I. Histoire des archevêques de Prague
II. Traité touchant le -couronnement de Jacques , roi cC Angleterre.
III. Panégyrique de Clément XL D. Calmet affirme aussi que D. Freschot , lorsqu'il mourut , travaillait à la Vie de Louis XTV, roi de France. Parmi les ouvrages * que Freschot préparait , lorsaue ArmeUini rédigea son article, plusieurs n'ont pas vu le jour, tels sont un Poème héroïque sur
FRE
les victoires de V empereur Léopold I , et uueHistoire de la fondation de r empire d* Occident par les papes.
Quelle que soit ma répugnance à attribuer un ouvrage anonyme à un auteur, d'après de simples conjectures, et sans avoir de raisons positives , je ne puis m'empêcher de détailler ici les motifs qui me portent à croire que Casimir Freschot est l'auteur du petit volume , intitulé : Relation historique de V amour de V empereur de Maroc , pour madame la princesse douairière de Conti , écrite , en forme de lettres , à une personne de qualité , par M. le comte D**¥. Cologne, P. Marteau,
I7°7> Petifc in- 12 de 139 pages.
Cette Relation est composée de onze lettres , signées N. N. Freschot a signé des mêmes lettres Tépître dédicatoire de son Etat du siège de Rome. Les deux dernières lettres sont dirigées contre les astuces , l'ambition et le despotisme des jésuites. Freschot en voulait beaucoup à ces Pères , et il les présenta, sous les mêmes couleurs , dans ses Remarques historiques et critiques; dans son Etat du siège de Rome , etc. Enfin, le style de la Relation est comme celui des autres ouvrages deFreschot, facile, mais incorrect.
2V. B. Cette notice a été insérée dans le Magasin encyclopédique du mois de décembre 181 5. Je la redonne ici revue et corrigée.
FREUX (André des), en latin Frusius , éditeur d'un Martial,
Î)urgé de toutes les obscénités qui e déparent ; la Biographie universelle fait , à ce sujet , rénumération de plusieurs jésuites, qui ont essayé de rendre à Martial le
même service. Elle a oublié le plus célèbre d'entre eux , c'est-àdire , le P. Jouvancy , dans le volume anonyme intitulé : M. Valerii Martialis epigrammata , demptis obscœnis , eu m interpretatione acnotis. Parisiis , Bénard ,
FRISÏ (Paul), célèbre mathématicien d'Italie. La notice de ses ouvrages , dans la Biogr. univ. , présente , sous le n° VI , une erreur typographique remarquable. Au lieu de Laurentii Resaud , il faut lire Laurentii Beraud.
FURETÏÈRE (Antoine). Cet article (dans Moréri) porte le cachet de M. Drouet , dit M. du Masbaret. Furetière avait bien déjà son article dans le Dictionnaire : M. Drouet a cru devoir le façonner de nouveau ; mais ce n'est qu'un vrai fagotage. L'article est composé de deux pièces disparates: 1 une, à la première colonne , qui est l'ancien article de Furetière ; l'autre , à la seconde , qui est une addition deM. Drouet :
pièces qui ne sont pas liées , et dont l'ensemble représente un objet fort disgracieux. D'ailleurs , n'y ayant là que la queue postiche de la main de M. Drouet , ce n'était qu'à cette queue qu'il devait mettre son empreinte , et non pas à l'article en entier.
Encore va-t-on voir dans le moment le peu d'honneur que lui font ses additions.
Outre que la forme de l'article est tout-à-fait vicieuse, chaque partie a des défauts. Par exemple, cette phrase de la première partie, Furetière s'est rendu rrcommandable par plusieurs ouvrages , et s'acquit de. la réputa*
tion par son roman et ses poésies, est :n vrai pléonasme. D'ailleurs, on n'y fait aucune mention de sa Nouvelle allégorique , ou Histoire des derniers troubles arrivés au royaume d'éloquence, écrit ingénieux et bien supérieur à son Roman bourgeois.
La seconde partie de l'articleest bien plusrepreJiensible.M. Drouet y pensait-il, quand il a écrit, au on ne vit d'édition recevable du Dictionnaire de Furetière , qu'en 1690 , les précédentes étant fort imparfaites. Cette assertion est singulière , puisqu'il est de fait , cju'il n'y a aucune édition du DictionnairedeFuretièreavant 1690, et que cette édition est constamment la première de toutes , et même l'unique qui représente l'ouvrage de Furetière , tel qu'il est sorti de sa plume ; les suivantes ayant poussé l'ouvrage bien plus loin.
