‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 278 sur 305 · HUM · texte numérisé non relu

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( David ) , philosophe et historien anglais; nous avons trois traductions françaises de ses Discours politiques :Yxmey*rTAauvillon, sans notes, 1 754 ; l'autre , par l'abbé Leblanc , avec des notes. Paris, 1754, 2Volumesin-i2.

L'édition de Dresde est une belle réimpression de cette dernière.

La troisième, par un anonyme, sous ce titre : Essai sur le commerce , le luxe, V argent , etc.

Lyon, 1767, in- 12.

Les Recherches sur les principes de la morale, ont été traduites par Robinet. Amsterdam, 1760, m-i 3, sous le titre à1 Essais demoraie , ou Recherches , etc. Mérian a traduit V Histoire naturelle de la religion , ainsi que les Dissertations sur les passions , etc. , et les Essais politiques et moraux ; l'ouvrage posthume intitulé Dialogues sur la religion naturelle , a été traduit en français par un anonyme. Edimbourg , 1779 ' in-8°. L&Biogr. ne parle pas de plusieurs de ces traductions; la troisième des discours politiques, a été réimprimée à Paris, en 1788, avec lestraductions de Mérian et de Robinet , sous le titre à'OEuvres philosophiques de M. Hume.

•j* HUMIUS (David), ministre réformé , issu d'une famille distinguée en Ecosse , vint en France et fut successivement ministre de l'Eglise réformée de Duras dans la Basse-Guienne , puis de celle de Gergeau dans l'Orléanais.

Étant allé en Angleterre f il s'y acquit l'estime <fre Jacques I , qui le chargea de pacifier les diflferens survenus entre Tilenus et Du Moulin, touchant la justification. Il lui donna encore une

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pins importante commission , universelle, a été augmentée de celle de reunir tous les protestans la Société des Francs~Péteurs , «le l'Europe en une seule et autre facétie anonyme de le Cormême doctrine et sous une unique vaisier. secrétaire perpétuel d<S confession de foi. La chose n'était l'académie d'Angers, pas aisée ; aussi <fte réussit-elle pas.

On a de lui divers ouvrages , dont * HYLARET ( Maurice ) , cor-

le principal est Davidis Humii délier , grand ligueur , prédi-

apologia Basilica , seu Machia- cateur ordinaire de la vilU* d'Or-

velliingeniumexamtnatum. 1626, léans , mort le 3o décembre 1 59 1 .

in-4°. Ses obsèques se firent d; us cette

Humius était aussi bel-esprit, ville, le 1" janv. i5k)2, e.i grande

I<e recueil d'Artur Jonston De- pompe; l'évêque suivi de son

litiœ poètarum scotorum , con- clergé y assista ; le doyen de la

tient plusieurs de ses poésies la- cathédrale y; officia, et un ja-

tines. cobin pronx iça l'oraison fn-

{MémoiresdeM.duMasbaret.) nèbre du défunt. La description

de ces funérailles, le discours et

HURTAUT ( P. T. N. ), maître les différentes pièces faites en son de pension à Paris. La Biographie honneur, furent imprimées à universelle n'a pas su que 1 ou- Orléans en 1^92, in-4°, sous le tîvrage qu'il a publié ?ous le titre tre de Tombeau du vénérable frère de Coup-^V œil anglais sur les cé- Maurice Hylaret. On a de lui des rémomes du mariage , soi-disant homélies én latin , publiées en traduit de l'anglais, Genève, différenstemp*, à PansetàLyon; 1750, in-12, n'était qu'une nou- 5 volumes in-#°. velle édition des Cérémonies nup- La Biographie universelle n'a tialesde toutes les nations , par le pas cru devoir parler de cet fasieur de Gaya , Paris , 1680 , meux cordelier ;'M. Chaudon lui in-12. avait donné un assez bon article

L'art de péter, etc., avait paru que M. Prudhomme a augmenté

dès 1751. L'édition de 1775 ou d'après les notes manuscrites de

1776, citée par la Biographie l'abbé de Saint-Léger.

IGNACE de LOYOLA (saint). Il elle se trouve dans le volume inexiste une bonne traduction de ses titnlé : Pratique des exercices Exercices spirituels , par l'abbé spirituels de saint Ignace , ou re— Clément, 177 1 , in-12. L'ouvrage traite de huit jours pour toutes avait été dénaturé dans deux tra- sortes de personnes ; composée en ductions précédentes ; on ne peut espagnol et en latin par le P. Séguères non pins le reconnaître bastien Iznuierdo , de la comdans celle qui a été donnée par pagifte de Jésus. VienneetLyon, l'abbé Drouet de Maupertuy , la 1711, in-12. seule citée par M. Chaudon et

par la Biographie universelle ; IMARIGEO ou IMARIGEON

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( Théophile ) , plus connu sous le nom de Duvernet ( voy. ce mot ci-devant), était chapelain de la Trinité de Saint-Pierre-de-Montdidier. Outre les ouvrages que j'ai cités , on lui attribue encore la brochure intitulée : De V intolérance religieuse , 1782 , in-8°.

