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adjecit Lorandus Samuel Fy. Halos Magdeburgicm , 1743, in-4*.
DUEZ ( Natbanael ) , maître de langues du xvu* siècle. M. Chaudon et la Biographie universelle le font naître en Hollande ; mais on ignore véritablement son origine. L'imprimeur genévois de Tourne lui reprochait en i643, d'être sorti d'une nation barbare; il l'accusait de s'être emparé de la traduction française du Janua linguarum , pour la gâter. Dans ce même temps, vivait Paul DLEZ, jésuite , natif de Liège , commentateur de Tibulle et traducteur de Rodriguez. Voy. les Mémoires littéraires deVa<\aol9 tom. Il, édit in-fol.
* DITFOUR ( Pibwie- Joseph ) , dominicain, né à Candies, diocèse d'Alet en Languedoc , professa long-temps la théologie à Toulouse. On lui doit la traduction d'un ouvrage, traduit de l'italien du P. Concina, dominicain de Venise , sous le titre à' Explication de quatre paradoxes , qui sont ea vogue dans notre siècle.
Avignon , chect J. Girard (0*1 plutôt Auxerre, chez Fournier), 1761 , in- 18. Le traducteur, sous le nom du chevalier Phila le tlù% Vénitien, a augmenté cet ouvrage d'une relation exacte des discutes sur laonorale , qui se sont élevées par-delà les monts, depuis 1739. On attribue au P. Duibur trois des écrits qui ont paru en 1761 et années suivantes , pour justifier saint Thomas d'Aquin, relativement à ses opinions sur l'indépendance absolue des souverains et sur le régicide. Ce sont deux Lettres d*un théologien , et un Mémoire pour S*
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contre un anonyme, calomniateur de sa doctrine. Eu 1764, il fit soutenir à Toulouse ane thèse très-ùnportante , ea faveur des libertés de l'Eglise gallicane, et de la doctrine de S. Thomas sur ce sujet ; elle a été imprimée dans le format in-40 en latin , et dans le format ia- 12 en français. On a encore de cet auteur, outre plusieurs dissertations latines sur quelques questions de théologie :
I. L' Autorité de S. Augustin et de S. Thomas dans l'Eglise catholique , établie par tradition.
'( Toulouse)^ 17^3, 2 vol. in- 12.
H. Doctrina Vil prœsulum vindicata , seu e^nsiola romani thec logi ad VU Galliœ prœsules , de iniquo animadversore qui catholicam doctrinam in breviario ab ipsis recens promulgato consigna- Mon notare ausus est, 1774, in-8°.
Le P. Dufour vivait encore vers 1786; car il est considéré, 1 0 comme rédacteur du Mémoine àcon— su l ter, pour les professeurs conventuels en la faculté de théologie , en l'université de Toulouse , etc., contre les professeurs séculiers perpétuels de la même faculté , etc. Paris , Simon etNyon, 1786, m-4° de 90 pag. ; 20 comme auteur de l'excellent ouvrage anonyme intitulé : Exposition des droits dos souverains sur les empéchemens dirimans du mariage et sur leurs dispenses, Paris , Le*clere, 1787, m- 12; imprimée avec approbation et privilège du roi.
JHIHAN (Laurent). On trouve, dans la Biographie universelle, à l'article de cet auteur , une expression qui n'est point usitée à Paris. JGhiban est présenté comme auteur d'un ouvrage long-temps
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réputé dans les écoles ; le rédacteur a sans doute voulu dire , qui a été long— temps en réputation dans les écoles,
DUMARSAIS (César-Giesneau).
A l'occasion de Y Essai sur les préjuges, faussement attribué à ce célèbre grammairien , la Biographie universelle, ioge avec bien de la sévérité les bibliographes qui jouissent de quelque ré-
λulation ; il est malheureux seu»
ement que dans le même article, le rédacteur donne la preuve d'une grande légèreté et d un jugement peu solide. A l'en croire, M. Naigeon a trompé tous les bibliographes modernes , e« attribuant au baron d'Holbach la plupart des ouvrages philosophiques publiés dans le dix»
huitième siècle. Mais comment le nouveau bibliographe réfute-t -il M. Naigeon ? C'est en aflirmant que YHistoire critique de Jésus-Christ est de Voltaire, parce qu'il a reconnu dans cet ouvrage l'auteur de la Bible enfin expliquée. Pourquoi Ws éditeurs de Voltaire, Beaumarchais, Condorcet, M. de Croix, etc. , n'ontils pas eu la même sagacité? Qui aurait empêché Voltaire d'avouer l'Histoire critique de Jésus-Christ, lui qui, dans tant d'ouvrages, et dans tant de circonstances, a combattu sa divinité? Pour moi , je préfère, je l'avoue, à l'autorité de M. D. L , celle de M. Naigeon , qui m'a fait une si franche confession sur les ouvrages philosophiques publiés de son temps , qu'aucune de ses indications n'a encore été détruite par les ouvrages publiés postérieurement à ses «veux ; tels sont les Correspon- dances.de Grimw, d§ madame du
De/Tant, de Galiani, etc. ; et puis; quelle peut donc être l'autorité d'un bibliographe oui vient nous dire que Dumarsais ne fut point X éditeur d'un livre étranger à son genre d'études ( Y Essai sur les préjugés)? On n'a jamais avancé une telle ineptie, puisque Dumarsais était mort depuis quatorze ans, lorsqu'on publia cet Essai. M. P dans ses Mémoires ecclésiastiques témoigne une grande déférence pour les assertions de M. D. L. Je le félicite de sa bonhomie.