M. Drouet se trompe encore quand il dit que celte édition de 1690, est en 3 vol in-folio ; elle n'est qu'en 2. La mémé année , elle parut en 3 vol. in-4°.
1! se fit , il est vrai , des retranchemens dans l'édition de 1704; mais cela n'autorise pas à dire, qu'on y aft tronqué et mutilé l'édition précédente de M. Basnage.
Ces retranchemens étaient nécessaires ; M. Basnage , par esprit de parti , s'était émancipé sur plusieurs points de religion.
J'admire que M. Drouet , ayant entrepris l'énumc'ration de toutes les éditions de ce Dictionnaire, s'arrête à l'édition de 1721. Il y en a cinq postérieures à celle-ci , qui avaient toutes vu le jour avant que M. Drouet donnât son édition de Moréri.
Enfin , je trouve dans Tune et l'autre partie de l'article de Furetière , comparées ensemble , une sorte de contradiction. Dans la première , le Dictionnaire de Furetière n'a servi que de canevas au Dictionnaire de Trévoux ; et , dans la seconde , le Dictionnaire de Trévoux en est une nouvelle édition, .te ne vois pas d'accord entre ces deux énoncés. M'étant déterminé à refondre l'article , j'en prends occasion de tracer l'histoire du Dictionnaire de Furetière , objet intéressant de notre littérature.
Antoine Furetière , célèbre par ses ouvrages de littérature , et par ses disgrâces littéraires , naquit à Paris , d'une famille honorable.
Après avoir fait, avec succès , les études ordinaires, il se livra à celle du droit civil et canonique, et s'y rendit habile. Il fut reçu avocat au parlement de Paris , et exerça la charge de procureur fiscal de l'abbaye de Saint-Germain-des -Prés. Il quitta cette profession pour embrasser l'état ecclésiastique. Il fut nommé à l'abbaye deChalivoy, ordre de Cî féaux , diocèse de Bourges , et au prieuré de Chuines ; et il eut encore le prieuré de SainU-Denisde-la-Chartre , à Paris. Il s'acquit une fort grande réputation par ses ouvrages de belles-lettres ; fut lié avec tous les savons de son temps. Zélé pour l'avancement des sciences , il encourageait au travail tous ceux qu'il fréquentait. C'était un homme d'esprit et de goût ,'d'un génie vif, aisé et fécond , avec de vastes connaissances ; d'ailleurs , laborieux , et capable d'un ouvrage de longue haleine. Furetière, dit un excellent critique ( Goujet , Bibl. fr. .
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tom. i), avait al Fié des qualités distingue son Roman bourgeois , qui se trouvent rarement unie», qui eut beaucoup de vogue dans beaucoup de politesse à une gran- le temps ; et plus encore sa Noude littérature. II exprimait près- velle allégorique , ou Histoire de que toujours ses pensées avec une divers troubles arrivés au roraunetteté et une grâce, oui leur me d'éloquence, écrit ingénieux, donnaient un tour agréable. ïl joi- dont il y a eu cinq ou six éditions, gnait à ses talens une pénétration Mais sa plus grande célébrité oui le rendait capable d'entrer lui vint de son Fameux Dictionclans les sciences les plus pro- naire, ouvrage qui eut les suites fondes, et une étendue dé nié- les plus éclatantes, et dont l'hisraoire, qui avait embrassé toutes toirc intéresse notre littérature, sortes de belles connaissances; L'académie avait entrepris un une patience et une application Dictionnaire tout français, dont, capables de surmonter I entrepri- le Lut élaii lé perfectionnement se la plus laborieuse. L'académie de notre langue. Furetiere fut française ambitionna un si bon associé à ce travail ; mais cet ensujet; il y fut reçu le 1 5 mai 1662, gagement lui devint funeste. Luiet n'en fut pas un des moindres même avait conçu le dessein d'un ornemens. il mourut, à Paris , le Dictionnaire/aussi français, d'une i4 mai 1688, à l'âge de 68 ans. toute autre étendue que celui de M, Goujet, Èibl. fr. , tom. 18 , l'académie : c'était un DiCtionne lui en donné que 58 ; mais je naire absolument universel , où il pense que c'est une méprise de se proposait d'expliquer tous les l'imprimeur. termes de notre langue , tant an-
