livre n'est pas de Furetière, puis- le 23 décembre 1794* On trouve
nue cet académicien termina deux d a ns la Biographie universelle ,
epttres dédicatoires au Roi, i° en d'autres époques de la naissance
1072, en téte de sa Paraphrase en et de la mort de ce savant. Celles
vers des paraboles de l'Èvapgile ; • de Y Annuaire me paraissent les
2° en 1684 > * I* téte de son ^ssa* P'us sure$-
GAGNIER (Jean), célèbre le monastère royal des Filles de
orientaliste. La première page de Ste.-Elisabeth ; ses trois enfans,
l'article de ce savant , dans la en bas âge , assistèrent à sa pro-
Biographie universelle , renferme fession. Cet exemple fit sur eux
plusieurs inexactitudes. Les dé- une vive impression, et contri-
tails que je vais donner , sont ti- bua sans doute à les faire entrer
rés de l'ouvrage que Gagnier pu- tous trois , par la suite , dans des
blia à La Haye , en 1700. congrégations religieuses ; savoir:
Jean Gagnier naquit à Paris , deux chez les Génovéfains , et le
d'un père qui mourut à la suite troisième chez les Prémontrés,
d'un ambassadeur en Dane- L'aîné mourut deux ans après son
marck. Sa mère, qui n'avait alors entrée chez les Génovéfains. Jean
que vingt-quatre ans , prit la ré— Gagnier . dans le cours de ses
solution de se faire religieuse dans études, tourna toute son appli-
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cation à la recherche des racines des langues saintes. Son supérieur se mit dans la tête, qu'avec cette disposition , il serait propre à déchiffrer de vieux titres , des anciennes bulles des papes, écrites en lettres gothiques , et il lui en donna la commission. Il fallut accepter cet emploi , en vertu de la sainte obéissance. Le même su-
Î>erieur lui permit la lecture drs ivres défendus dont il possédait une ample provision. Une altercation étant survenue entre Ganier et ce supérieur, celui-ci énonça J. Gagnier à l'évêque de Beziers , sur le penchant qu'il avait à lire des ouvrages protestans , entr'autres , l' Institution de Calvin. Gagnier était alors curé d'une paroisse du diocèse de Beziers. Le prélat l'honorait de sa bienveillance ; il le fit venir chez lui , pour s'informer de la vérité :
Gagnier témoigna son étonnement d'être dénoncé par un homme qui lisait non-seulement les ouvrages des Calvinistes, mais aussi ceux des Sociniens. Quelque temps après , Gagnier revint à Paris ; on 1 envoya de-là, pour gouverner la maison de S.-Crespin de Soissons ; ensuite il alla successivement a Epernay et à Landève , diocèse de Reims. Ce fut dans ce dernier séjour qu'il s'appliqua fortement à l'étude des ouvrages qui contenaient les principales controverses des deux partis. De Landève on le fit aller a Provins , oii était la belle bibliothèque du président d'Aligre ; bientôt il se détermina à renoncer â sa patrie , pour suivre les mouveméns de sa conscience. Un jour donc qu'il était parti pour aller à Reims , il se rendit à Liège , et de-là à Maestricht , suivant la route de Hollande ; il profita
GAG
d'un convoi qui partait pour l'Angleterre , et arriva à Londres le jour même qu'on y célébrait l'anniversaire de la naissance du roi Guillaume ; il y fut très-bien accueilli : le docteur Allix le présenta à l'évêque deWorcester, alors grand aumônier d'Angleterre. Cet illustre prélat admit Gagnier dans sa famille , et au nombre des commensaux de sa maison; il le fit recevoir ministre, par lettres-patentes , maître-èsarts en la célèbre université de Cambridge , avec la nomination pour remplir une chaire de professeur ès-langues orientales dans l'université d'Oxford. Une des premières occupations de J. Gagnier , à Londres , fut la composition d'un ouvrage , pour rendre compte des motifs qui lui avaient fait abandonner la religion romaine. Cet ouvrage a été imprimé et publié à La Haye, sous ce titre : L'Eglise romaine convaincue de dépravation , diido- Idlrie et a" anti-christianisme , en forme de lettre , par J. Gagnier , ci-devant prêtre , chanoine régulier de l'abbaye royale de Sainte- Geneviève-du-Mont , de Paris , à présent de l'Eglise anglicane , et maître-ès-arts en l'université de Cambridge , au sieur Germain Gagnier son frère, aussi chanoine régulier de Saint-Yvet de Braineles-Soissons , de l'ordre dit de Prémontré. La Haye, chez Jean Kitto, 1706, in-12 de 256 pag. Gagnier se maria à Londres.
Les Instructions pour les Nicodémiles , Amsterdam , 1700 , pet.
in-12, que lui donne la Biographie universelle , sont de Jean Graverol , ministre protestant.
La véritable date de cet ouvrage est de 1687 î on Y m*t un nouveau frontispice en 1700.
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GÀLEN (Christophe -Bernard Van) , prince-évêque de Munster.
« Sa vie, dit la Biographie universelle , écrite par un anonyme , , a été traduite et revue par le Lorrain, plus connu sous le nom d'abbé de Vallemont , Rouen , 1679, m"'6- » H n'y a pas assez d'exactitude dans ces expressions.
La Vie de Van Galen , traduite en français, par M. G. . . , parut à Leide et à Cologne , en 1679.
La même année , le Lorrain en donna , à Roueti , une édition revue et corrigée. On doit une histoire du même évêque , en latin , à Jean d'Alpen , chanoine de Cologne et de Munster, Goesfeldt, 1894 , 2 vol. in- 12. Elle est plus exacte que la précédente ; mais le nouveau biographe passe sous silence des actions qu'on ne peut justifier que par le malheureux droit de la guerre.
G ALIANI (Ferdinand). L'article de M. G... , sur cet auteur , dans la Biogr. unis/. , ne laisse rien à désirer. J'ajouterai seulement, ici , que , depuis l'impression du t. 16e de la Biogr. , la Correspondance de Galianiavec Mme. d'Epinay, dont M. G... possédait les originaux, a été imprimée, sur ces mêmes originaux , à Paris , chez Treuttel et Wùrtz , 1818 , 2 vol. in-8°. J'ai ajouté quelques notes à cette édition.
GALIFET , ou GALIFECT , ou enfin G ALLIFET (Joseph de), jésuite , dont la célébrité s'accroît de jour en jour , par les progrès que fait la Dévotion au sacré cœur de Jésus , dont il a été , pour ainsi dire , le fondateur. Il a traduit lui-même , en françaisi, l'ouvrage latin qu'il avait publié à Rome , eu 1726 , .sur cette dé-