EPH
EOBANUS HESSUS (Helius).
L'article consacré à ce savant du xvi* siècle, par la Biographie universelle, est aussi neuf que curieux. Aussi vient-il de bonne main. Les articles accompagnés de cette signature ne me donnent presque rien à faire. Je crains cependant que l'habile rédacteur de celui-ci n'ait pas connu un auteur qui, avant lui, avait fait beaucoup de recherches sur Eobanus ; je veux parler de Frédéric-Jacques Beyschlag, adjoint au gymnase de Halle , en Souabe, qui a publié : Sj-lloge variorum opusculorum , Halle, 1729, 2 v.
in-8°.On trouve, dans le premier volume , un morceau dec^f pag. , intitulé : De rion contefnnendis studiis humanioribus ^futuro theologo maxime necessariis , aliquot clarorum virorum ad Eobanum Hessum epistolœ inter quas Hessi una cum ejusdem* de contemptu studiorum ode und et ad magnificum senalum Erphurdiensem adhortatio carminé elegiaco , etc.
L'éditeur a joint à ces pièces des notes fort détaillées. La plus ample concerne la vie et les ouvrages d'Eobanus. J'ai vu avec plaisir qu'elle prouvait ^l'exactitude des recherches faites par la Biographie universelle. Le recueil de Beyschlag a été également inconnu au P. Niceron et aux continuateurs de Moréri.
EPHREM (S.) La Biographie universelle ne donne pas assez de détails sur les anciennes versions latines des écrits de ce saint. Ses Sermons , traduits en latin par Ambroise le Camaldule , furent imprimés à Florence par Antoine Mischominus , en 1481 , in-fol.
Il y en a une autre édition de
EPI 307 Brescia , par Baptiste de Farfen-
go, 1499, in"4°- D'auto de Paris , Petit, i5o5 , in-4° ; sans date, în-12; Paris, Vascosan, i533, Cologne, i547- Il existe une version de ces Sermons bien antérieure , puisqu'elle paraît être du Ve siècle , à en juger par le style.
Il y en a plusieurs passages dans les Scintilla* de Défenseur , moine de Ligugie , au commencement du vin» siècle. D. Wvet s'est donc mépris, lorsqu'il a dit que les versions latines de S. Ephrem étaient modernes et ne méritaient aucune confiance.
( Extrait des Notes manuscrites de l'abbé de St.-Lt'ger, sur la Croix du Maine. )
9 On peut encore reprocher à la Biographie universelle l'omission des OÉuvres de piété de saint Ephrem , traduites en français par l'abbé Ignace Le Merre , Paris, Didot, 1744» 2 v°l* in- 12.
Panzercite , dans le 8e vol. de ses Annales typographiques, la Fleur de prédication selon St. Éffrem , translatée de grec en latin , et translatée de latin en français, à la requête de' Philippe, cardinal de Luxembourg , par Pierre Cucuret, Paris , par Antoine Verard , sans date , in-fol.
EPICTÈTE,leplus célèbre moraliste de l'antiquité. La Biographie universelle compte dix-neuf traductions françaises de son Ma* nuel. Il y en a une vingtième , qui est du P. Brotier. Elle a été indiquée à l'article Brotier neveu, qui en fut l'éditeur ; mais il fallait la rappeler ici.
Le Discours du P.Tholomas, sur le Philosophe Epicthte , parut eu 1760 , et non en 1700.
3o8 KUA
ÉPRfiMÉNlL (J.-J. Dlval d').
La Biographie universelle attribue à ce célèbre conseiller au parlement, deux écrits qui ont fait une vive sensation en 1790, savoir : De VEtat actuel de la France , et nullité et despotisme de V Assemblée nationale. Dans la Biographie des hommes vivons, ces deux brochures sont données à M. Ferrand , aujourd'hui pair de France ; ce qui me paraît plus conforme à la vérité. M. Chaudon avait précédé la Biographie universelle dans celte fausse indication.
ERASME (Didier). Les traductions françaises des ouvrages d'Erasme méritaient plus de détails que n'en donne la Biographie universelle. Elle ne parle que des traductions des Colloques , et de Y Eloge de la folie; mais celles qui ont été données de plusieurs autres ouvrages , tant dans lexvique dans le xvme , ont fait assez de sensation pour qu'on en fasse mention. Un gentilhomme du pays d'Artois , nommé Louis Berquin , fut brûlé , en i52Çj, comme hérétique. On avait saisi , dans sa bibliothèque , plusieurs ouvrages favorables aux opinions nouvelles , et des traductions manuscrites d'Erasme , lesquelles , par des additions faites au texte , pouvaient compromettre l'auteur et le traducteur. C étaient la Déclamation des louanges du mariage , le Symbole des apôtres , Briève .admonition de la manière de prier, et la Déclamation de la paix.
Une décision de la Sorbonne, du 10 mai i525 , porte qu'on ne devait pas permettre que ces traductions fussent imprimées à Paris. Voyez d'Argentré , Collectio