‹ Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus repandusChapitre 55 sur 305 · BAU · texte numérisé non relu

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français. Baudier était intimement lié avec le célèbre sculpteur Jean de Bologne, de qui était le cheval de l'ancienne statue de Henri IV sur le Pont-Neuf. liai* inait les arts et avait formé une collection de médailles et autres raretés ( L'abbé Prévost , Pour et contre , tom. 19, pag. 67 et suiv.; note manuscrite de l'abbé de S.- Léger).

BAUHUIS ( Bernard ) , natif d'Anvers, se fit jésuite et prêcha avec quelque distinction; il cultiva aussi la poésie latine. C'est une grande méprise de dire, comme l'a fait Moréri, que ieProteus Parthenius est une pièce de vers sur la oonception de la Sainte Vierge. Celui qui l'a dit, n'avait pas la moiadre connaissance de 10 uv rage. •

Le Proteus Parthenius (il est écrit dans le Dictionnaire Pro— theus , ce qui est mal ) est un ouvrage singulier et de pure curiosité. C'est une simple représentation de ce vers, Tottibisunt dotes, virgo , quot sidera cœlo , tourné en mille et vingt-deux manières, toujours avec la mesure d'un vers hexamètre , sans rien retrancher et sans rien ajouter. C'est la raison du titre qui signifie en français le pro te'e vierge. Ce qui rend la chose plus frappante, c'est que dans ces temps-là l'astronomie ne comptait que mille et vingt-deux étoiles.

Ce vers tourné par Bauhuis en 1022 manières, M. Jacques Bernoulli , célèbre mathématicien deBâle, l'a montré susceptible de 4o32o combinaisons différentes, mais où la mesure n'est pas conservée , et en 33 12 manières , sans cesser d'être un vers kexa-

g* BAT BEA.

mètre, tant l'art des combinai- a été réellement l'éditeur, avec la

sons va loin ! Depuis , le P. Près- Bibliothèque volante. tet a montré que ce même vers

pouvait être varié en 3376 ma- BEAOBREUIL (Jf.à* dë), avo-

mères, sans cesser d'être vers, cat de Limoges , auteur d'une tra-

Eric Dupuy Ericiùs Puteanus fit gédie de Régulus , publ. en i58î.

imprimer en 1617 le Proteus Par- La Biographie univers, se trompe

thehius à Anvers, chez Plantin , lorsqu'elle affirme que cet auteur

avec un appendi x , sous le titre n'a publié en français que cette

de Pietatts thaumata. pièce. Colletet, dans ses notices

(Mémoires de M. duMasbaret.) manuscrites, cite encore de lui

cinquante Clairons sur la valeur

BAUTRU (Guillaume), bel es- incomparable de Henri IV, très-

prit et négociateur du xvït" sièc. chrétien roi de France et de Na-

suivant la Biographie universelle, varre, iScjf, in-8°. Ces Clairons

Bautru , ajoute-t-on , a laissé des sont des pièces de dix vers. Le mot

Souvenirs pins dignes d'estime que n'a pas fait fortune, car pérsonne,

ses bons mots ; qui ont vieilli : on depuis Beaubreuil , n'a publié des

ne dit pas quels sont ces souve- vers sous ce même titre, nirs ; Chapelain les a consignés

dans ses Mémoires sur quelques BEAUCOUSÏN , savant avocat , gens de lettres, en disant que et bibliographe très-habile. Son Bautru avait Pame noble et bien- article, dans le dictionnaire de faisante, et qu*il s'intéressait vo- MM. Chaudon et Delandine, prélontiers pour les savans qu'il sa- sente plusieurs inexactitudes. La1 va it être mal à leur aise. Loin Biographie universelle\es a corrid' abandonner l'abbé de Boisro- gces ; mais elle aadôptéuneanecbert dans sa disgrâce, il 'eût le dote qui m'a toujours paru suscourage de solliciter vivement son pecte. Suivant la Biographie , pardon. M. Beaucousin apprit \ la veille de

sa mort, c'est-à-dire, en 1798,

BAYLE (Pieiuie). La Biographie qu'il venait d'être nommé biblio-

vnivcrselle semble me reprocher' thécaire du directoire exécutif,

<ïe n'avoir pas cité, sôus le nom et que son cabinet devait être in-

de ce savant, la Bibliothèque vo- corporé à la bibliothèque confiée '

lànte, Amsterdam, 1700, petit' à ses soins. C'est à cette époque

ia-12, composé de cinq parties, qiie M. le comte François de Neuf-'