IMBERT (Barthelfmi). Il existe une édition de ses OEuvres choisies en vers ; Paris , Volland , an V (1797), 4 volumes in-8°. Elle est fort mal exécutée; en outre, c'est une supercherie, car les tomes 3 et 4 ne sont autre chose que les deux Recueils de contes par différens auteurs, publiés chez la veuve Duchesne, par M. Sautreau de Marsy. On lui doit aussi les Bienfaits du sommeil 1776, in-8°, avec 4 figures de Moreau.

* IMBERT ( Guillaume ), né à Limoges , entra dans Tordre des Bénédictins de Saint-Maùr, et y eut de graves démêlés avec ses supérieurs , auxquels il intenta des procès pour obtenir sa sécularisation : prétendant que ses parens l'avaient forcé de se faire religieux. Le gain de ces .procès le mit bientôt à même de suivre le penchant qui le portait à s'occuper de nouvelles politique et de littérature politique , objets qu'il est difficile de traiter sans se compromettre avec les gouvernemens sous lesquels on vit.

G. Imbert possédait les langues hébraïque , grecque , arabe , turque , italienne, et particulièrement l'anglaise. Il est auteur de plusieurs traductions dans cette dernière langue, les principales «ont : I. Etat présent de V Espagne >tmd. de l'anglais d'Edouard

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Clarke. Paris , veuve Duchesne , 1770, 2 vol. in-12.

Cet ouvrage a été supprimé par l'autorité, ce qui l'a rendu assez rare.

II. Dissertation sur V origine de V imprimerie, traduite de V anglais du docteur Midleton. Londres et Paris, 1775, in-8°.

Les expressions D. G. Imbert qui se lisent sur le frontispice de cette curieuse dissertation, semblent prouver queM. Imbert était encore dans un couvent à cette époque; mais vers le même temps il s occupa de la composition d'une espèce de journal secret connu sous le titre de Correspondance secrète , politique et littéraire. Ce journal s'imprimait à Neuwied et se distribuait par feuilles hebdomadaires. Une grande partie de ces feuilles ont été réimprimées sous le titre de Londres , de 1787 à 4790 , en 18 vol.

in-12 ; le tome ioft finit au mois d'octobre 1785, mais les feuilles s'imprimaient encore à Neuwied de 1790 à 1793.

G. Imbert fit paraître en 1783 un volume intitulé Chronique scandaleuse, ou Mémoires pour servira Vhistoirede la génération présente.

Cet ouvrage eut du succès ; il fut réimprimé en 1786, en 2 vol.

La troisième édition , qui parut en 1 788 , contient 5 vol . ; une quatrième édition , publiée en 1791»

renferme aussi 5 vol.

La Correspondance critique et la Chronique scandaleuse firent renfermer trois fois l'auteur à la Bastille. Les événemens de la révolution l'obligèrent de se retirer à Limoges, où il fut fait oflicier municipal en 1793. L'effervescence de son caractère, l'exalta-

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tion de ses principes , et l'extrême clesiasficorum regni hungariœ , rigueur cju'il mit dans l'exécution tomus primus , 1644 > in-folio. La des lois révolutionnaires, lui firent Biographie universelle dit que ce de nombreux ennemis. Il revint volume , le seul qui ait paru , à Paris où iU'occupa de nouveau est rare ; il était bon de faire obde la traduction de quelques ou- server qu'il a été réimprimé à vrages anglais. Il avait publié en Presbourg , de 179^' à 1797 , en 1700 un volume in-18, intitulé 4 ^ol. in-o°. £ Philosophie de la guerre , extrait

des Mémoires du général Lloyd , * INNES ou INNÉS ( Louis ) , traduits par un officier français d'une famille noble d'Ecosse, de- (M. de Romance, marquis de vint principal du collège des Mesmon ). Il donna en 1801 le Ecossais à Paris. Lorsque le roi Mémoire politiaue et militaire sur d'Angleterre Jacques II et son l'invasion et la défense de la épouse furent obligés de venir se Grande-Bretagne , par le général réfugier en France , M. Innés fut Lloyd , traduit de 1 anglais sur la nommé secrétaire d'État pour les cinquième édit. ; brochure in-8°. affaires des Écossais , et aumo- II se proposait au moment de nier de la Reine. Au mois de mars sa mort, arrivée le 19 mai î8o3, 1701 , Jacques II déposa au colde donner un ouvrage plus étendu lege des Écossais, ses mémoires sur la descente en Angleterre ; écrits de sa main et contenant son manuscrit est demeuré dans 4 v°l* in-fol. et 6 vol. in-4° , plus les mains du gouvernement au- 4 v°l* in*~4° ae lettres qu'il avait quel il avait été communiqué. reçues tant de son frère Charles II G. Imbert n'avait guère que que des ministres de ce prince, soixante ans lorsqu'il est mort. Ces manuscrits ont été inviola- C'était un homme infatigable au blement conservés jusqu'au cointravail, mais il n'avait ni assez mencement de la révolution de poli son style, ni cherché à mettre 1789. On craignit qu'ils ne assez d'aménité dans ses écrits. fussent enlevés ou détruits pen- (Statis tique delà Haute- Vienne, dant nos troubles; dans le despar M. Texier- Olivier. Paris, sein de les faire passer à Londres, 1808, in-4°j etc., etc. ) on les transporta d'abord à Saint- ,

