‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 292 sur 305 · JOU JOY · texte numérisé non relu

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évidente, que c'est, pour ainsi plusieurs autres ouvraçes. Il dire, l'édition de Rome, qui a Biographie universelle la laissé été reproduite pour les élèves de dans l'oubli. M. Chaudon s'est l'université , par l'abbé Brochard, mal exprimé sur ses Principes et en 1728, grand in-12, et par le Usages concernant les dixmes; libraire Claude-Charles Thiboust, ils avaient été imprimés dès 1752, en 1739, pétit in-12. Celui-ci in-12. On les a réimprimés en avoua, dans un court Avisa la 1776. Quant à la Coutume de jeunesse studieuse, qu'il avait Meaux, rien ne me prouve qu il copié toutes les notes contenues s'en soit occupé, dans l'édition donnée par un homme singulièrement habile , vir * JOYEUSE ( J. B. X. ), comexauisitœ doctrinœ. L'édition de missaire de la marine. Ayant ete Thiboust a été adoptée dans destiné au détail des vivres de la beaucoup de collèges de Paris et marine , à Toulon , pendant tes des provinces. Je me contenterai cinq ou six années qui pr***"^ d'en citer les réimpressions faites rent sa réforme, en 'r*2'1 à Blois , en 1740 , et k Paris , en s'était fait un plan de recherches i75o , grand in-r2, sans le petit pour tâcher de procurer de lame- Avertissement de Thiboust. Ce Jioration dans cette partie. Il eut libraire affectionnait Horace; il du succès sur plusieurs articles: en préparait une traduction , sur le bled , pour le garantir d« lorsqu'il mourut. En profitant charançons ; sur le biscuit , f^r des notes du P. Jouvancy , sans le le préserver des vers qui nommer expressément, il man- ment s'en emparent à Touloflf

3ua un peu à la délicatesse ; mais tant à terre que sur les WH*WÎ fit un assez bon calcul , car sur l'eau douce , pour la eenser- Beaucoup de professeurs attachés ver et l'empêcher de se corrornà l'université , portaient la mé- pre ; sur \es salaison*» pour e* fiance contre les jésuites , jusqu'à perfectionner la fabrication el* éloigner des yeux de leurs élèves assurer la conservation. U ^ les bons ouvrages que ceux-ci ciété d'agriculture de Lun^f avalent mis au jour. ayant proposé à traiter, en if** Au lieu de nous fournir des dé- l'histeire des, charaaçeHS^ec f tails sur les travaux nttéVaire? du moyens, d'en préserver le gWt P. Jouvancy , la Biogr. univ. s'est M. Joyeuse se détermina à rédiger attachée à justifier Son ffistoire un mémoire dont il avait les vidés jésuites, condamnée par le tériaux tout prêts , et qm remporparlement de Paris. 1 ta le prix. 11 parut imprime so«>

JOUVE £leP ) ^itnhisto- cetitre: Btmto des^^Tf

K?v'u'T ntinu^teurd^Ladvocat °^^ff^f^ dans*

e^eUerluionMe^ne unasse* ,hon bled l^T B> X. J. A. E. P- »

ar^cle ; il a en es* pa*1e, m dans T £>. T. Ces lettres

aux lois ch'iles de Doniat et de Toulon.

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M. Joyeuse publia ensuite :

Histoire des vers qui s'engendrent dans le biscuit qu'on embarque sur les vaisseaux, avec les moyens de l'en garantir. 1778, i n-8°.

On a encore de lui : Exposition de la nouvelle agriculture. 1772, in-8°.

♦JUBÉ (Jacq. ), curé d'Asnières, au-dessous de Paris, à une demilieue d'Argenteuil. Je suis étonné que M. l'abbé Goujet, grand zélateur de la gloire du parti, et qui, plus que «tout autre, s'est appliqué à l'étendre, en célébra ut les louanges de ceux qui lui ont fait honneur, n'ait pas donné un article à ce célèbre personnage, îl ne s'est pas illustre par ses ouvrages , mais il s'est fait un grand nom par la sévérité de sa morale,, par la rigidité de ses moeurs et par la réforme qu'il voulut introduire dans le culte extérieur de l'Église romaine. Je vais tracer ce que j'en sais.

M. Jubé naquit à Vanves , le 27 mai 1674 ? d'une famille obscure. Ses neureuses dispositions et les moyens que la Providence lui procura, lui firent faire de

f;rands progrès dans l'étude des angues et des belles-lettres : son professeur de philosophie , Dagoumer, connaissant ses grands talens et sa petite fortune , lui fit sou tenir , à ses dépens , un acte public , et le fit passer maître ès«arts. Dès qu'il eut reçu l'ordre de

Srêtrise, il fut chargé de la cure e Vaugricneuse , et en 1701 le cardinal de Noailles lui donna celle d'Asnières. Il parut bientôt un homme extraordinaire ; les anticonsiitûtionnaires le regardaient comme un de leurs coryphées , et un de leurs plus fermes

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appuis , et il leur faisait honneur par l'intégrité de ses mœurs , par la sévérité de sa vie , dans un temps surtout où plusieurs d'entre eux s'étaient un peu oubliés.

