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jinliviorum de novis erroribus , tome U,paçe42. « Il parut secrètement, dit Erasme lui-même, • quelques traductions de mes livres , auxquelles Berquin avait ajouté plusieurs choses du sien. »
Ce qui donne à entendre que ces traductions étaient manuscrites.
On n'a pas des motifs suifisans pour attribuer à Berquin, comme l a fait la Biographie universelle, la traduction du Chevalier chrétien, et celle du Vrai moyen de bien et catholiquement se confesser , imprimées par Etienne Dolet , en i54s.
J'ai fait connaître précédemment six traductions de six traités d'Erasme , publiées à Paris , de 171 1 à ïii5y par un célèbre magistrat (Voyez le mot Bosc).
Je dois dire ici que Burigny , dans sa Vie aV Erasme , cite une fois ce traducteur, en affirmant que l'abbé Marsol lier r*a aidé dans la traduction de deux traités. Voyez le tome II , p. 548.
On trouve, dans les Adages d'Erasme, un Ions article intitulé: Bellum. On T'a imprimé à part ; Bayle le cite avec éloge : il a été traduit librement en français à Londres , en 1 7^4 , dans un ouvrage quf.a pour titre : Anti- Polemus , et il a été donné dans la même ville de Londres, en 1816, une édition séparée de cette traduction , in-i 2.
La première édition de Y Eloge de la folie , ne peut être de i5oi , comme le dit la Biographie universelle; on a sans doute voulu mettre i5io. Ce qu'il y a de certain , c'esï: que VEpître d'envoi d'Erasme à Morus , son ami , est datée du mois de juin i5o8.
La traduction anonyme de Paris , i5ao, est probablement celle
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que Georges Halluin avait terminée dès 1017 , et dont Erasme fut très-mécontent , parce que ce traducteur lui fait dire des choses auxquelles il n'a point pensé. V.
Erasmi Epistolœ , lib. i3, epist.
9. Burigny , dans sa Vie d'Erasme, ne parle ni de cette traduction , ni de cejle qui parut à La Haye , en 1642 > in-i8 , et non in-o°. La Biographie universelle devait indiquer au moins la première édition de la traduction de Gueudeville. C'est celle de Ley— de, chez Vander Aa , 1713, in- 12.
M. Chaudon a cité une édition d'Amsterdam, 1728.
ERM AN (Jean-Pierre) , pasteur de la colonie française de Berlin , mort en 181 4- La Biogr. univ. ne devait point passer sous silence deux écrits de cet auteur, où l'on trouve de curieux renseignemens sur les réfugiés français du xvu' et du xviue siècle. On peut les considérer comme d'utiles suppléraens à ses huit volumes de Mémoires .sur ces intéressantes victimes du fanatisme. Ce sont :
I. Mémoire historique sur la fondation de VEglise française de Berlin , publié à l'occasion du jubilé qui sera célébré le 10 juin 1772. Berlin , au profit des pauvres, petit in-8° de 124 pag.
TT. Cn second Mémoire intitulé : Mémoire historique sur la fondation des colonies françaises dans les Etats du roi de Prusse , publié à l'occasion du jubilé qui spra célébré le 29 octobre }lo5.
M. Réclam a eu part à la rédaction de ce nouveau Mémoire. On doit à M. Georges Erman, fils aîné de notre auteur , un Mémoire historique sur la fondation de l'Eglisefrançaise de Postdam, publié
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aussi en 1785 ; il est rempli de détails intéressans. Voy. le Journal encyclopédique de janvier 1786, pag. i5i etsuiv.
ERMANGAUD ou ERM AN- GARD, suivant Morëri ; il faut mettre Ermangard ou Ermangaud , si l'on en croit M. du Mascaret ; on le dit du xji* ou xnie siècle; il fa ut dire du xue tout court : on ajoute qu'il a écrit contre les Vaudois , et il ne parle aucunement de ces hérétiques ; Terreur vient de Gretser , qui intitula son ouvrage , Traité contre les Vaudois ; c'est que , d u temps de G re tser, on nommait du nom commun de Vaudois, les sectaires du xiie siècle. Dans le vrai, l'ouvrage d'Ermangard est uniquement contre les hérétiques , qui disent que « c'est le démon , non pas » Dieu , qui a créé ee monde et » toutes choses visibles , » c'està-dire , contre les nouveaux Manichéens , appelés pour lors Pauliniens , Bulgares , Cathares.
* ERMENS ( Jos. ) , imprimeurlibraire à Bruxelles, mort vers i8o5, avait des connaissances assez étendues en bibliographie; il a rédigé avec soin , et enrichi de quelques notes utiles plusieurs catalogues de bibliothèques assez importantes. On lui doit de nouvelles éditions de l'Histoire de Marie de Bourgogne , par Gaillard, Bruxelles, 1784, in-12; et de Y Histoire du cardinal de Granvelley par deCourchetet, Bruxelles, 1784, 2 vol. in-8°, avec des préfaces historiques et critiques.
Ermens quitta le commerce de la librairie, pour faire un voyage, tant en France , que dans les sept Provinces-Unies, à l'effet de visi-
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ter les bibliothèques les plus considérables. Son but était de noter tous les livres traitant des choses belgiques. Les Révolutions des Pays -Bas l'empêchèrent d'effectuer ce voyage ; mais il avait déjà rédigé une Bibliographie des Pays- Bas très-étendue , en 7 volumes in-fol. , avec une table des auteurs, en 1 volume in-4°, pour les 4 premiers vol. in-fol. Il avait augmentédudoublecn 1700 , l'i/idex des écrivains des choses belgiques , composé par Jean-Baptiste Verdussen, d'après le manuscrit autographe de ce dernier, qui existait, en 6 vol. in-fol., à Bruxelles , dans la bibliothèque publique dite de Bourgogne.
♦ERNST (Simon-Pierre), chanoine régulier et professeur de théologie à l'abbaye de Bolduc , était, depuis 1797 environ, ou ré de la succursale d'Afden près d'Aix-la-Chapelle ; il fut nommé, en 181 4» membre de l'institut royal des Pays-Bas. Ce savant ecclésiastique est mort en 1818.
On a de lui ;