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OUVRAGES THÉOLOGIQUES

I. Quincuplex psalterium ,gaJlicum , romanum , hcbraicum vêtus conciliatum , etc. Parisiis , Henr. Stepbanus, i5o8, in-folio.

Réimprimé en i5i3. Ce psautier a été recherché pendant longtemps ; il est presque entièrement oublié aujourd'hui. Il en existe une édition de Caen, i5i5, infolio.

II. S. Pauli epistolœ ex vulgatd editione , cum Commentants , etc. Parisiis, i5i2, infol. L'auteur composa cet ouvrage , ainsi que le précédent, dans la maison abbatiale de St.-Germain-des-Prés. Il existe beaucoup d'éditions de ces Commentaires.

III. Commentarii in epistolas calholicas. Meldis , i525 , in-fol.

— Basileœ , André Cratander, i5a^ , in-fol. Il n'existe que deux éditions de ce Commentaire.

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IV. Commentaria in quatuor Evangelia. Parisiis , Simon Colinaeus, i52i. Cet ouvrage fut réimprimé Tannée suivante à Meaux , aux dépens du même Simon de Colines. 11 en existe aussi une édition de Baie , i523 , chez André Cratander. Ces difterens Commentaires ont occasionné des disputes assez vives entre Erasme et l'auteur. On en trouve l'histoire dans l'ouvrage de Herman \ onder Hardt , intitulé : Historia litter. reform. Le fameux JNoël Bede , syndic de Sorbonne , publia : Annotationum libri duo , in Jac. Fabrum Stapul. , et m Desid. Erasmum liber unus. Parisiis, i526, in-fol. Cette critique a été supprimée , çe qui l'a rendue fort rare.

V. De Mariâ Magdalend et triduo Christi disceptatio. Parisiis , H. Steph. , 1517 , in-4°. Réimpriméeen i5i8eten 1519.

VI . De tribus et unica Magdalend disceptatio secunda. Parisiis , Henr. Steph. , i5içj, in-4°. L'auteur rétracte , dans cette seconde dissertation, plusieurs choses qu'il avait avancées dans la première.

L'opinion de Le Fèvre a été attaquée par Beda, par Fischer,évêque de Rochester , et par Baltasar Sorio , dominicain espagnol. Le fameux H. Corn. Agrippa , ami de l'auteur, le défendit avec chaleur.

Le Fèvre a traduit plusieurs ouvrages des Pères grecs en latin ; entr'autres, J. Damascene , De orthodoxd fide, Paris i5on , in-4°, et avec les Commentaires deClichtoue , i5i2et i5iq, in-fol. H a été éditeur de beaucoup d'autres, principalement des Œuvres de S. Denys l'Aréopagite, traduites en latin par Amoroise-le-Camal-

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dule, avec des Commentaires, Paris, Higman, 1498, in— fol. ; Henr. Etienne, i5i5; in -fol. ; de la Dialectique de George de Trëbisonde , en i5o8 ; des Contemplationes idiotœ ( Raimundi Jordan ) , Parisiis , i5ig , in-4°.

Le Fèvre croyait que les ouvraes portant le nom de S. Denys Areopagite, étaient réellement de lui ; cette opinion était encore celle de plusieurs savans, au commencement du xvme siècle, comme le prouve la Dissertation sur S. Denjrs V Areopagite , publiée à Paris , en 1702, in-8°, sous le voile de l'anonyme , par D. David , bénédictin de Saint— Maur ; on vit paraître aussi, sous le voile de l'anonyme, en 1708, un problème proposé aux savans , sur le même sujet. Ce nouvel écrit paraît être du P. Honoré de Sainte- Marie , carme : c'est à tort que l'abbé Godescard , dans une note des Vies des pères , t. 9 , le donne à un religieux de Sept-Fonds, dont le travail est resté manuscrit, et assigne la date de 1720 à la Dissertation du P. Honoré.

D. Ceillier l'a induit en erreur , en disant, dans le i5e vol. de Y Histoire générale des auteurs ecclésiastiques , que le travail du religieux de Sept -Fonds avait été imprimé en 1708. Le P. Honoré , dans son Problème , expose le pour et le contre , touchant les ouvrages attribués à S. Denys l'Aréopagite. Aujourd'hui l'on est assez généralement convaincu que ces ouvrages sont apocryphes , et qu'ils ont été compilés dans le ve siècle.