Il ne faisait qu'un repas pendant le carême, ne mangeait que des légumes , sans boire de via. Mais autant il était austère dans sa conduite , autant il était ferme et hardi dans la singularité de ses mœurs et de ses rubriques. C'était un génie vif , entreprenant , pensant à sa mode; il avait en un mot de quoi faire un vrai chef de parti: il s'érigea en réformateur du culte et de la discipline de l'Eglise. Il trouva l'église de sa paroisse toute remplie d'images et de figures de saints, auxquels le peuple était fort attache; il gémissait sur le culte que te peuple leur rendait, et le traitait de superstitieux. N'osaat brusquer les choses, il prit un parti plus modéré : il conçut ie dessein de se procurer une nouvelle église , sous le prétexte que l'ancienne était trop petite et peu décente , et , par son savoir faire, il trouva des fonds. Pendant qu'on la bâtissait, le curé instruisait ses paroissiens , et les préparait à la réforma tioa qu'il méditait.. Sou premier soin fut de leur mettre entre les mains tous les livres de PEcriture-Sainte en français Ses discours étaient pathétiques , sa vie prêchait , et ses aumônes étaient abondantes ; enfin il gagna tellement l'affection de son troupeau , qu'ils se seraient fait tous égorger pour lui. Dans cette disposition des esprits, il lui en coûta peu pour établir la rigueur de l'ancienne discipline ; il mettait en pénitence publiuue les pécheurs publics. Une fille, par

exemple , qui avait manqué à sou honneur, était pendant trois mois sous le porche de l'église sans oser y entrer ; et avant de l'y admettre, il prenait les avis de ses plus graves paroissiens. La marquise de Parabeyre avait une maison à Asnières; M. le régent l'aimait, et venait la voir de temps à autre. Ces galanteries publiques enflammèrent le zèle du curé ; il fit dire à la dame qu'elle se gardât de paraître à 1 église; qiven vertu des saints canons , il ne pouvait pas célébrer les saints mystères devant les pécheurs publics. La marquise regarda ce compliment comme une vapeur de zèle ; elle vint à l'église un jour solennel ; le curé l'ayant vue , lui envoya dire à l'oreille de se retirer; elle s'en moqua. Cependant M. Jubé ne sort point de la sacristie ; la dame s'impatiente , et envoie un laquais, pour savoir quand la messe commencera. Dès quelle sera sortie, dit le curé , et assurez votre maîtresse que je retournerai plutôt chez moi que de monter à Vautel en sa présence. La marquise sort pleine de rage, monte en carrosse , et va se plaindre au régent de cet affront. Le prince lui répondit qu'elle ne devait pas s'y exposer, qu'elle devait connaître le personnage , et que s'il lui avait fait à lui-même unfe pareille menace, il ne s'y serait pas fié. La nouvelle église sè trouva fort jolie, mais sans images / sans figures, à peu près comme un temple de réformés, oh la liturgie se célébrait d'une manière conforme au rit anglican. L'autel n'était qu'une simple table de marbre, sans crucifix , sans chandeliers, sans ornemens ,

napes ni tapis ; on le couvrait seulement d'une nape au moment qu'on devait faire la liturgie; alors on allumait deux cierges attachés contre la muraille; le curé était assis à côté de l'autel pendant tout le préambule delà messe ; son diacre chantait l'épître et l'évangile en latin, mais aussitôt se tournant*vers le peuple , il les lisait en français et les expliquait en forme d'homélies.

Le curé ne montait à l'autel qu i l'offertoire , récitait les secrètes et tout le canon à haute voix, et à la conclusion de toutes les prières, lopeuplerépondaiUmw.

Le St.«-Sac rement n'était jamais exposé avec pompe sur l'autel ; il était conservé dans unecolombe de vermeil suspendue sur l'autel.

Le jeudi-saint , sur le soir, il lavait les pieds à douze pauvres dans l'église, ensuite il >es faisait mettre avec lui à une table préparée à cet effet ; et après avoir béni le pain , il en présentait a tous un morceau, leur disant:

Voici y mes frères, comme le Sauveur institua V 'eucharistie ; ensuite il mettait du vin dans un calice avec la même cérémonie. Tout»

ces singularités étaient punissables*; cependant M. leRegent ne .voulut jamais sévir contre Aprèssamort, le nouveau mmi*tère songea à l'exiler.

