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pressions basses et triviales; les Viedufrerc Fiacre , Paris, i8o5,
Î>roverbes usités dans sa province in-8°.
ui sont familiers ; sa narration L'abbé de Feller n'a pas été
décousue et traînante, est sou- aussi dédaigneux que l'éditeur
Tent interrompue par des ré- de la Biographie ; son . article sur
flexions quine disent rien au cœur S.Fiacre est beaucoup plus éten-
ni à l'esprit ; quelquefois il adopte du que celui de M. Cuaudon , et
des contes populaires qui , sans il y explique l'origine des voitu-
doute, sont faux, puisque les mé- res portant le nom de Fiacres, et
moires du temps se taisent à cet qui sont si utiles au pu,blic , dans
égard. Les anciens éditeurs de la Paris. Son article relatif au frère
Collection universelle des Mémoi- Fiacre , se lit avec intérêt. res sur V Histoire de France , ont
inséré dans leurs tomes 3 , 4 et 5 , FIELDING ( Henri ) , célèbre ro-
l'ouvrage de Jacques Le Fèvre , mancier anglais. Les Mémoires du
oui est très-rare ; mais ils en ont chevalier Kilpar que lui attri-
eloigné ce qui était oiseux , tri- buent plusieurs biographes fran-
vial et inutile; ils y ont ajouté çais, suivant la Biographie uni-
des notes et des observations ti- verselle , sont de M. de Monta-
rées de Menard , de Du Chatelet , gnac. du P. Griffet, et des Mémoires
historiques sur Charles» le- Mau- * FILHOL , graveur , publia,
vais, publiés par Secousse. en 1801 , le Prospectus d'un
cours historique et élémentaire
FEYJOO Y MONTENEGRO ôt^iml9 ™ GaIe"e ?om-
» T. * x plete du Muséum central de
(Benoit-Jérôme), critique espa- £ra accompagnée d'un texte
gnol. Su,yant la Bwgr. unw., descriptif et ra.£onné. Cette tâche
nous posséderions une traduction :. , î^/r... ^
r t. , rni.s • . était bien capable de I enrayer;
française de son l hé atre critique , • , i ^ \> . v ,Tt. i s,
Xr mi -ii f 1 i mais la beauté et 1 utilité de 1 enpar M. d Hermilly, 1742 , 12 vol. . • • . „ . * m, * j / ' > h » trepnse animèrent son courage :
m-8 . Ce traducteur na publie » rui;„« ir»r«,„> «ui« ♦
z , • , r lepublic accueillitlavorableirjent
que 4 petits vol. ,n-.2 de cette J0£ travai, ce,ui des artistes
traductioo ; 1,42-1746. qu; ^ très heureuscment se
condé. En 1812, il était presque FIACRE. L'éditeur de la Bio~ arrivé à la centième livraison de graphie universelle n'a admis dans sa précieuse collection, lorsque la son vaste recueil , ni S. Fiacre, mort l'enleva aux arts. Cette perte patron de la Brie, ni le frère Fia- donna des inquiétudes sur laconcre, frère lai de l'ordre de St.-Àu- tinuation d'une aussi belle entregustin, dont on a imprimé la Vie prise. Cependant on fut bientôt en 1722 , in-12. Ce bon frère s'est rassuré par l'estimable veuve de acquis de la célébrité, par des pré- ce graveur, qui crut, avec raidictions qui parurent surnaturel- son, que le public recevrait la 1rs. La reine Anne d'Autriche at- suite des livraisons avec la même tribuait à ses prières la naissance indulgence. Elle a lutté jusqu'à de Louis XIV. De nos jours, l'abbé ce moment avec autant de cou- Guiot a publié un Abrégé de la rage que de succès contre les pé-
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nibles circonstances où la nia- présente, dans sa Préface, comme çaient ses malheurs particuliers un ouvrage remarquable par la et les événeinens publics. En met- solidité des principes. Il ne faut tant au jour la 120e livraison, que parcourir cet ouvrage , pour elle a informé les amateurs qu'elle juger qu'il n'est poiut sorti delà suspendait son entreprise jus- plume élégante de Fléchier ; it qu au moment où il lui serait pos- venait de paraître sous ce titre : sible de la reprendre. Tout en dé- Réflexions sur les différens caracsirant que cette époque ne soit pas tères des hommes, par M. E. F. , trop éloignée , on peut jouir avec é vêque de N. ; Maestricht, Jacques reconnaissance des livraisons pu- Delessart, 17 14, in-12 : mais c'est bliées jusqu'à ce jour ; elles for- une grossière imposture du liment 10 