‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 174 sur 305 · EBE · texte numérisé non relu

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eadémie d'importans Mémoires , qui figurent dans son recueil.

On lui doit en société avec M.

Vassali , le commencement d'un cours de physique , que les professeurs recherchent encore aujourd'hui pour leurs classes, quoique la physique ait fait de grands progrès depuis sa publication ; on ne peut pas mettre plus de science que M. Eandi n'en a mis dans son introduction de 88 pages.

L'ouvrage parut sous le titre modeste de Pnysicœ experimentalis lineamentaad subalpinos , Turin, 1793 , in-8°. Il en existe une contre-façon de l'année 1800 , remplie de fautes. Il a aussi publié, en 200 pages in-8°, ses Aritmetices et geometriœ elementa ad Subalpinos.

On a encore d'autres écrits de ce savant , tels que des sermons , panégyriques, discussions de principes politiques , etc. , etc. Il a laissé une vaste correspondance , dans laquelle on trouve une immense érudition. Cet habile professeur mourut le itT octobre 1799. Y oyez dans le tome VIe des Mémoires de F académie des sciences , littérature et beaux-arts de Turin , une longue et intéressante Notice sur sa vie et ses ouvrages, par son neveu , son élève et son ami, M. Vassali-Eandi, quia joint son nom au sien , pour témoigner au public tout ce qu'il doit à son respectable maître.

N. B. Les Mémoires historiques du P. Bec cari a sont cités dans la Biographie universelle , sous le nom de 1 abbé Landi. Voyez le mot Beccaria.

EBERHARD ou EVRARD , de Béthune, dans l'Artois. Son • uvrage, intitulé Crœcismus ,

EBE 3oi peut avoir été imprimé à Angouléme, en i4g3 , comme le disait Prosper Marchand. Pendant longtemps,cette édition parut douteuse à l'abbé de Saint-Léger; mais il changea d'avis lorsqu'il vit annoncer : Auctores octo morales Cato ,Jacetus , etc. Engolismœ, die 17 mensis maii , i4qi , in-4°, sans nom d'imprimeur, dans Y index librorum du P. Xavier Laire, part. 2, n. 68, n° 14. Quant à l'édition du même ouvrage , indiquée par Paquot dans ses Mémoires , comme étant sortie en i483 de presses d'un imprimeur de Lyon, nommé Jean Dupré, l'abbé de St. -Léger, qui a fait tant de recherches sur les imprimeurs lyonnais , ne connaissait d<? ce nom qu'un imprimeur de Paris.

(Notes manuscrites de l'abbé de St.-Léger, sur la seconde édition de son Supplément à l'histoire de l'imprimerie de Pierre Marchand. )

C'est d'Eberhard de Béthune, dit M. du Masbaret, que sont ces vers si connus, attribués à divers auteurs :

Clotho colum bajulat , Lachesis trahit , Atropos occat.

Corsapit, et pidmo loquitur, fel corn-

movet iras.

Splen riderejàcit, cogit amure jecur.

EBERARD ( Jean- Auguste ) , célèbre philosophe allemand du xviii* siècle , connu en France par la traduction française de la première partie de sa Nouvelle apologie de Socrate ( Voyez le mot Dumas). La Biographie universel* le parle , dans cet article , du goût bien prononcé de la nation française pour les beautés sombres et

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austères des écrits de M. de Chateaubriand : peut -on regarder comme l'opinion d'une nation entière , celle d'un parti d'opposition, quel que nombreux qu ifsoit?

Des critiques judicieux et impartiaux n'ont-ils pas , dès l'origine , réclamé contre rengouementque l'on voulait inspirer pour les paradoxes et les sophismes présentés par M. de Chateaubriand, dans un style qui n'est pas irréprochable?

On n'a point oublié les sévères critiques ae M. l'abbé Morelletsur les différens ouvrages de M. de Chateaubriand ( Voy. le t. IIe des Mélanges de littérature de cçt abbé ) ; le Coup aVœil rapide de M.

