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trouve dans le Voltaire de Beau- BELLEGARDE (l'abbé de).
marchais qu'une lettre à M. de Aucun dictionnaire historique ne
Belestat sur cette affaire. Elle a parie de l'ouvrage intitulé \VArt
été précédée de deux autres que de connaître les ho Amster-
l'abbé Sabatier a insérées dans dam, ino8,in-i2; i7ii,in-80.
son Tableau philosophique de C'est l'aorégé de l'ouvrage de M.
V esprit de M. de Voltaire , article Esprit, qui a pour titre : Fausla Beaumelle. seté des vertus humaines. Paris ,
En 1 760, M. de Belestat fut élu 1-678, 2 vol. in- 12. Cet abrégé
membre de l'académie des Jeux- avait été publié à Paris en 1702 ,
Floraux , et en 1773 on l'adjoi- par Louis Des Bans, avocat, sous
gnit au secrétaire perpétuel. Il les initiales L. D. B. Les libraires
ne put occuper que quatre ans de Hollande crurent que cea^ micet ' ble.
ves s'étaient accumulées sur sa vrage
tête; il avait perdu entièrement nèrent successivement trois ou
la vue ; un lecteur à gages lui quatre éditions. L'avocat Des
lisait les gazettes et les nouveau- Bans se rendit coupable d'un
tés. La révolution ne l'é^rgna second plagiat en 17 15. Voy. son.
Î>as. Il fut incarcéré ; mais il eut article dans la suite de cet Exa— e bonheur de survivre à l'époque men critique , lettre D. la plus désastreuse de la révolution : il mourut en 1807 , âgé de BELLENDEN. Cet article dans 82 ans. M. François de\illeneuve la Biograp. universelle renferme a prononcé son éloge dans l'aca- plusieurs inexactitudes. i%Lepredemie des Jeux-Floraux. Voy. le mier ouvrage de Bellenden n'est compte rendu de l'année 1816, et pas intitulé Ciceroprinceps, mais
V Histoire de Jeux -Floraux 1 par Ciceronis princeps. 20. Il fallait M. Poitevin -Peitavi. Toulouse, dire que la mort ayant empêché i8i5, 2 vol. in-8°. l'auteur de publier son grand ouvrage de Tribus luminibus Roma-
BELLEBUONI ( Matthieu ). La norum , le libraire de Paris , Du- Biographie universelle donne à bray, en acquit le manuscrit , et croire que sa traduction italienne le publia en i633 ou en i634« de YHistoire de la guerre de Cette date sert donc à faire con- Trore, écrite en latin au xm* naître l'époque delà mort de Belsiècle , par Gui des Colonnes , lenden. 3°. Un écrivain politique n'est connue que parce que la anglais n'a pas fait réimprimer Bibliotheca de Volgarizzatori en en 1787 les Principaux traités de cite une copie manuscrite con-» Bellenden , mais seulement le Oaervée à Florence. Cette traduc- ceronis consul. C'est la préface de tion a été imprimée à Venise en l'éditeur , considérée comme le i48i , in -fol. , par Antoine de chef-d'œuvre de la latinité nio— Alexandriâ : elle est citée dans derne , qui a été réimprimée en plusieurs cataloguesestimés; mais 1788.
on n'est pas certain que Belle-*
buoaî en soit l'auteur. BELLERE ( Jean ), imprimeur*
libraire à Anvers , dans le seizième siècle, était habile dans la connaissance des langues ; on lui doit:
J. Onomasticon ex Rob. Stephano et Conrado Gesnero colléelum auctum , cum recentibus locorum appellationibus. Antverpics, Stulsius, i553, in-4-
