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du grand ouvrage intitulé : Biographie britannique. David Clément a relevé leurs méprises ; je dois donc le suivre pour relever celles de la Biographie universelle : i° la première ébauche du fameux ouvrage De Scriploribus Angliœ, parut en 1648, in-4°, sans indication de lieu ; l'édition de i5^9, citée par la Biographie , n'est donc qu'une 2' édition ; 2° il n'y a pas eu deux éditio s de cet ouvrage à Bâle dans le format in-fol. ; l'une en 1 557 » e* l'autre en 1559. En examinant avec attention le titre et les dates, on voit que l'ouvrage fut alors divisé en deux parties, dont la première parut en i557, et la seconde en i559; 3° il renferme, dans sa totalité , 14 centuries au lieu de 1 3 ; 4° les Acta romanorum pontificum parurent d'abord dans la première parti»». L'auteur les publia séparément en 1 , in-8°; uné autre édition a été donnée en i56o sans indication de lieu. Jean- Martin Lydius les fit réimprimer en 161 5, à Leyde, sous le titre De Vitis pontificum romanorum.
C'est donc le même ouvrage sous deux titres. Tl en existe une traduction française, Genève, i56i, in-£°; Lyon, i562, in- 12.
BALEN (Mathias). On lit dans l'édition de M. Chaudon , publiée en i8o4, que cet auteur naquit en 161 1 , àDordrecht, en Angleterre. On lui doit , est-il dit ensuite, une Histoire de sa patrie, etc. , 1677, in -4°. Si Ton eût ajouté que cette histoire était écrite en hollandais, probablement la faute géographique que je fais remarquer, eût sauté aux veux et eût été effacée. L'abbé de teller s'exprime avec exactitude
BAR
sur ces deux objets ; et c'est son texte qu'ont suivi les traducteurs italiens de M. Chaudon. La Biographie universelle ne donne point d'article à Mathias Balen.
BANWJRI ( D. Anselme), bénédictin. M. Chaudon dit que sa Bibliotheca numismatica , reparut en 17 19, à Hambourg , par les soins de Jean-Albert Fabricius, avec un Recueil de dissertations de plusieurs savons *ur les médailles. On ne trouve, dans cette réimpression , que des notes de l'éditeur, trois articles additionnels et trois tables. M. Chaudon a pris pour un Recueil de dissertations le dernier paragraphe de l'ouvrage de Banauri , intitulé :
Varia variorum de numismatibus. C'est la notice de quelques ouvrages qui avaient échappé d'abord aux recherches de I auteur.
La méprise de M. Chaudon se retrouve dans 'a Biographie universelle ; déjà elle avait été copiée par l'abbé de Feller.
* BAR (Jean-Louis de), savant baron du pays d'Osnabruck, né vers 1 70 1 , et qui est mort le 6 août 1767, dans la 66e année de son âge, à son bien de Barenau , dans le mêmepavs. Il était doyen d'âge de la cathédrale de Mûnden, et prévôt héréditaire du chapitre d'Osnabruck (titre sans doute attaché à sa famille). Il s'était principalement appliqué à la poésie française, et il y surpassa tous les Allemands qui s'en étaient occupés jusqu'à lui. Ses écrits sont r
I. Epitres diverses sur des sujets différens (ouvrage en vers).
Londres, 1740, in-12, 2 vol. ; Amsterdam, 1751 , 3 vol. in-8°; traduites en allemand , mais avec
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des fautes nombreuses. Berlin, 1766 , in-ia.
11. Consolations dans l'infortune, poëuie en 7 chants. Hambourg et Leipsick , i^58 , in-8°.
lïf . Babioles littéraii es et critiques, en prose et en vers. Hambourg, 1 761— 1 "64 , 5 vol. in-b°.
IV. L'J4nii-jH<gesias ,<\\a\nçiie eu vers sur le suicide. Hambourg , 1762, in-8°.
La charge de land-drost, ou
Srevôt héréditaire de l'cvêché 'Osnabruck ,' mentionnée dans cet article , répond à celle de sénéchal , selon le corps du droit public de Struve , et donnait le droit de présider la noblesse dans les états du pays. Bùsching, dans sa Géographie imprimée à Hambourg, en 1771, nomme deux fois^corate de Bar, celui qu'Adelung, qui écrivait aussi à Hambourg, nomme baron dans son supplément au Dictionnaire de Joecher.
BARATTER (Jean-Philippe).
La Biographie universelle dit que cet auteur traduisit, en latin, ritinéraire de Benjamin de Tudèie; il faut lire: Traduisit de Fhébreu en français l'itinéraire de B. de Tudèle.
BARATTIERT ( Chari.es), cadet de l'illustre famille des comtes de ce nom, naquit à Plaisance, vers l'année 1738, et y mourut, vers 1806. Il ne dut à sa famille que l'avantage de recevoir une éducation solideet brillante; le comte Charles ne se distingua point dans «es études, mais il eut dans sa jeunesse un talent bien rare, celui d'approfondir tout ce qu'on lui enseigna; il possédait les langues grecque, latine, allemande, fran-
çaise et anglaise : il n'a écrit que dans la sienne. Il avait étudié avec le même succès les mathématiques rt !e dessin. Né avec un cœur brûlant et sensib e, il supporta assez impaliemment/le sort rigoureux qui le condamnait , comme cadet de famille , à ne jamais prétendre aux doux noms d'époux ef de père. Pour dissiper le chagrin q« i 'e minait intérieurement , il visita l'Allemagne , la Prusse, la France et l'\ngleterre.
C'est dans cette dernière contrée que son génie se développa ; c'est à la vue du tombeau de Newton qu'il sentit qu'il était né ponr les sciences physiques. Il donna plusieurs dissertations très-savantes sur différens sujets; mais il abandonna, sans réflexion, le système du philosophe anglais. II se crut bientôt autorisé à adopter l'opinion de Dufay et de plusieurs autres anti-«iewtoniens, qui réduisirent lescouleurs solaires à trois.
Il développa ses opinions dans une dissertation imprimée à Plaisance, sous ce titre: Conghiettura sulla auperfluila délia mnteria col rata o de cofori nella luce, e dil supposto intrinseco suo splendore. Il s'efforce d'y démontrer, avec autant de précision que de talent, qu'on ne peut admettre des couleurs et une splendeur in-, hérentesa la lumière; il exp ique comment elle doit agir sur l'organe de la vue, et passe enfin à prouver que toutes les couleurs sont plus ou moins composées.
