‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 246 sur 305 · I. Lettres morales et politiques · texte numérisé non relu

I. Lettres morales et politiques

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de Cicéron à son qjni Attique, sur Méthode , en forme de préface ,

ïe parti qu'il devait prendre en- pour conduire un écolier dans les

tre César et Pompée ( t raduiles en lettres humaines.

français avec le texte latin en re- Dédicace au chevalier de Ro-

gard ). Paris , Claude Thiboust , han , Bis du duc de Montbazon ,

1665, petit in- 12 de 270 p. , avec signée Le Bachelier, 5 jpag.

un Avis au lecteur de 10 pag. et Ce petit volume a été réimpri-

demie. mé en 1684 et en i6q4 , chez la

Ces Lettres sont tirées des liv. veuve de Claude Thiboust. Il en

8 et 9 de la collection. existe encore une édition de 1728,

II. Nouvelle traduction des Bu- chez Claude-Louis Thiboust. coliques de Virgile , avec des no- La Méthode en forme de préface tes (et le texte latin en regard), ne se trouve dans aucune édition, Paris, Claude Thiboust, 1666, l'auteur Ta sans doute fondue petit in- 12 de 123 pag. , avec un dans d'autres préfaces.

Avis au lecteur de 12 pag. VI. Les' F leurs morales et épi-

L'Epître dédicatoire à M. de grammatiques , tant des anciens

Harlay de Bonneuil , avocat en que des nouveaux auteurs; dédiées

parlement , contient 6 pag. à monseigneur le Dauphin ( avec

Cette traduction a été réim- les textes en regard ). Paris , veuve

primée en 1691 , chez la veuve de Claude Thiboust , 1669, in-12

du même libraire, sans l'Epître de 390 pages, avec un Avis au

dédicatoire. lecteur de i3 p.

III. Nouvelle traduction des La dédicace , signée Le Bache- Captifs de Plaute^wec des notes lier, a 5 pages. Le privilège du (et le texte latin en regard ). Pa- roi a été accordé à M. T. G. ris, Claude Thiboust, 1666, pet. La plus grande partie de ce in-12 de 23o pag. , avec un Avis volume renferme des maximes au lecteur de 8 pag. touchant les devoirs de la vie ci*

Dédicace de l'auteur à son ne- vile , tirées du livre de Nicolas

veu, 5 pag. Mercier , professeur au collège

IV. Nouvelle traduction d'un de Navarre , intitulé : De. ojjficiis nouveau Recueil des plus belles scholasticorum ; Parisiis, 1657, Lettres que Cicéron écrit à ses in-12. On trouve ensuite, lés senamis (avec le texte latin en re- tences des sept Sages de la Grèce, gard). Paris, Claude Thiboust, misés en vers par Àusone , di-

1666, petit in-12, avec un Avis verses épigrarames choisies dans au lecteur de 56 pag. Martial, dans Catulle, dansOwen

Dédicace au comte de Montau- (Audoenus)r dans Bèze , dans

ban, fils <îu duc de Montbazon , si- Buchanan?i -etc. Viennent enfin

gnée Le Bachelier,'] pag. etdemie. les plusbélles sentences despoëtes,

V. Billets que Cicéron a écrits depuis Plaute jusqu'à Bbëce ; le tant à sés amis Communs qu'à volume est terminé par les mora- Attique son ami particulier (avec lités des Fables de Phèdre.

le texte latin en regard, sous le VII. Lettre politique dé Cicéron

titre à'Ehistolœ breviores). Paris, à son frère Qmntus, touchant le

Claude Thiboust , 1667 , petit gouvernement de l'Asie , et ^e

in-i 2,qui devait être précédé cPune Songe de Scipion du même auteur ,

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avec ( les textes en regard , et ) divers avis touchant la conduite des enfans , en forme de préface.

Paris , veuve de Claude Thiboust , 1670, in- 12 de 110 pages pour les Avis, et de 1 34 pages pour les Traductions.

