AA AA
AA ( Pierre Van Der ). C'est ce tarini : accompagnés de Y Histoire
libraire qui est éditeur de la col- des Sarrasins, et précédés d'une
lection intitulée : Recueil de di- Introduction concernant lesvoya-
vers 'voyages curieux faits en Tar- ges et les nouvelles découvertes des
tarie, en Perse et ailleurs-, enri- principaux voyageurs,, par Pierre
chi de cartes et de figures en Bergeron. La Haye, Jean Néaul-
tailîe-douce. On a mis au-devant me , 17 35, 2 vol. in~4°le Traité de la navigation et des Dans la plupart des catalogues
voyages de découvertes et con- et dans quelques, ( articles de la
auéies modernes , par Pierre Ber^ Biographie universelle , on pré— '
geropî. Leide , P. Van Der Aa, sente P. Bergeron comme éditeur
2 vol. in»4°. Plusieurs exem- de ce recueil: la méprise est
pi aires, portent le titre suivant : grave ; car P. Bergeron , qui n'a
Voyages faits principalement en point d'article dans nOs diction-
Asie , dans les xne , xme , xrv* et naires, mourut en 1637 dans un
IVe siècles, par Benjamin de Tu- âge assez avancé. Je le ferai con-
dèle, Jean du Plan-Carpin, N. naître dans la lettre B. Ascelin, Guillaume de Rubruquis, L'erreur que je signale ici s'est
Marc-Paul Vénitien, Haiton, Jean glissée [jusque dans le grand ou-
de Mande vil le, et Ambroise Con- vrage sur l'Égypte ; voyez< la Des-
(1) Les articles précédés d'une croix "f ont ëté refaits; ceux qui le «ont d'un astérisque * ne se trouYent pas dans la Biographie universelle.
d AAR
cription de VÉgypte, ou Recueil des observations ou recherches qui ont été faites en Égjpte pendant r expédition de V armée française.
État moderne , tome n. Paris , i8i3, petit in-folio, page 3o.' ( Mémoires sur le Mecjyâs de l'île de Roudah,;et sur les inscriptions que renferme ce monument , par M***. )
On trouve la même errèUr dans l'excellent Catalogue de la bibliothèque du cardinal Garampi , publié à Rome en 1 706 ; voy . le t. v , p. 3 ; dans la Bibliothèque universelle des voyages, Paris, 1808, t. 1, p. 35; dàns lé Discours préliminaire de la traduction anglaise des Voyages de Marc-Paul vénitien , par W. Marsden. Londres, 18 18 , in-4°, etc. , etc.
AARON-ARISCON. Cet article , dans la Biographie universelle, a été extrait très - sommairement Je 1* excellent Dictionnaire historique des auteurs hébreux^bublié en italien par M. de Rossi. Parme, Bodoni, 1002, 2 vol. in-&°. M. de Rossi ne laisse rien à désirer, soit par l'étendue et la variété de ses recherches, soit par uné attention scrupuleuse à indiquer les sources ou il a puisé. Il n en est pas de même de son abréviateur. Celuici mentionne quatre ouvrages cl'Aaron-Ariscon comme subsistans , et il ne nous prévient pas qu'ils n'existent que manuscrits.
M. de Rossi indique même dans quelles bibliothèques ils se trou* veut , seule manière de rendre utiles , dans Un dictionnaire historique, les indications de manuscrits. *
ÀÂRSESTS ( François d* ). Cet habile tiégociatear hollandais u deux articles dans le Dictionnaire
ABÂ
de MM. Chaudon et Delandine, 1804, i3 vol. in-8° ; l'un sous son vrai nom , l'autre sous celui à'Aerlsens. L'article de la Biographie universelle est beaucoup plus étendu , plus curieux et plus exact.
ABAILARD ou ABELARD ( Pierre ). Il n'y a pas assez de
Îrécision ni assez d'exactitude ans la manière dont sont annoncées , dans la Biographie universelle , les traductions françaises des lettres de ce célèbre amant d'Héloïse. Il fallait d'abord qualifier de paraphrase la traduction publiée en 1723 par le fameux dom Gervaise. Il ne fallait pas dire ensuite : « Parmi les nombreuses éditions de ces lettres , on doit distinguer celle de 1782, 2 vol. in-12, corrigée par Bastien , où le texte se trouve en regard. » L'on a^voulu indiquer ici la traduction des Lettres d Héloïse et d Abélard , par M. Bastien ; et toutes les expressions dont ou se sert , ne se rapportent pour ainsi dire qu'à une édition du texte. En citant ensuite la belle édition des mêmes lettres en latin et en français , avec une nouvelle Vie des auteurs, jpar M.
Delaulnaye, il n'eût pas été inutile de faire observer que là traduction jointe au texte était la mauvaise paraphrase de D. Gervaise.
