‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 199 sur 305 · F RE · texte numérisé non relu

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et terrestri mysterio , par Jac.

Roehm , i65o , in- 12. Voy. la Lettre touchant les auteurs mystiques , par P. Poiret , à la suite de la 1 héologie réelle , Amsterdam, 1700 , petit in-12, p. 56.

FRANÇOIS I, roi de France.

Le Parallèle de Charles-Quint et de François J, imprimé séparément, en 1707, pour la première fois, n'est pas de Pelisson , comme le dit la Biogr. univ. ; c'est le 1 3" livre de l'Hist. de François I , par Varillas. On l'a réimprimé en 1730, aussi in-12 , à la suite de la Campagne de Louis XIV, par Pelisson. Voilà ce qui a induit la Biographie en erreur.

FRANÇOIS, (A. le), auteur de la petite Géographie connue sous le nom de Crozat. L'abbé Des fontaines , dans ses Observations sur les écrits modernes , t. 3o , p. 336 , dit que cet auteur était curé de Gentilly, auprès de Paris ; son.

assertion a été confirmée par l'abbé Le Beuf, dans son Histoire du diocèse de Paris , tome 1 o. La première édition de cette Méthode géographique est de Paris, 1705, in-12, chez Brunet. On y tit de grands changemensen 1751.

Dreux du Radier y fit d'autres changemens et de nouvelles additions en 1761. Cette Méthode se réimprime encore de nos jours, avec les changemens que nécessitent les révolutions dont nous sommes les témoins.

FREIND (Jean), célèbre médecin anglais. La Biographie universelle a omis d'indiquer la traduction française de son Histoire de la médecine . imprimée à Parisien 1728, iu-4°- Le traducteur

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n'en est pas connu ; mais on sait qu'elle a été revue par Senac, et

3 u 'elle est plus exacte que celle e Goulet.

FREMONT D'ABLANCOURT (Nicolas), neveu et élève du célèbre Perrot d'Ablancourt. On a de lui : Nouveau Dictionnaire des rimes. Paris , Augustin Courbé , 1648, in-8°, anonyme.— Le même revu et corrigé, Paris, 1667, in-8°, avec uue lettre de P. Richelet sur l'origine de la rime :

cet ouvrage a été mis dans un nouvel ordre parRichelet, Paris, 1 692 , in-i 2. On voit que Fréinon t d'Ablancourt a quelques droits à la célébrité qu'a obtenue Pierre Richelet par son Dictionnaire des rimes. La Biographie universelle s'est contentée d'indiquer ce travail de Fremout d'Ablancourt, et elle n'a pas mis assez d'exactitude dans cette indication.

FRÉRET (N icolas). L'article de ce célèbre académicien dans la Biographie universelle, quoique rédige avec beaucoup de talent, paraîtra peut-être trop long à bien des lecteurs : c'est plutôt un éloge académique qu'une notice biographique. Non erat hic locus ; mais le jeune savant, auteur de l'article , ne s'est pas contenté de montrer son talent pour arrondir des phrases ; il a voulu aussi discuter des points délicats , et contredire des sa vans connus par leur érudition et surtout par leur bonne foi. On sait que l'on a imprimé , dans le cours du xvin* siècle, sous le nom de Fréret, plusieurs ouvrages contraires à la religion chrétienne; mais l'onsait aussi que de ces différens ouvrages, un seul appartient réellement à Fré-

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ret. M. de Sainte-Croix l'a déclaré positivement dans le Magasin encyclopédique en 1706, et dans les Siècles littéraires Se M. Desessarts, en 1800, article Fréret.

M. Naigeon s'était aussi exprimé à ce sujet sans ambiguité dans le Dictionnaire de la philosophie ancienne et moderne de V Encyclopédie méthodique. C'est d après deux autorités aussi graves que j'ai indiqué , sous le nom de Fréret, la fameuse Lettre de Thrasjbule à Leucippe. M. R. R.

me le reproche avec une sainte indignation. Eh bien ! je persiste à avoir toute confiance dans l'assertion de M. de Sainte-Croix, savant aussi recommandable par ses talens que par ses principes religieux, et dans celle de M. Naigeon, justement renommé par son érudition en histoire littéraire.

S'il ne faut à M; R. R. qu'une révélation authentique pour lui faire partager notre opinion , je vais la lui fournir ; il existe beaucoup de copies de la lettre de Thrasvbule à Leucippe; celle que possédait feu M. l'abbé de Tersan, écrite de la main du célèbre bibliographe Mercier-Saint-Léger, contient de la même main un préambule conçu en ces termes :

Lettre de Thrasybide à Leucippe, 1758 , traduite sur la version anglaise.

L'auteur de cet ouvrage est le célèbre M. Fréret , de l'académie royale des inscriptions et belles - lettres , qui l'adressa réellement à madame sa sœur, religieuse à Jouarre. Après sa mort, M. Racine , qui fut chargé de recueillir et de mettre en ordre ses papiers, crut devoir mettre

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de côté cette lettre afin qu'elle ne parût point; mais un académicien ayant su cela , pria M. Racine de la lui prêter ; celui-ci fit d'abord quelque difficulté , mais la confia ensuite à l'académicien , sous la condition qu'il la lui rendrait dès le lendemain. L'académicien se saisit aussitôt du livre , et passa toute la nuit à le copier, et, pour être en état de tenir sa parole , il partagea l'ouvrage avec madame sa sœur. Celle-ci a communiqué cette copie, et insensiblement elles se sont multipliées. M. Paris de Meysieux, intendant de l'Ecole royale militaire , en possède un

exemplaire , aussi bien que .