En 1724, il fut mandé cher le lieutenant de police, à l'occas'on de ballots d'imprimerie saisis a Bouen; il aurait été puni, si n'eût eu l'adresse de s'évader « de se cacher. L'évêque de Montpellier l'envoya à Rome en 17* pour aider de ses lumières »

théologiens qui devaient se trouver à un concile projeté. Corn»

M. Jubé n'y était pas en sûreté,

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noa plus qu'à Naples , où il s'était dans V Histoire du Diocèse de retiré, il revint en France, et Paris , tom. g, paç. 438, que passa de-là en Hollande , sous le le livre liturgique de M. Jubé , nom de Lacour. Son zèle pour avait été prêté à M. l'évéque de les intérêts de la religion, lui Chartres, et que ce prélat Ta fit faire des voyages en Angle- gardé.

terre , en Allemagne et en Po- On trouve des détails sur les logne ; en 1728, toujours caché singularités de M. Jubé, dans la sous le masque de Lacour , il par- brochure qui a pour titre : Rélit pour la Russie, en qualité d au- flexions sur la Nouvelle Liturgie juônier , et de précepteur des en- d'Anïeres , 1 724 , in^-i 2 , de 64 p. fans de la princesse Dolgorouki , D'après une note communiquée , née Galitzin. Les docteurs de Sor- j'avais attribué cette brochure au bonne qui avaient signé , en 1 7 1 7 , P. Jacques de la Baune , neveu du le mémoire rédigé par Boursier jésuite du même nom, éditeur et présenté au czar Pierre l<r, des OEuvresde Sirmond ; M. P... pour faciliter la réunion de l'É- dans ses Mémoires ecclésiastiques, glise de Russie, à l'Église latine, tom. iv , pag. 207 , nous assure signèrent un autre acte qu'ils qu'il a eu communication d'un adressèrent à M. Jubé, en le char- exemplaire sur lequel on avait géant de négocier cette affaire écrit que M. Blin , chanoine de avec les évêques de Russie. Le fa- Rouen, était l'auleur de cette ineux archevêque de Novogorod brochure. {Mémoires de M. du. se trouva malheureusement dans Masbaret , Nécrologe des défendues dispositions toutes contraires, seurs de la vérité ; Mémoires ceet fit échouer tous les plans, par clésiastiques de M. P,...) le crédit dont il jouissait auprès N. B. M. P..., dans ses Médu czar. Bientôt les Dolgorouki moires ecclésiastiques, tom. 1, lurent disgraciés , et M. Jubé fut pag. i3o, dit qu on a cru l'arobligé dc^rendre la fuite , et de chevêque de Novogorod auteur revenir en France. Il sé fixa pen- d'un écrit publié à Jéna , en 17 19, dant quelques années en Hollan- sous le nom de Buddée. de; ensuite il se rendit à Paris m- Le livre dont il s'agit a pour çognito. Se sentant attaqué d'une titre : Ecclesia Romana cum maladie violente et dangereuse , Ruihenicd irreconciliabilis , Seu il se fit transporter à l'Hôtel- scriptum aliquot doctorum Sor- Dieu, où il mourut , muni des bonicorum augustissimo Russosacremens de l'Église , le 20 dé- rum imperatori , ad utriusque cembre 1744 > agé de près de 70 ecclesia? unionem ei suadendam , ans. exhibitum , modeste expensum ,

On assure que M. Jubé a été et animadversionibus . illustraéditeur de quelques ouvrages , et tum. Jenae , 1719, in-12. qu'il composa quelques écrits sur Niceron range cet ouvrage ^parles affaires du temps. Il était élève roi ceVx de Jean-François Buddu savant Baillet , qu'il servit déus , célèbre professeur de théo— utilement dans la composition de logie à l'Université de Jéna. C'est ses Vies des Saints. l'abbé de Saint-Léger qui, dans

L'abbé Le Beuf nous apprend, une réponse à un article de la

48o JUI Gazette universelle de 1791 , attribue cet ouvrage à l'archevêque de Novogorod , mais en alléguant faussement que Buddéus était mort avant 1719, tandis qu'il n'est mort qu'en 1729; il a encore publié cinq on six ouvrages dp puis cêlui de 1 7 19; l'assertion de l'aubé de Saint-Léger, avant d'être re*^ produite, méritait donc d'être soumise à un judicieux examen.

JUBDE (tfe P.), iésufte, ipîott à Paris , en 1735 , n'a point d'ar^ ticle dans là Biographie univers selle. Celui qui se trouve dani Feller est plus détaillé , plus exact et plus corienx qne celui de M. Chaudon. Feller n'a pas parlé des Réflexions chrétiennes sur les grandes Vérités de la foi.

Paris, fiebure, 1756, in* 12. Cét ouvrage anonyme a été tiré des Mémoires du P. Judde , par l'abbé Le Mascriet.

JDIGNÉ-BKOISSTNIÈRÈ , ou plutôt BROSSINIÈRË, 1 exico— graphe du xviié siècle. Son Dictionnaire historique , qui a eu au moins 10 éditions,. parut pour la première fois en 1627 , et non en 1644 > comme le disent la Biogr.

univers, et M» Chaudon.

JUIGNÉ (À«T0IN£-Éld5OFfORE-

Léon - Leclbrc ne), archevêque de Paris* La Biographie univers.

donne une idée bien imparfaite des réclamations auxquelles don* na lieu le Pastoral de Paris , pu* blié en I7#6y 3 vol. iu~4°* J'ai fait connaître an mot CLÉMENT les brochures plus où moins im** portantes publiées contre les principes nltramontains de ce Pastoral, par MM. Maultrot ,

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