Ses ouvrages sont vers, et prose, ciens que modernes, avec tous En i655, il publia un Recueil de les termes des sciences et des arts , ses poésies , réimprimé en 1664 , et de nourrir tous les articles, qui contenant cinq satires, des stan- en étaient susceptibles, des plus ces, épigrammes, madrigaux, belles pensées oc nos' meilleurs épitaphes , énigmes , trois epîtres écrivains. L'académie , instruite et deux éléffies. Il donna ensuite le de son projet , le soupçonna d'à-* Vojage de Mercure , satire en voir abuse de sa confiance , et cinq livres, qui est une censure d'avoir pillé le fruit de son trades diverses conditions, et en par- vail ; et pour empêcher que rien ticulier de la cbarlatanerie de ne se fit'à son préjudice, elle obceux qai professent les lettres , les tint, le 28 juin 107 1, un privisciences et les beaux-arts. Il y en Iége, par lequel if était fait déa en quatre éditions, dont la der- fense ae publier aucun Dictionnière est de 1669. En 167 1, il pu- naire français, avant que le blia Fables morales et nouvelles sien eût vu le jour; cependant au nombre de 5o , dont la mora- Furetiere en obtint un pour l'imli té est bonne et facile à retenir, pression du sien, daté du i& En 1672 et en 1673, Paraboles août 1684. L'académie se donna de V Evangile , traduites en vers , tous les- mouvemens imaginables , avec une explication morale et pour le porter à se désister de allégorique, tirée des Sts. -Pères, son entreprise, et, n'ayant pu Parmi ses ouvrages en prose , on rien obtenir , elle se porta à l'ex-
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dure de son corps , par délibération du 22 janvier i685, pour crime de plagiat. L'académie n'en demeura pas là : elle sollicita la révocation du privilège qu'il avait obtenu , et se pourvut au conseil ; sa demande lui fut accordée par arrêt contradictoire du g mars de la même année. Furetière se défendit vivement et avec une force digne de vaincre ; il appela comme d'abus du jugement de l'académie , et présenta plusieurs placets et requêtes au roi et à son conseil , à M . le chancelier et à divers magistrats ; il allégua que 4e privilège exclusif, obtenu par l'académie , ne pouvait avoir été accordé que par surprise , qu'il était injuste en luimême ; qu'il y avait déjà cinquante ans que l'académie travaillait à son Dictionnaire, et que cependant à peine en avaitelle fait la moitié , qu'ainsi cette défense s'étendrait encore bien loin ; que ce privilège avait été sans effet , puisque 1 abbé Danet et le sieur de Rochefort n'avaient pas laissé de donner chacun leur Dictionnaire , en 1684 , et de le faire vendre partout le. royaume, sans que l'académie s'y fut opposée , sous le prétexte de son
Î privilège. Il ne restait plus que 'accusation de plagiat , et par -un parallèle qu'ilnt d'une longue suite .d'articles de son Dictionnaire e}. de celui de l'académie , il parut à l'œil que son Dictionnaire rie tenait rien de celui de l'académie, et qu'il lui était bien supérieur. On peut voir les trois Factums qu'il composa £ ce sujet, aussi vifs qu'ingénieux et persuasifs , où il s'abandonne cependant trop à la satire. Il publia encore divers écrits en prose et en vers ,
oii il se livre à tout son ressentiment contre l'académie en général , et contre plusieurs de ses membres en particulier. Ces pièces, qu'on a toujours recherchées, furent imprimées séparément , dans le cours de 1% dispute , et puis réunies en 2 vol. , en i6g{.
Furetière n'eut $>as la consolation de voir son Dictionnaire imprimé ; il ne publia , de son vivant, qu'un Essai de cet ouvrage en i684 , in-8° , sans nom de ville et d'imprimeur , sous ce titre : Essai d*un Dictionnaire universel, concernant généralement tous les mots français, tant vieux que modernes , et les termes des sciences et des arls.Vour leDictionnaire, il ne parut qu'en 1690. H s'en fit tout à la fois 2éçht. , l'une en 2 vol . in-fol . , et l'autre en 3 vol. in-4°, toutes les deux chez Renier Leers à Rotterdam. L'ouvrage fut reçu avec le plus grand applaudissement , et il f méritait cet accueil : « On ne peut nier, dit » M. l'abbé Goujet , que ce Dic- » tionnaire ne soit un riche tré- » sor, où l'on trouve presque tout » ce qu'on peut désirer pour l'in- » tel licence de notre langue : on » y détaille fort bien toutes les » différentes propriétés et le» di- » verses significations des mots ; » tout y paraît développé avec » tant d'ordre et de clarté , que *» cet ouvrage est très -propre à » instruire ceux qui savent le » moins , et il est rempli de tant » de recherches curieuses et de » tant de belles remarques , qu'il » peut satisfaire les savans : plus » on s'en sert, plus on en déçou- » vre l'abondance et l'utilité. »
Cet ouvrage est généralement estimé , et sera toujours recherché.
