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seur de rhétorique , dans ses Jugemens des savons , a rendu un compte très-fidèle d'une dispute sur l'éloquence , occasionnée en i6^5 et années suivantes, par la préface mise par Goibaud-Duboîs en tête de sa traduction des sermons de S. Augustin , par quelques réflexions du P. Lamy , bénédictin , dans son Traité de la connaissance de soi-même , et par quelques ouvrages de Gibert luimême. M. Brulart de Sillery, évêque de Soissons, ne dédaigna pas de se mêler parmi les combattans ; ses lettres au P. Lamy ont été imprimées en 1700, par les soins du P. Bouhours, dans le recueil intitulé: Réflexions sur V éloquence. L"abbé Goujet, vers la fin du 1" vol. de sa Bibliothèque française , n'a pas rendu un compte aussi exact de cette dispute. Il ne fait entrer M. de Sillery dans la lice , que vers l'année 1706. Malheureusement la Biographie universelle l'a pris pour guide, dans le précis qu'elle donne de cette dispute. On y remarque plusieurs inexactitudes.
Y a-t-ilde la justesse dans l'opinion de la Biographie universelle , touchant les Jugemens des savans qui ont traité de la rhétorique , par Gibert ? Elle dit que cet ouvrage est bien supérieur à celui que Baillet a publié sous le même titre ; mais d'après ce que Juillet a donné du grand travail dont il a conçu le plan , voici le titre qui convient à son ouvrage :
Jugement des savans sur les imprimeurs , les critiques, les grammairiens , les philologues , les traducteurs , les poètes grecs et latins et les poètes modernes. Si toutes ces parties ne sont pas également bien traitées, on ne
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doit peut-être s'en prendre qu'âr l'immensité du plan. Gibert ne s'étant occupé que d'un seul objet , a pu y mettre plus de soin , et produire un ouvrage plus satisfaisant. On voit néanmoins que ce n'est pas un ouvrage du même titre.
GILLET ( Pierre ) , né en avril 1628 , à Montmorency , près Paris , marié à Marie-ThérèseJean— ne d'Autrelot , exerça avec distinction, à Paris, ]es fonctions de procureur, et y mourut , sur la?
paroisse St.-Etienne-du-Mont , le 5 avril 1720, âgé de 92 ans. Son portrait a été bien eravé par Drevet , d'après Rigaud , in-fol. Voy.
la Bibliothèque historique de la France, tom. iv. C'est Pierre Gillet qui a recueilli les arrêts et réglemens concernant les fonctions des procureurs. Paris, 1695, in-4°; réimprimé en 1717 , avec des augmentations. Ce recueil est connu sous le nom de Code Gillet, quoique ces mots ne se trouvent ni sur le frontispice, ni dans le corps de l'ouvrage.
GILLET (Jean-Baptiste), fils du précédent , né à Paris , le 10 septembre 1660, mort le 10 décembre 1730 , a exercé avec distinction la profession d'avocat.
C'est lui et Pierre Gillet son fils, aussi avocat , qui ont rassemblé les premiers matériaux de la' collection d'Edits et d'Ordonnances terminée vers 1790 par M. de Saint^Genis , auditeur des comptes.
GILLET (Pierre) , fils du précédent, né à Paris, le 29 avril 1695, mort le 18 avril 1773, à Bagneux près Paris t dans s*
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soixante-dix-huitième année. Cet survécu long-temps , et ses enhomme qui a joui de l'estime et fans , occupés de la perte qu'ils delà considération la mieux me- avaient faite et de celle qu'ils ritée , avait commencé la pro- pouvaient craindre , n'ont pu fession d'avocat en 1716. Peu- sans doute examiner par euxdant long-temps il a été regardé mêmes ces différens manuscrits, comme un des meilleurs consul- Une écriture peu lisible rendait tans. Des mœurs simples et une aussi cet examen difficile; enfin, vie laborieuse le distinguaient les magistrats et les jurisconentre ses confrères. Une fortune suites qui auraient pu prendre médiocre , eu égard à sa célé- cette peine et apprécier le mérite brité , rfndbnce son désintéresse- de ces collections et de ces oument. Ses lumières et ses pro- vrages , étaient alors dispersés fondes connaissances ont été éga- hors de la capitale et sans fonclement utiles aux citoyens, à ses tions , par suite de la révolution confrères , et aux magistrats qui opérée dans la magistrature, l'ont consulté , et sa réputation Tous ces objets ont été vendus s'est soutenue jusqu'à l'époque confusément avec les livres, et la de sa mort. famille de cet homme savant et Il avait, par continuation d'un respectable n'a pas eu la satistravail commencé par son père , faction de remplir ses vues , en formé une collection d'Ordon- publiant les ouvrages qu'il avait nances infiniment précieuse ,^ant composés dans le dessein de renpar la multitude des pièces qu'elle dre ses lumières utiles après lui rassemblait en ce genre , depuis comme elles l'ont été pendant le commencement de la monar- sa vie.
chie , que par le dépouillement Le plus important de ces ou-
de toutes celles qui se trouvent vrages était un Traitédes Offices;
cparses dans les différens livres il avait été préparé pour l'im-
de droit dont il a extrait les lois pression , quelques années avant
et même les arrêts les plus im— la révolution de 1789. On doit
portans à la jurisprudence. regretter qu'il n'ait pas vu le
Toutes les consultations qu'il jour, avait faites pendant sa vie, étaient La collection d'ordonnances a rangées par ordre de matières , été acquise par M. de Saint-Geet formaient, en ce genre, une nis, auditeur des comptes , qui collection intéressante par l'ordre l'a augmentée et continuée jusqu'il y avait mis. qu'en 17Q0. Elle est composée
Enfin , les ouvrages qu'il des- de 4*3 volumes in-4°, reliés unitinait au public, et qui sont tous formément, et d'une Table alécrits de sa main , étaient un phabéticrue et chronologique , troisième objet trop précieux renfermée dans quatre - vingtpour ne pas le distinguer dans quinze boîtes in-fol. Cette prèle nombre des manuscrits et des cieuse collection a été achetée , en livres qui composaient sa biblio- 1814 > par M. le comte de Blacas , thèque. ministre de la maison du roi. Elle
Sa veuve , qui avait une incom- est placée aux galeries du Louvre y Kiodité dangereuse , ne lui a pas auprès de la Bibliothèque duçon-