GUI
perte. Le cinquième livue est suivi de deux odes. Claude Garnier faisait grand cas de Jacques Guillot ; sou témoignage était d'autant plus remarquable qu'il avait lui-même , en 1604 , publié le premier livre de la suite de la Françiade de Ronsard.
♦GUISAIN ou GUIZAIN( D. ) , prêtre de Saint-Sulpice et directeur du séminaire Saint-ïrénée^e Lyon , est le premier auteur d'un livre très-édinant qui se réimprime encore fréijuenimcnt sous le tître de Sages entretiens. La première approbation donnée à ce petit livre est datée de Caen , le 8 mai ï668. On en voit ensuite deux autres datées dé Paris ,~la première en 1678, et la seconde en 1679. Après, la, mort de l'auteur, arrivée vers 1700 , les Sages entretiens ont été revus et augmentée , r° à Nancy , par Jean- Baptiste Cusson, vers 1710; 20 à Paris, en 1719, patuh ânoiiyme.
Des éditions plus 'récentes contiennent de nouveaux changemens. On a retranché des nouvelles1 éditions quelques histoires apocryphes , telles que celle du chanoine ressuscité eh présence de St. Bruno.
GUrSéHARDt (CriÂRtEs-THÉopMle). J'ai déjà fait remarquer que lès aûteurs de la Biographie universelle ont confondu en un seul deux ouvragés très - remaruables de cet auteur, c'est-àire , set Mémoires militaires sur lés Grecs et les Romains , en 2 vol. in-8° , et sçs Mémoires critiques et historiques sur plusieurs points d'antiquité militaire , imprimés à Berlin, eh 1773, 2 vol.
in-4°,ét à Strasbourg , en 1774 9
GUY
4 vol. în-8°. La même méprise se, reproduit dans l'article même de l'auteur. Chaudon et Feller se sont aussi trompés dans l'indication de ce dernier ouvrage.
GUSSANVILLAN. Voyez ci-devant GoussainVillè.
* GUY DE TOURS (Michel), exerça les fonctions d'avocat : il fit paraître , en 1598, les P relit ibre s œuvres poétiques et soupirs amoureux de Guy de Tours. Ce volume est divisé en quatre parties. La seconde a été composée en faveur d'une maîtresse qu'il appelle son Anne; Coîletet lui reproche l'emploi dé ce inot équivoque , comme il reprochait à Daniel tîeînsius d'avoir nommé sa maîtresse Rossd, au lieu de l'appeler Rosa. Du reste, Coîletet loue plusieurs sonnets de notre auteur, et il va jusqu'à dire que plusieurs de ces petits poëines ont des beautés o^ue toute la Grèce eût approuvées , et dont Anacréon lui-même eût fait beaucoup de cas. La troisième partie est intitulée : Mignardises amoureuses de Guy de Tours en faveur desaNérée.hâ quatrième a pour titre : Mélanges ; c'est un recueil de toutes sortes de matières et de vers tant français que latins , avec
Plusieurs imitations et versions e quelques chants de l'Arioste , de Pétrarque , des Métamorphoses et des Epîtres d'Ovide, etc. Cet àuteur mourut vers 1^99.
GUYARD ( Antoine) , bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, sur lequelqn trouve deux acides dans le dictionnaire de MM. Chaud on et Delandine, et qui a été omis par la Biographie
GUY 4i5
universelle. Il ptoblia f en 1748 , in-8°, pour la première fois, sa Dissertation sur V honoraire des messes ,plus pur danssa source que dans ses effets. Cette dissertation fut attaquée avec aigreur et mauvaise foi , én 174^, dans le Journal de Trévoux, rédigé, comme on, sait , par des jésuites. L'auteur voulut répondre en particulier a cette critique; mais il s'est ^contenté de donner, en 1757, une nouvelle édition de sa Dissertation, revue, corrigée et augmentée, pour servir eh même tempi de réponse à la critique des journalistes de Trévoux. Cet ouvrage, mis à Y index de Rome , a été traduit en italien. D. Tàssin, dan* son Histoire littéraire de la ÇongrégationdeSaiht-Maur, parle dé Ta réponse dé D. Guyard aux journalistes de Trévoux; maison ne croit pas , ajoute-t-il, qu'elle ait été imprimée. On voit que D.
Tassin ne connaissait pas la seconde édition de l'ouvrage de son confrère. Feller â un peu amélioré l'article de M. Chaudon.
GUYOT DE PROVINS , rnoinë bénédictin du xn6 siècle , trèsconnu par un ouvrage qui est resté long -temps manuscrit , et désigné sous le nom de la Bible- Guyot. Voyez ci -devant le mot Behcy (Hugues de).
GUYOT (Thomas) , maître d'étude dans les petites écoles de Port-Royal , vers 1646 , et ensuite maître-ès-arts en l'université de Paris, e$t auteur de huit traductions anonymes ou pseudonymes publiées à Paris , de i665 à 1678. Voici les titres de ces traductions :