JOU
JOUVANCY (le P.). L'abbé Goujet a inséré dans le Diction— naire de Moréri, sur ce jésuite célèbre, un très-bon article rédigé sur les Mémoires du savant P. Oudin; mais il n'a pas donné assez de détails sur les éditions d'Horace , publiées par le P. Jouvancy , et qui ont été si utiles à la jeunesse.
Ce fut à Tours , en 1688 , que parut la première édition d'Horace, avec les notes du P. Jouvancy..
L'éditjan de Rome, 1702 ou i7o3, contient des augmentations , et c'est cette édition qui a été souvent reproduite à Rouen , à Paris et ailleurs ; les notes qu'elle renferme, sont excellentes et facilitent beaucoup à la jeunesse l'intelligence de l'auteur. On ne peut pas faire le même éloge d'un au^tre Horace du P. Jouvancy , qui a été souvent reimprimé à Paris, depuis 17 10 environ, chez Robustel et les frères Barhou. Les notes en sont beaucoup plus historiques que grammaticales ; par • conséquent elles sont moins utiles à la jeunesse. La différence de, ces deux éditions , vient de ce que les secondes notes sont tirées de l'édition d'Horace , publiée à Paris r par le P. Jouvancy, en 1699, .
çum perpétué interpréta tione\ 2 vol. in- 12. Cette interprétation aidant beaucoup à l'intelligence; du texte , le P. Jouvancy n'a dû s'attacher , dans les notes ; qu'à* l'explication des choses qui concernaient l'histoire ou la mythologie. Il n'est donc pas étonnant
3ue V Horace du P. Jouvancy, épouillé de l'interprétation continue , ne présente plus à la jeunesse le secours qu'elle trouve dans l'édition de Borne, pu dans celles qui lui ressemblent. La supériorité de ces dernières est si