III. De la saisie des bâtimens neutres, La Haye, 1767,2 vol
in-12, réimprimés en 1778. Cet ouvrage est le premier dans lequel on ait tâché d'éclaircir la matière qui y est traitée ; les principes de l'auteur sont sujets à discussion , et il en tire des conséquences un peu équivoques ; c'est ce qu'a tâché de prouv* un écrivain pseudonyme dans la brochure intitulée : Doutes et questions proposées par Montanus à Batavus , sur les droits de la neutralité , par Hubner , etc . , Londres (Hollande), 1781 , in-8°de 60 p.
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HUES (Robert), écrivain anglais , oublié par les rédacteurs de tous les dictionnaires historiques. On a de lui un traité De Globis et eorum usu , qui a été souvent réimprimé depuis 1594 »
époque de sa publication jusau'en i663. Il en existe une édition d'Amsterdam, 1617, avec des notes de Jo. Isaac Pou tan us.
Henrion l'a traduit en français , Paris, 1618.
HUET (Pierre-Daniel), évêque d'Avranches. J'ai à me féliciter d'avoir enrichi la Bibliothèque du Roi d'un manuscrit précieux contenant trois cents lettres environ de ce savant évêque.
Elles faisaient sansdoute partie du legs qu'il fit de sa bibliothèque, en avril 160, 1 , à la maison professe des Jésuites , rue Saint- Antoine ; mais au moment de la révolution, elles se trouvaient dans le cabinet du P. Querbeuf , ex-jésuite. Les disputes relatives à la constitution civile du clergé, ayant déterminé cet ex-jésuite à quitter la France, le scellé fut mis sur sa bibliothèque. En
aualité de membre du conseil e conservation des objets de sciences et d'arts , je fus chargé , dans le courant de l'année 1796 , d'aller recueillir cette bibliothèque pour la placer dans un des dépôts nationaux. Elle était trèspeu nombreuse ; mais heureusement j'examinai un tas assez considérable de paniers qui semblaient mis au remit. Ce fut au milieu de ces objets que j'aperçus deux vol. de lettres mal conditionnés. En les ouvrant , je m'assurai bientôt qu'ils avaient plus de valeur que tous les livres imprimés de ce cabinet.
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Plusieurs lettres sont de la main même de M. Huet ; il a revu et corrigé les autres.
L'abbé d'Olivet, dans l'éloge de Huet , compte parmi les manuscrits de son illustre ami, dont il a eu connaissance , cinq à six cents lettres, tant latines que françaises , écrites à des savans.
Les lettres que je retrouvai étant toutes latines , ne forment donc que la moitié de celles dont parle Tabbé d'Olivet.
D'Alembert a fait aussi un éloge de Huet. Il avait eu communication d'un volume de lettres françaises et «manuscrites de notre savant évêque , adressées la plupart au P. Martin , cordeiier à Caen. Ce volume, qui formait sans doute la seconde partie des lettres dont parle l'abbé d'Olivet , était devenu la propriété de l'abbé Leblond; j'ignoreen quelles mains il se trouve aujourd nui.
Les cinquante-huit lettres latines de IJu et, publiées en 17 12, à Paris, par l'abbé Tilladet, dans le t. II des Dissertations sur diverses matières de religion et de philosophie , font partie des trois cents que possédait le P. Querbeuf.
Plusieurs autres de ces dernières ont été aussi imprimées à différentes époques. On en trouve dans le dictionnaire deChaufepié, à l'article Huet. Voyez le même article dans le Moréri de 1769.
D'après un rapport sur le recueil en 2 volumes in - 4°> fait au conseil de conservation, et rédigé par mon respectable et savant collègue Poirier , le ministre de l'intérieur ordonna le dépôt du recueil à la Bibliothèque du Roi.
Ce rapport , qui mérite d'être lu , a été inséré dans le Journal des Savans, du mois de juin 1797.
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La Biographie universelle s'est trompée en renvoyant à l'année 1756 , pendant laquelle il n'y eut point de Journal des Savans.
La note insérée dans l'article de la Biographie universelle , donne à entendre que l'ancienne bibliothèque de la ville de Paris a été transférée, en i8i7,àl'Hôtelde-Ville. Cela n'est nullement exact. Elle a été donnée à l'Institut, en 1797» par le Directoire exécutif, et eHe forme aujourd'hui la bibliothèque de cette Sor ciété littéraire et savante. La bibliothèque , qui se trouve mainnant à rHôtel-de-Ville , a été tirée des dépôts nationaux; elle prend tons les jours de nouveaux accroissemens par les soins de M. le préfet de la Seine.
L'ancienne bibliothèque de la ville n'a possédé aucune partie des livres de Huet. A la suppression des Jésuites , ils furent acquis par le Roi.
La Biographie universelle devait dire que la traduction française de la Dissertation sur la navigation de Salomon, par Desroches , se trouve dans le second volume, des Traités géographiques et historiques pour faciliter V intelligence de V Ecriture sainte , publiés en 1730, par Bruzen de la Martinière. La manière dont elle s'exprime à ce sujet , est inexacte et inintelligible. -
L'églogue de Huet, intitulée Lampyris , le Ver luisant , a été traduite en vers français ( par l'abbé Tallemant). Paris, 1709, in-12. Cette traduction a été insérée dans le recueil des fables de l'abbé Saas, qui ne connaissait pas l'auteur de la traduction.
Le royale en Suéde a été traduit en prose par M. Crignon d'Or-
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léans Voyez les Mélanges de lit» térature étrangère , par Mil lin.
Paris, 1786, in-12, tom. VI, pag. 97 et suiv.
* HUISSEAU ( J. d' ), ministre et professeur à Saumur, publia en 1670 un petit volume intitulé la Réunion du christianisme, ou la Manière de rejoindre tous les Chrétiens sous une seule profession de foi. La même année le synode d'Anjou condamna ce livre ; il fut aussi attaqué six semaines après sa publication par la Bastide , dans la brochure intitulée :
Remarques sur un livre intitulé la Réunion du Christianisme, etc.
1670, io-12. D'Huisseau ayant voulu en faire l'apologie par des remarques sur les remarques, etc.
1670, m-12, on le déposa de son ministère et de sa chaire. Toute l'école de Saumur eut part à son ouvrage ; le célèbre Tannegui Le* fevre en corrigea les épreuves.
D'Huisseau passa en Angleterre ; il y fut rétabli dans l'exercice de son ministère , sans qu'on exigeât de lui la moindre* rétractation.
La principale cause de la persécution suscitée contre lui, était la crainte de voir les protesta ns se réunir avec les catholiques.
On doit encore à ce ministre la Discipline des Eglises réformées de France y avec un recueil des observations et questions sur la plupart des articles d'icelles, tiré des actes des synodes nationaux, i65o, in-^ ; réimprimé avec des augmentations, à Genèv e en 1666, in-4° ; et a Bionne près d'Orléans en 1675, in-12.
Il existe des Plaintes contre M. D'Huisseau \ ministre, pré»
semées au consistoire de Saumur, le 21 avril i656, in«4°-