EUL
univ. , est de la même main que celui d'Euclide ; on y trouve le même talent : j'y ai remarqué quelques légères omissions.
I. Il parut , en 1786 , une traduction médiocre du second volume de Y Introduction à l'analyse des infiniment petits , par M. Kramp , 2 vol. petit in-4°.
II. Il existe une édition de Paris, 1776, 1 vol. in-8°, de la Théorie complète de la construction et de la manœuvre des vaisseaux, publiée par Euler , à St.- Pétersbourg, en 1773. Cette nouvelle édition a été retouchée , pour le style , par M. de Kéralio.
III. Les Additions de La Grange, aux Elémens dt } Algèbre d'Euler, parurent, dès 1770 ou 1772, dans la première édition de la traduction française, par J. Bernoully. Cette traduction a été réimprimée à Saint-Pétersbourg, en 1788 , avec des corrections.
L'abbé de Feller a eu la témérité d'affirmer que Condorcet avait donné , en 1787 , une édition des Lettres d'Euler, à une princesse d'Allemagne , avec des notes qui n'ajoutent rien au mérite de l'ouvrage. On sait que ces notes n'existent pas ; il faut être bien aveuglé par la prévention , pour prononcer un jugement aussi défavorable , sur une simple annonce.
On a reproché avec amertume , à Condorcet, de n'avoir pas inséré dans son édition des Lettres à une princesse d Allemagne , plusieurs passages favorables à la religion chrétienne : c'est un tort que je ne chercherai pas à excuser ; mais les mêmes hommes , qui censurent la conduite de Condorcet , ont-ils réclamé contre les altérations nombreuses faites par leurs partisans , dans l'ouvrage si ré-