IV. Commentarius de catho
licis seù patriarchis Chaldœorum et Nestorianorum. Romœ, 1775, in-4°.
( Adelung ; Gâtai, de la biblot.
Casanate; Zaccaria , Biblioth. Ritualis. )
ASTRUC. Le système de cet auteur, dans ses Conjectures sur les mémoires originaux dont il parait que Moïse s'est servi pour composer le Livre de la Genèse , Bruxelles ( Paris ), 1753 , in- 12 , rentre en partie dans celui de Richard Simon ; il a été complètement réfuté par le savant Bjornsthal , dans ses Animadversiones in conjecturas de trans— criptis à Mose commentariis* Upsaly 1761, in-4°.
ATHÉNAGORE, philosophe platonicien du h* siècle de 1 ère vulgaire. Son Discours sur la résurrection des morts a été traduit en français par L. Renier; Breslau, 1753, in- 12. Aucun de nos dictionnaires historiques ne cite cette traduction. Guy Gaussart Flaraignon , prieur de Sainte-Foy à Coulommiers , n'a traduit en i57^ Cjue Y apologie. Seulement il a joint à cette traduction celle des annotations de Sulfridus Frisien sur cette apologie. Les deux ouvrages d'Athénagore ont été traduits en français par Arnaud ( et non par Armand ) du Frerier, en 1 577 .La Biographie universelle s'exprime à ce sujet d'une manière aussi obscure qu'inexacte.
On trouve une analyse assez étendue de Y Apologie pour les chrétiens, dans le Ier volume de la Suite des anciens apologistes de la religion chrétienne , par l'abbé de Gourcy. Paris, 1785, in-8°.
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ATTERBURY, évêque anglais.
On Ht vers la fin de cet article, dans la Biographie universelle. :
« Thiriot a publié à Paris des Lettres critiques sur quelques écrivains français, supposées écrites par le docteur Atterbury ; mais on ne peut en garantir l'authenticité. »
Le rédacteur de cet article paraît avoir cité de mémoire ce qu'il a lu autrefois dans le Dictionnaire de Chaufepié. Mais Chaufepié dit seulement : « Nous ferons part au lecteur des extraits de quelques-unes de ses lettres , écrites vers Tannée 1727 , à un Français, homme d'esprit ( M.
Thiriot ) qu'il estimait beaucoup. » On lit à la marge de ce passage : « On les a rendus ici en français aussi fidèlement qu'on a pu. »» C'est donc Chaufepié qui a publié à Amsterdam des Extraits traduits de l'anglais en français de quelques Lettres de Pévêque Atterbury. Ces extraits sont du même genre que huit lettres latines du même auteur, insérées dans le 4* volume du Recueil de pièces d'histoire et de littérature , publié à Paris en 173 1 , par l'abbé Granet et par le P. Desmolets. Je ne vois donc pas ce qui a pu en faire soupçonner l'authenticité.
* AUBERY ( Jacques ) , célèbre avocat au parlement de Paris. Son mérite extraordinaire le fit élever aux premières dignités de la robe.
Il devint lieutenant civil au Chàtelet de Paris , et fut nommé , en i555, ambassadeur extraordinaire en Angleterre pour traiter de la paix. L'occasion la plus éclatante qu'il eut d'étaler son savoir et son éloquence , fut en plaidant pour les habitans de Ca-
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brières et de Mérindol contre le baron d'Oppède , président du parlement d'Aix en Provence ; contre l'avocat-général et quelques autres membres de ce même corps. Henri II commit la grande chambre du parlement de Paris
Ï>our juger la cause au fond, et es appels qui avaient été interjetés. Aubery eut l'ordre exprès du roi de parler pour les habitans de Cabrières et de Mérindol , où le glaive et le feu avaient fait , suivant un historien presque contemporain, ce que font ordinairement les foudres, les tempêtes et les tonnerres , sans distinction d'âge ni de sexe. L'affaire était donc des plus importantes. Robert , qui avait acquis la réputation d'un des premiers avocats de son siècle , défendait les accusés.