L'auteur soutint savamment ses idées par plusieurs mémoires, imprimes séparément , ou insérés dans les onnsculi scelti di M'inno.
( Voy. Y Eloge du comte Parattier: , en tête du Traite' de physique, mis à la portée de tout le
74 BAR monde, d'après le système de Newton , par A. P» Justin Duburgûa. Paris, chez Allut, 1806, m-8°.
BARCLAY (Guillaume). Cet article et celui* de J. Barclay, dans la Biographie universelle, ont été rédigés d'après ceux du P. Niceron ; mais le rédacteur a commis plusieurs erreurs , parce qu'il s'est écarté de son modèle.
11 s'est aussi trompé avec le P. Niceron , en faisant mourir G. Barclay à la fin de l'année i6o5. Je ossède son exemplaire du traité e la Constance de Joste-Lipse, sur lequel quarante-huit de ses contemporains lui ont donné des marques d'une amitié plus ou moins vive ; trois de ces témoignages, celui d'Isaac Casaubon entre autres, sont datés de 1606, au mois de juillet. 11 estdoncprobable que G. Barclay, ainsi que le prétendent plusieurs auteurs, a rempli l'engagement de cinq ans qu'il avait contracté avec l'université d'Angers. Mon exemplaire du traité de potestale papce , porte le nom de ville Pontà-Mousson , et la date de 1609.
Il paraît que c'est l'édition originale de Londres; car Bellarmin assure que le nom de Pont-à- • Mousson est supposé. Le P. Niceron indique avec raison deux traductions françaises de cet ouvrage; la Biographie a réuni ces deux traductions en Une seule, en donnant à la première le titre de la seconde ; celle-ci est un petit volume in-12, et non un volume in-8°.
BARCLAY ( Jeax ). La Biographie universelle, dit que les Aielophili lacrjrmœ forment la qua-
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trième partie de YEuphormion, édition de Rouen, 1628, et que la cinquième partie est de Morisot de Dijon ; Niceron me semble avoir insinué avec plus de justesse que les A letophili lacrjrmœ sont ordinairement la cinquième partie, et que Morisot en est l'auteur; la quatrième partie se compose de YJcon animorum , ouvrage de Barclay lui-même. Il était bon ensuite de faire ébserver que la traduction de VEuphormion par l'abbé de Maupertuy , était une traduction très-libre; il fallait dire aussi que la traduction de YArgenis par M. Savin, n'était qu'un abrégé. Peut-être enfin n'était-il pas mutile de rappeler l'ancienne traduction de 1623, in-8° , qui n'est jpas de Du Ryer, comme le dit le P. le Long , priais de P. Marcassus. Elle a été réimprimée en i633 , sous les initiales M. G. , qui signifient Marcassus , Gimontois ou natif de Gimont ( Gers ). Deux autres ouvrages de J. Barclay, que la Biographie uni' verselle.ne cjte pas, ont été aussi s traduits en français ; savoir: YJcon animorum, en i6a5, sous le titre de Tableau des esprits, 1 vol.
in-8° ; et la Parœnesis ad Sectarios, en i634» in-4°» ^ Liège, par Jean Walteri de Castro , chanoine de Visé. M. Chaudon n'avait pas non plus cité ces deux traductions.
BARDE ( Jean de la ). Son traité théologique est intitulé : De Eucharistid. Soloduri{So\evLrte ), 1662 > in-£°, sans nom d'auteur, réimprimé en i663 , avec le nom de l'auteur et de* augmentations.
BARLAAM ( S. ). Je ne vois pas trop pourquoi la Biographie uni-
verseîle a dédaigné de placer ce ses illustres maîtres s'étaient con-
saînt au rang des hommes célè— trariés.dans leurs systèmes d'édu-
bres. L'abbé de Feller lui a con- cation, se crut destiné à amener
sacré un article plus détaillé et une grande révolution dans l'en-
Flus intéressànt que celui de seignement , en rédigeant pour
abbé Chaudon. les instituteurs et pour les disciples une collection de nouveaux
* BARLETTI DE SAINT-PAUL traités des sciences et des arts , et
( François- Paul ), issu d'une fa- en y joignant de nouveaux cours
mille napolitaine , naquit à Pa- de ces langues mortes et vulgài-
ris, le 8 février 1734. Vers la fin res , qu'il croyait avoir mal àp-
de i737 , l'abbé Annibal Anto— prises. C'était tenter pour la jeu—
nini, son oncle, attira chez lui nesse ce que Diderot et D'Alem—
l'abbé Pluche, qui n'était pas bert exécutèrent pour l'âge mûr.
encore connu par sôn Spectacle En moins de six ans, il prépara
de la nature, et lui confia le soin dix-huit volumes prêts à êtrcli-
de cet enfant qui donnait de vrés à l'impression , et la plupart
grandes espérances. A quatre ans garantis par des expériences faites
et demi, il savait lire et écrire sur de pauvres en fans de son voi-
couramment le latin, l'italien et sinage.
le grec. Peu de temps après, il Eu 1756, le duc delà Vaugn von
composa à son usage de petits nomma M. Barletti sous-institu-
éiémens de grammaire française teur des Enfans de France. Pour
et de grammaire grecque. L'abbé justifier- ce choix, le jeune pro—
Pluche enseignait en même temps tégé publia sou Essai sur une in-
à son élève l'histoire naturelle , troduction générale et raisonnée
les mathématiques , la physique , à V étude des lartgues , et particu—
l'histoire sacrée et la géographie likrement .des langues jrànçaise
ancienne et moderne. Ayant ob- et italienne; 1 vol. in- ta , dont
tenu une petife cut-e, il tut rem- le vertueux Dauphin, père des
place' par M. Domarsais. Celui-ci trois augustes élèves > voulut bien
fit pour le jeune Barletti la tra- agréer la dédicace. En tête de cet
duction interlinéaire de YAppen- ouvrage se trouve une estampe
dix de Dite du P. Jonvency. L'in- gravée par le célèbre Comte de
téressant élèVe ne resta que quinze Caylus.
mois dans les mains de cet habile De généreux protecteurs réso^
instituteur, et passa dans celles lurent de former une société assez:
du P. Vinot de l'Oratoire, homme nombreuse pour faire un fonds
d'un rare mérite. Mécontent de 100,000 écus, dépense à la-
néanmoins de la manière dont quelle pouvait s'élever l'exécu-
ce nouveau maître lui montrait tion typographique du grand ou-
la mythologie , le jeûne homme vrage de M. Barletti.
se fraya une route différente dans Les sortîmes que l'on voulait
un manuscrit qui mérita les élo- rassembler étaieht dgjà trouvée*
ges de Voltaire. Un autre orato- et assurées ; la délicatesse de M.