* Orner , oii ils furent déposés dans

IMBONATI (Charles -Joseph) , une cave et ensuite brûlés. Cette religieux de la congrégation de perte est en quelque sorte irrépa- Sai ut -Bernard de la pénitence , rable ; mais heureusement il a élève du célèbre Jules Bartoloxi , été fait un extrait de ces manus- du même ordre, ne mourut pas crits , qui peut dédommager de en 1687 , comme le dit la Biog. leur destruction. On croit avec univ. Les auteurs de l'excellent beaucoup de vraisemblance , que catalogue de la Bibliotheca Ca- cet extrait a été rédigé par M. L. sanatensis prouvent qu'il vivait Innés ; le chevalier de Sainteneore en 1696. Georges , fils de Jacques II , l'a re-

vu et corrigé. Toutes les phrases INCHOFER ( Melchior ) , jé- que l'on y trouve en lettres itasuite , auteur des Annalium ec- hques , sont de son écriture. Cet

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ouvrage formant quatre ^ ol urnes a été soigneusement cons* rvé par tous les princes de la famille des Stuarte, jusqu'à ce que la mort du dernier d entre eux le fit tomber dans les mains de sa fille la duchesse d'Albanie. Celle-ci , en mourant, le légua à l'abbé Waters« procureur- général des Bénédiclins anglais à Rome , qui le céda au prince- régent d'Angleterre pour une pension. Le manuscrit fut remis au docteur Clarke, bibliothécaire ordinaire du prince , qui, après un travail de plusieurs années , le fit imprimer vers la fin de 1816, à Londres , 2 vol. in-4°. M. Jean Cohen, ancien censeur royal, en a donné une traduction française qui a été très-bien accueillie, Paris , 1819, 4 vol. t'n-8°.

* INNES ou INNÉS (Thomas) , frère du précédent, vint à Paris, à l'âge de i5 ans , faire ses études au collège de Navarre ; il embrassa aussi l'état ecclésiastique.

Lorsqu'on l'eut ordonné prêtre , il retourna dans son pays pour y travailler aux missions ; trois ans après , il fut rappelé par son frère , qui le fit nommer son successeur dans la principali té du collège des Écossais : il remplit cette charge avec beaucoup de soin , et se lia d'amitié avec rort- Royal , principalement avec l'abbé Duguet et avec Roi lin ; il demanda à Santeul des hymnes en l'honneur des saints fondateurs de FEglise d'Angleterre. En 1.726, il entreprit de réfuter une histoire infidèle de l'Église d'Angleterre , donnée par un protestant; ayant été dénoncé comme janséniste , à Rome et à Paris , par un jeune Écossais , son disciple , fâ-

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ché d'avoir été exclu de l'épis— copat , il fut obligé de sortir de son -collège. Il y rentra quelques années après , par la protection du roi d'Angleterre ôVttrôné, Jacques II. Thomas Innés mourut au collège des Écossais , le 9 février 1744» dans la 82e année de son âge. On lui doit un ouvrage trèssavant en anglais , intitulé : Essai critique sur les anciens habitons des parties septentrionales de la Grande-Bretagne ou dÉcosse, contenant V histoire des Romains et des Bretons qui ont habité le pays compris entre les deux mu— railles , dont Vune fut construite par Lollius Urbicus,' au nord, et l autre par Vempertur Sévère.

Londres, 1729, 2 vol. in-8°. Le système moderne des antiquités écossaises est renversé dans cet ouvrage. M. Innés y démontre la chimère de quarante-cinq rois d'Écosse , formée par son compatriote Fordun (Voy. ce mot dans la Biographie universelle ). L'on trouve des détails aussi étendus que curieux sur l'ouvrage de Thomas Innés, dans plusieurs numéros du Journal des Savans , de l'année 1764.

ÏRAILH ( AiPGUsTirî - Simon ) „ abbé. La Biographie universelle dit qu'on lui a attribué le roman intitulé : Histoire de Miss Honora , que d'autres, personnes croient être de Lefevre de Beauvray. Ce dernier a réclamé luimême la propriété de cet ouvrage., Voy. X Année littéraire de Freron, 1766, toin. 1 , pag. 3o5 et sniv.

f IRSON (Claude), grammairien et juré teneur de livres d«

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