Les principaux ouvrages publiés par J. Le Fèvre , en français, sont :

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I. Ijes Saintes Evangiles de Jésus-Christ , avec une éuitre exhortatoire. Paris , Simon de Colines, 8 juin î5s3, in-8°, sans nom d'auteur. L'Epttre exhortatoire , dans laquelle l'auteur recommande la lecture de Y Ecriture sainte en langue vulgaire, manque à beaucoup d'exemplaires. Ce volume a été réimprimé, dès le mois de janvier i5?4 , sous ce titre : le Nouveau Testament de Notre -Seigneur Jésus-Christ, nouvellement traduit en français. Mon .exemplaire ne contient pas YEpître exhortatoire , laquelle suivant Richard Simon , dans sa Bibliothèque critique, doit se trouver en tête de la seconde partie ; il en cite plusieurs passages. Cette seconde partie , contenant les E pitres S. Paul, etc., parut le 6 novembre i523, chez le même libraire , et dans le même format.

Simon de Colines mit au jour, en i525, la traduction des Psaumes. Jacques LeFevre, ayant été persécute pour la publication de ces traductions, fit imprimer à Anvers, en i528, le reste de la Bible; le tout fut reproduit dans cette dernière ville, en i53o, par Martin Lempereur ,sous ce titre :

la Sainte Bible, en franç. , translatée selon la pure ci entière traduction de S. Jérôme, etc. , in-fol.

C'est la judicieuse conjecture de M. N. Indès (Denis Nohn) , théologien de SaJamanque , dans ses excellentes Dissertations sur les Bibles françaises, etc. Paris, 1 7 1 o, in-12. Cette traduction de Y Ancien et du Nouveau Testament , est , aux veux de tous les critiques, la première qui ait été faite en notre langue , avec quelque exactitude. Il en existe différentes éditions : Prosper Marchand les fait

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bien connaître. Voy. son Dictionnaire.

II. Les Epîlres et Evangiles pour les cinquante-deux dimanches de Van , avec briefves et très-utiles expositions dicelles. Meaux , i523, in-8° , nouvelle édition; Lyon, Etienne Dolet, i542, in-18, avec une Epître , de Dolet , au lecteur chrétien; les Epîtres et Evangiles sont suivis d'Exhortations assez étendues.

Cet ouvrage fut condamné ,c dès i523 , par la faculté de théologie de Pans, sous le titre d'Exposition sur les Evangiles, et comme une production de T e Fèvre d'Etapies. Le même ouvrage se trouve censuré sous le titre d'Exhortations sur les Epîtres et Evangiles^ dans les conclusions de la même faculté de i5z/\ à 1 53 1 .

Voy. Collectio judiciorum de novis erroribus , pard'Argentré. Paris , 1724 , 1728 et 1706 , in-fol. , tom. 2, pag. X et o. On a douté s'il était question du même ouvrage. L'édition originale est presque introuvable ; mais la réimpression faite par Dolet , dont la bibliothèque du roi possède un exemplaire, lève toutes les incertitudes. Je me suis convaincu que latrad. des Epîtres et Evangiles, dans l'édition de Dolet, était la même que dans le Nouveau Testament de Le Fèvre d'Etaples. Il est étonnant que M. Née de la Rochelle n'ait point fait cette confrontation , lorsqu'il voulut prouver , dans sa Vie de Dolet , que cet imprimeur n'était point l'auteur de la traduction des Epitres et Evangiles , sortie de ses presses en 1042.

Les détails ci-dessus serviront aussi à prouver que le titre et la date , donnés par la Biogr. univ,

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aux Epîtres et Evangiles de Le Fèvre d'Etaples , sont un peu hasardés. Dans le tom. 2 de l'utile collection de d'Argentré, p. 175, se trouve rapporté le titre des Epîtres et Evangiles , à peu près tel que Dolet Ta reproduit.

Beyschlag, que j'ai déjà cité , a inséré dans le premier volume de son Sjrlloge variorum opusculorum , pag. 261 , un plan fort détaillé de la vie de Jacques Le Fèvre d'Etaples , sous ce titre :

Tumultuariè conscripta Sciagraphia Commentarii de vitd Jac.

Fabri Stapulensis. Ma Notice éclaircit presque toutes ses indications.

* FEVRE (Jacques le), prévôt et théologal d'Arras. On a de cet auteur : Anciens Mémoires du xive siècle , depuis peu découverts, où Ton apprend les aventures les plus surprenantes, et les circonstances les plus curieuses de la vie de Bertrand Du Guésclin, trad. nouvellement par Le Fèvre , etc. Douay , Bel 1ère , 1692, in>4°. On doit entendre par le mot traduit, que Jacq. Le Fèvre a remis en nouveau langage les manuscrits dont il s'est servi.

Ces manuscrits sont ceux que Menard et Du Chatelet ( Voy. le mot Du Guesclin) avaient eus entre les mains , et un autre que ces deux auteurs n'avaient pas connu ; celui-ci est intitulé : Mémoires tirés des Histoires de France et de Du Guesclin , pour servir d'éclaircissement à l Histoire du xiv* siècle. Le théologal d'Arras n'avait pas étudié l'art de former son style. En cherchant trop à ne point altérer, dans sa traduction, la simplicité de son original , il employa fréquemment des ex-

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