Bayle n*a eu aucune part à la pu- château , alors ministre de Tinté-

blication de ce recueil ; il est d un rieur , me nomma réelleihent

nommé Jolli, docteur en méde- conservateur du dépôt provisoire

cine, auteur d'une Histoire de dë la bibliothèque du directoire

Pologne. Les lettres initiales que exécutif établi dans la rue du Re-

pbrte le frontispice, sont celles-ci: gard, hôtel de Croy. Je n'ai ja-

par le sieur J. G. J. D. M: : elles mais entendu dire que j'eusse eu

ne peuvent hultement s'appliquer pour concurrent l'estimable et sa-

à' Bàyle. La Biographie univerT vant Beaucousin. Il se peut néan-

selle a pent-êtré confondu le Re- moins que quelques-uns de ses

Mur despièces choisies,àx)ntB3Ly\e amis aient ea 'l'intention de lui

BEA

faire obtenir une place que je remplissais , et qu ils aient arrangé pour les journaux, l'anecdote recueillie par la Biographie universelle ; quelques années plus tard, lorsque la bibliothèque du directoire exécutif, composée de 3o,ooo vol. environ, fut établie auprès du Cotise! l-d'Etat , le ministre de l'intér. d'alors , M. Lucien Bonaparte , voulut en faire confier le soin à D. Lieble, ancien bibliothécaire de Saint-Germain-des-Prés. M. Je consul Lebrun , et M. Locré , secrétaire-général duConseil-d'Etat, me maintinrent dans une place , qui était la récompense d'un travail trèsactif dans les dépôts littéraires nationaux. Il y a quelques années encore, plusieurs personnes ont fait de vives et vaines démarches pour obtenir la place que j'occupe depuis long-temps.

* BE AUMANOIR ( Le baron de), entra , dès l'âge {le quinze ans , d'ans la i* compagnie des mousquetaires. Il avait déjà terminé ses études, cequi annonçait d'heureuses dispositions; mais il se livra bientôt à toutes les dissipations desop âçe, jusqu'à l'époque où l'amour décent vint s'emparer dè son cœur : il avait alors quarante ans, et épousa une jeune personne de quinze ans, qui fit son bonheur. La poésie , la peinture , la musique , la physique , la mécanique, enfin, tous les arts, occupèrent l'adolescence de M. de Beaumanoir; il composa des tragédies, des comédies, un opéra, et des vers de société; il fit imprimer cesdifférens ouvrages sous le titre d' Oeuvres de M. de B*** ; il y joignit la Justification d'En" guerrand de Mariçny , et lés

BÉA 9a

Mémoires de sa jeunesse. Paris > Le Jay, 1771» 2 vol. in-8° Les ouvrages en vers sont deux tragédies, dont l'une est intitulée :

Laodicé , sujet traité par Thomas Corneille; deux comédies, et une tragédie lyrique. La Justification d*Enguerrànd de Marigny est un morceau plein de recherches curieuses. Quant aux Mémoires delà jeunesse de V au leurres jeunes gens y trouveront de solides réflexions sur les démarches inconsidérées auxquelles ils se livrent trop souvent. M. de Beaumanoir publia , en 1781 , Y Iliade d* Homère, en vers français, 2 vol. in-8°. Le traducteur s'est permis quelques re- 'tranchemens ; son travail n'a pas eu de succès. L'auteur préparait une pareille traduction de l' Odyssée ; mais il ne l'a point publiée :

on croit que M. de Beaumanoir est mort dans l'émigration. Il était chevalier <Je l'ordre de St.- Louis.

BEAUMONT ( Christophe db).