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liassent sans partialité s'il était bien vrai que le produit de l'ouvrage excéderait le total des frais qu'en aurait coûtés l'exécution.
L'offre fut acceptée, et le choix tomba sur MM. Guérin et Delatour, déjà connus par la belle édition des Œuvres de Cicéron , fevues par l'abbé d'Olivet, et qui mirent ensuite le sceau à leur réputation par la publication d'un Tacite, enrichi de notes et de dissertations par l'abbé Broltier.
Leur décision fut si favorable à M. Barletti , que l'un d'eux se présenta chez lui pour le faire îouir de suite .des avantages que les capitalistes ne devaient lui procurer qu'après la vente d'un tiers de son ouvrage. II lui demanda en conséquence la cession de ses 24 premiers volumes , en lui offrant 3o,ooo fr. payables au moment de là signature d'un acte par lequel lui et son associé s'engageraient à lui compter , dans l espace de deux années, pareille somme de 3o,ooo fr. , à raison de 1 i5o fr. par mois. Les volumes suivans devaient être portés au prix de 25oo fr. , dont i5oo fr. payés comptant, et le surplus six mois après.
Ebloui par des propositions aussi inattendues , aussi brillantes, M. Barletti demanda à M. Delatour quatre* jours pour réfléchir et pour se décider; il se rendit chez les libraires le jour convenu , et dit à M. Guérin qu'il trouva seul : « J'accepte avec » plaisir et même avec reconnais- » sance les offres que vous avez » eu la bonté de me faire, mais » en vous priant de solliciter un » privilège de i5 ou 20 années, » et de me rendre au bout de ce » terme Ja propriété de mon ou-
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» vrage. » M. Guérin ne lui laissa pas le temps d'achever. « Vous >» avez, lui dit- il, pris quatre >» jours pour vous décider, et il » ne me faut aue quatre minutes » pour vons répondre. Votre der- « nière proposition est inadmis- » sible ; quand des libraires en- » treprennent des éditions volu— » mineuses , ils les regardent » comme des rentes placées sur » les têtes de leurs en fans ; c'est » avec le produit de ces sortes » d'entreprises que nous dotons » nos demoiselles et que nous » achetons des charges à nos fils. »
Il faut convenir que , dans cette circonstance , les torts furent du côté de l'homme de lettres.
Au mois de décembre 1763 , l'espoir commença à renaître dans le cœur de M. Barletti ; il crut qu'en formant une assemblée nombreuse , composée de ses protecteurs et de leurs amis, il parviendrait à se procurer la somme suffisante pour imprimer au moins les premiers volumes de son Encyclopédie. Il demanda donc à M. de Sartiue la permission de distribuer une circulaire imprimée.
La première séance fut annoncée pour le 17 janvier 1764.
M. Barletti croyait toucher au terme de ses malheurs ; mais un exemplaire de son Prospectus étant tombé entre les mains de plusieurs membres de l'université , l'un d'eux, étonné que quelqu'un se proposât de former des maîtres, quand ce droit appartenait à l'université exclusivement, fit convoquer une assemblée générale , où il fut décidé que des représentations seraient adressées au parlement. Le premier président Molé envoya chez le lieute-
nant de police , pour lui enjoin- à la composition de divers ouvra-
dre des mesures telles que la ges qui manquaient à son Ency-
séance n'eût pas lieu. clopedie.
Pour consoler M. Barletti d'une Au commencement de 1770, contrariété aussi étrange, ses M. Ba rie tti alla à Madrid. Nommé protecteurs obtinrent que quatre bientôt professeur de belles-letcommissaires seraient nommés très a Segovie , au collège milipour examiner l'Encyclopédie , taire des cadets , il donna sa déqui devait être le sujet des con- mission de cette place en 1773. ferences interdites. M. de Sar- En 1776, il imagina un noutine, qui*e trouvait à cette épo- veau système typographique qui que chargé des affaires de la H- offrait le moyen de diminuer de brairie , nomma pour commis* moitié, dans toutes les imprimesaires quatre censeurs royaux , ries de l'Europe , le travail et le» dont deux étaient membres de frais de composition , de correcl'académie des inscriptions. Ces tion et de distribution. Cette démessieurs , après avoir observé couverte et l'ouvrage où elle est ^u'il était difficile de concevoir démontrée, valurent à l'auteur qu'un seul homme pût exécuter une récompense de 20,000 fr. , ce que M. Barletti semblait pro- et 5oo exemplaires imprimés au mettre, et qu'il fallait être en Louvre. L'ouvrage est intitulé: garde contre une méthode que Nouveau système typographique^ l'auteur ne cherchait à établir ou Moyen de diminuer de moitié, qu'en condamnant tout ce qui dans toutes les imprimeries de avait été pratiqué jusqu'à ce jour l'Europe, le travail et les frais par les plus habiles maîtres , ne de composition , de correction et jugèrent l'ouvrage ni utile à la de distribution, avec l'extrait du nation , ni honorable pour le re- rapport des commissaires nommés gne du roi, titres sous lesquels par le gouvernement pour consï'auteur l'avait annoncé. L'inser- tater et en apprécier les avantion de ce rapport dans le Mer- tages. Paris, 1776, in-4°. cure de France du mois d'octobre Pendant son séjour à Madrid, 1764, causa une si vive peine à M. Barletti avait inventé une ma- M. Barletti, que le séjour de la chine littéraire propre à faciliter capitale lui devint odieux ; il par- les études d'un infant, mort peu tit pour Bruxelles, et fit impri- de mois après, et à l'éducation mer dans cette ville le Secret ré- duquel il devait être attaché. M. vêlé , brochure dans laquelle il le comte d'Artois voulut en avoir tâcha de réfuter le rapport des une pareille, et la Description de commissaires, et dévoila les me* ce meuble fut imprimée à ses frais sures dirigées contre lui par M. et publiée par son ordre, en 1777, de Sartine , qui réussit aisément 1 vol. in«4°. à faire supprimer l'ouvrage et à Un des meilleurs ouvrages de faire enfermer l'auteur à la Bas- M. Barletti de Saint-Paul , est le tille. Au bout de trois mois, celui- volume qu'il publia sous le titre ci dut sa délivrance aux sollici- de Moyens de se préserver des tarions pressantes du cardinal de erreurs de Yusage dans l'instruc- Rohan , et il employa trois années tion de la jeunesse , ou Découverte
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de la meilleure manière possible «l'enseigner les sciences et les langues aux enfans de l'un et de l'autre sexe, ouvrage encyclopédique contenant un corps complet de traités élémentaires , avec lesquels deux écoliers pourront facilement se donner des leçons tour à tour. Paris, ou plutôt Bruxelles, 1780, in-4° de i36 p. On trouve une analyse très-detaillée de ce volume , dans V Esprit des Jourïiauxde 1781. C'est le compte qui en a été rendu à la société d'émulation de Liège.