volumes grand in-8° , et braire hollandais , puisque le voren ferment les plus beaux ta- lume n'est autre chose que la blcaux et les plus belles statues réimpression de l'ouvrage anode notre magnifique Muséum, nyrae de l'abbé Goussault , inti- Leur prix est de i44° francs pa- tu lé : Réflexions sur les défauts pier vélin , et 060 francs seule- ordinaires des hommes , et sur ment en papier fin . Cette dépense leurs bonnes qualités. Paris, veuve est légère, en comparaison de ce Guerout, 1692, in-12. Il est bien que coûtent les 4 volumes grand étonnant que les auteurs du Jourin-fol. du Musée de MM. Robil- naldes Savans et du Dictionnaire lard et Laurent, leur prix étant de Moréri , aient été dupes de de 384o fr. , et de 7680 fr. , fig. cette imposture ; il l'est encore avant la lettre. davantage que l'abbé Ducreux
ait inséré les Réflexions sur les
FLECHIER (Esprit). Je crois différens caractères , dans le 9e
avoir prouve à l'article Comment vol. de la Collection des OEuvres
don, que Fléchier n'avait point été de Fléchier. Menard, dans sa Vie
l'éditeur de l'ouvrage de Gratiani, de- Fléchier, en tête du premier
intitulé: Vie du cardinal Com— y olume des Œuvres de Fléchier,
mendon. La Biographie univers. & 1763 , in-4° > ne dit pas un mot
répété cette fausse assertion , qui de ces Réflexions. Qu'il me soit
est tirée de M. Chaudon et de permis «Tobserver ici , que les
Slusienrs autres auteurs. L'abbé auteurs de la Biographie wn/wr-
e Saint-Léger , lui-même , a été selle , sans doute d'après Moréri
entraîné dans cette erreur, com- et Chaudou, renvoient, pour avoir
me on le voit^ar une note insé- des détails sur Fléchier, autom. 2
rée dans le 2e volume de YHis- de V Histoire de Nismes, par Me-
toire des membres de V académie nard ; cela ne suffit pkis aujour-
française, par d'Àlembert ; une d'hui , puisqu'on trouve de plus
méprise , encore plus grave , a eu grands détails, en tête du volume
lieu relativement au même Fié- publié en 1763, par le même
chier : son neveu , en publiant auteur, les lettres de ce digne évêque ,
plaça à la fin du second volume , *FLEMMFNG (Jacques-Henri ,
des Réflexions sur les différens comte de), favori et depuis pre-
caracteres des hommes, qu'il mier ministre d'Auguste I"r , roi
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de Pologne , électeur de Saxe , na- proscription contre lui. Stanislas quit le 8 mars 1677 , dans la Po- en parla avec chaleur ; il réitéra méranie suédoise; et, quoique ses prières huit jours de suite: dès sa jeunesse il eût été attaché enfin il se jeta presque aux pieds au Brandebourg et à la Saxe , la de Charles , qui lui dit : ' Mon Suède le regardait toujours com- frère , vous le voulez , je vous me son sujet. On lui donna une donne sa vie ; mais souvenez-vous éducation convenable à sa nais*- que vous vous en repentirez un sance. Il fit ses études à Franc- jour. En effet, Flemming servit fort - sur - l'Oder , et ensuite à depuis son maître , contre le roi Utrecht,sous le célèbre Graevius. Stanislas , beaucoup trop au-delà Ses études finies , il entra au ser- de son devoir. Peu de temps après vice de Brandebourg. Il commen- Auguste le fi t feld-ma réchal , son ça par* un drapeau ; peu de temps premier ministre et grand-écuyer après il eut une compagnie. En de Lithuanie. Il était à Dresde 1092 , il entra lieutenant-colonel lors de l'étrange visite que le roi au service de Jean-George IV, de Suède fit au roi de Pologne. Si électeur de Saxe. Ce prince étant Auguste n'avait pas eu plus de mort , et Frédéric-Auguste lui générosité que Flemming , Charayant succédé , Flemming obtint les XII était arrêté. Après la déun régiment , et accompagna le faite de Charles XII à Pultawa , nouvel électeur en Hongrie , qui Flemming contribua beaucoup y commanda l'armée de l'empire au rétablissement d'Auguste sur pendant les campagnes de 1695 le trône de Pologne. Il affermit et 1606. En 1607 , il fut envoyé l'alliance entre son maître et le céen Pologne , ou u pratiquasi bien , lèbre czar Pierre Ier ; il fit la paix qu'il fit élire roi son maître. Cette avec les confédérés, et conclut l'alnégociation lui valut la charge liance avec le Danemarck. Le de maréchal-de-camp , et fut le czar et le roi de Danemarck lui fondement de sa fortune. En conférèrent leurs ordres ; il avait 1700 , il fut fait lieutenant-géné- déjà celui de Pologne. Il passa ral, et, en cette qualité, «il fit le ambassadeur au congrès infrucsiége de Riga , que Charles XII tueux de Brunswick , ensuite il lui fit lever. En 1702, il fut blessé fut à Hanovre, auprès de Geor— à la bataille de Clischoff. Le roi ces Ier. Le roi de Suéde, de retour de Suède, qui était victorieux par- de Bender , étant rentré en Potout , et ojui le regardait comme méranie , Flemming se donna de un sujet déloyal et traître à l'Etat, grands mouvemens* pour attirer demanda long- temps qu'il lui fïït îe roi de Prusse dans l'alliance de livré. Flemming, qui vovait que son maître, et il réussit. La paix son maître était hors d état de du Nord étant faite, il fut à Vienrien refuser , sentant que la rai- ne , où il conclut le mariage du son d'Etat le ferait sacrifier , prit prince électoral de Saxe , depuis le parti de se retirer en Prusse.» électeur et roi de Pologne avec De-Ià il écrivit au roi Stanislas , l'archiduchesse aînée de l'empeavec lequel il avait été lié en Po- reur Joseph. Il avait épousé une logne , pour le supplier d'obtenir Sapieha ; sur la fin de ses jours, du roi de Suède qu'il cessât cette il fit casser son mariage pour épou-
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ser une Radzivil, dont il eut un fils qui avait dix-huit mois quand H mourut à Vienne , où il était retourné en ambassade. On prétend que sa succession montait à seize millions d'écus , sans compter ce qu'il avait dépensé pendant la splendeur de sa fortune , cjuia duré environ trente ans.
bon fils mourut peu de temps après lui; et comme il ne l'avait point substituée, cette fortune immense passa à son épouse q*i , en se remariant, en porta la plus grande partie dans une maison étrangère. M. Flemming étaitfier et d'une ambition démesurée. 11 était généreux par ostentation , et voulait que toutes ses actions lissent de l'éclat. Vigilant, laborieux, infatigable, dormant peu ;
Suelque débauche qu'il eût faite, eux heures de sommeil lui suffisaient pour se remettre ; il travaillait sans se fatiguer , et avec tant d'aisance , qu'il semblait se faire un jeu des plus grandes affaires. (Polnitz, /. ///, lettre 6; Voltaire , Vie de Charles XII. ) (Mémoires de M. du Masbaret.)
FLEURIAU (J.-Fr.). Suivant M. Geoffroy, dans un de ses Feuilletons , on doit à ce jésuite , l'édition du Théâtre des Grecs, trad.
par le P. Brumoy , publiée en 1^63 , 6 vol. in-12. Cette édition est estimée.
FLEURY (Claude), célèbre historien. Son article , dans la Biographie universelle , a été rédige avec étendue , avec soin , je dirai aussi avec une modération dont on doit savoir gré à l'auteur, au milieu des invectives dont on charge , surtout depuis trente ans , la mémoire du plus sage et
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du plus judicieux des historiens de PEglise. On a oublié d'énumérer , parmi les adversaires de ce grand homme , des docteurs italiens tels que M. Jean Marchetti , archevêque d'Ancyre, un chanoine Alphonse Muzsarelli , messieurs de la Mennais , etc. , etc.
Voyez ci-devant le mot Emery. Il est peut-être utiJe d'informer les savans français que M. Marchetti est auteur d'un volume intitulé :
De' prodigj avvenuti in molta sa' gre immagini , specialmente di Maria santissima , seconda gii autentici processicompilati in Roma : memorie estratte e raggio— nate da D. Giov. Marchetti, esaminatere apostolico del clero, e présidente del Gesù , cum brève ragguaglio di altri simili prodigj comprovati nelle curie vescovili dello stato pontificio. Roma , 1797 , dalle stampe di Zempef.
presse Vincenzo Poggio , con licenza de' superiori y in-8° de 2q3 pages, avec 24 gravures di Maria santissima e di due crocefissi.