Epître dédicatoire au duc de Montausier , signée des lettres initiales T. G. L. B. , 9 p.

On trouve des exemplaires de la Lettre politique sans les divers Avis.

Y III. Nouvelle traduction des Géorgiques de Virgile , avec des notes ( et le texte latin en regard ). Paris , veuve de Claude Thiboust , 1678, in-12, avec un Avis au lecteur de 5 pages.

Réimprimée en 1691 avec la traduction des Bucoliques. VAvis au lecteur ne se trouve pas en tête de l'édition de 1670, au moins quant à l'exemplaire de la bibliothèque royale , le seul que j'aye pu voir jusqu'à ce jour.

Il m est facile de prouver que les huit volumes cités sont du seul Thomas Guyot.

Trois de ces volumes sont signés Le Bachelier ; mais , dans Pun de ces trois , le privilège est accordé à M. T. G. ; ce gui prouve que Le Bachelier , au heu d'être, suivant l'abbé Goujet, le nom véritable de l'auteur , ne présente que le masque dont il se couvrait.

Aussi voit-on le nom de Le Bachelier dans la liste des auteurs déguisés de Baillet , avec le nom de N. Guyot en regard. Placcius n'a rien ajouté à 1 indication de l 'au teur des Jugemens des Savans; mais un témoin , pour ainsi dire contemporain , c'est-à-dire , Nicolas Clément, rédacteur du Catalogue manuscrit des livres ini-

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primés de la bibliothèque du roi, nous apprend que le prénom de Guyot était Thomas.

Dans le volume imprimé en 1670, l'auteur a ajouté à ses deux initiales T. G. celles-ci L. B. , ui signifient probablement Le achelier, comme s'il eût voulu dire Thomas Guyot, connu sous ce nom Le Bachelier. Dans le privilège du roi , qui termine le même volume , l'auteur est qualifié de maître-ès-arts en l'université de Paris, ainsi que dans la plupart des précédens volumes ; le lecteur sait donc à quoi s'en, tenir sur les initiales par lesquelles notre auteur se désignait ; il connaît son nom , le masque qu'il avait emprunté , et le titre dont il a joui dans l'enseignement.

L'examen de chacun des ouvrages dont nous venons de donner la liste, démontre qu'ils sont tous du même Thomas Guyot.

En effet, M. T. G. L. B. , avoue dans l'Ëpitre dédicatoire à M. de Montausier , que ce duc lui a accordé l'honneur de dédier k monseigneur le Dauphin un Recueil d'instructions morales. C'est indiquer assez clairement les Fleurs morales et épigramma— tiques qui avaient paru l'année précédente avec la signature de Le Bachelier, au bas de 1'Epître dédicatoire II ne peut y avoir d'incertitude pour les deux autres volumes qui portent cette signature.

On trouve , dans VAvis au lecteur qui précède la traduction des Captifs9, comme dans celui de la traduction des Bucoliques , les mêmes principes sur l'utilité des traductions , et sur la nécessité d'occuper les enfans à cet exercice, long- temps avant de

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leur faire mettre du français en latin. Il exise d'ailleurs une parfaite ressemblance entre le titre et le privilège de ces deux traductions. En £aut-il davantage pour croire , avec le rédacteur du Catalogue de la bibliothèque du roi , que ce traducteur est Thomas Guyot, le même que celui qui a signé les autres traductions du nom Le Bachelier, ou des initiales T. G., T. G. L. B. ?

Il me reste à établir mes preuves pour la traduction des Lettres à Attique et pour celle des Géorgiques de Virgile: mon auteur, dans Y Avis au lecteur de la traduction des Lettres de Cicéron à ses amis , rappelle ce qu'il a dit ( voyez pages 4 *t 5 ) touchant l'utilité des lettres en général...., dans la préface des Lettres que Cicéron écrit à Attique. Quant à la traduction des Géorgiques , Y Avis au lecteur présente le même fond d'idées que celui des Bucoliques , et elle est attribuée formellement à Thomas Guyot par l'abbé Goujet.

