VIII. Traduction en allemand de la Lettre pastorale de S. A
l'évêaue et prince de Liège , en datedun septemb. 1793. Cologne, chez J.-G. Schmitz, 1794, iu-8% pp. 5oc
IX . Observations sur la déclaration exigée des ministres des cultes, en vertu de la loi du 7
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vendémiaire an 4- (Maestricht, devant notaire des Pays-B as , sur
chez Lekens) 1797 ,in-8°, pp. 44* la communication , en fait de re-
X. Apologie des ministres des ligion, avec les prêtres qui ont cultes qui ont prêté la déclaration prêté le serment de haine, etc. exigée par la loi du*} vendémiaire Maestricht , in-8° , pp. 54-
an 4, contre les critiques de XVI. Pensées diverses d'un bon
MM. Dedoyar et Vanhoeren , les et franc catholique , à Poccasion
Motifs de Malines et autres bro- du bref de N. S. P. le pape , à
chures. (Ibidem) 1797, in-8° , M. l'archevêque de Malines , sur
pp. 170. le serment de naine à la royauté.
XI. Réflexions sur la Lettre de (Maestricht ) , chez Nypels, an 7 , M. V archevêque de Malines , re- in-8°, pp. 78.
lativement au serment exigé des XVII. Encore un mot sur le
ecclésiastique S) parun ancien pro- serment de haineà la royauté, etc. ,
fesseur de théologie. Liège, 1 797, et la rétractation ordonnée parle*
in-i 2 , pp. 11. réponses de M. de Petro , évcqtte
XII. Entretien d'un curé et d'un d'isaure , etc. , par u n homme d e laïque , sur la question : « Est-il sang-froid. A Anvers (Maestricht), » permis d'assister aux messes des an 8 , in«8° , pp. 56.
» prêtres assermentés en vertu des XVIII. Le Triomphe de la vé-
» lois du 7 vendémiaire an 4 et rité, Ou le Serment de haine à la
» du 19 fructidor dernier, ,et royauté y justifié par un bref de
» quelestlesensdecessermens? » N. S. le pape Pie VJ , et parla
Maestricht, chez Th. Nypels, déclaration du Corps législatif,
an 5, in-8° , pp. 33. Le même, par le citoyen Astère. Bruxelles, »
en allemand , à' Aix-la-Chapelle , (Maestricht) , an 8, in-8°, pp. 56.
in-8° , pp. 53. XIX. Trois Lettres drtm hom-
XIII. Explanatio formula* jti- me à trois grands-vicaires : Corrisjurandi de odio in regiam po- rïeille Leniaigre de Namur , J. Iî. testatem , etc. Gallicè Parisiis edi- Lartdsheere de Malines , et Tilius tam latinam fecit, adjunctâ pra?- de Liège , pour les prêtres nomfatione apologeticâ , adversus més fidèles , relativement au serepistolampastorisanonymi, S. P. ment de haine , à la promesse de Ernst , etc. Trajecti acî Mosam , fidélité et au schisme. Maestricht . apud Nypels , an 6, m-S°, pp. 3o , chez Nypels , an 8 , in-8°, pp. 1 00. pour la, préface , et ai pour la XX. Réflexions pacifiques et traduct. des éclaircissemens snr catholiques sur V instruction imce serment de haine à la royauté, portante, par demandes et ré— attribués à l'abbé de Malaret. ponses , relativement au serment
XIV. Réflexions sur le décret Âe haine , et à la promesse de de Rome et la décision de quel- fidélité, etc. Maestricht,'Th.Nyques évéques, relativement au ser- pels , an 8, in-8% pp. 70.
ment de haine, etc., par un ami XXI. La Mauvaise foi dévoi-
de la vérité et de la paix. Maes- lée , ou Réponse aux brochures
tricht , chez Th. Nypels , an 7 , intitulées : Notice sur l'abbé Si-
in-8°,pp. 124. card, etc., et Défense légili-
XV. Examen de la seconde let- me, etc., relatives au serment. tre du jurisconsulte français au ci- de haine et au schjsme, avec
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quelques observations sur les Lettres pastorales de M. l'évéque de Liège, Maestricht , chez Nypels , an 9-1800, in-8°, pp. "76.
XXII. Le Serment de haine et le schisme , considérés dans une lettre de M. le nonce de Cologne , du 1 janvier 1801 , à quelques prêtres scrmentés. En Europe , an 9 ou 1801 , in-8°, pp. 38.
XXIII. Tableau historique et chronologique des sujfragans ou cc-évéques de Liège, etc. , où l'on a joint des notices sur l'origine des maisons religieuses... dans la ville et sa banlieue , par S.-P. Ernst. Liège, 1806, in-8% pp. 4 10.
Il se trouve plusieurs chronologies historiques de la composta tion de M. Ernst, dans le 3e vol.
de Y Art de vérifier les dates, publié à Paris, par D. Clément, bénédictin de Saint-Maur.
11 composa, en 1807, à la demande de M. l'évéque de Liège , son supérieur , un écrit apologétique du nouveau Catéchisme publié par ordre de Bonaparte ; le titre de cet écrit est : Observations pacifiques sur quelques écrits anonymes contre le Catéchisme , à Vus âge de toutes les églises de l empire français. Son Excellence le ministre des cultes, feu M. Portalis , ayant demandé à le voir avant qu'il fût imprimé , M. l'évéque de Liège le fui fit passer au mois de juillet 1807 ; ce ministre étant mort peu après, M. Ernst n'a plus eu de nouvelles sur son écrit. •
Il s'occupait, en 1808, d'une Histoire généalogique et criti' que des comtes cTArdenne, ducs bénéficiaires de la haute et basse L graine j dans /ex* et XIe siècle, et encore d'une Histoire des anciens ducs de Lirnbourg '.
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La Galerie historique, qui s'imprime à Bruxelles , ne cite , de tous les ouvrages de M. Ernst , que son Histoire des comtes de Limbourg y en ajoutant qu'elle est estimée. J'ignore l'année où elle a paru.
( Article rédigé d? après une lettre autographe de V auteur , communiquée par M. G***. )
t ERR ARD ( Charles ) , peintre et architecte , naquit à Nantes , en 1 606. jOn ignore les particularités de sa jeunesse : tout ce qu'on sait, c'est qu'il peignit le dixseptième mai qui tut donné à l'église cathédrale de Paris , en 1645. Ce tableau représente saint Paul guéri de son aveuglement , et baptisé par Ananie. M. Errard était un des douze anciens qui se reunirent, en 1648, pour former l'académie de peinture et sculpture, que le roi honora ensuite de sa protet tion, en lui accordant un règlement et des lettres-patentes pour son établissement.
En 1660, sa majesté voulant établir aussi une académie de peinture à Rome, pour perfectionner les jeunes artistes qui ont gagné le prix de peinture, sculpture ou architecture , dans celle ae Paris , M. Errard, qui était alors recteur de l'académie royale, fut choisi pour être l'instituteur Afi cette nouvelle académie à Rome , et il en eut la conduite jusqu'en 1673 , qu'il revint à Paris ; M. Noél Cov-
Sel lui succéda jusqu'en 1675; [. Errard fut le relever en qualité de directeur , et il y passa le reste de sa vie.
Ce fut pendant ce long séjotfr en Italie, que cet illustre artiste fit mesurer et dessiner les plus beaux morceaux d'architecture des maî-
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très modernes de son temps, pour en former une suite au Parallèle a" architecture y auquel il avait travaillé conjointement avec M. de Chamhray. Mais l'importance de l'emploi que le roi avait confié à M. Erra r a , ne lui avant pas permis de donner ses soins à une nouvelle édition qu'il projetait de cet excellent ouvrage, la mort le surprit avant qu'il pût faire usage des matériauxqu'il avait amasséspour sa continuation. On. voit quelques morceaux détachés de ce recueil curieux, dans la nouvelle édition du Parallèle (publ. par Ch.-Ant.
Jombert, en 1766, in-8°), et qui forme le dernier volume de sa Bibliothèque portative d'architecture. M. Érrard , pendant son séjour en Italie , a été élu plusieurs fois , par les Romains, prince de leur célèbre académie du dessin.
Il mourut à Rome , directeur de • l'académie de France , en 1609, âgé de quatre-vingt-trois ans. On a de lui , à Paris , l'ancienne église des Filles de l'Assomption > rue Saint-Honoré , qui fut commencée à bâtir, d'apresses dessins, l'an 1670, et achevée en 1676.
* ERYTHRÉE ( Nicolas ) , natif de Venise. Rien n'est plus connu que son Index de Virgile. Ce travail a été successivement perfectionné par Ant.-Mar. Bassus de Crémone, en i586, dans une édition de Virgile , imprimée à Venise ; par le P. de La Rue , jésuite, en i6t5 et en 1682, dans son édition ae Virgile , ad usum £>elphini ; par Nicolas Lallemant, dans le Virgile de Rouen, 1711 , £um selectissimis Abramiet aliorum notis ; par l'abbé Lezeau , dans le 4* ™1- <*u Virgile , publié par le libraire Barbou à Pa~
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ris, en 1714 ; par Maittaire, dans le Virgile de Londres, chez Townson , en 17 15; par P. Burman , dans sa grande édition de Virgile, Amsterdam, 1746, 4 v°l* m-4° ; enfin , par M. Heyne, dans ses excellentes éditions de Virgile , particulièrement dans celle de Leipsick, i8o3, en 4 vol. in-8°.
Il est à croire que cet Index sera encore améliore dans la belle édition de Virgile , qui s'exécute à Paris , sons la direction de M. Le Maire , professeur de poésie lapine à la Faculté des lettres. Quelqu'importantes tjue soient les améliorations faites au travail de Nicolas Erythrée, par tant de sa vans hommes , la première conception de cet utile ouvrage doit mériter à son auteur une reconnaissance éternelle. Erythrée paraît avoir professé les belles-lettres ; on lui doit des notes sur Virgile , qui parurent pour la première fois, avec son Index , à Venise, en i538eten 153g, 2 vol.
in-8°.
Les savans font peu de cas de ces notes, malgré la vogue qu'elles ont eue. On voit dans les anciennes éditions de Y Index d'Erythrée , que ce professeur se servait de ce travail , pour la composition d'un ouvrage sur la langue latine, ouvrage qui n'a point vu le jour.
J'ai tâché de réparer, dans cette courte notice , l'omission de tous nos Dictionnaires historiques , y compris la Biographieuniverselle.
ERYTHR^US ( Valent^), pror fesseur d'éloquence à Altorf , mort en 1676. On trouvé, dans Moréri , un bon article sur ce professeur ; pour quelle raison a-t-il été oublié parles rédacteurs
3i4 ESC de la Biographie universelle ? Ils se sont occupés de beaucoup d'écrivains , qui n'ont pas laissé des ouvrages aussi estimés que ceux de notre professeur.
ESC AR S ( Perusse d'). Ce nom ne se dit. jamais sans article; Vs ne se fait pas sentir , et l'on prononce Décars. Il en est de ce nom, comme de celui de Des~ cartes : la généalogie de cette illustre et ancienne maison m'a été communiquée manuscrite ; elle porte à tous les articles Descars sans l'apostrophe dïEscars. Je remarquerai encore, que la terre et le château, d'où ces messieurs tirent leur nom (elle est dans le bas Limousin , et il y a preuve qu'elle est dans la maison , au moins depuis le xme siècle ) , est appelée , dans la province , Les €arsy et pour dire que ces messieurs sont dans leur terre , on dit qu'ils sont aux Cars ; mais quand il est question de leur personne , on dit'toujours , et sans varier , M. Décars.
La maison dé Perusse d'Escars prétend descendre des princes souverains de Pcrouse ou Peruse, anciennement Perusta, ville d'Italie, où l'on dit qu'on voit en-* core, en divers endroits, les armes que portent ceux de cette maison.
Un seigneur dePeruse se retira en France, en 870, après que Charlesle-Chauve eut cédé au Saint-Siège les droits qu'il avait sur la partie d'Italie , dépendante de l'empire d'Occident , où la province de Peruse était comprise ; et y continua sa postérité.
Le premier , dont on ait connaissance , est un Aimar de Peruse , qui vivait en l'an 1000, sous le règne du roi Robert : il
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assista, en 1027 , au traité de paix fait entre les comtes d'Orléans et de Paris , et il le signa comme un des principaux seigneurs du royaume. Il avait épousé Yolande de Luzignan, de qui il eut Robert, oui épousa Jeanne d'Armagnac , fille du comte d'Armagnac. Il fut père de Louis , vicomte de Perusse, chambellan de Philippe I", qui épousa en 1098, Marie d'Albret , qui lui apporta la terre de St.-Bonnet, qui , depuis , a toujours été dans la maison. De ce mariage vint Jean de Perusse , marié à lsabeau de Couserans , fille du comte de ce nom , d'où vint Charles , vicomte de Perusse , chambellan de Philippe- Auguste , qui épousa ven 1 188 , Anne de Mollesac , vicomtesse de la Vauguion ; il en eut trois fils :
Jean, tué à la bataille de Bonvines , mort sans alliance ; Philippe , vicomte de Perusse et de la Vauguion ; et Louis de Perusse , seigneur de St.-Bonnet et de St-Ibar.
Philippe épousa Marguerite d'Harcour ; il fit en 1 228 une fondation dans l'abbave d'Uzerche, pour prier Dieu pour l'ame de sa femme. Ses enfans furent: Jacques de Perusse, mort sans alliance à la Croisade de 1238 ; a* Gaucher de Perusse , tué à la bataille de Taillebourg. Il avait épousé Alix de Maillé , dont il n'eut que deux filles , Luce et Blanche. Luce épousa Aimeric , vicomte de Rocnechouart , sixième du nom , et lui porta en dot la seigneurie de Perusse.
Louis de Perusse , chevalier , seigneur de Saint-Bonnet et de Saint-Ibar, second fils de Charles de Perusse , épousa Laure de Chabanais, dont il eut Geofroi, q^ui accompagna saint Louis au siège
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de Damiette. Celui-<i épousa Jacquette deParthenai, nlledeGui 1 Archevêque , sire de Parthenai et seigneur de Soubise , dont il eutAudouin, chambellan de Philippe-le-Bel , duquel il obtint diverses concessions , pour illustrer la terre d'Escars , qu'il avait acquise. Il épousa Marguerite deSé-
gur, fille unique et héritière du aron de Ségur ; il en eut un fils , Audouin deux de Perusse, sire d'Escars , seigneur de S t. -Bon net et de St.-Ibar , et de la Coussière, baron de Ségur, chambellan de Louis X et de Philippe-le-Long ; il épousa Gabrielle de Vantadour, dame d'Alassac : il firent bâtir et fondèrent conjointement le monastère des jacobins de Limoges ; ils furent enterrés dans l'église où leur mausolée se voit.
Arnoul de Perusse , sire d'Escars , vicomte de la Vauguion , baron de Ségur, seigneur de St.— Bonnet, St.-toar, Alassac, la Porte et de la Coussière , fut fait grandmaréchal de l'Eglise , par Innocent IV ; il fit bâtir, à ses dépens , les murs d'Avignon , et fit une fondation aux jacobins de Limoges , en 1 365 ; il épousa Souveraine de Pompadour, etc.
•Je m'arrête ici dans cette brillante généalogie ; j'ai pensé que je prenais une peine inutile , et qu'il serait mieux et plutôt fait de la joindre à mes Mémoires , telle que je l'ai reçue de la maison.
Le Dictionnaire ne représente qu'un lambeau de cette généalogie, postérieur au temps où je me suis arrêté , à la fin duquel on lit : Iljra une autre branche de cette maison en Limousin, qui subsistait en 1708. Cette note est apparemment de l'édition du Dictionnaire de 17 12, et devait-elle
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se lire dans toutes les éditions , jusques et compris l'édition de 1 759 ? C'est cependant cette branche qui possède la terre d'Escars , dont le chef est lieutenant-général pour le roi , dans le haut et bas Limousin. Je n'en rapporterai C[ue les deux derniers degrés, que je n'ai point trouvés dans la généalogie qui m'a été communiquée.
François - Marie de Perusse ,
marquis d'Escars, marechal-decamp, lieutenant-général du haut et bas Limousin , avait épousé Emilie Fi tz- James , fille du feu maréchal de Berwic , dame du palais de la reine, morte à Paris, au mois de janvier 1770. De ce mariage est né le marquis , lieutenant-général du haut et bas Limousin, premier maître-d'hôtel du roi , au mois d'octobre 1769 , sur la démission ,du marquis de Brunoi, fils du célèbre Paris de Montmartel.
Le jeune marquis d'Escars a trois oncles paternels : M. le comte de Perusse , maréchal-decamp, ci-devant colonel du régiment de Normandie (il est mort le 27 avril 1771) ; M. le comte d'Escars , ancien mes t réel e-camp de cavalerie, et M. le comte de St.-Ibar ou St.-Cybar, qui est à la tête des affaires de la maison.
Dans le fragment de la généalogie , rapporté dans le Dictionnaire , on lit toujours Estuer^ et ailleurs , à Quelen , c'est Stuer.
La généalogie est pareillement à 5<per, et Estuer ne s'y montre pas.
Ma rie-François de Perusse d 'Escars, marquis de Montel (c'est ''une branche différente de celles dont je viens de parler) , épousa,
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le 22 octobre 1762, Marie-Françoise de Polignac , fille de François-Alexandre , vicomte de Polignac , etc. *
( Mémoires de M. du Masbaret.)