C'est sur ce dernier que j ai copié celui-ci. On y trouvera quelques lacunes, mais on m'a assuré qu'elles étaient dans tous les exemplaires. M. Fréret a composé cet ouvrage chez les Pères de l'Oratoire/ae où il était allé passer quelque temps , et l'on s'imagina , dans le monde , qu'il était allé faire une retraite. On verra , par la lecture de cette lettre , qu'il était bien éloigné de faire une pareille démarche. Je prie tous ceux entre les mains desquels ce manuscrit pourra tomber , de le lire dans les mêmes dispositions qni m'ont porté à le copier , je veux dire celles d'un homme bien convaincu de la «vérité de la religion chrétienne, et qui ne cherche à connaître les différentes objections des incrédules que pour s'affermir de plus en plus dans la foi , par la connaissance du peu de solidité de leur système. C'est par les mêmes motifs que je crois devoir avertir tous ceux qui ne seraient point éclairés sur les principes de la religion, que ce livre n'est point

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fait pour eux, et qu'ils doivent , autant par amour pour leur repos que par la crainte des dangers auxquels ils seraient exposés, s'abstenir de la lecture de celui-ci et de tous ceux qui lui ressemblent.

(Mercier, chanoine régulier.)

Il y a, dans cette révélation, un ton de conviction qui doit frapper tous les lecteurs. C'est donc en vain que M. R. R., pour enlever à Fréret un ouvrage dont il est le véritable auteur, associe cet ouvrage à Y Examen critique des apologistes de la religion chrétienne, qui, à la vérité, a paru sous son nom , mais que depuis long-temps personne ne lui attribue. V, le mot Burigny. Il n'y a pas de bonne foi dans ce procédé. 11 fallait discuter isolément ce qui concerne la Lettre de Thrasybule.

t FRESCHOT (Casimir) , né à Morteau en Franche-Comté , vers 1640, entra fort jeune dans la congrégation des Bénédictins de Saint- Vanne, et fit profession, le 20 mars i663, dans le monastère de Saint-Vincent de Besançon. 11 quitta cette ville, en 1674, lorsque Louis XIV l'assiégea. Ce religieux alla d'abord eu Italie, où il se fit de la réputation par la publication de quelques ouvrages en italien , et par la traduction de plusieurs livres , du français en italien.

Après avoir passé quelques années à Rome , ensuite à Bologne, il fut admis en 1689, dans la congrégation des Bénédictins du Mont-Cassin. Casimir Freschot se

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dégoûta de Pétât religieux , vers 1700, et il se retira, vers 1704 , à Utrecht , où il enseigna les belles-lettres et l'histoire ; il vint finir ses jours dans l'abbaye de Luxeuil , le 20 octobre 1720.

Le choix qu'il a fait ae cette pieuse retraite , pour terminer une vie très-agitée , et puis encore la notice que Do ni Calmet lui a consacrée dans sa Bibliothèque lorraine , me semblent suffire , pour prouver la fausseté d'un article de gazette (1), dans lequel on allègue que Casimir Freschot s'était fait protestant. Aucun passage de ses ouvrages n'indique qu'il ait changé de religion ; au contraire , on le voit souvent reprocher aux protestans, leur injustice envers l'Eglise romaine.

Freschot a pu avoir des démêlés avec ses confrères , ou avec ses supérieurs. Comme il dit, dans plusieurs occasions , que ces démêlés étaient communs dans les monastères , et (ju'il était fort difficile d'y remédier, on peut croire que ce sont des désagrémens de cette nature , qui lui ont fait abandonner la congrégation du Mont-Cassin , où un décret particulier, et par conséquent très-honorable, l'avait fait entrer.

Casimir Freschot cultiva avec soin , pendant plusieurs années , l.i poésie latine ; mais , de toutes les études auxquelles il se livra , l'histoire fut celle qui lui plut davantage , ou qui lui procura le plus ac ressources pour subsister. Les ouvrages publiés par Casimir Freschot , sont en très-

(1) Voy. le Journal des Savons, édition <le Hollande , supplément du mois U'aoùt 1706.

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grand nombre; mais Dom Calmet , dans sa Bibliothèque lorraine , et Dom Armellim* , dans sa Bibliotheca Benedictino-Casinensis , n'en présentent que des listes incomplètes.

Bayle, dans une lettre écrite le 6 août 1705, cite quatre ouvrages anonymes qu'il attribue à un écrivain franc -comtois ; son éditeur Desmaiseaux , qui donne ordinairement des éclaircissemens si exacts sur les objets que Bayle ne fait qu'indiquer, n'a joint aucune note à ce passage ; mais un article de la Méthode historique de l'abbé Lençlet , m'a prouve que Bayle avait voulu parler de Casimir Freschot.

Les écrits de ce religieux peuvent se partager en trois classes , savoir : ceux qu'il a publiés en latin , en vers ou en prose ; ceux cm'il a composés ou traduits en italien ; enfin , ceux qu'il a fait paraître en français.

Les ouvrages latins , effets des circonstances pour la plupart , ou témoignages de reconnaissance , sont entièrement oubliés , les ouvrages italiens sont encore cités par les bibliographes ; les ouvrages français , presque tous anonymes , paraissent avoir été écrits pour subvenir aux besoins de l'auteur. Quelques-uns néanmoins, sont encore recherchés des curieux ; on y remarque beaucoup d'incorrections de style.

\oici la liste de ces ouvrages , la plus complète qu'il m'ait été possible de dresser :

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