M. Basnage de Beau val en donna une nouvelle édition, en 1701, en 3 vol. in-fol. , revue , corrigée et augmentée. Il avait» associé à son travail M. Huet le ifjère , ministre réfugié à La Haye ; M. Régis , médecin ; M. Brute I de la Rivière , et quelques autres personnes versées dans les lettres, les sciences et les arts. Cependant, dès la même année , on annonça une nouvelle édition qui devait se faire à Trévoux , par plusieurs savans de Paris , et Ton promettait grand nombre de corrections et d'augmentations.
L'édition parut à Trévoux , en 1704, en 3 v. in-fol., bien supérieure à celle de Basnage , néanmoins sur le même plan. Il arriva ici une chose bien frappante : les éditeurs supprimèrent, non-seulement le nom de Basnage , mais ce qui est bien plus odieux , celui de Furetière ; et ce cjui est le comble de l'indignité, après avoir osé annoncer au public , que leur Dictionnaire était un ouvrage nouveau, formé sur un plan neuf, dont on faisait honneur à M. le duc du Maine, on ne rougit pas de décrier le Dictionnaire de Furetière. « Il passe pour constant , » disent les Trévolistes , que tout » ce qu'il y a de bon dans Fure- » tière , a été pris dans le Diction- » naire de V académie. La partie » dont Furetière se faisait hon- » neur , était celle des arts et des »> sciences, et c'était précisément » celle qui valait le moins. » L'avanie n en demeura pas là ; elle a été répétée à toutes tes éditions, au nombre de sept , qui ont suivi celle-ci. Le public donna cette édition aux jésuites de Paris , et, quoiqu'ils l'aient désavouée coup sur coup , par des désaveux pu-
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blics , on n'a pas cessé de la leur attribuer. Il en parut aussi une autre édit ion à Trévoux, en 1721 , avec de très* grandes augmenta* tions , car celle-ci est en 5 vol.
in-fol. Le P. Souciet , jésuite , y eut la principale part , et je le sais par moi-même ; cependant les jésuites la désavouèrent encore. Cette édition fut réimprimée par les mêmes libraires , en 1732, sans aucun changement, si ce n'est qu'on retrancha les phrases duDictionnaire latin qui termine l'ouvrage ; elle fut encore copiée à Nancy, en 1733 , et encore en» 1740. Ganeau et les autres libraires de Paris , associés au privilège, en donnèrent une nouvelle à Paris, en 1743, en 6 vol. in-fol. Bien des personnes fournirent des Mémoires. M. Restaut en eut la direction. Les mêmes libraires en donnèrent une nouvelle en 1752, en 7 vol. in-fol., sous la direction de M. Berthelin, qui a trouvé de grands secours clans les Mémoires abondans du feu P. Souciet , de M. du Masbaret, curé de St.-Michel de la ville de St.-Léonard , de feu M. Valdruche , et de feu M. l'abbé Leclerc. Il parut, en 1762 , à Avignon, un Abrégé de cette édition , en 2 vol. in-4°, et un meilleur , à Paris , l'année suivante , 3 vol. in-4°, par M. Berthelin , où sont généralement tous les termes du Dictionnaire. On prépara, depuis 1761, une nouvelle édition , dont M. du Masbaret a fourni la plus grande partie des matériaux, en 3 vol. in-4°, d'environ mille pages chacun , où il marque les retranchemens , les corrections et les additions qu'il y a faites , et la disposition qu'il faut y introduire; sans doute
qu'il y aura bien d'autre» Mémoires. Ce Dictionnaire est le plus riche trésor de notre langue ; Il ne lui faut qu'une main intelligente , qui ait ta liberté de faire les rctrancheraens convenables , et de mieux ordonner la plupart des articles ; il a été confié à la direction de M. l'abbé Brillant ; son édition a paru , en 1771 , eu S vol. in-fol.
