‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 220 sur 305 · GES · texte numérisé non relu

GES

ainsi , pag. 257 , pretn. colonne :

« Gesner a encore compose des contes moraux. , des drames , etc.

... Ses contes moraux , écrits d'un style assez trivial, offrent des traits d'une grande vérité à côté de plusieurs invraisemblances. »

Ces contes ne sont point de Gessner, ils sont de Diderot, et ont paru imprimés , pour la première fois , dans l'édition donnée par Gessner, de ses nouvelles idylles. 1773, in-4°, sous le titre de Contes moraux et nouvelles idylles de D.... et Salomon Gessner. Dans le conte qui a pour titre Entretien d'un père avec ses en/ans, Diderot suppose que c'est son père lui-même qui est le héros de 1 aventure, et ly nomme en toutes lettres. Le style de ces contes a la couleur du sujet, et ce n'est pas précisément de la trivialité qu'on peut leur reprocher, mais quelque chose de ce dévergondage qui entrait dans la ma»

nière de l'auteur. Diderot, ajoute la Biographie, dans la seconde colonne de la même page 257 , qui avait traduit les contes moraux et les idylles, etc. Ici la Biographie est en contradiction avec elle-même ; car dans la première colonne elle avait nommé le véritable traducteur des nouvelles idylles, M. Paul- ( lisez :

Jacques ) Henri Meister de Zurich.

Je 1 avais désigné dans mon Dictionnaire des anonymes. J'avais aussi présenté Diderot comme auteur des Contes. Dans la suite du même article , la Biographie universelle signale M. Meister comme un homme peu familiarisé avec notre lançue ; ce jugement est mal motive, car on doit à M. Meister huit ou dix ouvrages composés en français.

GÎB 385 G IANNONE (Pierre). Il est fort douteux que Louis de Bochat , comme le dit la Biographie universelle, ait traduit son Histoire de Naples, et que le libraire Bousquet de Genève n'ait pas voulu se charger seul des frais d'impression. M. Chaudon est le remier qui , en 1779, ait attriué à M. Desmonceaux la traduction que nous avons de l'important ouvrage de Giannone.

Elle parut à Genève, quoiqu'elle* porte le titre de La Haye ; et c'est ce qui rend très-probable l'opinion de M. Sénebier , qui présente M. Beddevolede Genève, comme le véritable traducteur de Giannone.

GIBERT ( Jean-Pierre ), savant canoniste du xviue siècle , dont un des ouvrages a pour titre : Tradition ou Histoire de V Eglise sur le sacrement de mariage. Paris , 1725, 3 gros vol. in-4°. L'abbé de Feller, qui ne manque aucune occasion de montrer son opposition aux théologiens ou avocats oui reconnaissent les droits de 1 autorité civile sur le mariage , cite ici , à l'appui de son opinion, un long passage tiré d'un auteur' protestant.

Il y a plus à profiter dans le traite substantiel de M. Tabaraud , intitulé Principes sur la distinction du contrat et du sacrement de majriage , sur le pouvoir dy apposer des empéchemens dirimans , et sur le droit d'accorder des dispenses matrimoniales, Paris, Egron , 1816, in-8°,que dans l'ouvrage diffus de M. Gibert.

GIBERT (Balthasar), parent du précédent. Ce célèbre professé

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