II. Dictionarium latino-hïspanicum Antonii Nebrissensis. Antverpiœ, in«4°.
Il a traduit: i° de l'italien Y Institution d'une fille de noble mai" son y Anvers , Christophe Plant in , i555, in-8°; Paris, J. Ca veiller, i558; 2° du portugais de Fr. Alvarès, YHistoriale description de t Ethiopie, Anvers, Plantin ou Bellere, i558 , iu-8° ; 3° du latin de Simon Verrepré, le Manuel de dévotion exlraict des écrits des Saints Pères et docteurs illustres, vers i56o. Il existe des éditions de cet ouvrage, revues à Paris par Réné Benoit, fameux curé de S.-Eustache et par Arnaud Sorbin , prédicateur du roi Charles IX , etc. La dernière édition venue à ma connaissance est de Pa* ris , chez Guillaume Ch'audin , i58i , in-18. Bellere a aussi im-
5 rimé le texte latin. Il a aussi trauit du latin de Thomas de Campis , le célèbre ouvrage de Y Imitation , sous ce titre : VArt et manière de parfaitement ensuivre Jésus-Christ , etc. Anvers, J. Bellere, i565, in-i8. On lui doit une édition latine du même ouvrage, publiée en i5^5 par les soins de François de Toi, génovéfain. C'est une imitation mise en meilleur latin (ex latino latinior facta ). Voy. la préface de cette édition. J. Bellere est mort eu
BELLONI (Jérôme). La traduction française de sa Dissertation sur le commerce, oubliée à La Haye en 1755, est tres-nial écrite.
Elle ne peut être de Morénas, comme le prétend la Biographie, universelle. Elle a reparu en 1 765, à Paris, sous la rubrique de La Ilajre , à la suite de la traduction de la lettre du même Belloni sur la monnaie fictive. Morénas a
Ç eut-être traàuit cette lettre. M.
bornas Rousseau a publié à Paris, en 1787, in-8°, une traduction plus ndèle et mieux écrite de la Dissertation de Belloni sur le commerce.
BELOSELSKI, prince russe qui a montré pendant toute sa vie un grand attachement aux Français; il a cultivé avec assez de succès, leur langue , pour écrire élégamment en vers et en prose. Voltaire lui a adressé des vers; il a été en correspondance avec J.-J. Rousseau. Marmontel a été l'éditeur de ses Epîtres aux Français , aux Anglais et aux républicain^ de.
S. -Marin. Brochure in-8° de 1 10 pag. , imprimée en 1789 par Didot faîne, et dont l'auteur a fait des présens; elle est rare. Ce prince est mort en 1809, âgé de 5a ans. Il était ué à S.-Pétersbourg en 17574
BELURGER (Claude), Français, cjui dès l'enfance aima passionnément le grec. Il vint étudier cette langue à Paris avec tant d'application , qu'il passa pour le plus habile helléniste de son temps. Nommé pour enseigner les belles -lettres au collège de Navarre , il poussa ses» élèves si avant dans la littérature grecque, que les thèses de philosophie se soutenaient eu grec. Belurger
avait des mœurs sauvages et rudes ; nourriture , habillement , conversation , tout était chez lui grossier ; sans ordre dans son cabinet , les livres même le» plus
Srécieux étaient amoncelés sur es tables ou mis à terre pêlemêle. Homère était son auteur chéri par-dessus tous les autres auteurs; il le tenait et le portait toujours avec lui , même à l'église, où il lui servait d'Heures.
Cette passion pour Homère lui donna l'idée singulière de faire faire par un habile peintre le portrait de TTiersite, quemadmodiim in secundd \iliade versibus ab Homero describilur , en ne lais— • sant rien omettre des traits que lui donne le poëte grec. Le peintre le servit à merveille, et Belurger mettait un très-grand prix à ,ce tableau. Son amour pour Homère fut porté encore plus Join : il voulut voir par lui-même campos ubi Troja fuit , et visiter tous les endroits dont parle le poëtf grec. En conséquence, il plaça ce qu'il avait chez les chartreux , moyennant une rente viagère de centeni ac quingeni aurei qu'ils s'obligèrent de lui taire passer partout où il serait. Cela lait, il part de Paris à l'âge de 5o ans, bien déterminé à n'y revenir reprendre l'enseignement , qu'après avoir visité toute la Grèce et en avoir dressé une carte bien détaillée. S'étant mis en route avec plus d'ardeur que s'il fût parti pour la Terre-Sainte , il arriva à Rome, où il fut bien reçu de l'ambassadeur de France et des savans , qui le comblèrent d'honnêtetés. Jaloux d'y laisser des traces de son savoir, il célébra dans un poëme grec ( qu'il traduisit aussi eu latin) les noces