Ces détails me paraissent suffire pour prouver que les huit volumes dont je m'occupe , ont pour auteur Thomas Guyot , maître-ès-arts en l'université de Paris. Cet habile et judicieux écrivain semble avoir consacré toute sa vie à l'instruction de la jeunesse; car l'abbéXrou)et , dans la première édition de la Vie de Nicole , publiée en 17 32 (1) , nous apprend que M. Guyot, sans doute le même que notre Thomas, était maître d'études vers 1646, dans les petites écoles de Port-Royal. On m'objectera

(1) Voyez Vie de Pîioole. Luxembourg (Paris), ij3a , petit-in-13, p. 30 et 35.

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peut-être que cette conjecture est très hasardée , puisque le nom de Guyot ne se lit plus dans la nouvelle édition de la Vie«de Nicole, donnée en 1767 (1) ; mais je puis répondre que les variations de l'abbé Goujet, viennent de ce qu'il a pris le nom de Bachelier pour un nom véritable. C'est ce que l'on remarque dans le compte qu'il rend de la traduction des Captifs de Plaute (2). Cette idée l'aura empêché de faire des recherches sur Thomas Guyot , et de se rappeler qu'il avait honorablement mentionné ce traducteur dans sa Vie de Nicole,

D'ailleurs, après la destruction des écoles de Port-Royal , le nom de Le Bachelier ou celui de Guyot, n'ont pas dû intéresser vivement les amis de cette célèbre maison ; car on voit Thomas Guyot , en 1666, dans son Epître dédicatoire au comte de Montauban , signée Le Bachelier , . appeler le collège de Clermont une Ecole célèbre que la piété avait consacrée à la science et à la vertu. Ce passage pouvait-il plaire aux implacables ennemis des jésuites? II explique peut-être le silence de Bailtet sur Thomas Guyot , dans son chapitre des Traducteurs , et même la radiation que l'abbé Goujet a faite du nom de Guyot, dans sa nouvelle édition de la Vie de Nicole. Il faut , en effet , que les amis de Port -Royal aient eu des motifs particuliers , pour ne nous transmettre aucun détail sur un écrivain qui avait

(1) Voyez page ao, où le nom de Guyot est remplacé par celui de Gaudon ; et page 26 , où le nom de Cou s tel est substitué à celui de Guyot.

(a) Voyez Bibliothèque" française «

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partagé les utiles travaux deLancelot , de Nicole, de Saci, etc.

Si cette conjecture est vraie , elle ajoute encore au mérite de Thomas Guyot, puisqu'elle prouve qu'il a loué les hommes de tous les partis , dans lesquels il reconnaissait de la science et de la Ter tu.

Le professeur Gaullyer a proclame , sans s'en douter , le mérite de Thomas Guyot. Après avoir loué les principes de M. de Saci , dans la traduction de trois comédies deTérence, il ajoute (i) que s'il n'appréhendait de fatiguer la patience de ses lecteurs , il leur rapporterait en entier l'avant-propos que MM. de Port- Roval ont rais à leur traduction

"des Bucoliques de Virgile.

Du reste , les dédicaces qu'on lit en téte de quatre ouvrages de Thomas Guyot , prouvent que , depuis sa sortie de Port-Royal , il a eu des. rapports particuliers avec des familles três-aistinguées.

Dans celle qu'il a adressée au dauphin, il parle de l'extrême joie qu'il a eue de savoir que son travail ne lui avait pas été inutile.

L'histoire littéraire nous présente donc quelques circonstances intéressantes de la vie de Thomas Guyot ; mais elle nous laisse ignorer le lieu de sa naissance et 1 époque de sa mort. Seulement l'on entrevoit qu'il a dû. mourir à Paris, dans un âge assez avancé, puisqu'il s'est écoujé un espace de trente-deug ans au moins en-

(i) Voyez Remarques sur. le Traité des études de Rollin t p. 197, à la suite de Térence, Cicéron , César, etc. , justifiés contre la censure de Al. HoUin.

