livre de M. de Meaux , intitulé : qui eut la hardiesse de se mesu
Exposition, etc. Cologne de Bran- rer avec lui , il me semble que
debourg , i685 , in-8°. la Biographie universelle pouvait
IL Réflexions sur la cruelle lui donner une petite place dans
persécution que souffre V Eglise son vaste recueil. M. Gauthier
réformée de France, etc. i685, remporta un prix à l'académie
in-12. aa édition, augmentée, française, en 174^, pour un Dis'
1686 , in-12. cours sur V inutilité ae la dispute.
III. Actes de V assemblée gêné- L'auteur ne tira aucun fruit de raie du clergé de France de i685, cette victoire , puisque, dès l'anconcernant la religion, avec des née 1760, il inséra, dans le MerféfUxions sur ces actes , par M. cure de France , une réfutation D. S. B. La Haye , Troyel , i685, du discours de J.-J. Rousseau sur in- 18. les sciences. On trouve cette ré-
IV. Dialogues entre Photin et futation dans plusieurs éditions Irénée , sur le dessein de la réu- des œuvres du philosophe de Gemon des religions , etc. Mayence, nève. J.-J. Rousseau ne crut pas chez Jean Le Blanc, i685, 2 vol. devoir répondre à cet adversaire; in-184 mais ses motifs , exposés dans une
V. Histoire apologétique ou lettre très- piquante adressée à défense des libertés des Eglises G ri m m , engagèrent M. Gauréformêes de France , etc. Ams- thierà répliquer. Une put déter-
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mîner Rousseau à rompre le silence.
En 1752, M. Gauthier publia à Lunéville la Réfutation du Celse moderne , ou objections contre le christianisme, avec des réponses., etc. , 1 vol. petit in-8°. L'autorité trouva apparemment les réponses moins fortes que les objections; car ce volume fut défendu à Nancy , ce qui n'empêcha pas de le remettre en circulation , quelques années après, sous la rubrique de Lunéville et Paris , Delalain, 1765. L'ouvrage réfuté par M. Gauthier, a été imprimé sous ce titre : Examen critique du Nouveau Testament , par M. Fréret. Londres, 1777, petit in-8°.
On le retrouve dans plusieurs éditions des prétendues œuvres de Fréret.
M. Gauthier voulut aussi être
Soète ; il lut un jour à l'académie e Nancy une traduction en vers du 4* li^re de l'Enéide; en l'entendant, on se rappela qu'il existait déjà un Virgile travesti. C'était pour un physicien trop sortir cfe sa sphère. Quand il y rentrait , M. Gauthier était admirable : calculs , méthodes , problèmes , journaux et traités savans, Mémoires des académies de Paris et de Londres , il citait et appliquait tout avec justesse ; il était, pour tous ces objets, une bibliothèque vivante. La ville de Nancy le perdit vers 1776.
{Histoire de Lorraine, par l'abbé Bexon , notes pour la seconde édition de mon Dictionnaire des anonymes. )
GAUTIER (Réné) , avocat général au grand conseil , infatigable traducteur délivres de pieté,
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au commencement du xvne siècle, depuis Y Imitation de Jésus-Christ jusqu'aux Fies des saints du jésuite espagnol Ribadeneira ( Voy.
ci-dev. le mot Duval{ André), Moréri fait bien connaître ce pieux écrivain. Il a pourtant oublié de mentionner sa traduction de l'Imitation, qui parut en i6o5, et celle des Traités spirituels de Thomas à Kempis, 1623, in-12.
L'Imitation de R. Gautier a eu 'peu de succès ; celle du garde-dessceaux Marillac, imprimée pour la première fois en 1621, la fit oublier ; il est à remarquer cependant que plusieurs éditions in-8° de la traduction de Marillac portent sur le frontispiceces mots:
traduits par M. R. GA. ouR. G.
A., qui semblent indiquer Réné Gautier. C'est sans doute une ruse des libraires , occasionnée par la réputation dont jouissait ce traducteur, et par la modestie de Marillac, qui a toujours gardé l'anonyme. La Biographie universelle ne donne point d'article à Réné Gautier.
GAUTIER (François), prémontré. La Biographie universelle nous présente ce religieux comme étant né vers le milieu du xvi* siècle ; ensuite elle cite un ouvrage , qu'il a fait imprimer en 170S dans le Journal de Soleure.
Il devait être âgé alors de i5o ans.
Une méprise du même genre termine cet article, puisqu'on fait mourir François Gautier en 1629.
Cette fausse date se trouve, à la vérité , dans la Bibliothèque Lorraine de Calmet ; mais une lecture attentive , de l'article du savant bénédictin , eût fait remarquer qu'il fallait lire 1720.
Le P. Gautier est donc né vers le