ABAUZIT (Firmw). On peut ■ reprocher des longueurs à cet article de la Biographie universelle , et on y trouve une faute d'impression qui donne à une importante citation l'apparence d une fausseté. Abauzit, dit la Biographie universelle , a donné dans le Journal helvétique de 1743, une
ABE
Dissertation sur un bouclier votif, qui a été reproduite par Montfaucon, dans le 4* volume de son Supplément à ^antiquité expli* quée. Il fallait dire 17130U 1733, puisque le Supplément de Montfaucon parut en 1 \. Mais comme dans la suite de cet article , on cite la même dissertation sous un autre titre , c'est-à-dire sous le titre qu'elle a dans le second vol.
des œuvres de l'auteur, il fallait se contenter de dire, après l'énumé ration des pièces contenues dans les œuvres, que Montfaucon fit à cette, dissertation l'honneur de la placer dans son Supplément à l'antiquité expliquée.
ABDALONYME. J'ajouterais ce qui suit à l'article de la Biogra~ paie universelle ; romanesque ou non, l'histoire de ce prince a inspiré la muse déjà vieillie de Fontenelle. Parmi ses comédies en cina actes , on en trouve une intitulée Abdalonjme: en 1768, Plinchesne en tira le Jardinier de Sidon , opéra- comique en deux actes , qui fut mis en musique par Philidor, et joué à la Comédie-Italienne ; et depuis , la pièce entière d'Abdalonyme a été mise en vers et en trois actes seulement par l'éditeur des Mélanges littéraires de madame d'Arconville.
Voy. le tom. VII de ces Mélanges ; voy. aussi ci- après l'article
AftCONVILLE.
t ABEILLE ( Louis-Paul ) , né à Toulon le 1 juin 17 19, mourut à Paris le 28 juillet 1007 , âgé de quatre-vingt-huit ans. Dès l'année 1757, il fit partie des Etats de Bretagne. Ce fut alors qu'il fonda la société d'agriculture de cette province. On lui doit, en société avec M. Montaudoin, négociant
ABE 3
de Nantes , la rédaction de l'ouvrage intitulé : Corps d' observalions de la société d'agriculture , de commerce et arts , établie par les États de Bretagne. Bennes , 1 760 et 1 762 ; a vol. in-8° et in-i a. Cet ouvrage reçut un bon accueil du public ; les principes que M.
Abeille v développa, 1 associèrent naturellement aux écrivains qui se firent connaître, à cette époque , sous la dénomination d\:conomistes. Dès 1 763 , i l fit paraître à Paris quelques écrits en faveur de la liberté du commerce des grains. Les grandes connaissances que M. Abeille acquit en économie politique , le firent nommer inspecteur - général des manufactures de France, et ensuite secrétaire du bureau du commerce. MM. Trudaine , Turgot , d'Invaux , Malesherbes et Calonne eurent souvent recours à ses lumières. Lorsque l'on forma à Paris, en 1785, une société royale d'agriculture, M. Abeille en fut un des membres les plus laborieux. Il a composé une foule d'ouvrages sur des objets relatifs à l'économie politique, aux finances , au commerce et à l'agriculture, mais aucun ne porte son nom. «Content d'avoir bien fait, dit M. le secrétaire de la société royale d'agriculture de Paris , dans la trop courte notice qu'il a consacrée à M. Abeille , il refusait toujours de paraître. Il existe plus d'une preuve matérielle qu'un grand nombre d'écrits trèsutiles , fruits de ses veilles et de ses profondes connaissances , ont étépuWiés sans nom d'auteurs, on qu'ils ont, de son consentement , paru sous des noms étrangers, ou bien que d'autres écrivains se les sont attribués , sans
$ <ÂBE
éprouver de sa part aucune réclamation. >» Pour rendre à la mémoire de M. Abeille un hommage digue de sa modestie et de ses talens , je consignerai ici tous les renseignemens que j'ai pu recueillir sur ses ouvrages. On lui doit donc, outre les 2 volumes cités plus haut,
I. Table raisonnée des ordonnances, édrts , etc. , régisirés au parlement de Bretagne de— puis son érecêion jusqu'en ij5o, etc. Bennes, 17^7, in-4°.
II. Lettre dun négociant sur la nature du commerce des grains, Paris, rn63, in-8° de 23 pag., et in- 12 de 24 pages.
III. Réflexions sur la police des grains en Angleterre et en France. Paris , mars 1764, in-8° <le 52 pages.
Cette brochure fit une grande sensation ; M. l'abbé Morellet et M. le . Trône la citèrent comme l'ouvrage d'un homme très-ins- .truit. -\
IV. Relation abrégée de l'origine , des progrès et de V état actuel de la Société a" émulation et d'encouragement de Londres; traduite de l'anglais par M. de MofiTicouRT. Londres et Paris , 1764, in-8° de 147 pages.
Les notes curieuses qui terminent ce volume , sont de M. Abeille. Depuisprèsde 20 ans Ja France possède une Société ■ d'encouragement pour V industrie nationale , conçue sur un plan beaucoup plus vaste que celle de Londres.
