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à son ouvrage, qui , pour la singularité du mérite, le dispute à celle de la nation. Voyez l'analyse détaillée qu'en donne YEsprit des Journaux , juillet 1790 , pag. 225 et suiv.
FOUCHER D'OBSONVTLLE (N....)« Cet intéressant voyageur, mort en 1802, dans une petite terre près de Châteauthierry , était issu d'une famille connue dans la magistrature : son père était lieutenant-généraldu bailliage deMontargis. Le fils entra au service , avant sa vingtième année , et son premier pas fut de s'embarquer pour les Indes orientales ; il s'y montra bon à tout ; il fut employé à tout , soit comme militaire, soit comme négociateur près des chefs du pays, soit comme cotoal ou juge de paix des Indiens de diverses castes et religions , habitant Pondichéryet la banlieue. Cesdifférens emplois lui donnèrent occasion de satisfaire l'objet de ses désirs, et de multiplier ses observations sur les antiquités , les mœurs , les usages, la religion et la politique des Indiens. Depuis la paix de 1763 , il rendit de grands services et à sa patrie, et au gouverneur du Bengale, Lawde Lauris— ton , le seul qui, n'ayant pas subi le joug des Anglais , s'était retiré versPatna, dans le haut du Gange , avec la majeure partie de la Ça mis on et des habitans de Chandernagor ; il revint en France en 1771 , et ce voyage fut le terme de ses courses lointaines ; des affaires personnelles, pécuniaires et toujours désagréables , ne lui permirent pas de rédiger toutes les observations qu'il avait recueillies pendant vingt années ;
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cependant , pour obtempérer à réchal de Tessé. On a de lui quella demande de M. de BufFon, il ques Odes et autres pièces de se décida, en 1781 , à détacher de poésies publiées séparément ou ces Mémoires, et à lui comnju- insérées dans le Journal de Verniquer plusieurs notices sur VHis- dun. On lui attribue une Histoire naturelle de différens ani- toire de \a musique , sans date maux; il les fit imprimer à Paris, ( i^o4 ) » in*4° ^e ° P^S* ^ ^* Pa~ en 1783, sous le voile de l'ano- raitre,en 1723. un journal intinynie, et sous le titre d'Essais tulé : le Spectateur suisse. L'abbé philosophiques sur les mœurs de Desfontaines , en 1730 , dans son divers animaux étrangers , 1 vol. Nouvelliste du Parnasse , dit que in-8°. Les autres ouvrages de le Spectateur suisse, qu'on croyait M. Foucher d'Obsonville , sont disparu pour toujours, avait reindiqués avec exactitude dans la paru depuis peu. Cette résurrec- Biographie universelle; il a laissé tion ne fut pas de longue durée, des manuscrits précieux, doat , Le Journil des Savans attribue au sans doute, ses héritiers sauront Spectateur suisse. , l'ouvrage inti— apprécier la valeur. Feu M. Mil- tulé : Essai d'une philosophie nalin a inséré dans le Magasin en- lurelle , applicable à la vie, aux CYclopédique de 1816, tom. 11, besoins, aux affaires, et conve— d'après la communication que je nable aux deux sexes. Paris, 1724, lui en ai faite, la très-curieuse ,in-i2« Quelques exemplaires sont Notice sur la vie et les ouvrages ainsi intitulés : Nouvelle Philosode M. Foucher d'Obsonville , par phie des dames, amusante et con- M. Carangeot , secrétaire de la forme à la raison, La Haye, 17 23. société d'agriculture de Seine-et- Cet ouvrage est une espèce de cri- Marne, séante a Meaux ,et impr. tique de la plupart des philosodans cette ville , en i8p3, in-8°. phes moraux. La morale de l'auteur n'est pas fort sévère.
FOUQUET (Nicolas). Il estbien étonnant que la Biographie uni" FOUR NIER, dit le Jeune, verselle veuille encore faire croire (Pierre-Simon). Ce célèbre graaujourd'hui, d'après l'autorité de veur et fondeur de caractères , d'Auvigny , que Fouquet est au- avait adressé aux auteurs àxi Jourleur des Conseils de la sagesse , nal des Savans , dans le cours de 3 vol. in-12, ouvrage générale- l'année 1766, quatre Lettres sur ment attribué depuis long-temps V imprimerie. En voici le sujet : au P. Boutauld , jésuite. Il paraît vers la fin de 1755, on publia à certain seulement que Fouquet Paris 1 plusieurs éditions , avec traduisit les psaumes dans sa pri- les démonstrations de la plus son , et qu'il s'y livrait à beau- grande magnificence , telles que coup d'exercices de piété. Voy. les les Fables de La Fontaine, en Nouveaux opuscules à* eWl. Fleury, £ \o\. in-fol. , et la traduction pag. 235. italienne de Lucrèce, par Ma r-
chetti , 2 vol. in-8° ; elles étaient,
* FOURNEAUX ( l'abbé de) , à en croire les avis généraux et qui, après avoir brillé à la cour particuliers, le plus haut point de Lorraine , s'attacha au ma- de perfection où .1* imprimerie
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pouvait atteindre. Il y avait apparence qu'on le croyait comme on le disait, car il n'y avait qu'une voix en leur faveur ; cependant , lorsque M. Fournier les vit, il y trouva des défauts si grossiers , et des ignorances typographiques si sensibles, qu'il ne put s'en taire.