Il existe deux traductions françaises de ce bel ouvrage; l'une par plusieurs ecclésiastiques français, imprimée sur de mauvais papier et en mauvais caractères , à Hildesheim , en 1 709 , sous les auspices du prince-éveque de cette ville ; l'autre , par un évêoue de France , retiré aussi dans 1 étranger, imprimée à Paris, chez Be- Fin , rue St. -Jacques, en 1801 , sous ce titre : Miracles arrivés à Rome , en 1 796 , prouvés authentiques, ou Extrait raisonné des procès-verbaux authentiques , des prodiges qui ont eu lieu à Rome , sur un grand nombre de saintes images , spécialement de Notre- Dame, par le docteur J. Marchetti, examinateur apostolique
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du clergé, etc. Ouvrage traduit des Lettres édifiantes ou se trouve -de l'italien d'après l'édition de un Mémoire de Fleury , sur les Rome , chez Zempel , i vol. in-12. études convenables aux mission- Il me semble que nos infortunés naires , et au 3e volume des Ancompatriotes pouvaient faire un nales philosophiques qui renfermeilleu remploi de leur temps. me une lettre jusqu'alors inédite Voilà l'homme que les ultra- de l'abbé Fleury , contenant de mon tains opposent avec orgueil à curieux détails sur la vie et les tranotre judicieux Fleury. vaux de J. de Gaumont, conseillé. Marchetti est fils d'un 1er au parlement de Paris ; mais paysan d'Empolî, près de Flo- il était convenable de prévenir les rence , sur la route de Pise. Il fut lecteurs que le premier morceau instituteur, i° du fils du duc avait été réimprimé en 1784, à Galeas Sforce César ini ; 2° du fils Nismes, dans fa nouvelle édition de la reine d'Etrurie, et aumô- du 'Traité du choix et de la minier de cette reine, thode des études $ et le second, Les jésuites ne l'aimaient pas, en 1807 , dans les Nouveaux opuS" parce qu'il se fit donner par in- cules de Fleury , publiés par les trigue, après leur suppression, soins de M. Emery. leur maison mère // Ges u , à
Home , où il était logé et servi FLORUS ( Lucius-Annoeus-Ju-
magnifiauement dans les appar- lius) , historien latin. La Biogra»
temens du général , qui étaient phie universelle indique Léléal ',
ceux-là même du cardinal Far- pour Le Bel, auteur d'une tra-
nèse, par qui cette maison avait duction française de V Abrégé de
été fondée. V Histoire romaine de Florus , Pa-
Ce fut pour le récompenser de ris , Mérigot , 1776 , petit in-12. ses écrits bien ultramontains ,
qu'il fut nommé présidente del FQE( Daniel de), écrivain an-
Gcsu , avec un bon revenu. glais, célèbre auteur de Robinson
11 a combattu constamment le Crusoé. Je regrette oue la Bio-
P. Bolgani, jésuite. Si l'on de- graphie universelle n ait pas ob-
mande comment cela se faisait, servé que Ton possédait une tra-
puisqu'il partageait l'animosité duction française anonyme de
des jésuites contre les jansénistes, son Histoire du Diable , Amster-
on répondra que M. Marchetti dam, 1729, 2 vol. in - 12. Cette
voulait faire parler de lui à tort indication empêcherait à l'avenir
et à travers. les bibliographes de confondre
Dans un discours sur la pri- cette traduction avec celle que
mauté de saint Pierre, prononcé Bion a publiée d'un ouvrage de
à Gênes , le 29 juin 181 5, M. Mur- Swindenius. chetti s'est montré adversaire des
libertés de l'Eglise gallicane, et FOIGNY (Gabriel de), cordeil a témoigné peu d'égards pour lier devenu protestant, auteur un de leurs plus illustres defen- des aventures de Jacques Sadeur* seurs, M. le cardinal de Bausset. Si l'on en croit la Biographie uni» La Biographieuniverselle a fort verselle , la première édition de bien fait de renvoyer a u tome 25* ce Voyage imaginaire ou Roman,