IV . Portrait de Charles //(Voy
Hist. univ. , in-4° , t. 45 , p. 449) » suivi de Maximes d'État , 1700 , in-8°. V. Portrait de Vévéque Burnet, imprimé à la fin de l'Histoire de son temps. Burnet a aussi fait un portrait d'Halifax, dans ce même ouvrage. VI. Observations historiques sur les règnes d'Edouard I, II, III, et de Ri" chard II, avec des remarques sur leurs Jidèles conseillers et leurs traîtres favoris , 1689.
Tous ces ouvrages sont écrits avec esprit et élégance. Il est infiniment à regretter que des Mémoires laisses par le marquis d'Halifax et écrits jour par jour , après ses conversations avec Charles II et avec les personnages les plus distingues de son temps , aient été détruits. Il en existait deux copies ? dont Tune , tombée
éntre les mains de Daniel,comte de Nottingham, fut anéantie par luimême. L'autre copie appartenant à la duchesse de Burl ington ,petitefille d'Halifax , fut brûlée oVaprès les conseils de Pope , qui trouva que les catholiques étaient présentés sous des couleurs peu favorables dans ces Mémoires.
( Cet article est de M. Barbier le jeune. )
HALL (Joseph). L'article de la Biographie universelle , sur ce moraliste anglais, est très-superficiel. Senebiernous faiteonnaître les traductions françaises de quatorze de ses ouvrages, publiés de 1662 à 1668; il eu a oublié six, qui ont paru en 1628 et en 162c); entre autres celle de l'ouvrage intitulé Quo vadis? ou Censure des voyages , ainsi qu'ordinairement ils sont entrepris par les seigneurs et gentilshommes : elles ont eu de la vogue. Le Génevois Théodore Jacomot ou Jaquemoten est l'auteur. Le Sénèque chrétien que cite la Biographie , a été traduit en 1628, in-12. Chevreau avait déjà traduit le Traité de la tranquillité de Vame (voy. ci-devant le mot CHEVREAU). Nous avions plus anciennement Caractères de vertus et de vices , tirés de l'anglais ( de M. Joseph Hall ). Paris , 1610, petit in-12.
HALLER (Albert de), anatomiste, botaniste, poète allemand, théologien , savant presque universel. L'illustre académicien à qui l'on doit son article dans la Biogr. univ. , l'a peint à grands traits et avec une fidélité remarquable : le lecteur doit lui savoir Çré de la justice qu'il rend à un écrivain aussi généralement esti-
me ; mais il s'est glissé quelques inexactitudes dans cet excellent article : on y dit que les trois romans politiques de Haller ont été écrits en français , et qu'ils prouvent qu'il écrivait dans notre langue avec une élégante précision bien rare chez un étranger. Cette assertion est très-hasardee , car on sait que M. Seigneux de Correvon a traduit de l'allemand en français le roman d' Usong , Lausanne et Paris, 1772, in-12.
Alfred a été traduit par M. C. P. , Lausanne, 1772, in-12. M. Louis- Frédéric Konig a traduit Fabius et Caton, Lausanne, 1782, in-12.
Je dois dire aussi que la Biblioiheca medicinœ praticœ est en 4 vol.#in-4°, et non en 3 seulement. Le troisième a été publié en 1779» par les soins de François- Louis Tribolet ; le 4* vol. a paru en 1788, par les soins de M. Brandis.
Pour réparer une importante omission de la Biogr. univ. , j'essaierai de faire connaître les ouvrages de cet illustre écrivain , traduits en français , en les rangeant en différentes classes.
i°. Théologie.
L Discours sur l'irréligion , traduit en français par Seigneux de Correvon. Lausanne , 1760, petit in-8°.
II. Lettres sur les vérités les plus importantes de la religion , traduites en français par lernême.
Lausanne, 1772, in-8°.
III. Lettres contre Foliaire , traduites en français, par Louis- Fred. Konig. Berne, 1780, 2 vol.
in-8°.
Ce sont probablement ces deux derniers ouvrages que Feller appelle Lettres contre les incrédules;
il a tort d'affirmer que l'auteurles
a écrites en français ainsi que ses ouvrages sur la Formation du poulet , et sur V Irritabilité des nerfs.