Sans tenir en aucune façon à Furetière, j'ai toujours plaint son sort. L'académie le maltraita à l'excès, à propos de rien , et par pure jalousie ; mais l'ingratitude a es Trévolistes me choque encore davantage, et comme si le public y avait donné les mains , y avait applaudi, dès 1704 , date de la première édition du Furetière, Faite à Trévoux , ce Dictionnaire a cessé d'être nommé le Dictionnaire de Furetière; depuis cette époque , il ne fut appe é que le Dictionnaire de Trévoux , le Trévoux même tout court , dénomination plus en vogue que jamais, et qui ne périra pas. La destinée de Moréri a été plus favorable , tant la réputation a ses caprices !
Son Dictionnaire historique , d'un vol. d'abord , puis de deux , est parvenu jusqu'à dix bien fournis, et ira encore bien plus loin ; par combien de mains n'a-t-il pas passé ? combien d'éditeurs n'a-t-il pas eus? combien n'en aura-t-i] pas dans la suite des temps? Ce que Moréri a fait, est noyé; à peine en reste-t-il quelque trace ; n'importe, c'est toujours le Dictionnaire de Moréri , le Moréri même, simpli citer et sine addito.
On imprima en 1696 Furetepana, pu les bons mots et les remarques d'histoire, de morale, de critique , de plaisanterie et d'érn-
drtion de M. Furetière. Cest un vol. in-i 2, dont j'ignore l'auteur.
N. B. On sait aujourd'hui , que Guy-Marais a été l'éditeur de ce volume.
M. du Masbaret et la Biographie universelle ne parlent pas d'un volume qui a pour titre:
Essais de lettres familières sur toute sorte de sujets , avec un discours sur l'art épistolaire , et que lques remarques nouvelles sur ta langue française ; ouvrage posthume de M. l'abbé *** (Cassagne, mise en ordre par l'abbé de Furetière ) de l'académie fran- Paris, Jacques Lefebvre, 1690, in- 12.
Ce volume a été généralement attribué à Furetière, probablement parce qu'il renferme plusieurs lettres contenant l'initiale de son nom ; mais l'excellent philologue, M. L. T. Hérissant, en l'examinant attentivement, s'est convaincu que l'abbé Cassagne était le véritable auteur de l'ouvrage ; en effet , l'abbé Cassagne se décèle lui-même , p. 25 , dans une lettre oh il parle ae son Traité de morale sur la valeur, et de son Poème sur la pacification générale. J'ajouterai à cela que le soin pris par Furetière de mettre l'initiale de son nom à plusieurs lettres et à l'élégie qui termine ce volume, indique suffisamment qu'il n'en est que l'éditeur. Je dirai encore que les lettres marquées de la lettre F, valent mieux que les autres , et enfin que La Monnaye, dans son édition du Ménagiana, t. 2, p. 234 » renvoie à une lettre de Furetière , dans le recueil de celles qu'on a imprimées sous son nom. La Monnaye ne paraît pas convaincu que ces lettres
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soient réellement de Furetière. d'un Dictionnaire universel , par
Les remarques sur la langue ces mots : d# Votre Majesté , le
française , ajoutées a^ux lettres , très-humble) très - obéissant et
sont en général pleines de jus- très-fidèle serviteur et sujet,
tesse; et il est étonnant que l'abbé M du Masbaret a publié, sous
Goujet ne les ait pas citées dans le voile de l'artony me , une Lettre
sa Bibliothèque française. à M. le Rédacteur de la nouvelle
On trouve dans ce volume trois édition du Dictionnaire , dit de
lettres très-ingénieuses de made- Trévoux. Amsterdam et Paris,
moisel le Descartes. Elles n'ont pas Clousier, 1777 ♦ m"8° de 36 pages,
été connues des gens de lettres qui Cette lettre, très-curieuse et très-
ont publié, chez -le libraire Léo- rare aujourd'hui , contient le pré-
Sold Collin, le Recueil des lettres cis des trois volumes in-4° de re-
es femmes françaises. marques qu'il avait envoyés à
L'abbé Gassagne était mort dès Paris , pour l'amélioration de ce
1679 ; Furetière mourut en 1688 s fameux Dictionnaire,
le livre est donc posthume sons J'ignore ce que sont devenus
tous les rapports ; aussi n'est-il ces trois volumes de remarques, précédé d'aucune préface.
L'auteur des Essais de lettres FURGAULT •( Nicolas ) , savant
dit à la p. 3o, que quand on écrit professeur de l'université de Pa-
auroi, c'est uneincivilitédemettre ris. Le rédacteurde V Annuaire du
serviteur, à moins qu'on ne soit département de la Haute-Marne
chancelier ou maréchal de France. (Langres) pour 181 1 , lefaitnaî-
Cela prouve évidemment que le tre leaooctobre 1705. et mourir