* DUMAS (Philippe) naquit à lssoudun en 1738; il y ht ses premières études et à l'âge de 12 ans, il alla les continuer à Paris, dans le collège du Plessis. Les succès qu'il y obtint le déterminèrent à se faire recevoir aggrégé à la faculté des arts de l'université de Paris ; en attendant une place convenable à ses talens , il alla d'abord faire une classe de grammaire à La Flèche , et ensuite enseigner la rhétorique à Metz, où iïse maria. C'est de-là qu'on l'appela à lssoudun, sa patrie , pour venir y être princi-
5 al du collège. La circonstance e son mariage fit naître quelques difficultés qu'il aurait facilement levées ; mais toute discussion lui était péniblé ; il quitta lssoudun et vint à Toulouse occuper la chaire de rhétorique du collège royal, que M. de Brienne lui avait fait offrir. Dans ses nouvelles fonctions, M. Dumas se concilia l'estime générale, et il fut nommé, en 1782, membre de l'académie des Jeux floraux, il mourut un mois après cette nomination. On doit à ce professeur les ouvrages suivans :
I. Les Colloques choisis d E~ rasme, traduits en français, avec le texte vis-à-vis de la traduction, suivis de trois dialogues moraux tirés de Pétrarque et de Maturin Cordier. Paris, Brocas , 1762; m- 12.
II. VEconomique de Xénophon , et le projet de finances du même auteur, traduits en français ; avec des notes. Paris , Dehansy, 1768, m- 12. Cette traduction fît autant d'honneur au goût et au bon esprit de l'auteur , qu'à ses connaissances et à ses talens.
III. Psaumes de Davi (175) traduits en vers hexamètres , par Buchanan, Commire et autres.
Toulouse , 1 7 80 , in- 1 2.
Plusieurs psaumes ont été traduits par l'auteur, qui se proposait de donner une suite à ce volume.
On doit aussi à M. Dumas de nouvelles éditions revues et augmentées
i°. Des Rudimens de la langue latine, à l'usage des collèges de l'université de Paris. Paris, 1763, m- 12.
2°. De la Grammaire grecque de Clénard. Paris , 1763, 1/1-12.
3°. Du Manuel des grammairiens de Nicolas Mercier. Paris, 1763 , in-if.
( Mémoires pour servir à l'histoire des Jeux floraux de Toulouse, par M. Poitevin -Pei ta vi.
France littéraire de 1 769 , etc. )
* DUMAS ( Charles - Guillaume-Frédéric), né en 1725. On a de lui :
I. Voyages et découvertes , faits par les Russes , traduits de l'allemand de M. G. P. Muller. Amsterdam, 1766, 2 vol. petit in-8*.
ÏI. Relation historique de V expédition contre les Indiens de V Ohio en 1 764 > commandée par le chevalier Henri Bouquet , etc.; traduite de l'anglais. Amsterdam,
Iïî. Examen de la doctrine touchant le salut des païens , ou nouvelle apologie pour Soc rate , traduite de l'allemand de J. Auguste Eberhard. Amsterdam , 1773, in-8°.
♦VI. Examen de la traduction des livres 34 , 35 et 36 de Pline l'ancien , a vec des notes par M. Fa 1conet, sculpteur. In-12. Extrait du Journal encyclopédique des mois de juillet à septembre 1775, et dans le tome sixième des Œuvres de Falconet. Lausanne, 1781 , in-8°.
M. Dumas a fourni des articles à la Bibliothèque des sciences et des beaux-arts 1 journal qui s'imprimait à La Haye, et qui a fini au 100' vol., en 1780 inclusivement.
* DUMAS (Jean), pasteur de l 'Eglise française à Leipsick , mort le 4 avril 1709, a publié: