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ESOPE. Il y a plusieurs inexactitudes dans la note de l'article de la Biographie universelle , sur ce fabuliste. La traduction française , en prose , publiée à Paris, avec des figures de Sadeler , en i65<), in-4°, doit porter au frontispice , au lieu des initiales R. L.
F. P. , celles-ci : R. D. F. , qui signifient Raphaël Du Fresne.
Cette édition a été reproduite en 1689 ; ainsi , le nom de P. Aubouin doit être celui de l'imprimeur , et non celui d'un traducteur.
.ESPANAY ou ESPANNEY ( Jeaw le Saulx sieur d') , auteur d'une très-mauvaise tragédie , imprimée à Rouen , en 1608. Colletet nous apprend que ce poète obscur et barbare était pédagogue à Rouen , et qu'il enseignait , à de jeunes seigneurs, les premiers élémens de la grammaire ; il juge sa tragédie avec autant de sévérité que la Biographie universelle.
ESPINAY ( Charles d' ) , poète, du xvi* siècle , mort évêque de Dole. Sa nomination à un evêché ne fut pars, comme le dit la Biographie universelle, la récompense des services qu'il rendit à la cour de France , au concile de Trente. Colletet nous apprend
aue Charles IX lui donna 1 évêcbé e Dole , parce qu'il connaissait son mérite, et pour récompenser, en sa personne , les fidèles services de quelques-uns de sa maison ; mais pour des raisons tout-à-fait inconnues , ce prélat ne fut sacré que le 16 septembre i565. La seconde édition de ses Sonnets , porte au frontispice les noms entiers de l'auteur. 11 était intimement lié avec Ronsard ; les plus
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fameux poètes de son temps le comblèrent d'éloges.
ESPRIT (Jacques). M. Chaudon termine l'article de cet académicien , par cette observation :
Louis de Bans ( lisez Des Bans , et voy. ce mot ci-devant) a tiré de ce livre (la Fausseté des vertus humaines) , son Art de connaître les hommes. Cette indication est si vague , qu'il était difficile d'en faire une juste application.
* ESQUIEU (l'Abbé) , mort vers I ^5o. « Cet abbé que j'ai connu , dit l'abbé Goujet , dans son Catalogue manuscrit , après avoir donné dans le grand monde , est mort sur la paroisse de Saint- Germain-le-vieil , livré aux excès condamnés dans les convulsionnaires. »» L'abbé Esqûieu avait de l'esprit et des connaissances en littérature. On a de lui :
i°. Traduction de V Apothéose de V empereur Claude , écrite en latin, parSénèque le philosophe, sous le titre d1 Apocoloquintose.
On la trouve dans les Mémoires de littérature et dfhistoire du P. Des Moletz , tom. i , 2e partie , et dans les OEuvres de Séneque , trad. par La Grange. Suivant l'éditeur, cette traduction avait été attribuée à l'abbé de La Blcterie x mais c'est à tort ; elle est en prose et en vers de même que l'original.
2°. Critique de la tragédie de Pyrrhus , en Forme de lettre, adressée à M. de Crébillon. Paris, 1726, in-8° de45pag.
ESTOUTEVILLE , branche de Villebon , dernier degré. On dit , dans Moréri , que Jean d'Estouteville , seigneur de Villebon , mourut à Rome le 18 août i568, et que son cœur fut mis
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dans le tombeau du cardinal d'Estoute ville. Ceci passe mon imagination, observe M. duMasbaret; car, sûrement, il ne mourut pas à Rome , n'y ayant même aucune preuve qu il y ait été , au moins sur Ja fin de sa vie. Il mourut à Rouen , où il exerçait sa charge de bailli et de gouverneur.
Il y mourut , selon M. Le Laboureur, le 18 avril i564; mais il ne mourut que l'année suivante , comme il est prouvé par une quittance de sa veuve , qui se voit à la bibliothèque du roi , parmi les papiers de M. de Gaignières , citée dans YHistoire généalogique des grands -officiers de la couronne, t. 8 , p. 101.
EUCHER fS.), évêque de Lyon , mort dans le Ve siècle.
M. Chaudon et la Biog. univ.
n'ont point indiqué la traduction de son Histoire des martyrs de la légion thébaine, par Jean-Armand Dubourdieu, imprimée à Amsterdam, en 1705, in-12, avec une Dissertation critique trèsvantée par Bayle , mais réfutée avec énergie , par Dom Joseph Delisle , bénédictin , et pas M. de Rivas.
EtfCLIDE , l'un des pères de la géométrie. L'article de cet auteur , dans la Bio%. univ. , vient de main de maître. Pour faire bien connaître les ouvrages de ce grand géomètre , on établit différentes classes : i° Œuvres complètes ; 20 Editions complètes des Elémens y 3° Traductions latines ; 4° Editions qui ne contiennent quune partie des £lémens ; 5° Ouvrages divers. Il manque ici une classe assez importante , c'est celle des Traduc-
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lions françaises ; quelques-unes seulement sont indiquées dans plusieurs divisions ; mais il était convenable , ce me semble , de citer : i° les traductions de divers ouvrages d'Euclide , par le mathématicien Henrion , auquel je donnerai un article à sa lettre.
Les meilleures éditions sont celles de Rouen, i64q ou 1676, 2 vol.
in-8°; de Paris, i683 ou i685, 2 vol. in-8°. Henrion avait, dès i6i5, publié la traduction des quinze livres des Elémens d'Euclide ; 20 les six premiers livres des Elémens d'Euclide , traduits par J. Errard ; Paris , i5q8, in-8° j —neuf livres trad. par le même; Paris, 1629, in-8°; 3° les Elémens d' Euclide , traduits de grec en français , par Pierre Le Mardelé ; Paris , i632 , in-8° ; Lyon , 1646, in-8° ; 4° les Elém. d'Euclide, trad. par le P. Decballes-, jésuite; Paris, 1672, in-12, 1676, in-8° , 1683 , in-12 ; Ozanam en a donné de nouvelles éditions corrigées et augmentées , Paris 170g et 1720, in-12 ; on en doit aussi plusieurs à M. Audierne ; Paris , 1 745 et 1 763 , in-i 2 ; 5° Elémens de la géométrie d'Euclide , on les six premiers livres d'Euclide, avec le 1 1* et le 12' , trad. nouvelle par Frédéric de Castillon ; Berlin , 1777, in-8° ; Y Allemagne savante de Jdeusel les cite sous l'année 1767 , et la Biog. univ. , .sous la date de 17*75 ; on a encore le 'dixième livre d'Euclide, illustré de nouvelles démonstrations dans le Traité des quantités incommensurables de Jacq.-Alex. Le Tenneur ; Paris , 1640, in~4° ; 6° Elémens de géométrie d'Euclide , traduits par M. Pevrard , avec des notes ; Paris, 1804, in-8°; Supplément k cette traduction ,
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1810, in«8°; depuis la publication de l'article de la Biogr. univers.
M. Peyrard a fait paraître le second et le troisième volume de son édition des OEuvres d'Euclide , en grec , en latin et en français. Pierre Forcadel , de Béliers , avait donné à Paris , l'an i564, une traduction française des six premiers livres des Elémens d'Euclide, et en i565, celle des livres 7, 8 et o des mêmes Elémens ; il pubîia aussi , en i565 , la traduction de la Musique d'Euclide , in-8° , et ce qui se trouve du livre d' Euclide , an léger et du pesant , à la suite du livre d'Archimède , des poids , in-4°.«
La Biographie universelle cite la traduction de la musique. On ' assure que Forcadel ne savait pas le grec ; il n'avait pas même étudie la langue latine , suivant Gassendi , dans sa Vie de Peirèse. Les traductions de Forcadel sont donc justement oubliées ; mais il n'est pas inutile de les mentionner dans un Dictionnaire historique , qui doit renfermer tous les élémens d'une Histoire littéraire universelle.
EUDES (Jean), frère de l'historicn-Mèzeray , et fondateur de la congrégation des Eudisles.
Daus le cours de «et article , la Biog. univ. cite un ouvrage, dans le genre de celui de l'évêque de Langres , avec un renvoi à Marie àlacoque ; il est évident qull y a ici une faute grave d'impression , et qu'il faut lire de l'évêque Languet.
EULER (Léovard), l'un des plus illustres géomètres du xvia* siècle. Son article, dans la Biog.