Deux ans après , M. Barletti donna au public une brochure intitulée : lues Dons de Minerve mix pères de famille et aux instituteurs. On y trouve une lettre écrite à M. de Condorcet , le S juillet 1782, au nom du roi, .par M. Amelot , ministre et secrétaire d'Etat, pour charger l'académie des sciences de l'examen de tous les traités élémentaires jdont l'auteur s'occupait depuis si long-temps, et qui lui avaient suscité un si grand nombre dejper- «écutions. Le jugement de deux commissaires jiomméspar la compagnie lui fut très-favorable.
En 1784 1 M. Barletti publia le plan ^d'une Maison d'éducation nationale , dans laquelle il vou— Jait introduire une administration un. peu républicaine, ce qui Et cartonner le vol. imp. à Bennes.
Au mois d'octobre 1.788 , le public accueillit très -bien les ' Now veaux principes de grammaire et d'orthographe, que M. Barletti fit paraître sous Je titre <¥ Encyclopédie, élémentaire , ou Collection de nouveaux traités des sciences et des arts , etc. , tome Ier, vol.
in-4° de i3a p. L'auteur ne mit sur le frontispice que les lettres
BAR
initiales de son nom avec le nom entier de M. Eloi de la Brude , son élève , que la commission révolutionnaire de Lyon condamna à mort en 17^3. La vente de cet ouvrage fut si rapide , qu'au bout de troisinois, M. Barletti se trouva en état de retourner en Espagne ; mais on lui fit redouter la vengeance de M. de Sartine , que les troubles de France avaient forcé de se réfugier dans ce pays.
Six mois après , il se rendit à Lyon, où, il donna, en 1790, de nouveaux principes de lecture propres à faciliter l'étude de cet art et celle de la prosodie et des é lé mens d'orthographe , 1 vol.
in-8°. Ce petit traité fut immédiatement suivi d'une autre brochure intitulée : Adresse aux quatre-vingt-trois départ emen s.
L'auteur y établissait la nécessité d'un concours qui pût faciliter le choix des écrivains propres à la rédaction des nouveaux livres élémentaires dont le comité d'ins- -truction publique de la Convention nationale venait de montrer l'importance. L'époque étant arrivée où l'on s'occupait déjà des lois contre les émigrés , M. Bar- Jetli renonça au projet de passer les Alpes, et revint à Paris. On lui procura , dans cette ville, une place de sous-chef dans les bureaux du département.
Au mois de mai 1793, il fut nommé membre du jury d'instruction publiqne.avec MM. Berthollet, Daubenton, Fourcroy, Garât, Hassenfna^, Lagrange, Monge, Vandermonde.
Au mois d'août , ses Vues relatives au but et au moyen de V instruction du peuple français , considérée sons 'le seul rapport des livres élémentaires , ont été im-
fiAR BAR 7g
Srîmées par ordre et aux frais dit teur donna des éloges à la saga-
irectoire du département de Pa- cité de l'auteur et à son expé-
ris ; c'est une broch. in-4°de22 n. rience ; mais il se permit aussi
Au mois de septembre de la quelques observations critiques
même année , M. Barletti fut sur ses moyens d'exécution. Sa
nommé professeur de grammaire conclusion fut que l'ouvrage , en
générale au collège des Quatre- en faisant disparaître quelques
Salions. Il n'était marié que de- inexactitudes et quelques lon-
puis trois semaines, lorsqu on ap- gueurs , pourrait procurer de
prit au comité de salut public , grands avantages aux pères de fa-
qu'autrefois il avait été détenu mille, et que l'auteur méritait
dans les prisons de la Bastille, les encouragemens que l'institut
Cette découverte devint le motif donne à ceux qui travaillent à la
étrange d'une accusation qui Tau- propagation des lumières: le rap-
rait conduit à la guillotine, si port fait à l'académie des scien-
Robespierre n'eût été exécuté ces , en 1782, avait été bien plus
quelques jours après. ^ honorable pour l'auteur. Mais il
En 1797, M. Barletti futnoramé est bon d'observer que le rédac-
professeur de grammaire géné- teur de l'Institut fut obligé de re-
rale et de logique près l'école cen- trancher, changer et tronquer
traie du département de Seine- plusieurs passages de son rapport
et-Marne , à Fontainebleau, et pour que la compagnie Tapprou-
conserva cette place jusqu'à la v^t et en adoptât les conclusions,
suppression des écoles centrales. Tous ces morceaux ont été réta-
Pendant le temps qu'il en exerça blis dans l'édition particulière de
les fonctions, il ne perdit point ce rapport, nue M. Barletti fit
de yue ce,tte Encyclopédie élé- imprimer à Meaux en 1802. On y
mentaire, pour f'impres$ion de trouve des notes supplémentaires
laquelle il avait éprouvé tant de et des observations qui ont di\
contrariétés ; l'ayant Tenrichie de offrir à l'auteur tous les dédom-
nouveaux détails que lui four- raagemens que son amour-propre
nissait le concours de la médi- pouvait désirer : le tout forme
tation , de l'étude, et d'une pra- une brochure de 3i p. in-4°.
