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BAS BAS

avait promis de mettre en fran- toîre de Bayle et de ses ouvrages, çais ce fameux Traité du corps et Amsterdam , 17 15 , in-i 2 , p. 297 du sang du Seigneur. M. de la Bas- et suiv. Ce morceau mérite d'être tide a aussi publié des Remarques lu. Bayle attribue à M. de la Bassur leiivredu ministre d'Huisseau, tide une Réponse apologétique à intitulé la Réunion du christia- MM. du clergé de France, sur nisme. Il a revu et corrigé la vieille les actes de 'leurs assemblées de version des Psaumes. Paris -, vers 1682. Amsterdam, H. Desbordes, 1680, in-12; Londres, 1701. i683, in-12.

C'est un ouvrage que Conrart ( Histoire des ouvrages des saavait commence, et il chargea vans, par Basnage, année 1704; M. de la Bastide de l'achever. OEuvres de Bayle, t. \ , p. 166.) Cette révision fut introduite par

ton lors de la révocation de l'édit Marseilîe , et petit-neveu de l'abbé

de Nantes. Il fut relégué à Saint- Pellrgrin, vint très-jeune à Paris,

Pierre-le-Moutier , puis à Char- et débuta dans la littérature par

très; on lui fit obtenir un congé des ouvrages d'imagination qui

en 1687 Pour passer en Angîe- lui donnèrent une réputation

terre. Dans cet asile ou il a re- éphémère. Les journaux parlé-

trouvé un grand nombre d'amis , rent de lui avantageusement. Il

il écrivit pour sa correction des inséra dans le Mercure des vers

Psaumes, publia aussi le Livre galans, de jolis contes, des ré-

des psaumes, nouvelle version ponses amoureuses, des questions

retouchée sur l'ancienne de 1688, d'amour; voulant marcher sur

Amsterdam , 1692 , in-12 , et les traces des auteurs qui jouis-

composa diverses pièces sur les sàient d'une grande renommée ,

controverses, pour servir de ré- tels que Duclos , Marmontel et

ponse à Pélisson. lia laissé entre "Crébillon fils, il écrivit les Con—

autres un Traité de V Eucharistie, fessions a un fat , les Têtes folles,

où il rapporte exactement les sen- la Trentaine de Cythere, le 7W-

timens et la croyance des pères bunal de V amour, le Faux oracle,

de la primitive Eglise jusqu'au les Aventures de Victoire Ponty ,

ive siècle. Les habitudes que M.'de des Contes, etc. On trouve dans

la Bastide avait eues à la cour, ces ouvrages' de l'esprit, delà fa-

lui avaient donné ce caractère de cilité, de l'agrément; mais jamais

politesse qu'on n'acquiert point decaractère, jamais rien de senti,

dans le cabinet et parmi les livres, rien d'approfondi. On doit rap—

Il mourut le [\ mars 1704, âgé porter à peu près à la même épo-«

de 80 ans. M. de la Bastide ne quedela vie de M. de Bastide dix

croyait pas que Bayle fût Pau- ouvrages de ttcâtre, soit en vers,

teur de Y Avis aux réfugiés , et il soit en prose, dont plusieurs en

composa une espèce de factum cinq actes, et qui tous ont été

composés. M. de Bastide a aussi embrassé la morale, et il a voulu souvent se distinguer par le choix des sujets. Ses vues ont été sages; ses conseils ont dû avoir d'heureux résultats. Ceci peut se prouver par son Spectateur, dont la date remonte à Tannée 1759. Il avait fait paraître en 1757 les Choses comme on doit les voir, 1 vol. in-8°; depuis, il a publié le Monde comme il est, le Monde, le Penseur, la Morale de l Histoire , les Variétés littéraires , etc.

On ne peut disconvenir que ces ouvrages ne soient remplis de réflexions morales , de faits intéressans, desentimens nobles, de vues utiles. M. de Bastide annonça dès 1 760 que les recherches d'érudition ne lui étaient pas. étrangères.

C'est lui qui a commencé rutile collection du Choix desMercures et autres journaux français et étrangers ; collection poussée jusqu'à 108 vol. : il faut y joindre 1 vol. de tables qui en facilite l'usage. Plus de 60 de ces volumes sont dus à M. de Bastide. Ce fut dans la maturité de l'âge que M. de Bastide fut attaché à l'importante entreprise de la Bibliot.

univ. des romans. Le marquis de Paulmy avait conçu l'idée de cette collection avant de connaître M, de Bastide , et il la lui communiqua dès qu'il eut pris quelque intérêt à lui. M. de Paulmy avait tous les moyens pour faire réussir cette entreprise : bibliothèque immense , connaissance universelle et profonde des livres , réputation faite, zèle ardent, grand état dans le monde , beaucoup d'amis et de flatteurs. M. Bastide travailla pendant plusieurs années avec une pleine satisfaction •sous la direction de M. de Paul-

my : ce zélé protecteur des lettre»

cessa en 1779 de diriger l'entreprise. M. de Bastide fit ce qu'il put pour la soutenir et lui conserver son succès. Plus de cent extraits lui sont du». Outre les analyses de plusieurs de ses ouvrages, il a fait celles des romans de Duclos, de Crébillon fils, de Marivaux, de madame fiiccoboni, de l'abbé Prévost, de Bussy-Ra— butin ; les trois quarts des notes contenues dans les 3o premiers volumes sont de lui. On y remarque beaucoup d'inexactitudes.

M. de Bastide avait commencé une édition in-4° de la Bibliothèque des romans ; il n'en a donné que deux volumes.

On peut reprocher à M. de Bastide d'avoir trop sacrifié à la mode dans ses premiers travaux, d'à— voir écrit quelquefois d'une manière peu naturelle, et surtout d'avoir trop écrit. Parvenu à plus de 60 ans, il sentit 'ce dernier tort , et forma le projet de choisir dans ses nombreux ouvrages de quoi former 13 volumes in-o°. Le prospectus de cette louable entreprise parut en 178g; l'auteur l'accompagna de détails intéres— sans sur sa vie littéraire. Nous avons profilé de ce morceau pour la rédaction de cet article. L'intention principale de M. de Bastide a été de réfuter la notice sur sa personne et sur ses écrits , qui se trouve dans le 37e volume du Cabinet des fées. Elle est en effet rédigée avec beaucoup de partialité. L'époque à laquelle parut le prospectus des Œuvres choisies de M. de Bastide n'était nullement favorable au succès d'une entreprise de ce genre. MA de Bastide n'eut donc pas la satisfaction de pouvoir justifier

aux yeux do public impartial une vie presque entièrement consacrée aux belles»-lettres. Il est mort à Milan le 4 juillet 1798, âgé de ^4 an8« M. de Bastide avait été chargé du Mercure de France pendant deux ans, vers 1760.

Voici la liste de ses principaux ouvrages :

I. Les Confessions d'un fat, sous le nom du chevalier de la Bastide. Paris, 17491 2 part, in-12.

II. Le Tribunal de V amour, ou les Causes célèbres de Crthère.

aussi sous le nom du chevalier de la Bastide. Paris, 1749» a part, in- 12.

III. Le Tombeauphilosophique, t ou Histoire du marquis de Amsterdam, 1761 , a part, in-12, sous le même masque que les deux articles précédons.

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