M. P n'était pas encore
revenu de son erreur en 1819, lorsque M. Lepan publia sa Vie de Voltaire; il soutint aussi , dans Y Ami de la religion et du Roi9 qu'il existait une Vie de Voltaire , par le marquis de Villette. Un charitable ami lui ayant fait découvrir son erreur , il avoua son ancienne méprise dans un nouveau n° de son journal. On doit encore à l'abbé Duvernet uncflwtoire de la Sorbonne, Paris , Buissou , 1790, 2 vol. in-8°. Cet ouvrage est rempli d'inexactitudes.
DUVOÏSTN (Jean - Baptiste ) , évéque de Nantes. Suivant la Biographie universelle, ce savant théologien a donné une traduction du Voyage de Mungo-Parck , et c'est la meilleure. Je veux bien croire à l'existence de cette traduction , puisqu'elle est mentionnée aussi et louée dans un article fourni par M. de Villers , au Spectateur du Nord, du mois de mars
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1800 ; mais je voudrais que le cmel lieu et en quelle année avait Spectateur du Nord et la Biogra- été imprimée cette traduction de phie universelle eussent dit dans Mungo-Park.
* EANDI ( Jos.-Ant.-Fr.-Jér. ) , professeur de physique expérimentale, membre du collège de philosophie , littérature et beauxarts dans les classes de philosophie et de mathématiques de l'université , de l'académie des sciences et de la société d'agriculture de Turin , de l'institut del'acadé»
mie des sciences de Bologne , de l'académie des beaux-arts de Pérugia , naquit à Saluces , le 1 2 octobre 1735, d'André - Valérien Eandi, notaire, et d'Antoinette Garetti. Dans le cours de ses études, le jeune Eandi aima la lecture avec passion. Ses humanités furent à peine terminées , qu'il vint à Turin', pour concourir à une des places d'une école qu'on pourrait appeler normale, il surpassa tellement les autres concurrens, qu'on lui adjugea une place, malgré un défaut de langue qu'il parvint , comme Démosthène , à vaincre entièrement , à force de déclamer sur la rive du Pô. Le père Beccaria étant venu apporter le goût de la vraie physique, dans Puniversitéde Turin , Eandi demanda et obtint la permission dépasser de la section de littérature dans celle de philosophie. Il fut nommé répétiteur de géométrie à la fin de 1757. Le P^ Beccaria , voyant les heureuses dispositions d'Eandi, le fit son compagnon dans ses recherches physiques , et lui inspira le goût des mathématiques. Êandi subit,
en 1761 , son examen de professeur en philosophie. II resta, à Turin jusqu'à la Toussaint de 1770, qu'il devint professeur de pnilosophie et préfet des études à Savillan. M. Eandi avait embrassé l'état ecclésiastique; ainsi ses études philosophiques ne durent pas lui faire négliger l'étude de la morale et celle de la religion. Il se distingua comme prédicateur, et publia un ouvrage intitulé : Ragione ereligione y qu'il dédia à M. Valperga , évêque de Nice. Les journaux ecclésiastiques du temps louèrent beaucoup cette production.
Après six ans d'exercice dans la chaire de philosophie de Savillan , Eandi fut nommé à Turin , le 5 novembre 1776, professeur substitut du célèbre P. Beccaria.
Ce ne fut qu'en 1788 , qu'il obtint la place de ce maître si renomme ; mais il publia , dès 1782, ses Notices historiques sur les études du P. Beccaria. Il fit paraître , en 1783 , ses Memorie historicité , adressés à M. Balbe , héritier par testament des manuscrits du restaurateur de la physique en Piémont. Cet ouvrage , rempli d'érudition , est écrit avec une grande pureté de style , et il est plutôt l'histoire du rétablissement des sciences exactes en Piémont , que l'histoire de Beccaria.
Le 21 décembre 1788, Eandi fut élu académicien. Il a lu à Pa-