tique longue et réfléchie, il en M. Barletti vint habiter de nou-
envoya une partie à l'Institutna- veau la capitale vers 1808, et il
tional : celte société nomma une y termina, le i3 octobre 1809,
commission <le trois membres une vie agitée par toutes sortes
pour l'examiner; et, en 1802, de vicissitudes; il mourut sans
£l. Sicard fit un rapport très-dé- avoir pu exécuter le vaste plan
taillé sur l'entreprise de M. Bar- qu'il avait conçu , dès sa jeunesse,
letti. Cette fois, encore, il n'of- pour améliorer renseignement (Je
frait que la première livraison la première enfance. Les faits que
d'un travail qui devait s'élever à j'ai rapportés donnent cerraine-
24 ou 2$ pet. vol. in-fol. Elle em- ment une idée avantageuse de son
brassait nuit parties différentes esprit et de ses vues ; mais j'oserai
dont les principales étaient l'écri- dire que, si M. Barielli eut ac-
ture, la lecture , la grammaire, cepté, vers 1760, l«s offres de
l'orthographe. L'habile rappor- MM. Guérin et Delatour , ses
8o BAR
plans eussent reçu une pleine et entièreexécution; un travail aussi Utile lui eût procuré dos places dignes de ses talens , et il eut coulé d'heureux jours au sein d'une honorable aisance. Des prétentions trop élevées et peu réfléchies ne l'ont-elles pas exposé à toutesorte de désagréniens et de malheurs?
D'un autre côté , i'iu juste dédain avec lequel il parla trop souvent des hommes estimables qui parcouraient la même carrière que lui, n'a-t-il pas dû nuire au succès de ses entreprises?
M. Barletti est mort sans enfans ; il avait été membre des académies de Chàlons-sur-Marne et d'Angers; des sociétés d'émulation de Liège, et patriotique de Bretagne; de la société d'agriculture, sciences et arts, séante à Meaux. Sa veuve se livre avec succès à 1 éducation des demoiselles.
BARNES (Robert), chapelain du roi d'Angleterre , Henri VIII.
C'est à tort que la Biographie universelle avance que ses ritœ romanorum pontipcum , ont été imprimées en allemand, à Leyde, en 16 1 5 , avec les Vies des papes , de J. Baie ou Baleus. Il existe , à la vérité, une traduction allemande de l'ouvrage de R. Barnes; mais elle parut en i566, in-8% sans nom de lieu. Quant à la prétendue édit. de Leyde, eu 161 5, ce n'est que la réimpression de l'ouvrage latin de J. Baleus, avec une continuation par l'éditeur Lydius. David Clément affirme que cetéditeurs'est contenté d'annoncer sur le frontispice la réimpression de l'ouvrage de R. Barnes , lequel* en effet ne se trouve pas dans cette édition.
BAR '
BARONIUS (Le cardinal). L'édition de ses Annales Ecclesias— tict \ a vec la continuation de Raynalili, les critiques de Pagi, et les notes de tfausi, imprim. à Luc— que*, de 1737 à 1767, ne forme que 38 vol , y compris Yapparalus et Y index. C'est à tort que Ja Biographie universelle la porte à 43 vol. Voy. le mot Chaulmer.
BARRE ( François -Poullin De La). C'est lui et non son fils qui est l'auteur de la Doctrine des protestans sur la liberté et le droit de lire V Ecriture sainte , sur le service divin en langue entendue , etc. Genève, 1790, in -12. Le frontispice de l'ouvrage ne laisse aucun doute à ce sujet , puisqu'il
f)orte les noms du père. On peut e voir dans la Bibliothèque ancienne et modt me de J. Leclcrc, tom. i5 ( et o ;\rage de controverse est le IVi.it d'une « tude tri s— approto'uiie des principes soutenus par 1rs hg'ists c.i tholnjue et protestantes, l e ti's de l'a iteur n'avait que i\ ans lorsque ce vol.
parut. i>l. >»eurb:er s'est trompé en lui a t tribu .1 11 1 un ouvrage qui suppo*e une grande lecture et une gra;;de nabilude de discuter des matières épineuse». La Biographie univvi neUe a reproduit l'assertion de M. Senebier.
BARRE (.Ieav De La), reçu avocat en 1670, était eucore sur le tableau des avocats pour les années 1709, 1710 et 1711. C'est lui qui a publié, en 1703, in-ia, une très-jèche continuation du discours de Bossuet sur l'Histoire universelle. Il a fait paraître aussi en 1703, une nouvelle traduct.
du livre de Sénèque , de la Briè~ veté de la vie. 1 vol. in-12.
f BARRE DE BEAUMARCHAIS toire des traductions françaises
{ Antoine De La) , né à Cambray, des ouvrages de Cicéron ; mais on
frère utérin de l'académie. Louis- y trouve d'odieuses personnalités
François-Joseph de la Barre , fit contre Rousset , bienfaiteur de
profession chez les chanoines ré- l'auteur.
