Drouet. Ce n'est pas non plus M. Drouet ; mais Rondet seul , qui a publié la table des vingt-trois volumes de l'Histoire générale des auteurs
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ecclésiastiques de D. Ceillier. Rondet , dans son avertissement , dé»
clare avoir employé près de vingt ans à la confection de cette table.
Il était essentiel de dire que M. Drouet, dans son édition de Moréri, n'avait point répondu à l'attente des savans. M. du Masbaret le prouve en mille endroits de ses Mémoires manuscrits.
C'est M. Drouet qui a extraitdes articles de grammaire, fournis par Dumarsais à l'Encyclopédie , ceux qui ont parti à la suite de la logique du célèbre grammairien, en 1769, 2 vol. in-8* etin-12. On lui doit encore une édition du grand catéchisme historique de l'abbé Fleury, traduit en latin par lui-même. Paris, 1776, in- 12.
M. Chaudon a eu tort d attribuer cette traduction à M. Drouet.
DUBOCA.GE DE BLE VILLE (Michel-Joseph). On lui attribue dans la Biographie universelle, La j>rincesse Coque d'œuf et le prince Bonbon , publiés en 1745, sous le nom de M. TfEgacobud, qui est le nom renversé de M.
Du bocage. J'avais cru jusqu'à ce jour , d'après l'Histoire littéraire des femmes françaises, que ce badinage était de mademoiselle de Lubert, auteur de plusieurs ouvrages du même genre.
* DUBOTS (Nicolas), premier
f professeur d'Ecriture-Saiute, dans 'université de Louvain, a publié, sur la fin du xvn* siècle , plusieurs ouvrages entièrement oubliés aujourd'hui. Le plus remarquable est une dissert, anonyme contre les quatre art. du clergé de France intitulée : Ad illustrissimos et RR. G allia* episeopos , disquisi~ tio theologica , juridica super de
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claratione cleri gallieani factd Part si is 19 martii 1682. Bossuet q ui a daigné réfu ter ce professeu r, 1 appelle un pauvre auteur , autorem erassissimum . Ses o u v rages en effet montrent un homme 4111 veut à toute force perce r.la foule des auteurs médiocres, mais dont les efforts ne sont pas secondés par un mérite solide. Incapable de n'en approfondir , il ne fait
Î[u 'effleurer les questions ; son sty e est plein de véhémence et d'emportement, il se passionne sur tout , il outre tout , il n'hésite sur rien , il se met peu en peine de prouver , il veut qu'on reçoive ses décisions comme autant d'oracles, et par tous ces défauts il se décrédita entièrement lui-même dans l'esprit de ses lecteurs. Ce portrait est aussi celui d'un fameux journaliste de ce temps.
( Défense de la déclaration du clergé, trad. par le Roy , édition de 1774. )
* DUBOIS DE SAINT-GELAIS (Louis-François), secrétaire de l'académie de peinture et de sculpture, avait été précepteur des en fans du directeur de la monnaie des médailles; il fut aussi commissaire de la marine, à Amsterdam, et secrétaire pour l'Espagne au congrès d'Utreclit.
On a de lui plusieurs ouvrages, la plupart anonymes. Les principaux sont:
I. La PhilisdeSeire du comte Bonarelli, traduite en français, avec la Dissertation sur le double amour de Gelie. Bruxelles , 1707, in-i2, 2 vol. Cette traduction est estimée.