La cause fut plaidée pendant cinquante audiences avec beaucoup de chaleur. Aubery triompha de son antagoniste et des ennemis puissans qu'il avait à combattre.
Cet événement n'a pas été moins glorieux pour la France que pour l'avocat. La postérité admire l'équité du roi , qui , sans avoir égard à la diversité de religion , m aux qualités si disproportionnées des parties, ni aux conséquences de la chose par rapport à l'autorité d'une cour souveraine qui était prise à partie , voulut que la justice eût un cours libre et naturel. Cette affaire produisit une vive sensation. Dans une de ses épîtres au chancelier Olivier, le chancelier de L'Hôpital en traça(une relation courte, mais exaete, en beaux vers latins. Daniel Heinsius fit imprimer , à Leyde , en 16 19, le plaidoyer que Jacques Aubery prononça dans celte occasion. Louis Aubery du
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Maurier, arrière-petit-neveu de Fauteur, l'a fait réimprimer avec différentes pièces justificatives, sous ce titre : Histoire de V exécution de Cabrieres et de Merindol.
Paris, Cramoisy, i645, in-4°« ( Mémoires de Ch. Ancillon. )
AUBERY (Louis ), sieur du Maurier, fils de Benjamin Aubery , ambassadeur en Hollande.
La Biographie universelle n'a point donné d'article à cet auteur ; celui de M. Chaudon renferme bien des inexactitudes.
1 °. Les Mémoires pour servir à V histoire de Hollande , ne composent qu'un volume , si l'on veut parler exactement. Ils forment 2 vol. petit in-12 dans l'édition qui en a été donnée par l'abbé Sepher, sous ce titre : Histoire de Guillaume de Nassau , avec des notes historiques et politiques , par Amelot de la Houssaye. Paris,
20 . Les Mémoires de Hambourg ont été publiés pour la première fois à Bîois , en 1735.
3°. Il fallait dire que cet écrivain n'était que l'éditeur de la Relation de ^exécution de Cabrieres et de. Merindol) comme on l'a vu dans l'article précédent. On trouve dans le dictionnaire de Ladvocat ( 1777 ), les mêmes inexactitudes que dans M. Chaudon. L'abbé de Feller renvoyé à l'article Oppède, où, dit-il , l'expédition de Cabrieres et de Merindol est présentée sous son vrai jour. Quelle impudence!
C'est tout le contraire; Feller, danscet article, dissimule les atrocités que l'histoire reproche au président d'Oppède. François Ier apprit avec horreur qu'on avait fait périr par le fer et par le feu
plus de 4ooo individus, tandis que l'arrêt dont il avait permis l'exécution, portait seulement la mort de dix-heuf hérétiques. Ce prince recommanda, en mourant, à soi) fils Henri II de faire punir les auteurs de ces barbaries. Feller atténue ce repentir généreux ; de graves historiens disent que la justice divine fit mourir d'Oppède dans des douleurs horribles; sur le témoignage seul du romancier Mairnbourg , Feller attribue ces douleurs à la perfidie d'un opérateur protestant qui voulut venger sa secte.
L'article Aubery du Maurier, dans le Dictionnaire biographique anglais, en i5 vol. , n'est que la traduction de celui de M. Chaudon.
AUBERY ( Antoine ) , auteur des médiocres Histoires du cardinal de Richelieu et du cardinal Mazarin , etc. , était fils d'un aubergiste de la rue Saint -Denis à Paris. Cette circonstance , omise par M. Chaudon , est peut-être nécessaire pour empêcher les lecteurs de croire que cet historien était de la même famille que Louis Aubery du Maurier, dont l'article vient immédiatement après celui d'Antoine Aubery. On voit que M. Chaudon a rédigé ces deux articles d'après Moré ri ; mais on lit dans Moréri , après l'article d'Antoine Aubery, ceux de Jacques Aubery et de Benjamin Aubery, qui établissent trèsbien la parenté de Louis Aubery du Maurier.
AUDIGUIER (d'). Il y a en trois auteurs de ce nom dans le xvue siècle : un oncle , un neveu et uu membre d'une autre famille.