M. de Malesherbes, à qui il présenta ses remarques, y applaudit et l'engagea à les publier , eh y ajoutant des détails sur la typo-* graphie étrangère. Ces qnatré Lettres se lisent avec intérêt MM. Jombert, Lottin l'aîné et Fournier l'aîné répondirent à M. Fournier le jeune ; ce dernier avait recueilli , en i vol. , les différentes pièces de ce procès typographique ; il s'y trouve même une réponse manuscrite à la seconde Lettre insérée dans le Mercure de France , par son frère aîné. Je possède ce volume ; il paraît que M. Auffray a aidé M. Four-»
nier le jeune , dans la rédaction de ces quatre Lettres. Voy. cidevant le mot Auffray.
FRAIN DU TREMBLAY. Parmi un grand nombre d'articles, dont M. l'abbé Goujet m'a ravi la gloire , dit M. du Masbaret, je revendique en particulier celni-ci ;• il est de moi , à la réserve des réflexions malignes : je l'avais dressé, étant à Angers, à la sollicitation de M. Coignard , lui-même sollicité par M. Goujet ; il ne m'a seulement pas nommé.
M. Goujet retrancha la fin de mon Mémoire, où je traçais te portrait de :M. Frain , et je ne sais pas pourquoi ; je le transcrirai ici ; car il est au naturel.
« Quelque gloire que M. Frain ait acquise par son savoir , les vertus morales et chrétiennes le rendi-
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rent cffcore plus recommandais e : honnête homme , ami sincère , bon citoyen , ennemi de l'esprit de nouveauté ; ce sont les qualités que lui donnent tous ceux qui l'ont connu. »
J'ajoutais encore cette note , qui mériterait de trouver sa place à la fin de l'article : « Ceux qui souhaiteront avoir une connaissance détaillée de la famille des Frains et de ses diverses branches , peuvent consulter les notes de M. Mesnage , sur la vie de Guillaume Ménage. »
M. Du Tremblay reçut ordre de se défaire de sa charge de conseiller , pour avoir pris des conclusions dans une affaire , à la sollicitation de sa compagnie , au refus du procureur du'roi.
(Mémoires de M. du Masbaret. )
N. B. L'article de la Biographie universelle est rédigé d'après celui de Moréri. -Je possède un volante intitulé : Traité de la vocation chrétienne des enfans , par feu M. l'archevêque de Cambrai. Paris, Jos. Barbou , 1754, in-12. C'est un faux frontispice , mis à l'ouvrage de Frain du Tremblay, qui porte ce titre , mais qui a paru , non en . i683 , comme le dit la Biographie, mais en i685.
FRANC (N... le)> prêtre eudiste, ancien supérieur des Eudistes de Caen , demeurant à Paris , au commencement de la révolution, l'un dè ceux qui furent massacrés au couvent des Carmes , le a septembre 1792 ; il avait publié deux ouvrages qui firent sensation ; l'un intitulé : le F^oile les'é pour les curieux , ou Secret de la révolution révélé à Vaide de la franc-maçonnerie , Paris , 1791 y in-8° , et l'autre ayant pour titre :
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Conjuration contre la religion ca~ tholique et les souverains , dont le projet conçu en France , doit s'exécuter dans l'univers entier.
Paris, 1792, in-8J. H existe une contrefaçon de ces deux ouvrages. L'éditeur du second, c'està-dire, probablement l'auteur luimême , cite au verso du faux-titre, ces deux vers tirés du 4" chant d'un manuscrit de sa composition , intitulé : les Abus, poème :
Oh ! si les souverains tous laissent subsister,
La chute de leur trône il faut leur imputer.
Il faut convenir que ces vers ne donnent pas uue grande idée du poème; mais la prose de M. Le Franc ne manque ni de clarté, ni d'énergie ; il avait fait des recherches sur ies hommes célèbres du Cotentin (Manche). Il en communiqua le manuscrit, eh 1792, au célèbre abbé de Saint— Léger ; celui-ci fît beaucoup de notes critiques sur ce travail , et le rendit à son auteur , peu après ; ce dont il eut du regret , lorsqu'il eut couT naissance de sa mort déplorable.
Ce manuscrit est probablement perdu.
FRANCKEMBERG (Abraham pe ) , fameux partisan des sciences occultes dans le xvue siècle :
la Biographie universelle ne le fai t pas suffisamment connaître ; jl mérite aussi d'être rangé parmi les écrivains mystiques. Les principaux écrits où il prend le nom de Franciscus Mont anus ou à Monte , sout : Y Abrège' de la théologie, mystique de Hugo de Palma, Amsterdam, 1647, en tiu , et la Metaphysica de cœlesti