grutiers de Saint-Victor, à Paris ; III. Le Hollandais , ou Lettres ouelques galanteries l'obligèrent sur la Hollande ancienne et mode se sauver de son couvent , en derne. Francfort, 1738, in-12. 172.7, pour éviter les poursuites Cet ouvrage intéressant a eu une du P..îe Boucher, son prieur. Il seconde édition, se retira à La Haye , où Jean Rous- IV. Amusemens littéraires. La «et lui fit l'accueil le plus gra- Haye, 174©* 3 vol. in- 12. cieux. Celui-ci ayant été envoyé Cet article et 1e précédent se au congrès de Cambrai , la Barre trouvent souvent joints aux Letalla à Hambourg; n'y ayant pas très sérieuses et badines, ce qui trouvé d'emploi, il revint à La est cause que ces dernières sont Haye. Rousset lui fit faire des généralement indiquées en 12 v. notes sur la traduction des Méta- La Barre de Beaumarchais a morphoses d'Ovide , par Duryer. traduit : I. De l'espagnol du înar- Vers ce temps-là , la Barre em- quis de St.-Philippe, la Monarbrassa le'cal vinisme , se maria , et chie des hébreux.!** Haye , 1 727 , apprit l'anglais , l'espagnol et Pi- 4 vo^ m"I2« talien. Les premiers volumes des II. De l'anglais de Stéele , Le Lettres sérieuses et badines ayant Héros chrétien. La Haye, 1729, été dénoncés à la cour de Hol- in-12. Le traducteur joignît à lande , notre auteur se retira à l'ouvrage de Stéele un traité des Leyde, oii il se fit immatriculer vertus païennes, dans lequel il parmi les étudians en médecine ; tâche de ramener les hommes à Par-là, il déclina la juridiction de la loi naturelle. Il a encore pula cour de justice, qui n'avait au- blié, I. Les Métamorphoses aOcun droit sur les membres de cette vide, de Du Ryer, avec des reuniversité. En 1735, se voyant marques et des dissertations. La condamné, désapprouvé et a ban- Haye, 1728, in-fol. , et 4 in-12. donné, il vint à Francfort-su r-le- Le commentaire deTéditeur et Mein , où il composa X Avant- ses dissertations , sont tirées en coureur. Cet écrivain mourut vers grande partiè de l'explication des 1757. tables de l'abbé Banier et des mor- Ses principaux ouvrages sont : ceaux que cet abbé avait insérés
I. Aventures de D. Antonio de dans les mémoires de l'académie Bttjffalis. La Haye, 1722, in-12. , des belles-lettres.
Roman médiocre. II. L3 Histoire des sept sages de
II. Lettres sérieuses et badines la Grèce, par de Larrey, avec des sur les ouvrages des savans. La notes et un discours où l'éditeur Haye, 1729-1733, 8 vol. in-12. examine divers points omis par Cet ouvrage contient quelques l'auteur, ou que celui-ci avait analyses très-bien faites, quelques traités trop succinctement. La morceaux d'histoire litter. très- Haye, 1734,2 vol. in-12. curieux, e»tre autres, une his- III. V Histoire abrégée de la
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maison palatine , p. l'abbé Schannat, avec l'éloge historique de l'auteur. Francfort, i^4° > in-12.
IV. Histoire de la fondation dp Home, par L. P. C. E. .R. (les PP. Catrou et Rouillé), augmentée de remarques. Rouen t Amsterdam), 1740 , 4 vol. in-12.
C'est le commencement d'une réimpress. de l'Histoire romaine , des PP. Catrou et Rouillé.
On lui doit aussi, I. Les Explications historiques qui accompagnent la belle édit. du Temple des Muses, publiée avec des ng.
de B. Picart Amsterdam, 1736, in-fol.
II. Le Journal littéraire , dit de La Haye, à dater du i3e vol. Ce journal avait été commencé par S'Gravesandc, de Joncourtet autres. La Barre abandonna le plan de ses prédécesseurs f et en fit un mauvais ouvrage. Rousset attribuait à notre auteur V Histoire de Pologne sous le roi Auguste , publiée sous le nom de l'abbé de Parthenay, àLaHaye, en 1733, 2 vol.
in-8° ; mais il paraît certain que cet ouvrage est de des Roches de Parthenay.
( Voy. Bibl. française de Goujet; France littéraire, édition de Formey. Berlin, 17^7 » in-8°; Mémoires de Brujrs; Mémoires de a" Artigny ; Journal des savons, édit. de Hollande. )
je ne prétends pas que cet article vaille mieux, que celui de la Biographie universelle , mais il est plus complet.
- BARRE (le P. ) , génovéfain.
M. Chaudon s'est mépris dans cet article, en présentant comme ouvrage savant, un ouvrage , dont Je P. Barre avaitseulement publié le prospectus. La même méprise
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se retrouve dans Feller. Elle nVst point dans la Biographie universelle. Je tomberais dans des redites fastidieuses , si je faisais remarquer toutes les Corrections faites par MM. les collaborateurs de la Biographie, au dictionnaire de M. Chaudon. Quoi qu'en dise M. P , dans ses Mémoires ecclésiastiques, l'abbé Dupac de Bellegarde n'a eu aucune part à l'édition du Jus ecclesiasticum universale de Van-Espen, dirigée pa.r le P. Barre en 1753. On doit seulement à l'abbé de Bellegarde le Supplément aux œuvres de Van-Espen, publié en 1769.
Quelques exemplaires de ce sup-
Îjlément renferment la vie de Vanîspen , composée en français par l'éditeur, et les excellens mémoires qui ont été publiés séparément, en 2 vol. in-12, sous le titre d' 1 Avis aux princes catholiques. Sous la régence du duc d'Orléans, ces mémoires avaient été demandés à des jurisconsultes distingués, pour éclaircir les questions les plus délicates du droit canonique, celles surtout qui ont rapport au mariage des chrétiens.
f BARREME(Fra\çois), arithméticien dont le nom est devenu un mot delà langue. II était né à Lyon, patrie detfaulo, autre arithméticien d'un grand mérite, quoiqu'il soit moins célèbre , et vint s'établir k Paris vers la moitié du dix-septième siècle. Lui , son fils et son gendre faisaient chez eux, au bas du Pont-Neuf, et dans une chambre d'instruction qu'ils avaient ouverte , rue aux Ours, au coin de la rue Quincampoix, des conférences sur la tenue des livres en parties doubles, et généralement sur tout ce
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qui touche le commerce en détail et la banque. Cette espèce d'académie, comme il la nomme luimême, dans un de ses livres, a été une source d'instructions pour la jeunesse qui la fréquentait. Aussi a-t-il compté parmi ses protecteurs, le grand Colbert, et entre ses amis, le célèbre Savary , auteur du Parfait négociant. Après sa mort , arrivée eu i noô , son h Is obtint un privilège de dix ans, pour la réimpression de neuf ouvrages relatifs à l'arithmétique ou à la banque, et pour lesquels il avait obtenu lui-même, en 1677, un privilège de vingt ans,
3ui lui fut expédié gratis. On a e cet hommè utile:
I. Les comptes faits du grand commerce, etc., livre dont Ta première édition est de 1670 , et fut dédiée par l'auteur à Tavernier, baron d'Au bon ne , célèbre par ses voyages. Cette épître dédicatoire est intéressante pour l'histoire de Tavernier même. Barême y dit à ce voyageur qu'il lui doit un trait d'arithmétique des plus curieux, qui lui a procuré la visite de beaucoup d'étrangers et contribué à sa réputation. L'opération qui constitue ce trait est décrite clans la suite de l'épître. 11 serait difficile de citer toutes les éditions qu'on a publiées de ces comptes— faits: Parmi les anciennes, une des meilleures est celle de 1708, revue par Barrême le fils.
