‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 249 sur 305 · H AL · texte numérisé non relu

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firld , qui , dit Maty , peut être justement comparée à son grand-

Fère, pour les talens , le génie et esprit. Guillaume , son fils , mourut en 1699 » sans postérité masculine, et son titre fut donné à Charles Montague. Voici le portrait qu'ont tracé, du marquis d'Halifax , les auteurs de YHist.

universelle y in-4°, t. 45, p; 448.

« Le marquis d'Halifax fut un » de ces hommes qui , nés avec » des talenssinguliers-, trouvèrent

* l'art de les rendre nuisibles. A » la force d'esprit d'un philoso-

* phe, il joignit la bassesse d'un »» courtisan. Il connut ta vertu ,

* la chérit, et ne la suivit pas.

» Il étudia le monde, le méprisa , » et ne songea qu'à lui plaire. Iï » eût pu être le soutien d'un » prince vertueux, et fut le ffat- » teur d'un monarque indolent.

» Les titres, les honneurs toi paru- » rentdes jouets d 'enfans, et, pour » s'accommoder à la faiblesse » de sort siècle, il consentit à s'en » parer. En contradiction avec » lui-même, il fit, des maximes » de la liberté et de l'honneur, le » sujet de ses discours et la règle » de sa vie privée ; il s'en mofjua » avec son prince, et les sacrifia » dans sa conduite publique. ïn-

* certain dans ses rdées de reîi- » gion , autant que dans son sys-' » tème de politique , il changea » de parti dans les diverses cir—

* constances de sa vie , et se re— » pentit de son inconstance. Son

* esprit , fécond en saillies , né- » gligea le secours de h réflexion » et du jugement ; et fidèle imi-

* tateur et corrupteur d'un maî- *• tre qu'il méprisait , nul ne fut » plus propre àrle peindre , parce- » que nul ne lui ressembla >» mieux. »

Les écrits de lord Halifax, sont , I. Portrait d'un modéré ( 7V/wmer) ; 1 1 . Conseils d'un père à sa fille. Deux trad. franc, ont été faites de cet excellent petit écrit.

La première parut à La Haye en 1698, et fut retouchée Dar Formey. Berlin, 1752, in-8°. La seconde est de Mme d'Arconville.

Paris, 1756, in-12. Fréron, en rendant compte dans V Année litt.

de cette traduction , s'est étrangement mépris sur le caractère d'Halifax, qu'il a tracé , sans doute, d'après l'ouvrage. Il loue avec plus de raison , le style doux , ainiable , facile et insinuant du traducteur. III. VAnatomie d'un équivalent. Cet ouvrage et quelques autres , dont on trouve la liste dans les auteurs nobles de Walpole , ont été imprimés ensemble, après la mort d'Halifax ; la 3e édition est de 1 7 1 7 , in-8°. On a publié depuis , sous son nom :

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