Paris, 1728, in- la.

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tre son séjour à Port-Roval et la publication de sa traduction des Géorgiques de Virgile. Il s'attacha à 1 université de Paris , vers l665, ainsi que le prouve le privilège du premier de ses ouvrages.

Yoy. ma Notice sur la vie et les ouvrages de Thomas Guyot , traducteur français du xvue siècle; Paris, de l'imprim. de J. B. Sajou, 181 3 , in-8° de 36 pag. , extraite d u Magasin encyclopédique, mois d'août 181 3.

♦GUYOT ouGYOTf A Toussaint ) , maître des comptes à Rouen , frère du fameux abbé Guyot des Fontaines, mort en 1734, est désigné sous les qualités de traducteur et d'historien, dans la liste alphabétique des hommes illustres , nés en Normandie , rédigée par l'abbé Saas, en 1754.

Comme M. Guyot n'a point rais son nom à ses ouvrages , il était assez difficile de vérifier l'assertion de l'abbé Saas. Je puis affirmer, d'après de graves autorités, que M. Guyot a publié: i° en 1700, à Paris, chez Barbin, Y Histoire des reines Jeanne première et Jeanne seconde 9 reines de Naples et de Sicile, i v. in- 12, Cette histoire est citée dans la nouvelle édition de la Bibliothèque histor. de la France y sous les noms de Desfontaines des Huyots.

Ce sont évidemment lçs noms de l'auteur retournés et dénaturés.

a°. En 1708, à Paris, chez Mariette , le Chemin du ciel et le Testament , ou Préparation à la mort , écrits en latin , par le savant et pieux cardinal Bopa ,. et traduits nouvellement en français, 1 vol. in-16. Cette traduction a. été réimprimée en 1716 et eu

On*

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GUYTON DE MORVEAU graphie universelle me semble

(Louis-Bernard ), chimiste érudit n'avoir pas bien distingué ces

et laborieux , remplit , avec dis- deux époques , et elle donne à

tinction, pendant nombre d'an- entendre qu'il existe au moins

nées , la charge d'avocat-général 4 vo^ de Plaidoyers et Discours

au parlement de Dijon ; il fit im- imprimés de M. Guyton de Mor-

primer dès 1775, les Discours et veau. L'erreur est évidente pour

Eloges qu'il eut occasion de pro- l'époquede 1775, puisque M. Guy-

noncer en public ; 2 vol. in-12. ton nepublia alors que deux vol.,

En 1782 , il augmenta ce recueil et non trois, d'un troisième volume. La Bio-

HAGUATS ( Augustin le). L'au- les Vies de ces deux auteurs ; tra-

teur du Portrait des Avocats , duit de l'angl. Amsterd., P. Mor-

en 1679, P°C(luet de Livo- tier, 1730,3 vol. in-12. nière , donnait le troisième rang

farmi ceux de sa profession , à * HALIFAX (Sir Georges SAVIrançois Le Haguais , fils d'Au- LE, marquis d ),hommed'Etatcegustin ; il fut employé à faire le lèbre , mais d'un caractère équipréambule des édits et ordon- voque, naquit vers i63o, et remnances. plit des fonctions éminentes sous {Mémoires'de M. du Masbaret.) les règnes de Charles TI , Jacques 11 ' et Cuillaume III. Charles II le créa . HALE ( Sir Matthew ) , savant pair, et le nomma, en 1672, amjurisconsulte anglais. Louis Du- bassadeur extraordinaire avec le mesnil a publié à -Amsterdam, duc de Buckingham et le comte en 1688, une traduction française d'Arlington , pour négocier la de sa vie , composée en anglais paix entre la France et la Holpar Gilbert Burnet. La Biogra- lande. Ses deux collègues n'apphie universelle ne Ta point citée, prouvèrent point ses vues en faveur de la Hollande, et la négo- HALES(John). On peut faire ciation échoua. Il s'opposa avec le même reproche à 1 article de force au bill de l'obéissance pasce théologien anglican. Celui du sive, dirigé contre les non-confor* P. Niceron, tom. 21 , est beau- mis tes en 1675; le promoteur de coup plus instructif; il fait con- ce bill , lordDanby , le fît rayer naître les traductions latines et de la liste des membres du conseil françaises de plusieurs ouvrages du cabinet , l'année suivante, de cet auteur. Vov. l'ouvrage m- pour un mot piquant qu'il s'était titulé : La Religion protestante , permis en conseil contre ce preune voie sûre au salut , par mier ministre. Son exclusion fut •M. Chillinçworth , chancelier très - agréable au duc d'York, de l'Eglise de Salisbury , où l'on qui, à cette époque, avait une a joint des Dissertations de M. J. grande aversion pour lui , parce Haies chanoine de Windsor, et qu'il avait parlé avec beaucoup