Ginguené sur le Génie du christianisme, 1802, in-8* ; le Rapport fait au chef de l'ancien gouvernement, par M. de Chénier, dans la séance du conseil-d'état du 37 février 1808, Paris, de l'imprimerie royale , i8i5,in-4°; enfin les Extraits des procès-verbaux des séances de la deuxième classe de l'institut , Paris, 181 1 , în-4°, parmi lesquels on remarque le Rapport de M. le comte Daru , sur le Génie du christianisme.

ECCLESIA (Jean-Paul aô) , ou de l'Eglise , cardinal, sur la vie duquel on litd'intéressans détails dans Moréri. Comme ses ouvrages sont restés manuscrits , la Biographie universelle justifiera aisément le silence qu'elle a gardé sur cet auteur ; mais lui serat-il aussi facile de justifier l'omission d'Augustin de l'Eglise , célèbre jurisconsulte, morten i5^2, dont la traduction italienne de M. Chaudon fait connaître les ouvrages? Celle de François-Augustin de l'Eglise, dont on a : Li

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scrittoriPiemontesi, 161 4 , m-4% et S. R. E. cardinaliumy archiepiscoporum , episcoporum et abbatum Pedemontanœ regionis chronologica historia. Taurini , i645, in-4°. Voyez les Piémontais illustres , Turin , 1784 , 4 v«

ECHARD (Laurent). M. Chaudou a affirmé, et la Biographie universelle a répété que la trad uction très-libre de son Interprète du gazetier ou du nouvelliste , publié en français, sous le titre de Dictionnaire géographique , Paris , 1747 , in-8°, était de l'abbé Ladvocat , déguisé sous le nom de Vosgien. Mes nouvelles recherches m'ont prou vé que l'abbé Vosgien était réellement auteur de ce travail. Voyez son article ; dans la Bibliothèque lorraine deD. Calmet. Moréri fait observer que l'abbé Lad vocat a eu part a cette traduction , et qu'il en donna , en 1750, une nouvelle édition , corrigée et très-augmentée. Voilà sans doute l'origine de l'attribution de l'ouvrage entier au bibliothécaire de Sorbonne , qui convient lui-même , dans son Dictionnaire historique , que M. Vosgien a composé le Dictionnaire géographique, d'après l'anglais d'Echard.

EDME ou EDMOND (S. ) , archevêque de Cantorbéry. Cet article, dans la Biographie universelle , a été rédigé d'après les Vies des pères , des martyrs , traduit, de l'anglais par l'abbé Godescard. On ne pouvait prendre un meilleur guide ; néanmoins il ne fallait pas citer, d'après lui, Soissjr , près de Provins , au lieu

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de Soisy. D'un autre côté , si l'abbé Godescard indique le Spéculum Ecclesiœ (Miroir de 'l'Eglise) par S. Edmond, imprimé dans le tome XIII de la Bibliothèque des Pères , la Biographie, universelle die le tome III. L'abbé Godescard renvoyait sans doute à l'édition de la Bibliothèque des Pères, imprimée à Cologne en i6i8et 1622 , i4 vol. in-fol. ; car l'ouvrage de S. Edmond ne se trouve que dans le n59 volume de l'édition de Paris , 1677. Dans ces cas il serait convenable de désigner les éditions auxquelles on renvoie. On a une Pie (nouvelle et intéressante) de S. Edme , tirée des manuscrits de V abbaye de Pontigni , Auxerre , 1763 , in- 12 de ni pages , par Edme Ch. , curé de On voit que le rédacteur de l'article Edme , dans la Biog.

univ. , a un peu trompé la confiance des éditeurs ; car son article ne présente rien de neuf.

EGBERT, archevêque d'Yorck , mort en 767. Moréri a donné un fort bon article sur cet auteur.