V. ,£$et$ d'un privilège exclusif surt Içs .droits de la propriété<?/c.( Paris , 1765, m-S° de 82, pagçs. 1 . .
L'objet de cette brochure était de faire connaître les inconvé-
ABE
niens d'une déclaration du roî j donnée en 17 13, qui gênait le commerce des eaux-ae^vie de cidre , en Normandie et en Bretagne. >
VI. Faits qui ont influé sur la cherté des grains , en France et en Angleterre. Paris , 1 768 , in-8* de 48 pages.
VII. Principes sur la liberté du commerce des grains. Paris , 1 768, in-8° de 162 pages. •
Cet ouvrage fut critiqué dan»
le Journal du commerce ; les Ephéméridesen firent l'apologie.
M. Dupont, dans ses Ephémérides , a cité avec éloge , analysé avec talent , ou indiqué d'une manière avantageuse, ces différens opuscules. Dans tous , l'auteur a défendu les principes d'une saine politique, ae la justice et de la liberté. Les numéros 3 , 5 et 6 , ont été réimprimés à Yverdun en 1769 , dans le tome 6e d'une nouvelle édition de la Physiocratie de M. Dupont.
VIII. Mémoire à consulter , et consultation pour MM. Boyelleau , Lagrenée , Tremisot , Abeille et Yzact , conseillers du Conseil souverain de Pondichéryy contre un imprimé publié par le sieur de la Ronce de Colombel , ci-devant capitaine des troupes de la compagnie des Indes ; contenant des faits intéressans sur l'autorité et le régime de la compagnie et de ses représentans dans les Indes orientales. 1768 , in-8° de 148 pages.
IX. Mémoire présenté par lit Société ror aie d'agriculture ■ , à l'Assemblée nationale , le 24 octobre 1789, sur les abus oui s'opposent aux- progrès de l agriculture et sur les eneouragemens qu'il est nécessaire d'accorder à
ABE
*e premier des aris. Paris , Baudouin , in-8° de 176 pages.
X. Observations de la Société royale d'agriculture, sur F uniformité des poids et des mesures.
Paris, 1790 , in-8° de ia5 pages.
Et dans les Mémoires de la Société royale a" agriculture.
XI. Observations de la Société royale d 'agriculture , sur la question suivante , qui lui a été proposée par le comité d'agriculture et de commerce de l'Assemblée nationale : L'usage des domaines congéables est-il utile ou non au progrès de l'agriculture? Lues le 17 mars 1791. In-8° de 64 çag.
ÂBÔ 5
premier est de trop ; Jésus-Christ le qualifia bien
cie
L'abbé Lefevre et l'abbé sier ont eu part à la rédaction de ces observations.
M. Abeille a publié les Observations de M. Malesherbes, sur l'histoire naturelle , générale et particulière , de MM. de BufFon et d'Aubenton. Paris , ïTQÔ , 2 vol. in~4° «t in-8° , chez Pougens. Elles sont précédées d'une introduction de l'éditeur , qui prouve des connaissances étendues , de la phi/osophie , de la sensibilité et le talent d'écrire.
En 1787, il avait eu la plus grande part à la rédaction d'un prospectus publié par M. le Brigand , sous ce titre : Observations fondamentales sur les langues anciennes et modernes ; 1 vol. in— 4°. J'ai vu un exemlaire sur lequel M. Abeille avait ui-méme déposé cet aveu.
ABEL , dont le nom , suivant Moréri signifie affliction ; i\ signifie vanité. Mais cette signification de nom importe peu.
• Plus bas , au dernier alinéa :
Jésus-Christ donna à Abel la qualité de premier juste. Le mot
juste, mais non pas de premier juste : à sanguine Abel justi.
Ce qu'il importe le plus de remarquer, est que cet article,
3ui ne devrait être que de^ peu e lignes , occupe deux colonnes , où 1 on agite des questions téméraires et futiles, sur lesquelles même on ne peut rien décider.
Et je ne comprends pas qu'on ait pu introduire cefarrago dan# le Dictionnaire , moins encore qu'il y ait demeuré si long-tems.
( Mémoires manuscrits de M. du Masbaret , pour servir à la future édition de Moréri ).
ABENBOHEN dans Moréri.
Tout ce qu'on dit est misérable , chimérique et révoltant ; cependant l'article s'est filtré dans l'Encyclopédie. On prend ici une ville pour une pierre qui avait la figure d'un four; la rivière d'Adonis pour la ville d'Adommin ; la tribu de Ruben , pour celle de Benjamin. Enfin , on cite Masius ( il y a plus d'un savant de ce nom) sur le livre des Juges.
Il n'y a pas de Masius qui ait commente le livre des Juçes. Il faut donc délivrer Moréri de toutes ces imaginations plus que creuses, et substituer cet article:
ABENBOHEN, ville de la tribu de Benjamin, sur les confins de celle de Juda , près de la Mer- Morte , sur le chemiu qui menait à Adommin. Jos. vin , 18. St. -Jérôme , etc. ( Mémoires de M. du Masbaret ).
ABGAR, troisième article. Je pense qu'on entre ici ( V. Moréri ) dans une trop longue discussion au sujet de l'authenticité ou de la supposition de la lettre d'Ab-