IT. Le livre nécessaire pour tous les comptables , les avocats , notaires , procureurs , etc. Paris , Denis Thierry, 1694, in-i 2, volume peu épais, imprimé sur un privilège de i685. NBarrême est nommé sur le frontispice seul expert pour tous les comptes , et val"
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en la leur de la Chambre des comjf tes de Paris. Ce livre a été sou veut réimprimé, notamment en 1704.
III. T^e grand banquier, ou le livre des monnaies étrangères réduites en monnaies de France.
Paris, 1681 et 1696, in-8° , dédié à Colbert. Il a été retravaillé en 1709, et augmenté d'un second volume en 1717, par Nicolas Barrême , fils de Fauteur.
IV. Le livre facile pour apprendre V arithmétique * de soi-même et sans maître , ou règles différentes appliquées sur toutes les affaires les plus usitées de la vie. Paris, 1077, in-12; ouvrage souvent réimprimé , avec des augmentations plus ou moins considérables. L'édition de 1740 a pour titre: Y Arithmétique du sieur Barrême ou le livre facile, etc. Il en existe des éditions postérieures; la dernière estprobablement celle de 1789, à Paris, chez les libraires associés. -Un des problêmes, dont Barrême donne la solution dans ce livre, a piqué, en 1749, la curiosité d'une calculatrice', et fait insérer dans le Mercure de janvier 1750, une lettre à V illustre Philarete. Cette lettre écrite de Beauvais, et signée L. L. G. , est intéressante par son objet et le nombre de solutions qu'on y propose.
V. Le cahier curieux de Barrême arithméticien , contenant plusieurs pièces du temps ^ sérieuses et agréables, brochure de 2(1 pagrs in-8°, sans date, dédiée par un sonnet de l'auteur au duc de la Feuillade. Le goût des anagrammes et des acrostiches avait séduit jusqu'au grave Barrême , et il parait qu'il en eut besoin pour imposer silence à des envieux oui cherchaient à lui nuire. Tous les
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-vers qui coraposentcettebrochure ne.sont pas de lui; mais il y en a beaucoup qu'il a signés.
VI . Qu atre Traités sur les parties doubles, qui ont disparu du commerce , et dont il serait difficile de donner une indication précise.
VII. Un Livre des aides et domaines; un autre de géométrie , arpentage et toisé, non moins difficile à rencontreraujourd'hui que ceux donton vient de parler. Le livre sur l'arpentage et le toisé est un petitin-12, imp. en 1673. L'auteur le dédia au célèbre voyageur Tavernier, alors nommé le baron d'Aubonnc ; un autre ami de Fauteur, Leçendre, négociant, y reçoit aussi des marques de sa reconnaissance, et celles-ci sont plus longues ; car c'est une ode entière où Barrême rappelle ce que Legendre lui avait dit cinq ans auparavant : courage, Dieu vous bénira. A la tête du traité des aides et domaines, il y a une ode au dauphin, s'gnée encore de Barrême. Une ode à un prince est bien autre chose que des acrostiches, et il y a dans celle-ci des vers faits avec facilité , chose remarquable dans un homme dont la tête devait être constamment occupée de comptes faits ou à faire.
Barrêmefils â été censeur royal.
En 1723, il approuva en cette qualité le Banquier français de Bouttilier, qui a été réimprimé eu 1727 avec la même approbation.
BARRÏO ( Gabriel) , Calabrois.
M. Chaudon donne à cet auteur un article très -su ne rfi ciel , mais qii'il était facile a améliorer en consul tant la Bibliotheca Calabra AngeliZavarroni. Neapoli, 1 735,
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in-4°. On y voit en effet que Gabriel Barrius, prêtre séculier de de la Calabre , a publié à Rome, en 1570, in-8°, son ouvrage intitulé de Antiquilate et ritu Cala" briœ , libri y. Cet ouvrage plein de recherches exactes a été inséré en 1600, dans VItalia illustra ta de Schottus. On en a une nouvelle édition enrichie d'augmentations et de notes , par Pévêque Thomas Acetus. Rome , 17*7 , in-fol. Barrius a encore publié, dans la même année 1570, 1 vol.
in-8° contenant , i° Pro laudibus lihguœ latinœ libri très ; 20 De œternilate Urbis liber unus; 3° De laudibus Jtaliœ liber unus.
L'abbé de Feller et Ja Biographie universelle ne parlent pas de cet auteur.
BARTBÉLEMI ( Nicolas ) , né à Loches au xve siècle, a ileuri dans le xvie. Il était moine. Il est qualifié de Frater Bartholomèus Lochiarum et fractœ vallis prior au-devant d'un ouvrage comicjue de sa façon , intitule Momiœ , parce que l'auteur, comme un autre Momus, y censure toutes sortes d'états. Ses Momiœ furent imprimées chez Badius, en i5i4- On a du même auteur des poésies latines, entre autres deux livres d'épigrammes , imprimées à Paris en i533. Les ouvrages de cet écrivain ont servi d'original à Rabelais.
( Mémoires de M. du Masbaret. )
.BARTHEMA (Louis), Bolonais du xve siècle, qui a laissé une relation italienne de ses voyages en Ethiopie, en Egypte, etc. Elfe paraît avoir été imprimée pour la première fois à Rome, dès i5io , m -4°. On en a une édition de
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Venisë, chez Paganini , en i5i8, in-4°. On la trouve dans le recueil de Ramusio, tom. i*r. Jean Temporal, libraire de Lyon , eh a inséré une traduction dans l'ouvrage intitulé : Historiale Description de V Afrique , écrite par Jean Léon, Africain. Lyon, iow, 2 vol. in- fol. Il en existe des traductions latine, allemande, hollandaise et espagnole. Voyez
«ourla traduction latine l'article [adrignavi. Dans la plupart de ces traductions, l'auteur est seulement nommé Louis , patricien de Rome, sans aucune mention du nom de Bartema. C'est ce oui fait crue Panzcr, dans ses Annales typographiques , le cite au mot Bartema et au mot Louis. Debure, dans sa Bibliographie et dans le Catalogue de Caignat , Ta pris pour Bonis Patricius de Rome. Duverdîer donne un article à notre auteur au mot Vartoman. *
BARTHIUS (Gaspard). Ce savent ne mérite certainement pas l'oubli dans lequel l'a laissé la Biographie universelle. Il a un article rédigé avec assez de soin dans le Dict. de M. Chaudon.