M. Chaudon en présente un abrégé qui pourrait être plus exact ; la Biographie universelle n'en parle pas. Pourquoi priver ainsi la génération actuelle des recherches utiles faites dans le xviii* siècle ?

EGTNARD , célèbre secrétaire de Charlemagne, dont il a écrit la vie. Je n ose affirmer qu'il * n'existe pas d'édition in-8° de cet ouvrage , avec les notes de Nie.

Heerkens , Groningue , in55 , comme le dit la Biographie universelle. Mais l'édition que jepossèdesous cette date , est un in-18 de ni pages. D. Bouquet n'a point inséré , ainsi que le prétend

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la même Biographe, dans le 5e vol. de la Collection des historiens de France , la plus ancienne trad. franç. de la Vie de Charlemagne. On ne trouve dans ce volume que le texte latin de l'auteur avec des notes. Je ferai observer aussi que le nom du plus récent de ses traducteurs est De* nise, et non Denis. Lorsque M.

Denise publia cette traduction , en 1812 , il était attaché à l'éducation de MM. les pages du chef de l'ancien gouvernement.

EGNACE (Jean- Baptiste). La Biographie universelle a peut-être bien fait de présenter cet auteur sousson vrai nom d'EcNAZio ; mais elle aurait dû nous offrir aussi, dans leur langue originelle, les titres de ses ouvrages ; cela l'eût sans doute empêché de citer avec M. Chaudon l'édition de i588 de son ouvrage de Cœsaribus , tandis que la première édition est de Venise , i5i6. Cela nuit à l'ordre chronologique qui doit régner dans l'indication des ouvrages d'un auteur. M. Chaudon avait su éviter ce défaut. C'était ici l'occasion de dire que YHclioga— balioratio ad meretrices , qui se trouve à la fin de l'ouvrage d'E~ gnazio ; de Cœsaribus , n est pas de lui ; mais de Léonard A ré tin.

Cette harangue , souvent réira-

Srimée , soit dans les éditions de uétone , soit dans les Historia* augustœ scriptores , est évidemment calquée sur celles de Tite- Live ; il n'y a peut-être qu'un mot ou deux à y reprendre pour la latinité.

E I D 0 U S ( Marc-Antoine ) . La Biographie universelle renvoie à mon Dictionnaire des ouvrages

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anonymes , pour connaître ïes nombreuses traductions que cet auteur a publiées d'ouvrages anglais. N 'eût-elle pas mieux fait de renvoyer aux articles qu'ellemême a donnés ou devait donner des écrivains originaux. M. Chaudon n'a cité que cinq traductions d'Eidous, et il s'est trompé sur trois noms d'auteurs. 11 a cité, en effet, Gunilla pour Gumilla , d'Antremoux, pour d'An termoni,.

et Venegar, pour Venegas. M.

Prudhomme , dans son Dictionnaire universel, a copié ces trois méprises. Eidousn'a point d'article dans le Dictionnaire de Feller.

ELIEN (Claude).. Suivant la Biographie universelle', son Traité sur la milice des Grecs avait été traduit et imprimé à Paris , dès i536 ; in-4°, par un anonyme. i° Cette traduction est un in-fol. en caractères gothiques , avec uu grand nombre de figures en bois; 2° Il était facile de découvrir le nom de l'auteur à qui elle est attribuée ; il suffisait d'ouvrir la Bibliothèque française de Duver-»

dier , édition de Rigoley de Juvigny, t. I , p. 577. Ou y voit que ce traducteur des auteurs anciens sur l'art militaire, se nommait Nicole Volkir ou Volskir, seigneur de Seronville, né à Bar-le- Duc , dont on a plusieurs ouvrages en prose et en vers. Il se donna le surnom de Polygraphe , ou qui écrit beaucoup. C'est sous cette qualité qu'il se désigne sur Je frontispice de la traduction dont il s'agit.

EMANUEL CALECAS. M. du Masbaret , au sujet de cet article deMoréri , s'exprime ainsi : « Estce s'exprimer pertinemment, de

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