N. B. M. le marquis , aujourd'hui duc d'Escars , remplit , auprès de S. M. Louis XvIII, les fonctions de premier maître d'hôtel. Les gens de lettres trouvent en lui un protecteur aussi généreux qu'éclairé.
ESCOBAR Y MENDOSA ( Antoine) , jésuite espagnol. Depuis la publication des Provinciales de Pascal , on ne peut prononcer , sans exciter le rire ou l'indignation, le nom de ce fameux casuiste. Il était réservé à la Biog.
univ. d'en présenter une apologie presque complète ; cet article a excité un mécontentement général. L'ancien magistrat, qui défend avec énergie , depuis six ans , les doctrines véritablement françaises , n'a pu lire , de sangfroid , l'article Escobar. Je tacherai d'offrir ici les principaux traits de la réfutation qu'il en a faite dans l'ouvrage intitulé :
Henri IV et les jésuites , avec une Dissertation sur les Provinciales de Pascal. Paris, 181 8, in-8°.
La Biographie universelle soutient que les principaux points de la doctrine d'Escobar , sont tirés , la plupart , des Pères de V Eglise. Pour juger si cette assertion est vraie, transcrivons les textes de la doctrine d'Escobar , qu'ont produits MM. les curés de Paris , par-devant l'assemblée du clergé de France , à la suite de leur remontrance du 1" octobre i656. Pourrait-on demander de plus religieux vérificateurs? Selon Escobar , toutes les opinions
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probables sont également sûres en conscience. En conséquence , il est permis de consulter divers docteurs , jusqu'à ce qu'on trouve quel' qu'un qui nous réponde selon quel' que opinion favorable qui nous favorise. Ainsi, les rois peuvent imposer un tribut , comme juste , selon une opinion probable , et les peuples , refuser de le payer comme injuste , selon une autre opinion probable. Un juge, également , tant supérieur qu'inférieur, peut juger selon une opinion probable , en quittant la plus probable. Escobar pousse la licence des opinions probables jusqu'à dire que les lois, qui imposent des peines pour certaines actions, n'obligent point en conscience, même en matière importante ; qu'un homme surpris en adultère, qui tue le mari en se défendant , nest point irrégulier ; qu'un homme condamné aux galères , ne l'est pas davantage ; par où l'on peut juger à quels dignes sujets Escobar ouvre l'entrée aux SS.
Ordres.
Après ce que l'on vient de voir , l'on ne sera guères surpris qu'Escobar permette de boire et manger tout son saoul, sans nécessité et pour la seule volupté , ob sdlara voluptatem. Son confrère Pirot, qui a pris sa défense, ainsi que celle des autres casuistes , trouve qn'Escobar est exact , quand il ne voit qu'un simple péché véniel dans l'action de celui qui se gorge de boire et de manger jusqu'à vomir, si usque ad vomitum se ingurgitet. De nos jours, on eût dédié à Escobar, la Gastronomie ou YAlmanach des gourmands. Mais s'il permet de prolonger à un tel point la jouissance des repas , d'autre part >
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quel moyen il trouve pour abréger la messe aux gens du monde !
c'est ce qui peut se faire , si Von rencontre quatre jnesses à la fois , qui soient tellement assorties, que quand Vune commence , Vautre soit à r évangile , une autre à la consécration , et la dernière à la communion. Escobar suppose qu'alors l'attention se partage dans les quatre messes, et qu'ainsi l'on entend les quatre parts en même temps , en quoi il enchérit sur ses confrères Bauni , Azor e% autres , qui ont dit seulement , que deux moitiés de messes entendues en même temps , font une messe entière.
Moréri et Ladvocat n'ont donné que quelques lignes à notre Escobar. M. Chaud on a porté un jugement modéré , mais juste , contre ses principes , qui aplanissent le chemin du salut. L'abbé de Feller convient qu'Escobar élargit un peu trop le chemin ; mais, comme s'il se repentait d'avoir blâmé un si bon jésuite , il s'efforce de prouver que des ouvrages , dans le genre de ceux d'Escobar, n'ont pas fait autant de mal que quelques zélateurs l'ont prétendu.
Ce n'est que dans le Diction' naire historique , littéraire et cri" tique de Tanné Barrai , qu'Escobar a été traité avec une sévérité très-excusable. Le rédacteur assure que le plus pernicieux* des ouvrages d'Escobar, avait été imprimé trente-neuf fois , tomme un bon livre , mais qu'à la 4o* édition donnée depuis la publication des Provinciales , il tut regardé comme le plus détestable et le fruit de toutes les abominations des ca suis tes.