B ARTOLi;( Joseph ), célèbre antiquaire italien du xviu* siècle.
Suivant la Biographie universelle, if a publié, en français, quelques opuscules : pourquoi ne pas les faire connaître? il eut été plus exact de dire qu'il avait entrepris en langue française un ouvrage important dont il n a publie que le p'remier volume, sous ce titre : Réflexions impartiales sur le progrès réel ou apparent que les Sciences et les arts ont-fait dans W xvme siècle en Europe ; précédées d'un Essai sur l'expli-
cation historique que Platon a donnée de sa République et de son Atlantide. Paris, Couturier, 1780, in-8°.
BASCAPÉ , ou à BASILICA S.
PETRI ( Charles ) , Milanais , célèbre évêque de Novare , et ami intime de St. Charles Borromée , dont il a écrit la vie en latin.
/ ngolstadii , 1 592 ; Brixiœ , 1 6 1 3 , in~4° ; et en italien, sous le nom de Luca Vandoni. Sologne,' i6i4* in-8°. L'article de cet auteur est trop sec dans M. Chaudon ; les traducteurs italiens de 1796 l'ont un peu étendu. Phil. Argelati , dans sa BibliothecaScriptorum Mediolanensium , cite delui 19 ouvrages imprimés, et ^1 manuscrits. Un auteur de ce mérite devait-il être oublié par la Biographie nmVerselle ?
BASILE Ie', le Macédonien, empereur d'Orient. M. l'abbé Cavoleaux a donné une traduction libre en français des Avis de ce prince à son jilsi Nantes , 1782 , in- 12.
B ASSÉË ( Bo.V A VENTULE DE I*A ) ,
capucin, se nommait dans le monde Louis le Pippre. Il naquit à la Bassée,, petite ville d'Artois.
Après avoir professé la philosophie au collège du roi à Douai , il se fit chanoine régulier à Hénin près Arras. Il passa ensuite dans l'ordre des capucins. Il enseigna dans cet ordre la philosophie et la théologie. Après avoir rempli les charges de gardien et de provincial, il mourut au couvent de Soignies en Hainaut, le 11 septembre i65o. H est connu par deux ouvrages. Le premier est intitulé:
Parocnianus obediens , seu de duplici debito parochianoruni , audiendi verbi et mùsce paro^
chialis. Duaci , i663, in-12. Il a été traduit en français sous ce
titres: Le Paroissien obéissant
du latin du R. P. B. B. C. P., translaté par François de la Tombe ( curé de St.-Quentin à Tour- • nay ) , et par lui augmenté d'aucunes annotations. Tournay , i634,in-i2.
Le second ouvrage , dont le précédent était un essai , a pour titre : Theophilus parochialis ,' seu de quadruplici aebito in pro— prid parocliiapersolvendo. . ..t. . . .
Antverpiœ, ib35, in-12; Rothomaçi, if>35, in-8°; Rornœ, i638, in- 12. Et sous le titre de Paroehophilus , seu libellas de quadruplici debito Parisiis, 1657,
in-12. 3* editio (seu potiùs 5» ) correct ior. Parisiis , 1670, in- 16 , avec le nom de l'auteur. La première partie de cet ouvrage, qui concerne la messe de paroisse , a paru en français sous ce titre :
Le Théophile paroissial, par le R. P. B. B. C. P. , traduit du latin par Benoît Puys, doct. en théologie.... Lyon, 1649, i"-12- Le P. Henri Albi publia contre cet ouvrage V Anti-Théophile paroissial. Lyon, 1649, in-12. B. Puys répliqua par une Réponse chrétiennelx unlibelleanonyme.Lyon, 1649. ^e jésuite revint à la charge par son Apologie pour V Ami- Théophile paroissial. Lyon, 1649, in-12. ÎI se déguisa sous le masque de Paul de Cabiac , prêtre régulier. Cette dispute, poussée avec trop de vivacité, se termina par une réconciliation qui se fit entre les parties eu présence de 17 personnes. Les détails ci-dessus sont nécessaires pour l'intelligence d'une partie de la i5* Lettre provinciale. Ils expliquent aussi pourquoi , dans plusieurs
catalogues, les noms de Louis le Pippre, chanoine régulier, sont mis entre deux parenthèses, à la suite de ceux de Bouaventure de la Bassée. Baillet n'aurait pas dû placer cet écrivain dans sa liste des auteurs déguisés; mais il pouvait l'y faire figurer sous le masque de Théophile paroissial.
{Mémoires de Paquot, tom. 1 et tom. 3, édit. in -loi. ) ,
* BASTIDE ( Marc-Antoc.we de la ) , natif de Milhau ; son père , gentilhomme de Rouergue, était gouverneur pour le roi de la vicomté de Cresseil. M. de la Bastide vint à Paris fort jeune.
Comme il avait l'esprit naturellement délicat et poli , il -se fit des amis et des protecteurs du premier rang : l'un d'eux fut le célèbre Fouquet , alors surinten— * dant des finances. M. de la Bastide fut choisi en i65a pour être secrétaire 4'ambassade en Angleterre. Il y demeura sept à huit ans en cette qualité. Il fut trouvé si propre pour les négociations, qu'il y fut renvoyé seul en 1662, et il y retourna encore depuis avec M. de Ruvigny. D'ailleurs, M. de la .Bastide avait l'esprit si facile , qu'il savait se partager entre les affaires et les sciences.
Il fit paraître à Rouen, en 1672, une/uy*m,veaulivredeM. deCondoin sur l'exposition de la doctrine de l'Eglise catholique; et en 1680 , une seconde Réponse, ou plutôt une critique de l'avertissement et des pièces mises à la tete de la nouvelle édition. C'est lui qui a traduit Ratramne, en 1672, et c'est à tort que cette traduction a été attribuée au ministre P. Allix, dont il est parlé dans l'avertisseuient , et qui ea effet