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de fermeté et de courage dans la chambre des lords , contre la déclaration de tolérance. Cependant, en 1679, il rentra de nouveau dans le conseil , où Ton agita la question de l'exclusion d u duc d'York ; il. parut s'y opposer ; mais il proposait en même temps de borner l'autorité du duc, tellement que s'il montait sur le trône -, il lui fût impossible déporter aucun préjudice à l'Eglise et à l'Etat. Les craintes qu'il montra contre le danger de rendre la monarchie élective , par le projet d'exclusion, parurent d'au- ■ tant plus extraordinaires, que le droit héréditaire était le sujet de ses railleries, et qu'il avait dit souvent : Personne ne prend un cocher par la seule raison que son père, a été bon cocher. Burnet prétend qu'au moment où Halifax tenait cette conduite en public, il témoignait secrètement à ses amis que le but vers lequel il tendait était une république.

La chambre des communes convertit néanmoins la proposition de restreindre les pouvoirs du duc d'York , , en un mil d'exclusion, et, le, roi prit le parti de la dissoudre au moment ou elle allait lui adresser des remontrances contre Sunderland, Jîssex et Halifax. Shaftesbury, déconcerté et fort en colère, déclara tout haut qu'il ferait payer de leur tête à ses collègues, le conseil qu'ils .avaient donné de dissoudre le parlement. Halifax prit du chagrin de ce que le roi ne convoquait point un nouveau parlement selon sa promesse. S'a percevant alors que le duc ne lui accordait plus sa confiance , et que le roi , tout eu profitant de ses services , n'avait point véritablement d'é-

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gards pour sa personne , il s'éloigna de la cour pour se retirer dans sa maison de campagne. L'auteur de la Vie de Jacques II nous apprend qu'Halifax conserva néanmoins une influence nuisible aux intérêts du duc. Milord Russel ayant fait de nouveau , en 1680 , à la chambre des communes , la proposition d'exclure leMuc d'York de la couronne , cette proposition fut portée à la chambre des lords, où elle fut vivement débattue. Lord Halifax parla contre le bill jusqu'à seire fois. Cette discussion extrêmement brillante dura depuis trois jusqu'à neuf heures du soir, et se termina au grand contentement de Charles II et de son frère, par le rejet du bill à une majorité de trente-trois voix. Lord Halifax éclipsa ce jour-là son oncle, milord Shaftesbury, et employa des argumens si forts , qu'il parvint à convaincre ceux qui étaient décidés à le* écouter. La chambre des communes, irritée de ce résultat, vota une adresse pour faire éloigner Halifax des conseils et de la présence du roi , sous prétexte qu il avait conseillé les fréquentes

Î prorogations du parlement dans es derniers temps , mais véritablement pour la part qu'il avait prise au rejet du bill d'exclusion. La même chambre, bientôt après , vota deux autres adresses très-violentes, où l'on signalait les opposans au bill d'exclusion , comme des ennemis du roi et du royaume , et où l'on insistait sur l'impossibilité d'accorder des subsides , tant que le bill ne serait point adopté. Le roi , qui aimait à maintenir la balance dans ses conseils, soutint toujours Halifax, qu'il créa marquis , et fit lord

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