La Biog. wniV. cite l'abbé Ferlet , son secrétaire , conpu depuis par une édition de Tacite ; il fallait dire par des Observations littéraires, critiques et politiques sur les histoires de Tacite > 1801, % vol. in-8°.

BEAUSOBRE ( Jban - Jacques , baron de Beaux, maréchal - descamps et a rmées d irRoi de France»

comte de) , estauteurde la trad.

estimée des Commentaires grecs de la Défense des places, parAEnéas le {acticien , le phts ancien des auteurs militaires, Paris , 1 757 , 2, vol. in-4°. Ce volume est terminé par un petit Traité concernant 1 utilité d'une école et d'une açademie militaire. J'insère ici ce

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Ï>etit article, d'autant plus voontiers ,que cette traduction n'a pas été indiquée dans la Biographie universelle , à l'article d'Eis'ÉE Je tacticien. Cet ouvrage est estimé.

BÉDÉ (Jean, sieur de la Gormandière), gentilhomme angevin , avocat au parlement de Paris , et membre du conseil du duc de Rohan , pair de France , né dans la religion réformée vers Tannée iS^o. Il publia plusieurs ouvrages pour la défendre contre l'Eglise romaine : il défendit • aussi ie droit divin des rois contre les fausses maximes du cardinal Bellarmin et des jésuites. On * remarque une grande érudition dans les ouvrages de cet auteur.

La Biographie universelle cite les principaux : le premier, qui devait être cité le dernier, est de l'année 1646. L'auteur avait alors 76 ans.

BÉGUELIN (Nicolas), fils de Pierre Béguelin, maire à Courlary , dans l'évêché de Bâle, naquit en I744> fil de brillantes études sous les Bernoulli , et devint gouverneur du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume. Il avait été nomme membre de l'académie des sciences et belles-lettres de Prusse , dès la seconde année de sa restauration. Une intrigue de cour fit déclarer l'éducation du prince de Prusse finie avant le temps; M. Béguelin eut ordre de se retirer et de rester à Berlin ; cette espèce cle disgrâce dura plus de vingt ans. Sur la fin de ses jours, Frédéric II, de son propre mouvement , revint à M.

Béguelin,et augmenta ses appointemens , qui lui avaient été conservés . Loçsque l'auguste élève

BÉH .

de M. Béguelin parvint au trône , il témoigna à son instituteur toute sa reconnaissance, lui donna une terre de la valeur de cent mille livres , et le fit directeur de l'académie. Outre les nombreux mémoires qu'il a lus dans le sein de cette compagnie, sur les couleurs, la lumière , les nombres, les pensées , etc. , M. Béguelin a publié séparément : i° Le Printemps ,

Soëme de feu M. de Kleist , trauit en français. Berlfn, 1781, in-8° ; 20 fVilhelmine , ou la Révolution de la Hollande , Berlin , 1787, in-8*. Ce savant mourut le 3 février 1789.

( Denina , Prusse Littéraire ; Meusel , Allemagne Savante. )

BEGUÏLLET (Edme ). La Biog.

univ. pouvait annoncer que l'on trouve dans le second volume des Variétés littéraires de M. d'Or— bessan , 1781 , in-8° , la traduction française de l'ouvrage latin publié en 1 768 , par M. Beguillet , sous le titre : De Principiis ve— getationis et ùgriculturœ , etc.

BÉHOURT ( Jeax ), professeur d'un collège de Rouen en 1697.

Il dédia aux jésuites , en 1607 , un gros volume in-8Q, qui présente l'abrégé du grand ouvrage de Despautèresur la grammaire.

Ce travail, qui trouva lui-même uu abréviateur, a eu long-temps cours dans les classes , sous le titre de Petit Béhourt ; il a coûté beaucoup de larmes à la jeunesse ; on doit encore à cet auteur un recueil de tragédies; in-12, savoir: Polixène , tragi-comédie en cinq actes et en vers , Rouen , 1597 ; Êsaii , ou le Chasseur, en forme de tragédie, Rouen , 1599; Hj-psicratée, ou la Magnanimi-

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